21/10/2017

Selon Google, l'intelligence artificielle ne constitue pas une menace

machine_learning.jpgMichel Benard est responsable pour la Suisse des relations de Google avec les universités. Il a donné une conférence le 19 octobre dernier aux étudiants de l'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), inaugurant ainsi les "Google Series" qui promettent d'être passionnantes.

Le 1er thème abordé portait sur la thématique générale des "Machine Learning" et donc de l'intelligence artificielle, des algorithmes et de leur supposé pouvoir de remplacer l'homme prochainement. En machine learning, l'idée est que l'algorithme puisse construire une "représentation interne" tout seul afin d'effectuer la tâche qui lui est demandée (prédiction, identification). Pour cela, il va d'abord falloir lui entrer un jeu de données d'exemples afin qu'il puisse s'entraîner et s'améliorer, d'où le mot apprentissage (learning). Ce jeu de données s'appelle le training set. Michel Benard a donné l'exemple des systèmes de recommandation, appelés ainsi car ils sont basés sur les achats d'une personne en ligne, par exemple sur Amazon, et le système va lui recommander d'autres achats similaires, effectués par d'autres personnes. 

Cependant il a apporté un sérieux bémol aux progrès l'intelligence artificielle : malgré toutes les inquiétudes évoquées dans les médias, le machine learning, et de manière plus générale l'intelligence artificielle, ne constituent pas une réelle menace. En l'état actuel, on est vraiment très loin d'avoir atteint un niveau d'intelligence suffisant chez les machines pour avoir de quoi s'inquiéter. Ainsi toutes les prédictions alarmistes sur le remplacement de l'homme par la machine ne semblent pas très sérieuses. Une machine n'a pas de conscience, et ne ressent pas d'émotions, elle est incapable de relier entre elles des informations complexes que le cerveau humain déchiffre rapidement. Et de conclure: "La science fiction reste de la science fiction".

Jean-Philippe Accart

Ill. extraite de ce site

 

21:47 Publié dans Air du temps, Emotion, Intelligence artificielle, Suisse, Université | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

Commentaires

Bruxelles se penche sur l'IA pour tenter d'introduire des lois qui limiteraient son impact négative.
Google, par intérêt commercial, doit avoir un discours rassurant qui contrebalance les avertissements lancés par un groupe de scientifiques les plus connus.

Les firmes dans ce domaine, ont certainement des lobbies un peu partout, aidé en cela par l'idéologie libérale du laisser tout faire.

L'impact de l'IA, ce n'est pas seulement de remplacer un poste de travail par une machine, mais la structure même d'une entreprise changera pour fonctionner autour de l'IA (usine autonome, véhicule utilitaire autonome, ...).

Le monde du travail, n'a cesser de se standardiser pour s'automatiser le plus possible afin d'augmenter son efficacité. C'est le prélude à un remplacement de l'humain.

Ce qui sera épargné, seront les métiers qui nécessiteront le contact humain. Les métiers des soins par exemple, l'Art, etc.

Tout ceci vous parait loin. Rappelez-vous des progrès de l'électronique :
L'ordinateur dans les fusées Apollos, était simplement une grosse calculatrices. 10 ans après, les ados jouaient sur les ordinateurs.

Il faut avoir peur afin de réguler la mise en place de ces systèmes pour accompagner les changements.
Ne pas oublier, que plus la société se complexifie technologiquement, plus elle en devient dépendante, et plus elle en devient fragile.

Le but d'une société humaine doit être de satisfaire au mieux chaque humain qui la compose. Ce n'est pas de satisfaire une idéologie technologique ou politique.

Écrit par : motus | 22/10/2017

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