Ados

  • Heidi au Japon

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    heidi.jpgHeidi est un des plus célèbres mythes suisses et il s'exporte même au Japon. En soi, cela n'a rien d'étonnant que la petite fille montagnarde créée par Johanna Spyri dans les années 1880 continue à faire rêver des générations d'enfants de par le monde, et même au pays du soleil levant : elle représente la quintessence d'une Suisse idéalisée, un petit pays niché au milieu des montagnes enneigées, d'une nature luxuriante, d'une vie simple et accessible.

    Traduit en 1920 au Japon, le roman Heidi connait un immense succès, amplifié par la suite en 1960 quand il est adapté par le cinéma d'animation japonais qui cherche alors un second souffle. Le succès dépasse même le Japon car il est adapté dans une vingtaine de pays. Le dessin animé pour enfants est alors lancé.

    Aujourd'hui, des milliers de touristes japonais visitent chaque année Maienfeld, le village grison considéré comme la patrie de Heidi.

    Le Musée national suisse à Zürich retrace dans une exposition jusqu'au 13 octobre 2019 l'aventure japonaise de Heidi dont le succès est dû au réalisateur de films d'animation Isao Takahata.

    Jean-Philippe Accart

  • 200 ans de littérature pour enfants et jeunes adultes : 6 000 ouvrages numérisés

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    Au travers de la numérisation de 6 000 ouvrages pour jeunes adultes sur une période de 200 ans (principalement de livres en anglais), nous pouvons apprendre beaucoup. Plusieurs genres ont prospéré : l’instruction religieuse, mais aussi des livres de langue et d’orthographe, des contes de fées, des codes de conduite, et, surtout, des livres d'aventure comme ceux de Jules Verne. Ces livres offrent une vue (très colonialiste) du vaste monde. Ils sont souvent publiés en série dans les journaux à partir des années 1890, et mêlent fiction, voyage, histoire naturelle et sciences.

    Mais d'autres genres prospèrent qui rencontrent un grand succès : la poésie avec Elfin Rhymes de Norman ou le fantastique avec le Magicien d'Oz de Frank L. Baum et le non moins célèbre Peter Pan de J. M. Barrie. Ils préfigurent la série des Harry Potter et bien d'autres encore.

    L'étude des 200 prochaines années de ce type de littérature sera certainement tout aussi passionnante.

    Jean-Philippe Accart

    Pour en savoir plus, suivre ce lien

  • Le livre a-t-il un avenir... numérique ?

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    biblio_numerique_image-1269530748.jpgIl y a une dizaine d'années, la mort du livre papier est annoncée au profit du livre numérique : les liseuses rencontrent le succès et Google se lance dans la numérisation de livres à grande échelle. Les différents intermédiaires de la chaîne du livre (éditeurs, libraires, bibliothécaires notamment) n'ont plus qu'à chercher un autre emploi.

    En 2018, rien de ce qui était annoncé n'a eu lieu, ou en tous les cas, pas avec l'ampleur prévue. Si le livre numérique (e-book) prend une certaine part de marché, le livre physique en conserve une très large majorité (95 %, en volume comme en chiffre d’affaires selon une étude GfK pour l'édition francophone). C'est ce que constate également les principaux éditeurs américains tels Macmillan, Simon & Schuster ou Penguin Random House. Amazon ouvre même des librairies aux Etats-Unis. De nouvelles librairies privées s'ouvrent à Paris ou en province. Les bibliothèques n'ont pas fermé leurs portes, de nouvelles sont construites de par le monde.

    A quoi cela est-il dû ? De nombreuses raisons peuvent être avancées, mais d'après Anne Mangen, chercheuse au Centre sur la lecture de l'université de Stavanger en Norvège, qui a réalisé plusieurs enquêtes comparatives entre lecture sur papier et lecture sur liseuses, "la lecture sur papier est plus empathique, et permet une meilleure immersion dans la narration". De plus "les étudiants qui lisent des textes imprimés obtiennent de meilleurs résultats".

    Jean-Philippe Accart

    voir aussi l'article paru dans Le Monde du 28 septembre 2018 : "Gutenberg vit encore"

    illustration extraite du site "Du temps pour le livre numérique"

  • Le nouveau portail "Mon Manuel Scolaire Numérique"

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    ban3.pngUne quasi vingtaine d'éditeurs scolaires français lance un nouveau portail : "Mon Manuel Scolaire Numérique". Mais attention: les livres proposés ne sont pas gratuits, la plateforme redirigeant les intéressés vers l'éditeur du livre concerné. Cependant, les prix restent assez modiques dans l'ensemble. L'avantage est de voir regroupés un ensemble de manuels scolaires, et de pouvoir les télécharger sur une tablette ou un ordinateur par exemple. Du primaire au lycée, ceux-ci sont disponibles dans toutes les matières et pour tous les niveaux, même en vacances...

    Le Manuel Scolaire Numérique propose de nombreuses ressources supplémentaires (vidéos, sons, animations) et des fonctionnalités interactives, rendant ainsi la navigation plus ludique. Les éditeurs ont souhaité une ergonomie accentuée pour ce site facilitant l'appropriation par des enfants en situation de handicap par exemple (zoom ou écoute de textes sont ainsi rendus plus aisés). 

    Reste maintenant à savoir si les enfants vont s'approprier ce site, et notamment la lecture de manuels sur un écran...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Mon Manuel Scolaire Numérique

     

  • Le harcèlement des enfants et ados en ligne : un guide de prévention

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    bullying-cyber.jpgOn n'est jamais trop prudent pour protéger ses enfants ou ados face au harcèlement en ligne. C'est un réel danger auquel les parents ne savent comment répondre ou quels sont les moyens à leur disposition. Le harcèlement en ligne peut prendre différentes formes et sur différents médias : régulièrement, la presse se fait l'écho soit de harcèlement entre enfants ou ados eux-mêmes sur Facebook par exemple (cela peut conduire au cas extrême du suicide ou à la dépression) ou également de harcèlement sexuel par des prédateurs plus âgés qui ciblent les plus jeunes en masquant leur identité réelle.

    Si Internet et les réseaux sociaux amènent de nombreux bienfaits, notamment l'accès à l'information et à une certaine forme de culture, ils conduisent aussi à de nombreux débordements. Il existe des guides de prévention, et on ne saurait trop conseiller de les consulter. Un des derniers parus est le Guide complet sur le harcèlement en ligne destiné aux parents élaboré par Chase Williams en juin dernier, avec de nombreux conseils très utiles et très précieux.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite de ce site

  • Votre temps est précieux, c’est le patron d’Apple qui le dit…

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    Comment-limiter-temps-passe-devant-ecranles-enfants_0_730_486.jpg« Je me suis rendu compte que j’y passais plus de temps que je ne le devrais » : cette phrase est de Tim Cook, patron d’Apple, à propos des smartphones et des réseaux sociaux, lors d’une interview sur CNN. Ainsi, même les concepteurs de ces outils technologiques indispensables à la vie quotidienne se rendent compte qu’ils ont créé des produits addictifs pour l’ensemble de la société, et qui engendrent des effets nocifs, notamment l’addiction aux écrans par les enfants ou un niveau d’attention qui baissent chez les adultes ou les adolescents connectés (cela est constaté pour ces derniers dans les écoles durant les cours ou dans les universités pour les plus âgés)… La plupart des patrons de la Silicone Valley en Californie où sont élaborées les technologies de demain, placent leurs propres enfants dans des écoles où les smartphones sont interdits…

    Facebook, Apple, Google mettent en place des moyens pour que le temps passé soit contrôlé et limité par leurs utilisateurs de manière quotidienne. Il est en effet difficile de dire quelle consommation en temps est faite par chaque utilisateur, mais celle-ci est certainement  de plus en plus grande avec plusieurs heures par jour de connexion.

    Certaines études récentes (voir Le Monde Science & Médecine du 13 juin 2018) évoquent même une chute de l’intelligence, avec une régression du quotient intellectuel chez les jeunes générations, dues cependant à un ensemble de facteurs (l'environnement général, la nourriture...) et pas à un seul : cela reste encore à confirmer.

    Jean-Philippe Accart

    Crédit photo goodluz - Fotolia

  • Le Musée du Prado à Madrid explose sur Instagram. Voici pourquoi

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    « Les explications en direct sur Instagram du Musée du Prado me rendent vivant». «Je suis étonné que le Prado soit en direct dans Instagram et explique des tableaux". Ce qui précède sont de véritables commentaires d'utilisateurs d'Instagram, surpris qu'une institution artistique comme le Musée du Prado ait décidé de faire chaque jour des vidéos en direct (les fameuses "stories") à propos d'un des tableaux de sa collection.

    C'est en fait le cas depuis août 2017. Les premières vidéos ont montré une promenade à travers les salles vides, offrant aux utilisateurs « la possibilité de voir les salles d'une manière détendue et intime» selon les mots de Javier Sainz de Los Terreos, directeur de la communication numérique du Musée. " Les retransmissions ont été effectuées en silence." précise-t-il.

    Les spectateurs ont demandé ensuite plus d'interactivité et qu' "il était nécessaire de raconter une histoire". Alors, le Musée a décidé de «commenter certains détails des œuvres ou des aspects qui passent habituellement inaperçus dans les visites, tous d'un point de vue informel, et de plus tous les jours». C'est ainsi que le format actuel est né. Le choix d'Instagram a été fait pour toucher une audience plus jeune et d'en faire un moment spécial car la vidéo n'est disponible que pour vingt-quatre heures. "C'est devenu un moment spécial ".

    Jean-Philippe Accart

    Voir : https://www.instagram.com/museoprado/

  • Trouver ce que l'on ne cherche pas... sur le Net

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    trefle_size2.jpgCe concept a pour nom sérendipité. La sérendipité n'est pas un concept nouveau, et il a fait (il fait encore) le bonheur de ceux qui fréquentent les bibliothèques ou les librairies : n'est-ce pas un grand bonheur que de trouver ce que l'on ne cherche pas ?... mais qui correspond forcément à une envie, un souhait plus ou moins ancien ou quelque chose d'enfoui. Le principe est un peu le même sur le Net : une recherche d'information amène à des résultats inattendus qui sont - parfois, mais de plus en plus souvent - guidés par les algorithmes qui analysent nos traces, et nous proposent ce que à priori, nous attendons. Mais cela reste assez incertain.

    Afin de mieux travailler cette question de "sérendipité virtuelle", Eric Briys, co-fondateur de la société Cyberlibris, pour la vente de bouquets d'ebooks en streaming, et par ailleurs auteur d'un excellent ouvrage aux Editions des Belles Lettres "D'or et d'airain. Penser, cliquer, agir" présente régulièrement sa bibliothèque numérique de la manière la plus originale possible et "réinvente" la sérendipidté, ceci afin de contrecarrer l'hégémonie des moteurs de recherche jugés souvent peu pertinents : il a ainsi travaillé à l'élaboration d'un algorithme qui analyse en temps réel la consultation de tel ou tel ouvrage dans sa bibliothèque numérique Bibliovox, quel que soit le site, et un autre algorithme qui classe les milliers d'ouvrages à disposition en un clic.  Le Learning Center de l'Université de Lille, Lilliad, propose ces découvertes à ses étudiants sur écran tactile, montrant ainsi en temps réel les livres électroniques consultés dans la collection proposée.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Science pour tous

  • Le fil perdu ou comment nous perdons notre faculté d'attention

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    images.jpgUn petit test en ce début d'année : combien de fois par jour regardez-vous votre smartphone ? votre compte Facebook ou vos notifications sur les réseaux sociaux ? Plusieurs dizaines de fois semblent-ils... ce qui est pire chez les adolescents, les yeux rivés sur leur téléphone des heures durant. Travaillant dans une école où les étudiant-e-s ont une moyenne d'âge de 20-22 ans, le phénomène est flagrant : la concentration de la plupart d'entre eux-elles n'excède pas cinq minutes pour la lecture d'un texte, elle est par contre un peu plus longue quand il s'agit d'une vidéo à visionner sur YouTube ou d'un chanson à écouter en streaming... Quant à écouter le cours d'un enseignant d'une heure, cela relève de la prouesse intellectuelle.

    De plus en plus d'études scientifiques montrent ce trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) qui en général apparaît souvent à l'enfance et peut se poursuivre à l'âge adulte. Les symptômes sont une attention limitée et de l'hyperactivité. Seule la psychothérapie semble pouvoir modifier ce comportement.

    Sans vouloir être alarmiste, voici donc une des conséquences directes des technologies de la communication et des réseaux sociaux sur nos comportements. Ce que l'on désigne comme étant une "économie de l'attention" - dans la mesure où ces instruments nous amènent à utiliser certains produits - nous conduit à perdre le fil...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site AllPsych

     

     
  • Maîtrise de l'information et accès à l'emploi des jeunes diplômés

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    il.jpgFaut-il être expert en recherche d'information, maîtriser l'information sous tous ses aspects pour décrocher un job ? Cela ne semble pas être le cas puisque d'une part ce n'est jamais mentionné dans les offres d'emploi, et d'autre part, décideurs et managers n'y accordent en général que peu d'importance...

    C'est sans compter les efforts déployés par les universités pour faire en sorte que leurs étudiants soient le mieux armés possible pour comprendre l'environnement informationnel, travailler dans de bonnes conditions à leurs thèses et mémoires  et éviter les pièges du plagiat ou de la fraude. Depuis une dizaine d'années, l'Université de Genève et ses bibliothèques déploient de nombreux efforts dans ce sens, avec succès. Des programmes de maîtrise de l'information sont rendus obligatoires dans un certain nombre de cursus, leur permettant d'obtenir des crédits ECTS selon le processus de Bologne. Un tutoriel en ligne "Infotrack" a été créé, avec des vidéos drôles et interactives qui démythifient l'information. 

    Cet aspect de l'employabilité des jeunes diplômés incluant la maîtrise de l'information devrait être mieux pris en compte par les entreprises. Rares sont celles qui ont compris que le management de l'information, la gestion des savoirs (ou knowledge management) ou la formation à l'information (information literacy) sont bénéfiques à la prise de décision et à la bonne marche de l'entreprise. Des études récentes démontrent que les employés perdent en moyenne 8 heures par semaine à trouver l'information qu'ils recherchent...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Lynda.com

    Etude sur le temps perdu en entreprise, voir ce lien 

  • Les écrans sont une drogue (dure)

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    dh.pngDans un article du New York Post, l'auteur, le Dr Nicholas Kardaras, parle du cas de John dont la mère Susann a trouvé que l'achat d'un iPad pour son fils répondait aux exigences actuelles de l'enseignement. Le laisser jouer des heures entières au jeu Minecraft lui rappellait quand elle-même jouait aux Legos étant enfant. 

    Bientôt, John, pourtant féru de baseball, refusa de retrouver son équipe, ou de lire tant Minecraft polarisait son attention. Une nuit, elle le retrouva dans son lit, les yeux exorbités fixés sur l'écran, dans un état catatonique.

    On sait maintenant, toujours selon le Dr Kardaras, que les écrans quels qu'ils soient sont addictifs et sont équivalents à l'usage des drogues dures, et c'est évidemment pire si l'habitude est prise dès l'enfance. Il est révélateur que les parents vivant dans la Silicon Valley, Steve Jobs lui même ou Larry Page le fondateur de Google, inscrivent leurs propres enfants dans des écoles traditionnelles, les Waldorf Schools, utilisant très peu les technologies actuelles, et donc moins d'écrans...

    Le Dr Peter Whybrow, neurologue à UCLA, qualifie les écrans de "cocaïne technologique", et les chercheurs chinois, d'"héroïne digitale". Susann a supprimé la tablette à John, et la désintoxication a pris quatre années.

    Jean-Philippe Accart

    Crédit photo: Getty Images

  • Etre parent à l'ère du numérique

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    Comment agir en tant que parent à l’ère du numérique ? | Edupronet

    addiction.pngLa solution nous vient du Québec avec la publication d'un guide "Etre parent version numérique" qui pourra s'avérer très utile aux parents déconcertés par l'usage intensif qui est fait par leurs enfants des smartphones, tablettes ou réseaux sociaux... Ce guide complet et didactique - en ligne - est écrit par Michèle Bourdon, éducatrice spécialisée et mère de trois enfants. Même s'il est vrai qu'enfants et ados ont les yeux rivés en permanence sur leurs téléphones portables (mais leurs parents aussi...), il est tout de même bon de réglementer quelque peu les usages au sein d'une même famille, afin que les échanges et discussions soient possibles. Ce guide pratique aborde les thématiques liées aux questions de sécurité et d’identité numérique, des risques sanitaires induits par une trop grande exposition aux écrans, ainsi que la manière de gérer le temps d’utilisation. Par ailleurs, l’éducatrice propose des conseils pour aborder, encadrer et accompagner l’utilisation des écrans par les adolescents. Somme toute, cette publication apprendra certainement aux parents et à leurs enfants à se servir des technologies ou tout du moins à prendre conscience des avantages, des risques et dangers possibles.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Source Illustration : https://lesbrouillons.wordpress.com/tag/parents/ 
    Voir aussi : Edupronet 

     

  • Changements numériques et rôle social des bibliothèques

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    080-zbz-2.jpgC'est le thème d'un reportage de la RTS dans l'émission Intercités du 4 novembre dernier intitulé "Hyperconnectées, les bibliothèques font leur mue" avec trois représentants de bibliothèques, celui de la ZentralBibliothek de Zürich, de Jeannette Frey (directrice de la BCU Lausanne) et de moi-même, en tant que directeur de la Bibliothèque de l'Ecole hôtelière de Lausanne.

    Le journaliste Etienne Kocher, visitant une des plus grandes bibliothèques de Suisse - la ZB Zürich et ses 2 millions d'ouvrages papier - était frappé de ne trouver aucun livre dans les nouvelles salles d'accueil du public. D'où la question : "Le livre n'a-t-il plus cours ?"... Vaste question qui demande plusieurs réponses et développements. Les trois représentants de bibliothèques sollicités vont tous dans le même sens : il y a effectivement de nombreux changements en cours dans les bibliothèques avec l'arrivée du numérique, des e-books, des réseaux sociaux (Mme Frey indique d'ailleurs à juste titre que le numérique entraîne une sorte d"'invisibilité" des ressources disponibles puisqu'en ligne), mais nous sommes vraiment dans une période intermédiaire où le "tout numérique" n'est encore pas rentré dans les habitudes. C'est notamment vrai des étudiants (à la BCUL ou à l'Ecole hôtelière) qui, bien qu'hyperconnectés, préfèrent encore les livres papier pour leurs révisions ou des lecteurs d'une bibliothèque publique qui vont lire le dernier prix littéraire dans sa version traditionnelle.

    Même si le numérique est en marche, et c'était l'objet de mon intervention, il est notable de constater que de nouvelles bibliothèques sont construites en Europe ou rénovées. L'importance du "lieu bibliothèque" dans une ville, sur un campus universitaire est même renforcée par l'entrée du numérique, car le besoin d'un véritable "lieu social" et d'échanges n'a jamais été aussi fort.

    Jean-Philippe Accart

    Photo : la ZentralBibliothek Zürich

  • Mieux comprendre ce qu'est l'information avec Info Track de l'Université de Genève

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    logoInfoTrack.pngLes bibliothécaires de l'Université de Genève se soucient de leurs étudiants et de leurs professeurs. Ils mettent à disposition une formation en ligne, Info Track, leur permettant de mieux gérer l'information, de l'évaluer, tout en sensibilisant au phénomène grandissant du plagiat.

    Il s'agit de plusieurs modules indépendants (Comment trouver ; Plan de recherche documentaire ; Trier ; Plagiat ; Rédaction et communication), s'appuyant sur des vidéos courtes explicatives - et présentées avec humour - , une rubrique "A retenir" et un quizz.

    Aider les étudiants dans la réalisation de leurs travaux académiques est donc l'objectif principal de cette formation nouvelle manière en ligne qui va s'avérer certainement vite utile et indispensable.

    Jean-Philippe Accart

  • Un Internet plus sûr pour les ados avec "AfterSchool"

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    afterschool.pngEnfants et ados sont de gros utilisateurs d'Internet et des réseaux sociaux, c'est entré dans leurs habitudes de vie avec le souhait également d'avoir une certaine indépendance par rapport aux parents. D'où une utilisation moindre de Facebook par exemple considéré comme un réseau pour les "vieux" (ce qui ne se vérifie pas d'ailleurs avec une utilisation très différente selon les pays, les classes d'âge ou les milieux sociaux). 

    Des applications de plus en plus nombreuses sont créées à destination d'un public jeune (comme Kiwi dont il a été question sur ce blog). La préoccupation légitime des parents est bien sûr que les enfants puissent s'y connecter sans danger.

    Le très sérieux Financial Times consacre un article récent à AfterSchool, application très utilisée dans les High Schools américaines qui présente la particularité de pouvoir échanger anonymement entre étudiants d'une même école, sans interférence des parents.

    L'application est modérée par un "bureau de sécurité" qui filtre les contenus violents ou illicites. C'est tout du moins ce qu'affirme son créateur, Cory Levy. Ces contenus sont communiqués à l'administration de l'école, ou à la police selon les cas. 

    Depuis ces mesures de sécurité, l'application gagne plus de 100 000 utilisateurs toutes les deux semaines.

    Jean-Philippe Accart

  • Les "perles du Bac" 2016

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    perles.jpgEvidemment nous sommes en Suisse, et a priori ce que répondent les lycéens (gymnasiens ici) au BAC français ne concernent que très peu de monde de ce côté de la frontière. Cependant, nous avons la langue française en commun, et son usage, la manière dont elle est comprise par la jeune génération est toujours délectable... C'est ainsi que depuis plusieurs années, récolte-t-on ce qui est devenu une sorte d'habitude bien française, les fameuses"perles du bac".  La livraison 2016 ne dérogent pas à la règle, et elles sont pour certaines savoureuses. En voici quelques-unes, choisies parmi quelques dizaines: 

    – J’admire l’œuvre des studios Disney, et particulièrement Picsou, qui, je pense, est une représentation métaphorique de l’âme des hommes.

    – Si les gens n’obéissent pas aux lois, cela deviendra l’anarchie et les hommes se mangeront entre eux.

     

    – Il serait facile d’admettre que le désir est illimité lorsqu’une fille regarde un film avec l’acteur Ryan Gosling. Je vais expliquer ce phénomène dans le prochain paragraphe.

    – Le mouvement “nuit debout” est incompréhensible. Ces gens désirent quoi exactement ? Personne ne sait et cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres que nos désirs sont flous.

    – Le Général de Gaulle avait des oreilles aiguisées, ce qui lui a permis de s’enfuir à Londres avant l’arrivée d’Hitler en France.

    – L’histoire est très importante pour les peuples. Cela permet de se connaitre soi-même ainsi que nos ancêtres. Et nos ancêtres, c’est comme nous mais avant. En plus vieux, mais en fait déjà morts et plein de sagesse.

    – Marquer l’histoire, c’est bien. Mais encore faut-il faire quelque chose de grandiose, comme Sarkozy en allant déjeuner au Fouquet’s.

    Pour d'autres perles, suivre ce lien 

    Ill. Journal du Buzz

    Jean-Philippe Accart

  • Le succès de Kiwi, une application mobile pour les ados

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    • kiwi.pngUne des dernières applications dont raffolent les adolescents est l’application sur mobile Kiwi  où ils peuvent poser n'importe quelle question à leur réseau d'amis (qui doivent aussi utiliser Kiwi). Son utilisation est simple, ce qui explique en partie son succès : une question peut être posée, de manière anonyme ou non, et c’est le réseau d’amis qui répond. La question (sous forme d’une phrase, d’une image, d’une vidéo de 15 secondes maximum) peut être envoyée à de véritables amis, c’est à dire « les personnes proches », ou à toutes les personnes qui suivent le questionneur. Enfin, il est possible de partager les questions sur Twitter. En activant la fonction de géolocalisation, ce sont les personnes proches localement qui vont être sollicitées. Une des multiples applications offertes par les réseaux sociaux et la technologie mobile. Jean-Philippe Accart

     

     

  • Twitter en classe ?

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    rts.jpgL'émission "On en parle" de la Radio suisse romande diffusée le lundi 14 mars a fait le choix de parler des "Réseaux sociaux et les portables comme moyens éducatifs". Twitter en classe ?  direz-vous... L'écoute de ce reportage montre bien l'utilité et l'utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques et éducatives. Twitter ou WhatsApp par exemple permettent de créer des communautés en ligne qui correspondent entre elles, soit une seule classe, soit plusieurs. Et ce sur plusieurs continents : les échanges se font entre des écoles suisses, africaines, québecoises... Tout cela est bien sûr très encadré par les enseignants, avec l'accord parental. En classe d'anglais, les enfants enregistrent leur texte sur ces réseaux, ce qui équivaut à des mini-tests... La technologie est mise à contribution sous toutes les formes actuelles, ordinateurs, tablettes, mais surtout téléphones portables. Twitter, l'avenir de l'éducation ?

    Jean-Philippe Accart

     

  • Google lance Kiddle, moteur de recherche pour les enfants

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    kiddle.pngNous vous parlions il y a quelque temps de Qwant Junior, lancé par le moteur de recherche français Qwant à destination des 6-13 ans. Cette semaine Google lance une initiative similaire avec Kiddle, moteur de recherche pour les enfants. Recherche sécurisée, résultats adaptés aux enfants, larges caractères et images grand format, paramètres modifiables sont autant de caractéristiques de Kiddle.

    Pour autant, se différencie-t-il de Qwant Junior, autant que Google et Qwant pour les adultes ? Une recherche sur le thème "robot" donne des résultats assez différents: Kiddle insiste beaucoup plus sur l'aspect ludique avec de nombreuses images, tandis que Qwant Junior met en avant des explications sur ce qu'est un robot.

    Les sites sélectionnés pour Kiddle le sont par rapport au public défini, avec un langage et un niveau de compréhension appropriés. L'avenir dira si les enfants (et les parents) seront satisfaits de ce qu'ils y trouvent.

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'information sur Business Standard

     

  • Le savoir se trouve-t-il sur Internet ?

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    internet.pngCette question - qui amène un certain nombre de réponses - est posée dans le blog de Yann Houry le 14 février dernier. La discussion et les points évoqués sont quelque peu différents de ceux que je souhaite aborder ici. 

    Il semble qu'il y ait une certaine confusion dans le public et le monde du travail autour de cette question. La 1ère confusion à mon sens est celle sur le terme savoir: si l'on trouve en effet beaucoup d'informations sur Internet, voire des ouvrages et des articles numérisés en texte intégral, cela ne dit rien sur leur provenance, ni sur la véracité ou la fiabilité de ce qui est exposé. Qu'est-ce qui va déterminer le choix de telle ou telle information pour un adolescent ou un étudiant qui doit rédiger une étude ou un mémoire ? De même un cadre ou un dirigeant d'entreprise ou politique sont-ils sûrs des données et des résultats fournis suite à une recherche sur Internet ? Rumeurs, fausses informations, désinformation sont le lot quotidien des réseaux.

    La 2ème confusion ou illusion est justement qu'Internet nous fait croire que nous sommes au fait des informations, que nous n'avons pas besoin d'intermédiaires pour y accéder et comprendre ce qui est fourni. Or, nous n'avons jamais eu plus besoin d'être accompagné, conseillé pour savoir comment se diriger dans cet océan d'informations qu'est Internet maintenant. Les professions d'enseignants, d'éditeurs, de bibliothécaires, de journalistes - tous passeurs d'informations - sont plus que jamais essentielles et utiles à la société, malgré leurs disparitions annoncées pour être remplacées par ... Internet.

    Jean-Philippe Accart

    suivez-moi sur Twitter: @jpaccart

    illustration extraite de bonjouridee.com 

     

     

  • Facebook enquête sur les nouveaux parents numériques

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    netpublic.jpgLa technologie numérique, les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils des facteurs d'isolement, de séparation entre générations ou au contraire de rapprochement et d'échange ? La question peut paraître inappropriée, mais elle ne l'est pas tant que cela. 

    Facebook lance un vaste projet de recherche intitulé "Meet the Parents" afin d'étudier des parents âgés de 25 à 64 ans ayant des enfants de tous âges. Le réseau social de Mark Zuckerberg - accompagné de Ispos Media CT et Sound Research - analyse des données provenant de huit pays : Australie, Brésil, Canada, Allemagne, Mexique, Espagne, Angleterre et USA. 8 300 parents sont interrogés. Le projet a débuté il y a quelques semaines. Il explore la façon dont les technologies influent sur les comportements des parents vis à vis de leurs enfants et particulièrement le rôle joué par le téléphone portable.

    Le mobile apparaît comme le meilleur moyen d'être connecté à ses proches, le plus facile et le plus évident, surtout si l'on considère les changements importants d'emploi du temps des parents avec l'arrivée d'un nouveau-né par exemple : ainsi, il n'est pas rare qu'ils se connectent dès 4h du matin, et 56% d'entre eux avant 7h du matin. 48% indiquent que le mobile permet d'amuser l'enfant (ce qu'aucune parent ne contestera) et 30% considèrent qu'ils sont plus productifs grâce au smartphone. Nul doute que d'autres résultats intéressants suivront bientôt.

    Jean-Philippe Accart

    suivez-moi sur Twitter : @jpaccart

    En savoir plus sur la page de Valentin Blanchot 

    Image Netpublic.fr

     

     

  • Grandir connectés !

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    grandir.pngS'il est un sujet qui concerne la société dans son ensemble, le milieu éducatif, les parents et les jeunes eux-mêmes, c'est bien celui des jeunes générations face à la recherche d'information et à l'environnement numérique.

    Les études - officielles, ministérielles, européennes - sur le sujet foisonnent et sont régulièrement en tête des résultats sur les réseaux sociaux. Il n'est guère étonnant que le monde des adultes se penche sur cette population étrange, avec de non moins étranges habitudes, que sont les adolescents : leur aptitude générale à naviguer dans le monde d'Internet est toujours bluffante et surprenante, au point qu'ils semblent être tous nés avec un téléphone portable à la main... Mais au final, est-ce réellement le cas ? Sont-ils si à l'aise face à Internet ? Savent-ils vraiment chercher l'information ?

    Anne Cordier, maître de conférences en SIC à l'université de Rouen, nous livre des réponses à ces questions suite à une recherche menée auprès d'une population de jeunes entre 11 et 17 ans qui semble ne pas se reconnaitre dans la dénomination "Digital Natives" ou celle de "Génération Google". Son ouvrage, "Grandir connectés. Les adolescents et la recherche d'information" (C&F Editions), est le fruit d'une observation directe des pratiques de consultation, de recherche et de lecture d'un certain nombre d'adolescents. Et ce n'est pas le moindre intérêt de cet ouvrage, didactique, bien écrit et étayé par des entretiens qui révèlent que le monde numérique est encore pour beaucoup un continent à découvrir. Bref un ouvrage qui devrait être une aide précieuse pour les professionnels de l'information eux-mêmes - notamment les professeurs documentalistes en contact direct avec les adolescents. 

    Jean-Philippe Accart

    Voir aussi la présentation de l'ouvrage sur YouTube par son auteur

  • Qwant Junior, moteur de recherche pour les 6 à 13 ans

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    qwant.jpgQuels parents avouent ne pas être rassurés que leur progéniture utilise Internet et ne tombe sur des contenus illicites ? Il est déjà difficile d'assurer une utilisation de Facebook qui ne soit sans danger, tout comme il est peu aisé d'interdire complètement ou de bloquer l'accès Internet à ses enfants.

    Une partie du problème est peut-être résolue avec l'arrivée de Qwant Junior,  moteur de recherche conçu spécialement pour les 6-13 ans, et testé pendant une année par le ministère français de l'Education nationale. La ministre elle-même, Mme N. V. Belkacem, s'est fendue d'un tweet cette semaine pour fêter sa sortie. Garanti sans violence, sans publicité ou pornographie, le moteur supprime toutes les traces et données d'utilisation comme son grand frère destiné aux adultes, Qwant qui fait lui aussi son chemin depuis quelque temps.

    Qwant est une initiative française fondée par Jean-Manuel Rozan et Éric Leandri et qui a le mérite d'offrir une alternative - certes plus modeste - à Google.

    Jean-Philippe Accart

     

  • Si vous ne savez pas quoi lire, suivez les conseils des "Booktubers"!

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    booktube.jpgAvec la rentrée littéraire 2015, déferlent des centaines de nouveaux ouvrages dans les vitrines ou sur les sites des librairies. Selon Culturebox589 romans français et étrangers sont publiés cette année en France entre la mi-août et fin octobre...

    Comment s'y retrouver ? Bien sûr, votre libraire favori ou votre revue préférée vous permettent de vous orienter. Mais il existe une autre manière d'être averti en suivant les conseils des "Booktubers"... Contraction des mots "book" et "YouTube", un "Booktuber" c'est vous et moi c'est-à-dire tout un chacun qui se filme en train de commenter une lecture récente, et qui diffuse ensuite la vidéo sur Youtube. Comme sur tout réseau social, il es possible de s'abonner à votre (ou vos) Booktubers préférés, même si le phénomène est plus anglo-saxon que francophone. Les vidéos des 4 plus grands booktubers anglo-saxons (polandbananasBOOKSjessethereader ou katystatic ) ont été visonnées plus de 12 millions de vues et comptent 200 000 abonnés...

    Ce n'est donc pas un "petit" phénomème, mais une tendance actuelle du Web.

    Quelques Booktubers:

    Jean-Philippe Accart

    + d'informations dans cet article de la revue Archimag

  • Etudiants: 16 compétences à acquérir au 21ème siècle

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    WEF_Education_Technology_190x175_tcm80-184146.pngEtre étudiant au 21ème siècle n'est pas une petite affaire... Au vu de la concurrence sans cesse croissante entre pays, universités ou même systèmes éducatifs (évalués régulièrement au même titre que les entreprises du CAC 40), il faut être à la fois performant en langues étrangères, en math et en sciences, mais posséder également l'esprit critique, être analytique, faire preuve de curiosité...

    Le World Economic Forum vient de publier une étude comparative des pays de l'OCDE dont la lecture est fortement recommandée pour qui comprend dans sa famille ou son entourage d'actuels ou futurs et méritants étudiants (c'est-à-dire à peu près tout le monde). Cette étude s'intitule New Vision for Education: Unlocking the Potential of Technology et s'appuie sur de nombreuses interviews de spécialistes de l'éducation. Hormis les compétences générales déjà évoquées, l'étude mentionne deux autres catégories non moins importantes: "les compétences fondamentales" telle la formation scientifique, la culture générale (cela parait évident, mais parait nécessaire à repréciser) ; et "les qualités personnelles" telles la curiosité, le sens de l'initiative, ou l'adaptabilité. A l'heure où le discours ambiant est de mentionner essentiellement ce qui relève des compétences numériques (nécessaires également), il est bon de relever qu'un organisme international intègre des compétences personnelles dans son évaluation.