20/04/2018

Le Musée du Prado à Madrid explose sur Instagram. Voici pourquoi

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« Les explications en direct sur Instagram du Musée du Prado me rendent vivant». «Je suis étonné que le Prado soit en direct dans Instagram et explique des tableaux". Ce qui précède sont de véritables commentaires d'utilisateurs d'Instagram, surpris qu'une institution artistique comme le Musée du Prado ait décidé de faire chaque jour des vidéos en direct (les fameuses "stories") à propos d'un des tableaux de sa collection.

C'est en fait le cas depuis août 2017. Les premières vidéos ont montré une promenade à travers les salles vides, offrant aux utilisateurs « la possibilité de voir les salles d'une manière détendue et intime» selon les mots de Javier Sainz de Los Terreos, directeur de la communication numérique du Musée. " Les retransmissions ont été effectuées en silence." précise-t-il.

Les spectateurs ont demandé ensuite plus d'interactivité et qu' "il était nécessaire de raconter une histoire". Alors, le Musée a décidé de «commenter certains détails des œuvres ou des aspects qui passent habituellement inaperçus dans les visites, tous d'un point de vue informel, et de plus tous les jours». C'est ainsi que le format actuel est né. Le choix d'Instagram a été fait pour toucher une audience plus jeune et d'en faire un moment spécial car la vidéo n'est disponible que pour vingt-quatre heures. "C'est devenu un moment spécial ".

Jean-Philippe Accart

Voir : https://www.instagram.com/museoprado/

08/04/2018

La vie sur abonnement ou comment nous rendre captifs

prime.jpgPetit à petit, la vie quotidienne s'organise en fonction de personnes ou de machines qui pensent pour nous : même sans le savoir, nous sommes abonnés au travers de nos emails à un grand nombre de sites qui proposent des marchandises, des mises à jour logicielles obligatoires, des produits et auxquels il est parfois difficile de nous... désabonner. C'était le thème de l'émission Medialog de la RTS du samedi 7 avril : les exemples donnés sont édifiants et nous font mieux comprendre notre dépendance de plus en plus grande à des sociétés telles que Microsoft, Spotify ou Amazon (qui arrive bientôt en Suisse avec son abonnement Prime). L'exemple du streaming (en s'abonnant pour quelques euros par mois à un site fournisseur de musique) est particulièrement révélateur et fait que nous ne possédons pas ce que nous écoutons sur abonnement. La bonne vieille collection de disques ou de CDs n'est-elle qu'un souvenir, même si les disques vinyl reprennent du poil de la bête ?

Tout se loue actuellement, du bien matériel à la culture (de plus en plus de livres sont accessibles en streaming également). Les abonnements à des sites nous sollicitent constamment et conditionnent une manière de vivre de plus en plus orientée par un nouveau modèle économique qui vise à nous rendre captifs.

Jean-Philippe Accart