Air du temps

  • L'histoire de Genève sous le prisme de ses bibliothèques

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    jvr-ombre-1.jpgPeu de Genevois le savent, mais leur ville est une des plus riches au monde en terme documentaire : les collections de ses bibliothèques, et ce depuis au moins de deux siècles, comptabilisent le plus grand nombre d'ouvrages par habitant, constituant un patrimoine documentaire, littéraire et scientifique inégalé. A l'heure où l'on parle de numérique, ces collections papier existent toujours, et occupent un grand nombre de professionnels : doit-on voir dans cette richesse documentaire une des clés de la réussite de Genève puisqu'elle nourrit les milliers d'étudiants et de professeurs ? Certainement. L'habitant lambda n'est pas exclu puisque le réseau des bibliothèques municipales de Genève est lui aussi très dynamique.

    La maison d'édition genevoise L'Esprit de la lettre publie un ouvrage à quatre mains intitulé "Histoire d’une (r)évolution | L’informatisation des bibliothèques à Genève 1963 – 2018 : là aussi, peu de Genevois le savent, mais l'histoire des bibliothèques suit de près celle de l'informatique. Plus rien - ou très peu - de transactions au sein d'une bibliothèque a à voir avec le papier : tout est informatisé par des systèmes de gestion de bibliothèques performants qui permettent de réaliser une multitude d'opérations.

    Les auteurs de cet ouvrages ont participé activement à l'évolution des bibliothèques genevoises, et il faut leur rendre cet hommage-là : ils ont accompagné toutes les transformations depuis une bonne quarantaine d'années, Alain Jacquesson en tant directeur de la Bibliothèque de Genève et Gabrielle Von Roten de l'Université de Genève.

    Sur le chemin de l'histoire, Genève peut aussi être vue sous le prisme de ses bibliothèques.

    Jean-Philippe Accart

  • Votre journal a 140 ans !

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    topelement.jpgLe saviez-vous ? La Tribune de Genève fête ses 140 ans cette année : autant dire que par les temps qui courent, c'est un exploit et c'est bien sûr grâce à ses lecteurs et ses journalistes. Souhaitons-lui encore 140 ans d'existence !

    La Bibliothèque de Genève, bibliothèque patrimoniale, a numérisé la TdG de 1879 à 1920, en attendant l'entier de la collection. Une autre bibliothèque, la Bibliothèque nationale suisse, a entrepris un vaste projet de numérisation de la presse suisse, travail titanesque (87 journaux numérisés) que l'on peut retrouver sur le site e-newspaperarchives

    La Tribune de Genève est donc un des plus anciens quotidiens suisses encore publié, et vous retrouverez régulièrement dans ces colonnes les événements qui ont jalonnés l'histoire de Genève, et bien sûr l'histoire mondiale.

    En illustration, la première une du 1er février 1879, un régal !

    Jean-Philippe Accart

     

     

     

  • Etes-vous "Brut" ?

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    brut.pngLa question est peut-être brut...ale, mais si vous avez plus de 35 ans, n'êtes pas sur les réseaux sociaux, vous avez peu de chance d'en avoir entendu parler. Il s'agit en réalité d'un nouveau support d'information - un nouveau média - créé par des journalistes télé (parmi lesquels d'anciens de Canal+) qui est 100% vidéo et 100% réseaux sociaux (donc pas de papier, pas d'édition numérique). Concrètement cela donne quoi ? L'information - quelle qu'elle soit - est traitée dans une vidéo très courte de quelques minutes et traite indifféremment de politique, d'une catastrophe, d'une guerre ou de la vie d'une star de l'écran.

    La rédaction de Brut est entre Paris et New York, il y a maintenant un Brut America, un Brut India, un Brut UK, un Brut Mexico. Au quotidien, une vingtaine de vidéos sont réalisées et diffusées sur Facebook, Youtube, Instagram, Twitter, Snapchat... Brut se rémunère en produisant des films publicitaires.

    L'époque de l'instantanéité, du tout tout de suite, du format court est donc à son apogée : on peut le regretter et préférer la lenteur, la lecture d'un journal papier ou l'écoute du Journal télévisé de Darius Rochebin... On peut aussi poser la question de la prise de recul par rapport à un événement filmé en direct, et du métier de journaliste lui-même. Il n'en reste pas moins que Brut existe bel et bien, et rencontre un certain succès.

    Jean-Philippe Accart

  • Difficile d'effacer ses traces sur Internet

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    458059_3449772199142_901571561_o.jpgDes enquêtes récentes le démontrent (voir en note) : la plus petite démarche sur Internet depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone engendre des traces qu'il n'est pratiquement plus possible de supprimer. Il est possible maintenant de bloquer les publicités intempestives qui nous arrivent grâce à des  bloqueurs de publicité ou de script (des extensions comme Ghostery, Privacy Badger ou NoScript). Mais pour le reste, nos traces apparaissent comme indélébiles : les polices de caractères spécifiques et les émojis laissent d'importantes traces. Grâce aux emojis qui indiquent une appréciation (ou l'inverse) d'une nouvelle, d'une photo ou autres, les fournisseurs d'information type Google ou Facebook récoltent ainsi de précieuses informations sur ce qui va constituer le profil d'un individu et pourra être analysé  par l'intelligence artificielle (IA). Les contacts pris, les données géographiques qui nous localisent sont d'autres indices précieux. 

    On peut cependant se servir de ce qui est récolté sur nous, mais ce sera l'objet d'un autre billet de blog...

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'informations sur le site Thot Cursus

  • 200 ans de littérature pour enfants et jeunes adultes : 6 000 ouvrages numérisés

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    Au travers de la numérisation de 6 000 ouvrages pour jeunes adultes sur une période de 200 ans (principalement de livres en anglais), nous pouvons apprendre beaucoup. Plusieurs genres ont prospéré : l’instruction religieuse, mais aussi des livres de langue et d’orthographe, des contes de fées, des codes de conduite, et, surtout, des livres d'aventure comme ceux de Jules Verne. Ces livres offrent une vue (très colonialiste) du vaste monde. Ils sont souvent publiés en série dans les journaux à partir des années 1890, et mêlent fiction, voyage, histoire naturelle et sciences.

    Mais d'autres genres prospèrent qui rencontrent un grand succès : la poésie avec Elfin Rhymes de Norman ou le fantastique avec le Magicien d'Oz de Frank L. Baum et le non moins célèbre Peter Pan de J. M. Barrie. Ils préfigurent la série des Harry Potter et bien d'autres encore.

    L'étude des 200 prochaines années de ce type de littérature sera certainement tout aussi passionnante.

    Jean-Philippe Accart

    Pour en savoir plus, suivre ce lien

  • Mobilité chérie

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    mobilite.jpgLa société actuelle nous pousse à toujours plus de mobilité : dans le travail et la vie professionnelle en général, il faut changer de travail tous les 5 ans en moyenne et le fait d'habiter loin de son lieu de travail oblige à utiliser les transports en commun ou sa voiture (d'où l'obligation de posséder une voiture); en terme de loisirs et de vacances, les voyages lointains ont la cote au vu des développements du transport aérien (4,3 milliards de personnes en 2018 dans les airs, rapporte le bilan annuel de l'Organisation de l'aviation civile internationale)... en bref, être mobile ou ne pas être, telle est la question.

    Etre mobile, oui, mais dans quel but ? Le plupart des travailleurs résidant loin de leur lieu de travail ne font pas ce choix par plaisir, c'est souvent le coût de la vie qui les y oblige (cherté des loyers ; centre-ville peu pratique pour les familles), ils n'ont donc pas de choix. Le choix est là purement économique. 

    Les désagréments de la mobilité sont nombreux : les coûts engendrés sont élevés, le temps perdu en trajet est conséquent (embouteillages, intempéries), la pollution augmente... Cela a une influence non négligeable sur la santé et au final sur le travail lui-même. Peut-on toujours parler de "mobilité chérie" ?

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site www.genie.ch

    Plus d'informations dans le dossier de Télérama du 6 mars 2019 "La mobilité, de la liberté à l'aliénation"

  • Mode de vie : êtes-vous adepte du frugalisme ?

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    frugalisme.jpgSi la société actuelle peut entraîner une consommation à tout va, parfois même excessive, elle engendre également des mouvements contraires, prônant moins de consommation, un plus grande attention à soi et aux autres, le souhait d'un meilleur équilibre vie privée, travail et vie sociale... Le frugalisme, venu des Etats-Unis, est l'un de ces mouvements : ses adeptes veulent profiter de la vie et du temps à disposition en travaillant moins, voire en arrêtant de travailler à 35-40 ans, en ayant fait suffisamment d'économies pour assurer un niveau de vie minimum ensuite. On va alors parler de déconsommation. 

    Comment est-ce possible ? En réduisant son budget mensuel, en épargnant davantage, en investissant ses économies dans des placements financiers, boursiers ou immobiliers, tout en se projetant dans l'organisation d'un nouveau quotidien (vivre en autogestion ou s'installer sur un autre continent par exemple où le niveau de vie est moins coûteux qu'en Europe). L'argent économisé, et/ou placé, doit ainsi assurer de pouvoir vivre une vie de frugaliste.

    On peut bien sûr qualifier ce mouvement d'individualiste, d'hédoniste ou d'égoïste, ce qui n'est pas complètement faux. Mais il fait tout de même réfléchir sur les contraintes liées à la société actuelle et au monde du travail. Alors, prêt pour adhérer ?

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'information dans cet article du journal La Tribune par Fanny Parise (08.10.2018)

    Illustration parue dans le journal La Montagne du 07.08.2018

     

  • Le livre a-t-il un avenir... numérique ?

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    biblio_numerique_image-1269530748.jpgIl y a une dizaine d'années, la mort du livre papier est annoncée au profit du livre numérique : les liseuses rencontrent le succès et Google se lance dans la numérisation de livres à grande échelle. Les différents intermédiaires de la chaîne du livre (éditeurs, libraires, bibliothécaires notamment) n'ont plus qu'à chercher un autre emploi.

    En 2018, rien de ce qui était annoncé n'a eu lieu, ou en tous les cas, pas avec l'ampleur prévue. Si le livre numérique (e-book) prend une certaine part de marché, le livre physique en conserve une très large majorité (95 %, en volume comme en chiffre d’affaires selon une étude GfK pour l'édition francophone). C'est ce que constate également les principaux éditeurs américains tels Macmillan, Simon & Schuster ou Penguin Random House. Amazon ouvre même des librairies aux Etats-Unis. De nouvelles librairies privées s'ouvrent à Paris ou en province. Les bibliothèques n'ont pas fermé leurs portes, de nouvelles sont construites de par le monde.

    A quoi cela est-il dû ? De nombreuses raisons peuvent être avancées, mais d'après Anne Mangen, chercheuse au Centre sur la lecture de l'université de Stavanger en Norvège, qui a réalisé plusieurs enquêtes comparatives entre lecture sur papier et lecture sur liseuses, "la lecture sur papier est plus empathique, et permet une meilleure immersion dans la narration". De plus "les étudiants qui lisent des textes imprimés obtiennent de meilleurs résultats".

    Jean-Philippe Accart

    voir aussi l'article paru dans Le Monde du 28 septembre 2018 : "Gutenberg vit encore"

    illustration extraite du site "Du temps pour le livre numérique"

  • Le nouveau portail "Mon Manuel Scolaire Numérique"

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    ban3.pngUne quasi vingtaine d'éditeurs scolaires français lance un nouveau portail : "Mon Manuel Scolaire Numérique". Mais attention: les livres proposés ne sont pas gratuits, la plateforme redirigeant les intéressés vers l'éditeur du livre concerné. Cependant, les prix restent assez modiques dans l'ensemble. L'avantage est de voir regroupés un ensemble de manuels scolaires, et de pouvoir les télécharger sur une tablette ou un ordinateur par exemple. Du primaire au lycée, ceux-ci sont disponibles dans toutes les matières et pour tous les niveaux, même en vacances...

    Le Manuel Scolaire Numérique propose de nombreuses ressources supplémentaires (vidéos, sons, animations) et des fonctionnalités interactives, rendant ainsi la navigation plus ludique. Les éditeurs ont souhaité une ergonomie accentuée pour ce site facilitant l'appropriation par des enfants en situation de handicap par exemple (zoom ou écoute de textes sont ainsi rendus plus aisés). 

    Reste maintenant à savoir si les enfants vont s'approprier ce site, et notamment la lecture de manuels sur un écran...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Mon Manuel Scolaire Numérique

     

  • Le harcèlement des enfants et ados en ligne : un guide de prévention

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    bullying-cyber.jpgOn n'est jamais trop prudent pour protéger ses enfants ou ados face au harcèlement en ligne. C'est un réel danger auquel les parents ne savent comment répondre ou quels sont les moyens à leur disposition. Le harcèlement en ligne peut prendre différentes formes et sur différents médias : régulièrement, la presse se fait l'écho soit de harcèlement entre enfants ou ados eux-mêmes sur Facebook par exemple (cela peut conduire au cas extrême du suicide ou à la dépression) ou également de harcèlement sexuel par des prédateurs plus âgés qui ciblent les plus jeunes en masquant leur identité réelle.

    Si Internet et les réseaux sociaux amènent de nombreux bienfaits, notamment l'accès à l'information et à une certaine forme de culture, ils conduisent aussi à de nombreux débordements. Il existe des guides de prévention, et on ne saurait trop conseiller de les consulter. Un des derniers parus est le Guide complet sur le harcèlement en ligne destiné aux parents élaboré par Chase Williams en juin dernier, avec de nombreux conseils très utiles et très précieux.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite de ce site

  • Votre temps est précieux, c’est le patron d’Apple qui le dit…

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    Comment-limiter-temps-passe-devant-ecranles-enfants_0_730_486.jpg« Je me suis rendu compte que j’y passais plus de temps que je ne le devrais » : cette phrase est de Tim Cook, patron d’Apple, à propos des smartphones et des réseaux sociaux, lors d’une interview sur CNN. Ainsi, même les concepteurs de ces outils technologiques indispensables à la vie quotidienne se rendent compte qu’ils ont créé des produits addictifs pour l’ensemble de la société, et qui engendrent des effets nocifs, notamment l’addiction aux écrans par les enfants ou un niveau d’attention qui baissent chez les adultes ou les adolescents connectés (cela est constaté pour ces derniers dans les écoles durant les cours ou dans les universités pour les plus âgés)… La plupart des patrons de la Silicone Valley en Californie où sont élaborées les technologies de demain, placent leurs propres enfants dans des écoles où les smartphones sont interdits…

    Facebook, Apple, Google mettent en place des moyens pour que le temps passé soit contrôlé et limité par leurs utilisateurs de manière quotidienne. Il est en effet difficile de dire quelle consommation en temps est faite par chaque utilisateur, mais celle-ci est certainement  de plus en plus grande avec plusieurs heures par jour de connexion.

    Certaines études récentes (voir Le Monde Science & Médecine du 13 juin 2018) évoquent même une chute de l’intelligence, avec une régression du quotient intellectuel chez les jeunes générations, dues cependant à un ensemble de facteurs (l'environnement général, la nourriture...) et pas à un seul : cela reste encore à confirmer.

    Jean-Philippe Accart

    Crédit photo goodluz - Fotolia

  • Le livre à tous les coins de rue

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    Berlin.jpgLe livre papier résiste plutôt bien à la déferlante numérique, les dernières enquêtes en Europe et aux Etats-Unis montrent qu'il y a encore une place pour la lecture-loisirs, ou la lecture pendant les vacances et les voyages... 80 % des Français vont emporter un livre en vacances. De même dans les universités, les étudiants préfèrent encore étudier leurs livres de cours sur support imprimé. Le livre électronique (ou e-book) trouve une place pour la consultation rapide d'information, une vérification, un contrôle. Il s'agit plus là de "feuilletage".

    Si jusqu'à présent, la vue de livres exposés chez les bouquinistes et leurs étals sur les trottoirs n'avait rien d'étonnant (cependant, il y a de moins en moins de bouquinistes sur les quais de la Seine à Paris), ce qui l'est plus est la place prise par le livre dans l'espace public : de nombreuses initiatives dans les villes font qu'il investit qui un ancien abri de bus, qui une cabine téléphonique désaffectée, qui une piscine en été ou même à la plage ou au parc public. Le livre est ainsi mis à la disposition de tout un chacun, il circule, s'échange. Il devient un bien commun.

    Le phénomène s'amplifie car il existe des secteurs livres (ou parfois des bibliothèques) sur les lieux même où se trouvent des voyageurs : dans les aéroports (celui de Schilphol d'Amsterdam), les gares ou les métros des grandes villes : c'est le cas à Montréal où la station Berri-Uquam est directement relié à la Grande Bibliothèque. Ou à Berlin, qui met en place des distributeurs de livres et de friandises...

    Le livre s'expose aussi dans d'autres lieux publics : la boutique Sonia Rykiel à Paris sur le boulevard Saint-Germain est conçue avec des parois surchargés de livres ; des restaurants utilisent ce même type de décor. Certains hôtels ne sont pas en reste où les chambres sont de vraies bibliothèques (à Tokyo notamment). 

    Ainsi le livre est devenu un objet d'exposition, disponible et élément du décor urbain. Il est présent à tous les coins de rue.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : distributeur de livres à la station Alexanderplatz dans le métro de Berlin

  • Le Musée du Prado à Madrid explose sur Instagram. Voici pourquoi

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    « Les explications en direct sur Instagram du Musée du Prado me rendent vivant». «Je suis étonné que le Prado soit en direct dans Instagram et explique des tableaux". Ce qui précède sont de véritables commentaires d'utilisateurs d'Instagram, surpris qu'une institution artistique comme le Musée du Prado ait décidé de faire chaque jour des vidéos en direct (les fameuses "stories") à propos d'un des tableaux de sa collection.

    C'est en fait le cas depuis août 2017. Les premières vidéos ont montré une promenade à travers les salles vides, offrant aux utilisateurs « la possibilité de voir les salles d'une manière détendue et intime» selon les mots de Javier Sainz de Los Terreos, directeur de la communication numérique du Musée. " Les retransmissions ont été effectuées en silence." précise-t-il.

    Les spectateurs ont demandé ensuite plus d'interactivité et qu' "il était nécessaire de raconter une histoire". Alors, le Musée a décidé de «commenter certains détails des œuvres ou des aspects qui passent habituellement inaperçus dans les visites, tous d'un point de vue informel, et de plus tous les jours». C'est ainsi que le format actuel est né. Le choix d'Instagram a été fait pour toucher une audience plus jeune et d'en faire un moment spécial car la vidéo n'est disponible que pour vingt-quatre heures. "C'est devenu un moment spécial ".

    Jean-Philippe Accart

    Voir : https://www.instagram.com/museoprado/

  • La vie sur abonnement ou comment nous rendre captifs

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    prime.jpgPetit à petit, la vie quotidienne s'organise en fonction de personnes ou de machines qui pensent pour nous : même sans le savoir, nous sommes abonnés au travers de nos emails à un grand nombre de sites qui proposent des marchandises, des mises à jour logicielles obligatoires, des produits et auxquels il est parfois difficile de nous... désabonner. C'était le thème de l'émission Medialog de la RTS du samedi 7 avril : les exemples donnés sont édifiants et nous font mieux comprendre notre dépendance de plus en plus grande à des sociétés telles que Microsoft, Spotify ou Amazon (qui arrive bientôt en Suisse avec son abonnement Prime). L'exemple du streaming (en s'abonnant pour quelques euros par mois à un site fournisseur de musique) est particulièrement révélateur et fait que nous ne possédons pas ce que nous écoutons sur abonnement. La bonne vieille collection de disques ou de CDs n'est-elle qu'un souvenir, même si les disques vinyl reprennent du poil de la bête ?

    Tout se loue actuellement, du bien matériel à la culture (de plus en plus de livres sont accessibles en streaming également). Les abonnements à des sites nous sollicitent constamment et conditionnent une manière de vivre de plus en plus orientée par un nouveau modèle économique qui vise à nous rendre captifs.

    Jean-Philippe Accart

     

  • 1000 ans d'histoire des villes européennes numérisés

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    venice.jpgFrédéric Kaplan, directeur du laboratoire Humanités numériques * à l'EPFL (le Digital Humanities Lab - DHLAB), a lancé il y a quelques annés l'idée qu'il était possible d'explorer le passé de Venise en numérisant 1000 années des archives de la ville. C'est le projet Venice Time Machine, sorte de machine à remonter le temps, thème qui a fait les beaux jours de la littérature de science fiction. Mais ce projet est bien réel, c'est à la fois un travail d'historien, d'archiviste et de chercheur.

    Une autre dimension du projet, européenne celle-là, voit le jour : il est candidat pour devenir un "superprojet" financé par l'UE à hauteur d'un milliard d'euros sur 10 ans. Cela permettrait la mise en place d'une infrastructure capable de numériser, cartographier et classer des millions de documents pour l'instant sur support papier. Des logiciels pourront décrypter des écritures anciennes ou manuscrites. Un moteur de recherche permettra de rechercher dans cette masse d'information (il devrait être prêt en juin selon F. Kaplan). Amsterdam, Dresde, Paris, Naples, Budapest souhaitent leur Time Machine.

    Bel exemple de croisement entre histoire, sciences et technologies.

    Jean-Philippe Accart

    * "Humanités numériques" dans le sens où les sciences humaines sont alliées à la technologie numérique

    Voir l'article de Wikipedia sur la Venice Time Machine et l'article du Monde du 6 mars 2018 sur ce sujet

    Illustration extraite de YouTube

  • Le 4è, un nouvel espace numérique à Genève

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    untitled.pngLes bibliothèques municipales de le Ville de Genève viennent d'annoncer l'ouverture de l'Espace Le 4è à la Bibliothèque de la Cité. Une expérience semblable (mais moins développée dans l'offre) avait eu lieu lors de travaux entrepris dans cette même bibliothèque il y a quelques années.
     
    Ce nouvel espace prometteur sera entièrement dédié au numérique et aux nouvelles technologies, mais il se veut également un lieu de réflexion, de découverte et d'apprentissage autour des nouvelles pratiques numériques. Enfin, devrait-on dire...
     
    L'aspect bibliothèque et accès aux ressources n'est pas oublié avec l'offre de milliers de journaux et de magazines en ligne, de jeux vidéo (on pourra les emprunter), l'apprentissage de la vie numérique soit d'un point de vue technique (apprendre à utiliser sa liseuse), soit afin de mieux protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux. On pourra aussi programmer un robot, trouver de l’information fiable sur internet, faire des démarches administratives en ligne, rédiger un article sur Wikipédia ou encore créer une BD numérique.
     
    Evidemment, on ne peut que se féliciter d'une telle réalisation en ville de Genève.  

    Journée portes ouvertes le samedi 10 mars 2018 de 10h00 à 18h00
     
    Jean-Philippe Accart

  • Trouver ce que l'on ne cherche pas... sur le Net

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    trefle_size2.jpgCe concept a pour nom sérendipité. La sérendipité n'est pas un concept nouveau, et il a fait (il fait encore) le bonheur de ceux qui fréquentent les bibliothèques ou les librairies : n'est-ce pas un grand bonheur que de trouver ce que l'on ne cherche pas ?... mais qui correspond forcément à une envie, un souhait plus ou moins ancien ou quelque chose d'enfoui. Le principe est un peu le même sur le Net : une recherche d'information amène à des résultats inattendus qui sont - parfois, mais de plus en plus souvent - guidés par les algorithmes qui analysent nos traces, et nous proposent ce que à priori, nous attendons. Mais cela reste assez incertain.

    Afin de mieux travailler cette question de "sérendipité virtuelle", Eric Briys, co-fondateur de la société Cyberlibris, pour la vente de bouquets d'ebooks en streaming, et par ailleurs auteur d'un excellent ouvrage aux Editions des Belles Lettres "D'or et d'airain. Penser, cliquer, agir" présente régulièrement sa bibliothèque numérique de la manière la plus originale possible et "réinvente" la sérendipidté, ceci afin de contrecarrer l'hégémonie des moteurs de recherche jugés souvent peu pertinents : il a ainsi travaillé à l'élaboration d'un algorithme qui analyse en temps réel la consultation de tel ou tel ouvrage dans sa bibliothèque numérique Bibliovox, quel que soit le site, et un autre algorithme qui classe les milliers d'ouvrages à disposition en un clic.  Le Learning Center de l'Université de Lille, Lilliad, propose ces découvertes à ses étudiants sur écran tactile, montrant ainsi en temps réel les livres électroniques consultés dans la collection proposée.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Science pour tous

  • La lecture, l'intelligence émotionnelle et les fonctions cognitives

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    lecture.jpgOh surprise ! (mais en est-ce vraiment une ?): de récentes études scientifiques montrent que la lecture est un facteur facilitateur pour mieux comprendre son environnement, être plus apte à réfléchir et à développer son intelligence émotionnelle (c'est-à-dire mieux maitriser ses propres émotions et comprendre celles des autres). Lire, c'est expérimenter d'autres mondes que le nôtre, entrer dans la vie d'autrui, organiser les connaissances selon des schémas et des catégories utiles... Ainsi le cerveau, lors de l'activité de lecture, active certaines zones qui améliorent l'intelligence émotionnelle et cognitive.
     
    Les neurologues estiment que la lecture "relie" les zones du cerveau responsable de la vision et de la langue parlée. Cela aurait d'autres effets bénéfiques même sur les personnes qui apprennent à lire sur le tard. Ils y voient également une manière pour le cerveau de filtrer et d'affiner le flot d'information visuelle que nous devons affronter au quotidien. 
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Pour aller plus loin, cet article
    Illustration: PETER MORRISON/AP/SIPA

  • Le fil perdu ou comment nous perdons notre faculté d'attention

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    images.jpgUn petit test en ce début d'année : combien de fois par jour regardez-vous votre smartphone ? votre compte Facebook ou vos notifications sur les réseaux sociaux ? Plusieurs dizaines de fois semblent-ils... ce qui est pire chez les adolescents, les yeux rivés sur leur téléphone des heures durant. Travaillant dans une école où les étudiant-e-s ont une moyenne d'âge de 20-22 ans, le phénomène est flagrant : la concentration de la plupart d'entre eux-elles n'excède pas cinq minutes pour la lecture d'un texte, elle est par contre un peu plus longue quand il s'agit d'une vidéo à visionner sur YouTube ou d'un chanson à écouter en streaming... Quant à écouter le cours d'un enseignant d'une heure, cela relève de la prouesse intellectuelle.

    De plus en plus d'études scientifiques montrent ce trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) qui en général apparaît souvent à l'enfance et peut se poursuivre à l'âge adulte. Les symptômes sont une attention limitée et de l'hyperactivité. Seule la psychothérapie semble pouvoir modifier ce comportement.

    Sans vouloir être alarmiste, voici donc une des conséquences directes des technologies de la communication et des réseaux sociaux sur nos comportements. Ce que l'on désigne comme étant une "économie de l'attention" - dans la mesure où ces instruments nous amènent à utiliser certains produits - nous conduit à perdre le fil...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site AllPsych

     

     
  • La presse meurt ? Vive la presse ! : le phénomène "Monocle"

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    monocle2.jpgEn ces temps incertains où nombre de journalistes cherchent une voie de reconversion et où la presse traditionnelle se pose de sérieuses questions sur son avenir, il est une aventure insolente dans le paysage des médias : celle du magazine édité en langue anglaise, "Monocle", lancé en 2007. Très bien placé dans les kiosques, dans les aéroports et dans les meilleures bibliothèques, ce magazine est rédigé à Londres, et a son siège... à Zürich. Toutes les tendances, les modes, là où il faut être, ce qu'il faut lire, porter comme vêtements et bientôt où faut-il vivre, c'est cela "Monocle". L'édition quasi mensuelle (10 n° par an) se complète d'un supplément hebdo en hiver sous format tabloïd classique. Il existe aussi des cafés, des boutiques, une radio et bientôt des appartements (à Bangkok) estampillés "Monocle" !

    A l'origine et à la tête de cette revue hors-normes, Tyler Brûlé, qui est un journaliste-entrepreneur canadien : tout ce qu'il touche se transforme en or semble-t-il. Il a dessiné l'identité visuelle de Swiss, créé le magazine Wall Paper vendu 1 million de dollars après seulement 4 numéros. Il tient aussi une chronique hebdomadaire de ses voyages dans le Financial Times....

    Dans sa forme, cette revue est très traditionnelle, proche du traditionnel almanach dans sa présentation tel qu'on le concevait au XIXème siècle. Beaucoup d'illustrations, de photos, des articles longs forment un produit avec du contenu et du sens. Nul doute que ce concept qui se déploie sous plusieurs formes, va encore se développer.

    Jean-Philippe Accart

    Précision : l'auteur ne détient pas d'actions dans "Monocle", il partage simplement son engouement.

    Sur Tyler Brûlé, lire son interview dans Le Temps du 13 novembre 2017

  • Le médiateur numérique, nouveau passeur d'information

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    bookalibrarian.jpgDans ce blog, il est souvent question des différents dispositifs mis en place pour assurer la transition numérique : des outils, des techniques, des découvertes. Portails d'information, sites web, bibliothèques numériques, intelligence artificielle, moteurs de recherche sont autant de moyens pour s'approprier le monde numérique. Une des conséquences de cette transition est la remise en question de certains métiers, passeurs traditionnels d'information, notamment les journalistes, les éditeurs, les imprimeurs, les bibliothécaires, tous ces métiers qui gravitent autour du livre et de l'imprimé.

    Ce qui est flagrant, c'est la transformation en cours de ces métiers qui deviennent tous, peu ou prou, des "médiateurs numériques" dans le sens où ils assurent un passage entre deux mondes qui cohabitent et se rejoignent parfois.

    Une conférence sur ce thème est organisée le 15 novembre prochain à l'Université de Genève (Unimail, salle 2220 - 12h15) par l'Association genevoise des bibliothécaires diplômés en information documentaire (AGBD), et j'aurai le plaisir de présenter mon dernier livre "La médiation à l'heure du numérique" (Editions du Cercle de la Librairie). L'entrée est libre.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite de ce site

  • Selon Google, l'intelligence artificielle ne constitue pas une menace

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    machine_learning.jpgMichel Benard est responsable pour la Suisse des relations de Google avec les universités. Il a donné une conférence le 19 octobre dernier aux étudiants de l'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), inaugurant ainsi les "Google Series" qui promettent d'être passionnantes.

    Le 1er thème abordé portait sur la thématique générale des "Machine Learning" et donc de l'intelligence artificielle, des algorithmes et de leur supposé pouvoir de remplacer l'homme prochainement. En machine learning, l'idée est que l'algorithme puisse construire une "représentation interne" tout seul afin d'effectuer la tâche qui lui est demandée (prédiction, identification). Pour cela, il va d'abord falloir lui entrer un jeu de données d'exemples afin qu'il puisse s'entraîner et s'améliorer, d'où le mot apprentissage (learning). Ce jeu de données s'appelle le training set. Michel Benard a donné l'exemple des systèmes de recommandation, appelés ainsi car ils sont basés sur les achats d'une personne en ligne, par exemple sur Amazon, et le système va lui recommander d'autres achats similaires, effectués par d'autres personnes. 

    Cependant il a apporté un sérieux bémol aux progrès l'intelligence artificielle : malgré toutes les inquiétudes évoquées dans les médias, le machine learning, et de manière plus générale l'intelligence artificielle, ne constituent pas une réelle menace. En l'état actuel, on est vraiment très loin d'avoir atteint un niveau d'intelligence suffisant chez les machines pour avoir de quoi s'inquiéter. Ainsi toutes les prédictions alarmistes sur le remplacement de l'homme par la machine ne semblent pas très sérieuses. Une machine n'a pas de conscience, et ne ressent pas d'émotions, elle est incapable de relier entre elles des informations complexes que le cerveau humain déchiffre rapidement. Et de conclure: "La science fiction reste de la science fiction".

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite de ce site

     

  • Maîtrise de l'information et accès à l'emploi des jeunes diplômés

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    il.jpgFaut-il être expert en recherche d'information, maîtriser l'information sous tous ses aspects pour décrocher un job ? Cela ne semble pas être le cas puisque d'une part ce n'est jamais mentionné dans les offres d'emploi, et d'autre part, décideurs et managers n'y accordent en général que peu d'importance...

    C'est sans compter les efforts déployés par les universités pour faire en sorte que leurs étudiants soient le mieux armés possible pour comprendre l'environnement informationnel, travailler dans de bonnes conditions à leurs thèses et mémoires  et éviter les pièges du plagiat ou de la fraude. Depuis une dizaine d'années, l'Université de Genève et ses bibliothèques déploient de nombreux efforts dans ce sens, avec succès. Des programmes de maîtrise de l'information sont rendus obligatoires dans un certain nombre de cursus, leur permettant d'obtenir des crédits ECTS selon le processus de Bologne. Un tutoriel en ligne "Infotrack" a été créé, avec des vidéos drôles et interactives qui démythifient l'information. 

    Cet aspect de l'employabilité des jeunes diplômés incluant la maîtrise de l'information devrait être mieux pris en compte par les entreprises. Rares sont celles qui ont compris que le management de l'information, la gestion des savoirs (ou knowledge management) ou la formation à l'information (information literacy) sont bénéfiques à la prise de décision et à la bonne marche de l'entreprise. Des études récentes démontrent que les employés perdent en moyenne 8 heures par semaine à trouver l'information qu'ils recherchent...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Lynda.com

    Etude sur le temps perdu en entreprise, voir ce lien 

  • Magnus, ou l'art à portée de votre smartphone

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    resch.jpgMagnus Resch a compris l'intérêt du public pour l'art en créant une application, Magnus, qui offre beaucoup de possibilités à portée de tout un chacun. Allemand, âgé de 32 ans, ayant fréquenté des universités prestigieuses (Harvard, the London School of Economics, St Gall...), il est également auteur et créateur de start-ups. Son intérêt pour l'art se manifestait déjà à 20 ans quand il co-dirigeait une galerie d'art pour financer ses études.

    Son application Magnus - disponible depuis un an sur Google Play et Apple Store - est originale et devrait remporter un grand succès. Elle permet de connaitre les détails d'une oeuvre picturale dans un musée. Il faut pour cela la photographier et en quelques minutes, Magnus vous indique le nom du peintre, son histoire et des exemples de tableaux similaires.

    Magnus dispose de 10 millions de données fournies par des galeries et des salles de ventes, les usagers peuvent aussi fournir des informations.

    Qui a dit que l'art n'était pas à portée de mains ? Il est en tous cas à portée de smartphone...

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du Monde sur ce sujet

     

     

  • WonderAlp, le cabinet de curiosités au 21è siècle

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    dragon.jpgDébut 2016, je relatais le lancement de l'application WonderAlp dans ce blog, sorte de "cabinet de curiosités" nouveau style et tendance geek. Non content de cette expérience originale, l'expérience est étendue à un site web en trois langues (F-D-E), site web qui permet de mieux se rendre compte de ce que peut être un cabinet de curiosités.

    Réalisé à partir de livres de voyages anciens dans les Alpes, WonderAlp montre des images de dragons, fossiles, cristaux, plantes, animaux ou phénomènes naturels, et donne une "vision de la nature à la fois rationnelle et merveilleuse, savante et populaire". Entre les 16è et 17è siècles, la science était émerveillée par la nature. Le site est organisé en trois espaces (Les dragons des Alpes, Fossiles et cristaux, Des plantes aux paysages), et présente de nombreux objets découverts lors des premiers voyages dans les Alpes.

    Partez à la découverte des Alpes sous un angle original et explorez une autre histoire des savoirs sur cette région.

    Jean-Philippe Accart

    Voir sur YouTube les vidéos de lancement :

    - WonderAlp. Une science émerveillée. Les Alpes et la culture de la curiosité https://youtu.be/7XdFgTq55bA 

    - WonderAlp. Wonder and Science. The Alps and the Culture of Curiosity https://youtu.be/5gmj8a08Fjw

    - WonderAlp. Eine staunende Wissenschaft. Die Alpen und die Kultur der Wissbegier https://youtu.be/M4QYUlcGP9c