11/01/2015

Les bibliothèques après Charlie

vignette.gifLes bibliothèques existent pour fournir un accès facilité à l'information, à la culture, à la science, aux loisirs, indifféremment. Elles s'adressent à toutes et tous, à tous les âges, sans distinction de sexes, de religions, de nationalités. Elles achètent des romans, des documentaires, des bandes dessinées, des films, de la musique... souhaitant représenter tous les courants d'opinions. Elles constituent un vrai lien social dans la ville. Elles participent au quotidien à la démocratie, à l'éducation, à la formation.

Après Charlie, que peuvent faire les bibliothèques ? Quelques réponses nous viennent de David Lankes, bibliothécaire américain:

- fournir un endroit sûr pour parler des récents événements tragiques à Paris et de la liberté d’expression.

- permettre aux gens de lire Charlie Hebdo.

- organiser des rencontres et forums sur la liberté d’expression et la démocratie.

- organiser un événement représentatif des différentes croyances et confessions.

- accueillir des ateliers avec des psychologues et des parents sur comment parler aux enfants des événements.

Certaines bibliothèques organisent déjà des expositions en lien avec Charlie Hebdo.

#jesuischarlie

Voir la traduction du texte de David Lankes 

21:45 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

Commentaires

Cher Jean-Philippe,
Merci pour ce rappel du rôle indispensable des bibliothèques - et des bibliothécaires - dans ces moments où certains assassinent des personnes du seul fait qu'elles sont journalistes, flics ou juives.
Je bute (avec un seul t !) juste sur le mot "neutre". Je comprends le sens que tu lui donnes, mais pour moi les bibliothèques et les bibliothécaires doivent S'ENGAGER pour les libertés, y compris parfois politiquement. Ainsi notre association professionnelle, l'AGBD, avait en son temps dénoncé le Patriot Act et soutenus les collègues des Etats-Unis qui s'opposaient à ce que le FBI puisse éplucher les fichiers des bibliothèques pour savoir qui empruntait quoi. Sur ce point il faudra rester vigilants, car si la nécessité de combattre le terrorisme ne se discute pas, cela ne doit pas remettre en cause les valeurs liées aux libertés qui fondent nos métiers et au-delà nos démocraties. Ce serait là une victoire des obscurantistes de tout poil. Mais je suis sûr que tu es d'accord avec moi. Bien cordialement, Eric.

Écrit par : Eric Monnier | 13/01/2015

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