13/08/2017

L'éducation aux médias passe par la voie numérique

educpop-big.jpgLa technologie numérique a ses bons et ses mauvais côtés. Dans le domaine de la presse, les effets peuvent être dévastateurs et entraîner la disparition de journaux et magazines pourtant appréciés du public, mais plus assez rentables aux yeux des groupes qui les détiennent. L'exemple suisse le plus récent est celui du magazine L''Hebdo disparu il y a peu. Les journalistes et les collaborateurs du journal touchés de plein fouet, à l'instar d'autres professions, se (re)convertissent et trouvent d'autres voies. Et celle qui justement les met en danger, la voie numérique, offre des opportunités que certains comme l'organe de presse en ligne payant "Médiapart" ont su saisir avec bonheur et succès.

Les médiateurs d'information que sont les journalistes ont un rôle majeur à jouer, à l'heure des fausses informations, ou erronées, des théories du complot, de la fraude et plagiat qui se développent à l'envie sur Internet. Avec tous les dangers que l'on sait. Jean-Claude Domenjoz, ancien collaborateur et blogger à L'Hebdo, enseignant et formateur, a continué son chemin sur Internet avec son blog L'Education aux médias et à l'information que l'on ne saurait trop conseiller de suivre. Il est à la fois pédagogique, didactique et en plein dans l'actualité. Le dernier article publié détaille les impacts des algorithmes qui "façonnent notre vision du monde". Et les solutions proposées sont dignes d'intérêt.

Jean-Philippe Accart

Ill. extraite du site (suivre ce lien)

 

 

 

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03/08/2017

Rencontre avec Alberto Manguel, héritier de Jorge Luis Borgès

manguel.jpgUn voyage à Buenos Aires - en vue de découvrir cette ville magnifique s'étirant au bord du Rio de La Plata - est aussi une manière de marcher dans les pas de Jorge Luis Borgès, auteur que j'avais déjà évoqué dans un précédent billet de ce blog. Les connexions de l'écrivain argentin avec la Suisse sont importantes car il y vécut enfant, et il repose maintenant au cimetière des Rois à Genève.

Quoi de mieux que de rencontrer (même brièvement) son héritier spirituel en la personne d'Alberto Manguel, écrivain et directeur de la Bibliothèque nationale d'Argentine ? Celui-ci a bien voulu me recevoir et j'ai ainsi pu découvrir son projet de rénovation du bureau de Borgès dans l'ancienne bibliothèque nationale (calle Mexico 564) dont celui-ci fut le directeur entre 1955 et 1973. L'actuelle bibliothèque nationale n'a rien à voir avec l'ancien édifice, le nouvel édifice ressemblant à un énorme vaisseau extra-terrestre posé dans la ville. Cependant, un pays qui nomme à la tête d'une institution culturelle prestigieuse deux de ses plus grands écrivains ne peut mériter qu'une grande considération. 

Retrouver les traces de l'écrivain Borgès dans Buenos Aires n'est pas aisé, rien n'est vraiment fait pour cela, contrairement à d'autres villes qui nous font vraiment suivre les chemins empruntés par leurs écrivains (on pense notamment à Trieste où vécurent Umberto Saba, Italo Svevo, Claudio Magris ; ou Ferrare avec Giorgio Bassani). S'il existe bien une Fondation Borgès créée en 1988 par sa veuve Maria Kodama ainsi qu'un centre culturel qui porte son nom, la rénovation du lieu où Borgès travailla pendant 18 ans, en plus de quelques dizaines d'ouvrages annotés de sa main possédés par la bibliothèque nationale, va contribuer à conserver sa mémoire. En attendant, il faut lire ou relire Borgès et son héritier Alberto Manguel qui se voit plus tard comme un futur "ermite". 

Jean-Philippe Accart

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