18/07/2016

Les "perles du Bac" 2016

perles.jpgEvidemment nous sommes en Suisse, et a priori ce que répondent les lycéens (gymnasiens ici) au BAC français ne concernent que très peu de monde de ce côté de la frontière. Cependant, nous avons la langue française en commun, et son usage, la manière dont elle est comprise par la jeune génération est toujours délectable... C'est ainsi que depuis plusieurs années, récolte-t-on ce qui est devenu une sorte d'habitude bien française, les fameuses"perles du bac".  La livraison 2016 ne dérogent pas à la règle, et elles sont pour certaines savoureuses. En voici quelques-unes, choisies parmi quelques dizaines: 

– J’admire l’œuvre des studios Disney, et particulièrement Picsou, qui, je pense, est une représentation métaphorique de l’âme des hommes.

– Si les gens n’obéissent pas aux lois, cela deviendra l’anarchie et les hommes se mangeront entre eux.

 

– Il serait facile d’admettre que le désir est illimité lorsqu’une fille regarde un film avec l’acteur Ryan Gosling. Je vais expliquer ce phénomène dans le prochain paragraphe.

– Le mouvement “nuit debout” est incompréhensible. Ces gens désirent quoi exactement ? Personne ne sait et cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres que nos désirs sont flous.

– Le Général de Gaulle avait des oreilles aiguisées, ce qui lui a permis de s’enfuir à Londres avant l’arrivée d’Hitler en France.

– L’histoire est très importante pour les peuples. Cela permet de se connaitre soi-même ainsi que nos ancêtres. Et nos ancêtres, c’est comme nous mais avant. En plus vieux, mais en fait déjà morts et plein de sagesse.

– Marquer l’histoire, c’est bien. Mais encore faut-il faire quelque chose de grandiose, comme Sarkozy en allant déjeuner au Fouquet’s.

Pour d'autres perles, suivre ce lien 

Ill. Journal du Buzz

Jean-Philippe Accart

15:07 Publié dans Accès à l'information, Ados, Air du temps, Ecriture, Humeur, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

05/07/2016

Frankenstein à Genève

shelley.jpgLa Fondation Martin Bodmer offre à voir une passionnante exposition sur Mary Shelley et son célèbre héros Frankenstein*, roman qu'elle rédigea en partie à Genève en 1816, soit il y a exactement 200 ans. Elle a 19 ans à cette époque, elle est encore la jeune Mary Godwin et la première question qui vient à l'esprit est : "Comment une jeune fille vivant dans un endroit aussi charmant qu'une belle villa patricienne - la villa Diodati ** - sur les bords du lac Léman a-t-elle pu inventer un tel personnage ?". La réponse se trouve certainement dans l'exposition elle-même, ainsi que dans une série de manifestations qui ont lieu de façon concomitante à la Fondation Brocher, au Château de Chillon (qui présente une autre exposition "Byron is back !), à l'Université de Genève et aux Cinémas du Grütli.

Le choix d'une telle exposition à Genève apparaît bien sûr comme une évidence. Un autre élément est le fait que ce roman, Frankenstein, est maintenant intégré dans la littérature mondiale que la Fondation Bodmer a pour objectif de répertorier dans sa collection "Weltliteratur". Intemporel de par ses accents humanistes - plus importants en réalité que sa partie "horrifique" - ce roman est certainement à relire et méritait bien une telle exposition pour en comprendre la genèse.

Jean-Philippe Accart

* Exposition jusqu'au 9 octobre 2016

** La villa Diodati est célèbre pour avoir eu comme hôtes Lord Byron, Percy Shelley et Mary Shelley. Elle est bien culturel suisse d'importance nationale

14:59 Publié dans Exposition, Genève, Histoire, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook