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  • La réalité virtuelle : une nouvelle dimension

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    definition-realite-virtuelle-630x330.jpgLa réalité virtuelle - cette technologie qui permet à l'homme de se dépasser ou tout du moins de découvrir des réalités qui ne sont pas la sienne au quotidien - est utilisée dans un certain nombre de domaines. L'aviation pour simuler des vols est un exemple connu et déjà ancien. D'autres applications voient le jour, notamment dans le domaine du jeu vidéo, mais également du jeu dit "Escape Game" : pour les néophytes, les Escape Games (phénomène qui connait un incroyable développement) est une manière de jouer en groupe et de trouver la solution pour sortir d'une pièce fermée. Des indices sont à découvrir et cela demande une certaine ingéniosité digne des énigmes policières. Un des rares Escape Game en Suisse utilisant la réalité virtuelle vient d'ouvrir à Etoy, un futur centre de loisirs. Mais pour les intéressés, je leur laisse découvrir le site par eux-mêmes.

    Une autre application digne d'intérêt de la réalité virtuelle est celle des expositions virtuelles. La presse francophone s'est fait l'écho durant l'été d'une initiative originale fruit de la collaboration de l'écrivain argentin, Alberto Manguel, et du metteur québecois Robert Lepage, et intitulée "La bibliothèque, la nuit". A partir du livre portant le même titre de l'argentin, R. Lepage parvient à faire visiter une dizaine de bibliothèques consécutives, et de pouvoir ainsi voir, feuilleter et lire des ouvrages inaccessibles. 

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : http://www.realitevirtuelle.com 

  • L'éducation aux médias passe par la voie numérique

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    educpop-big.jpgLa technologie numérique a ses bons et ses mauvais côtés. Dans le domaine de la presse, les effets peuvent être dévastateurs et entraîner la disparition de journaux et magazines pourtant appréciés du public, mais plus assez rentables aux yeux des groupes qui les détiennent. L'exemple suisse le plus récent est celui du magazine L''Hebdo disparu il y a peu. Les journalistes et les collaborateurs du journal touchés de plein fouet, à l'instar d'autres professions, se (re)convertissent et trouvent d'autres voies. Et celle qui justement les met en danger, la voie numérique, offre des opportunités que certains comme l'organe de presse en ligne payant "Médiapart" ont su saisir avec bonheur et succès.

    Les médiateurs d'information que sont les journalistes ont un rôle majeur à jouer, à l'heure des fausses informations, ou erronées, des théories du complot, de la fraude et plagiat qui se développent à l'envie sur Internet. Avec tous les dangers que l'on sait. Jean-Claude Domenjoz, ancien collaborateur et blogger à L'Hebdo, enseignant et formateur, a continué son chemin sur Internet avec son blog L'Education aux médias et à l'information que l'on ne saurait trop conseiller de suivre. Il est à la fois pédagogique, didactique et en plein dans l'actualité. Le dernier article publié détaille les impacts des algorithmes qui "façonnent notre vision du monde". Et les solutions proposées sont dignes d'intérêt.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite du site (suivre ce lien)

     

     

     

  • Magnus, ou l'art à portée de votre smartphone

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    resch.jpgMagnus Resch a compris l'intérêt du public pour l'art en créant une application, Magnus, qui offre beaucoup de possibilités à portée de tout un chacun. Allemand, âgé de 32 ans, ayant fréquenté des universités prestigieuses (Harvard, the London School of Economics, St Gall...), il est également auteur et créateur de start-ups. Son intérêt pour l'art se manifestait déjà à 20 ans quand il co-dirigeait une galerie d'art pour financer ses études.

    Son application Magnus - disponible depuis un an sur Google Play et Apple Store - est originale et devrait remporter un grand succès. Elle permet de connaitre les détails d'une oeuvre picturale dans un musée. Il faut pour cela la photographier et en quelques minutes, Magnus vous indique le nom du peintre, son histoire et des exemples de tableaux similaires.

    Magnus dispose de 10 millions de données fournies par des galeries et des salles de ventes, les usagers peuvent aussi fournir des informations.

    Qui a dit que l'art n'était pas à portée de mains ? Il est en tous cas à portée de smartphone...

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du Monde sur ce sujet

     

     

  • "Les lectures de Lénine": une exposition à la Bibliothèque nationale suisse

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    lenine.jpgPeu de personnes le savent (à part quelques initiés) ou s'en souviennent, mais  Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, fréquenta la Bibliothèque nationale suisse en 1915 (à l'époque die Landesbibliothek), soit deux ans avant la Révolution bolchevique qui bouleversa et bouleverse encore la carte du monde. Il est, avec son épouse Nadejda Krupskaïa, vraisemblablement habitué de la Suisse, puisqu'ils vécurent plusieurs années à Genève au début du XXè siècle. Un article fort intéressant de la Tribune de Genève relate ce passage de Lénine à Genève.

    Mais que lisait donc le célèbre révolutionnaire dont la dépouille est toujours conservée dans son mausolée du Kremlin ? La Bibliothèque nationale a bien sûr conservé des traces du passage de ce visiteur si célèbre - mais inconnu à l'époque - et notamment les fiches de prêt des livres, soit une soixantaine. Ce sont des livres d'histoire, mais aussi des livres sur l'organisation, la technique ou encore la politique - en allemand, français et italien.

    L'exposition qui se tient en ce moment à Berne jusqu'au 26 août (en prémice des célébrations de la révolution d'octobre 1917), raconte ce parcours livresque en présentant des documents qui n'ont encore jamais été montrés, en provenance des Archives fédérales et des Archives de l'Etat de Berne. A l'époque, Lénine se montra impressionné par le système des bibliothèques en Suisse. Il partit ensuite pour Zürich, puis retourna en Russie et nous connaissons la suite de l'histoire...

    Jean-Philippe Accart

  • WonderAlp, le cabinet de curiosités au 21è siècle

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    dragon.jpgDébut 2016, je relatais le lancement de l'application WonderAlp dans ce blog, sorte de "cabinet de curiosités" nouveau style et tendance geek. Non content de cette expérience originale, l'expérience est étendue à un site web en trois langues (F-D-E), site web qui permet de mieux se rendre compte de ce que peut être un cabinet de curiosités.

    Réalisé à partir de livres de voyages anciens dans les Alpes, WonderAlp montre des images de dragons, fossiles, cristaux, plantes, animaux ou phénomènes naturels, et donne une "vision de la nature à la fois rationnelle et merveilleuse, savante et populaire". Entre les 16è et 17è siècles, la science était émerveillée par la nature. Le site est organisé en trois espaces (Les dragons des Alpes, Fossiles et cristaux, Des plantes aux paysages), et présente de nombreux objets découverts lors des premiers voyages dans les Alpes.

    Partez à la découverte des Alpes sous un angle original et explorez une autre histoire des savoirs sur cette région.

    Jean-Philippe Accart

    Voir sur YouTube les vidéos de lancement :

    - WonderAlp. Une science émerveillée. Les Alpes et la culture de la curiosité https://youtu.be/7XdFgTq55bA 

    - WonderAlp. Wonder and Science. The Alps and the Culture of Curiosity https://youtu.be/5gmj8a08Fjw

    - WonderAlp. Eine staunende Wissenschaft. Die Alpen und die Kultur der Wissbegier https://youtu.be/M4QYUlcGP9c

     

     

  • Le règne des plateformes en ligne

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    plateforme.jpgIl semble que nous soyons voués à ne pouvoir évoluer - sur Internet - que dans un monde de plateformes numériques auxquelles il faut s'abonner pour bénéficier d'un certain nombre de services. C'est vrai au quotidien dans les banques, les assurances, au sein de l'entreprise où l'on travaille (avec l'Intranet), mais aussi sur le plan culturel, oisirs, social, de la formation, de l'éducation...

    L'avantage très net de ces plateformes en ligne est d'offrir un point d'accès unique à un certain nombre d'informations qui sont regroupées et présentées de manière attractive. Les bibliothèques proposent des portails documentaires depuis de nombreuses années (le portail Europeana auquel collabore la Bibliothèque nationale suisse allie des ressources de musées, d'archives soit plusieurs millions de documents).

    Les nouvelles plateformes qui se mettent en place sont maintenant sociales et collaboratives, elles allient les réseaux (professionnels, sociaux, amicaux, d'écrivains, pour enfants, adolescents...) et proposent du texte, des messages courts ou longs, mais aussi du son, de la vidéo... La communication instantanée avec Snapchat ou Instagram semble avoir le vent en poupe.

    Un panorama complet des plateformes numériques est proposé dans un dossier en ligne sur mon site http://www.jpaccart.ch

    Jean-Philippe Accart

    Source illustration : Thot cursus

  • "Le Livre des Cercles" ou comment représenter les savoirs

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    h_limamanuel3.jpgManuel Lima, auteur, conférencier et chercheur newyorkais, avait déjà fasciné avec la publication de The Book of Trees, prenant la métaphore de l'arbre pour visualiser les savoirs humains. Ce qui était fascinant était sa recherche d'une riche iconographie en vue d'illustrer son propos, en se fondant sur la visualisation des données (data visualization), concept à présent très développé grâce aux réseaux sociaux, et qui permet de visualiser graphiquement sous forme d'infographies des concepts, des thématiques, infiniment plus parlantes qu'un définition.

    Il reprend la même idée, mais cette fois-ci en utilisant le thème du cercle, cercle qui permet également de représenter les savoirs, sous forme d'un simple dessin circulaire, d'une peinture plus élaborée, autorisant un nombre infini de paraboles et de métaphores. L'iconographie est très recherchée, reprenant aussi bien des illustrations du 17 ou du 18ème siècles jusqu'à des représentations très stylisées de l'art moderne, ou des démonstrations scientifiques et mathématiques.

    A ranger dans la catégorie des "beaux livres" de par le soin apporté à sa composition, le livre de Manuel Lima nous fait considérer le monde, l'humain et ses connaissances sous d'autres angles, d'autres points de vue, graphiques cette fois-ci.

    Jean-Philippe Accart

    "The Book of Circles. Visualizing Spheres of Knowledge", Manuel Lima, New York, Princeton Architectural Press, 2017.

    Voir le site de Manuel Lima www.visualcomplexity.com 

     

  • Madame de Staël entre dans La Pléiade

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    stael.jpg2017 est l'année du bicentenaire de la mort de Germaine de Staël, et cet événement est célébré à la fois en France et en Suisse. Très célèbre dans toute l'Europe à son époque pour défendre le rôle et la condition des femmes dans la société, elle est née à Paris en 1766 d'un père genevois, Jacques Necker (alors ministre des Finances de Louis XVI) et d’une mère vaudoise, Suzanne Curchod qui tenait un salon littéraire à Paris et recevait Diderot. Baignée par l'esprit des Lumières, elle écrit de nombreux ouvrages, essais et romans : De l'Allemagne ; Delphine ; De la littérature ; Corinne ou l'Italie...

    Peu appréciée par Napoléon (et réciproquement), elle se réfugie alors au Château de Coppet qu'elle hérite de son père et continue à écrire. Esprit libre, moderne et sensible, elle est une des rares femmes à entrer dans La Pléiade.

    Cet anniversaire est l'occasion d'un certain nombre de manifestations à Coppet, à Paris. Mme de Staël sera notamment interprétée par l'actrice Brigitte Fossey, au cours d'une pièce de théâtre retraçant sa confrontation avec Napoléon.

    Jean-Philippe Accart

    Madame de Staël, Œuvres, édition de Catriona Seth avec la collaboration de Valérie Cossy
    Parution le 20 Avril 2017
    Bibliothèque de la Pléiade, n° 621

    Bicentenaire Mme de Staël, Château de Coppet et Paris, d’avril à juillet. www.festivaldestael.ch 

  • Sauvegarde du patrimoine écrit avec l'Archive mondiale arctique

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    arctique.jpgLes Scandinaves sont des peuples prudents, conscients des dangers qui peuvent frapper le monde. La destruction du patrimoine mondial de l'humanité n'est pas une des moindres peurs, soit par les guerres, soit par les catastrophes naturelles ou causées par l'homme.

     

    Afin de trouver une solution par rapport à une destruction du patrimoine écrit, une "Archive mondiale arctique" vient de voir le jour en Norvège, construite par la société Piql, avec pour objet de conserver les données sous format numérique, en priorité les documents culturels et historiques. Cela avait déjà été le cas pour la Réserve mondiale des semences hébergée également dans les profondeurs glacées de l'Arctique.

     

    N'importe quelle entreprise peut faire la demande afin que ses données soient hébergées pour être protégées. Celles-ci seront stockées sur des supports numériques. La société Piql affirme que les données peuvent être conservées plusieurs centaines d'années, à l'abri de toute catastrophe, protégées par le permafrost et des températures très basses.

     

    Jean-Philippe Accart

     

    Voir l'article de Business Insider du 6 avril 2017

     

    Illustration Alexyna Centerblog

     

  • L'EPFZ et le storytelling avec Explora

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    illustration_reinette-1600x4800.jpgVous connaissez le storytelling ou communication narrative ? "Le storytelling est littéralement le fait de raconter une histoire à des fins de communication. Dans un contexte marketing, le storytelling est le plus souvent le fait d’utiliser le récit dans la communication publicitaire". * La technique du storytelling doit normalement permettre de capter l’attention et de susciter l’émotion.

    La bibliothèque de l'EPFZ (Ecole polytechnique fédérale de Zürich- ETH) vient de lancer sa plateforme de storytelling Explora (en anglais et en allemand). La particularité à souligner de cette plateforme est qu'elle permet d'utiliser les collections graphiques de la bibliothèque et de créer des histoires à partir de celles-ci: les premières histoires reprennent par exemple les collections imprimées concernant la faune et la flore avec de magnifiques illustrations ; ou illustrent des évolutions technologiques comme les capacités de stockage de l'information. La prochaine histoire prévue pour juin décrira le pouvoir du marbre dans l'architecture. Il est possible d'obtenir plus d'informations en contactant l'EPFZ.

    Jean-Philippe Accart

    * Définition "L'Encyclopédie illustrée du marketing" - Egalement : "Comment BOOSTER votre chiffre d’affaire grâce au Storytelling : Le guide complet" par alexandrenhd

    Illustration provenant des collections de la bibliothèque EPFZ "Reinette Baumann"

  • Webstory.ch : lire, écrire et publier des textes en ligne

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    logo.pngNous avons tous une ou des histoire(s) à raconter: celle inspirée par nos parents, nos grands-parents, ou nos enfants ; nos voyages sont aussi une belle source d'inspiration (on ne compte plus le nombre de blogs éphémères) ; certains écrivent leur quotidien au fil d'un journal en ligne... Bref, en parallèle à la photographie personnelle qui s'expose de plus en plus sur les comptes Instagram, l'écriture en ligne (ou l'écriture sur le web), a peut-être de beaux jours devant elle.

    C'est certainement ce qui a motivé Helena Zanelli, fondatrice du site webstory.ch, initiative prometteuse et originale. Il s'agit d'une plateforme d'écriture, qui permet à la fois d'écrire et de publier, mais aussi de lire de nouveaux textes, sur son mobile par exemple. Avec Internet, les textes courts sont privilégiés et s'adaptent complètement à ce média. Webstory.ch permet d'être webreader, webwriter, ou les deux à la fois. Plusieurs possibilités d'abonnements sont proposées et vont être développées. 

    Non contente d'offrir cette plateforme, la créatrice lance depuis 2012 un concours annuel d'écriture avec des thématiques différentes (en 2016, le polar) sous la houlette d'un jury. Le concours 2017 devrait être annoncé prochainement.

    Jean-Philippe Accart

  • Les écrans sont une drogue (dure)

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    dh.pngDans un article du New York Post, l'auteur, le Dr Nicholas Kardaras, parle du cas de John dont la mère Susann a trouvé que l'achat d'un iPad pour son fils répondait aux exigences actuelles de l'enseignement. Le laisser jouer des heures entières au jeu Minecraft lui rappellait quand elle-même jouait aux Legos étant enfant. 

    Bientôt, John, pourtant féru de baseball, refusa de retrouver son équipe, ou de lire tant Minecraft polarisait son attention. Une nuit, elle le retrouva dans son lit, les yeux exorbités fixés sur l'écran, dans un état catatonique.

    On sait maintenant, toujours selon le Dr Kardaras, que les écrans quels qu'ils soient sont addictifs et sont équivalents à l'usage des drogues dures, et c'est évidemment pire si l'habitude est prise dès l'enfance. Il est révélateur que les parents vivant dans la Silicon Valley, Steve Jobs lui même ou Larry Page le fondateur de Google, inscrivent leurs propres enfants dans des écoles traditionnelles, les Waldorf Schools, utilisant très peu les technologies actuelles, et donc moins d'écrans...

    Le Dr Peter Whybrow, neurologue à UCLA, qualifie les écrans de "cocaïne technologique", et les chercheurs chinois, d'"héroïne digitale". Susann a supprimé la tablette à John, et la désintoxication a pris quatre années.

    Jean-Philippe Accart

    Crédit photo: Getty Images

  • Comment travaillez-vous avec le numérique ?

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    entrepreneur.jpgDans son Bloc-Notes, Bertrand Duperrin a écrit son dernier billet sur le "Digital Worlplace: à la fois plus fragmenté et plus intégré" dont je vous livre quelques réflexions : il ne croit plus à un environnement unique type Intranet qui rationnalise et unifie les accès pour l'ensemble des collaborateurs d'une même société et qui produit l'effet inverse que celui souhaité, car devenant une véritable "usine à gaz". Les réseaux sociaux d'entreprise n'ont plus la cote, à ses yeux, car ils sont souvent beaucoup moins simples à utiliser que Facebook et Twitter...

    Pour Bertrand Duperrin, mieux vaut adopter des solutions informatiques simples qui s'emboîtent les unes dans les autres comme des briques, il promeut la fragmentation alors que les grands systèmes informatiques type Microsoft sont pour des solutions uniques clés en mains.

    Pour l'auteur également, le collaborateur doit retrouver au travail ce qu'il connait et ce qu'il utilise déjà dans sa vie privée, des outils simples d'accès et d'utilisation. L'outil Flow qui réunit un certain nombre d'applications semble être une des solutions.

    Jean-Philippe Accart

  • Etre parent à l'ère du numérique

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    Comment agir en tant que parent à l’ère du numérique ? | Edupronet

    addiction.pngLa solution nous vient du Québec avec la publication d'un guide "Etre parent version numérique" qui pourra s'avérer très utile aux parents déconcertés par l'usage intensif qui est fait par leurs enfants des smartphones, tablettes ou réseaux sociaux... Ce guide complet et didactique - en ligne - est écrit par Michèle Bourdon, éducatrice spécialisée et mère de trois enfants. Même s'il est vrai qu'enfants et ados ont les yeux rivés en permanence sur leurs téléphones portables (mais leurs parents aussi...), il est tout de même bon de réglementer quelque peu les usages au sein d'une même famille, afin que les échanges et discussions soient possibles. Ce guide pratique aborde les thématiques liées aux questions de sécurité et d’identité numérique, des risques sanitaires induits par une trop grande exposition aux écrans, ainsi que la manière de gérer le temps d’utilisation. Par ailleurs, l’éducatrice propose des conseils pour aborder, encadrer et accompagner l’utilisation des écrans par les adolescents. Somme toute, cette publication apprendra certainement aux parents et à leurs enfants à se servir des technologies ou tout du moins à prendre conscience des avantages, des risques et dangers possibles.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Source Illustration : https://lesbrouillons.wordpress.com/tag/parents/ 
    Voir aussi : Edupronet 

     

  • La médiation de l'information à l'heure du numérique

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    Image.jpgLes professions de l'information (journalistes, documentalistes, bibliothécaires, éditeurs...) - passeurs et intermédiaires de l'information - sont amenées à se poser de sérieuses questions quant à leur avenir dans une société du tout numérique.  Sont-elles encore utiles à l'heure des réseaux sociaux, des moteurs de recherche et de l'information à portée de clic ? Le constat cependant est clair : la désinformation, le trop plein d'informations, la fraude et le plagiat, les fausses informations sont des phénomènes qui produisent des effets dévastateurs comme le montre l'actualité récente. En réalité, et c'est paradoxal, le besoin de médiation à l'heure du numérique n’a jamais été aussi grand, et c'est dans cette voie que doivent se situer ces différentes professions. Les outils et technologies numériques actuels sont des avancées incontestables, mais demandent une certaine maîtrise pour les utiliser correctement, discerner le vrai du faux, faire face à ce qu'on appelle l'info-obésité.

    Le rôle des professionnels de l'information est donc essentiel, il doit être amplifié et valorisé. C'est la thèse que je développe mon nouvel ouvrage "La médiation à l'heure du numérique" publié aux Editions du Cercle de la Librairie.

    Jean-Philippe Accart 

    Découvrir l'ouvrage sous ce lien

     

     


     

  • Google, les musées et la réalité augmentée

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    gac.jpgAprès avoir investi le champ des bibliothèques avec la numérisation de millions d'ouvrages imprimés, Google a entrepris un nouveau chantier, celui des musées et de leurs collections, avec Google Arts & Culture. Plus de 1200 musées et centres d'archives dans le monde collaborent maintenant avec l'Institut culturel de Google (dont nous avons déjà parlé lors de son lancement dans ce post) afin de mettre les trésors du monde en ligne. Une année après son lancement, l'Institut propose maintenant plus de 200 expositions en ligne, allant des "Châteaux de la Loire" aux "Merveilles du Pakistan" en passant par "Shakespeare" ou "La Démocratie américaine".

    Pour les musées et leur public, l'avantage est immense : pouvoir proposer au plus grand nombre possible des expositions ou des collections parfois difficilement visibles, celles-ci voyant leurs effets décuplées avec la technique de la réalité augmentée en 3 dimensions. Un dinosaure se métamorphose en animal qui peut se déplacer grâce à cette technique.

    D'aucuns voient cependant cette emprise de Google sur la culture comme "une volonté totalisante": c'est le cas du philosophe Eric Sadin. Celui-ci rappelle, à juste titre, qu'une exposition ne peut être mieux vue que dans le cadre où elle est réalisée.

    Jean-Philippe Accart

    Lire l'article paru dans Le Monde du 14 novembre 2016 "Google étend son emprise à la culture"

     

  • Pitch my job ou la recherche d'emploi directement avec l'entreprise

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    pitch.pngIl existe de nombreuses inititatives pour faciliter la recherche d'emploi. La voie traditionnelle n'est pas à négliger, les agences et offices pour l'emploi non plus, mais Internet et les réseaux sociaux apportent des éléments facilitateurs non négligeables. Le réseau professionnel LinkedIn est souvent cité en exemple, les recruteurs ayant recours à lui pour consulter des CV en ligne, vérifier et croiser des informations sur des candidats.

    La tendance actuelle est d'éviter les intermédiaires, et de mettre en contact directement candidats et entreprises. Le site pitch my job relève de cette catégorie et mérite d'être signalé: créé en 2013, il a le soutien de l’incubateur d'entreprises AMBITION dans les locaux des MBA ESG à Paris. Il propose aux candidats de mettre en avant leur personnalité et leur motivation. Ceux-ci peuvent utiliser des vidéos ou leurs profils sur les réseaux sociaux, et les entreprises peuvent les contacter directement.

    Nul doute que ce type d'inititiave va se développer dans le futur.

    Jean-Philippe Accart

     

  • Changements numériques et rôle social des bibliothèques

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    080-zbz-2.jpgC'est le thème d'un reportage de la RTS dans l'émission Intercités du 4 novembre dernier intitulé "Hyperconnectées, les bibliothèques font leur mue" avec trois représentants de bibliothèques, celui de la ZentralBibliothek de Zürich, de Jeannette Frey (directrice de la BCU Lausanne) et de moi-même, en tant que directeur de la Bibliothèque de l'Ecole hôtelière de Lausanne.

    Le journaliste Etienne Kocher, visitant une des plus grandes bibliothèques de Suisse - la ZB Zürich et ses 2 millions d'ouvrages papier - était frappé de ne trouver aucun livre dans les nouvelles salles d'accueil du public. D'où la question : "Le livre n'a-t-il plus cours ?"... Vaste question qui demande plusieurs réponses et développements. Les trois représentants de bibliothèques sollicités vont tous dans le même sens : il y a effectivement de nombreux changements en cours dans les bibliothèques avec l'arrivée du numérique, des e-books, des réseaux sociaux (Mme Frey indique d'ailleurs à juste titre que le numérique entraîne une sorte d"'invisibilité" des ressources disponibles puisqu'en ligne), mais nous sommes vraiment dans une période intermédiaire où le "tout numérique" n'est encore pas rentré dans les habitudes. C'est notamment vrai des étudiants (à la BCUL ou à l'Ecole hôtelière) qui, bien qu'hyperconnectés, préfèrent encore les livres papier pour leurs révisions ou des lecteurs d'une bibliothèque publique qui vont lire le dernier prix littéraire dans sa version traditionnelle.

    Même si le numérique est en marche, et c'était l'objet de mon intervention, il est notable de constater que de nouvelles bibliothèques sont construites en Europe ou rénovées. L'importance du "lieu bibliothèque" dans une ville, sur un campus universitaire est même renforcée par l'entrée du numérique, car le besoin d'un véritable "lieu social" et d'échanges n'a jamais été aussi fort.

    Jean-Philippe Accart

    Photo : la ZentralBibliothek Zürich

  • La désobéissance numérique

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    510_harcourt_size1.jpgC’est au détour de Twitter que je suis tombé sur Bernard E. Harcourt et sur son dernier livre au titre à la fois attractif et un peu étrange - qui pourrait être le titre d’un film - Exposed. B. E. Harcourt a un parcours universitaire, il est juriste, professeur de droit à Columbia University à New York où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought. Il est aussi directeur d'études à l'Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales.

    Cet ouvrage, passionnant car il raconte notre histoire à l’heure du numérique, porte bien son titre : nous sommes tous exposés au sens où ce qui est important à l’heure actuelle est non pas notre être physique, mais notre identité numérique. Vision pessimiste du monde contemporain ou vision réaliste ? Les nouveaux modèles qui nous sont proposés le sont à partir du big data avec l’analyse des données numériques que nous produisons quotidiennement sans même nous en rendre compte : prévoir nos désirs, nos achats, nos envies, nos déplacements tel est l’objectif. 

    Comment résister (Disobedience) ? C’est la vraie question. Tout rejeter en bloc ? Débrancher, se déconnecter ? De plus en plus d’individus s’essaient à cet exercice, afin de ne plus succomber à ces addictions. Mais est-ce bien réaliste ? Cela revient à refuser aussi la vie actuelle, les liens tissés et entretenus au travers des réseaux sociaux par exemple, que ces liens soient simplement sociaux ou utilement professionnels

    Le grand mérite de cet ouvrage est de nous mettre en garde contre ces addictions plus ou moins grandes auxquelles nous succombons à notre corps défendant parfois. Le simple fait de lire cet ouvrage nous fait prendre conscience de cette réalité, pour notre plus grand bénéfice.

     Jean-Philippe Accart

    Lire la version longue de ce texte

     

     

  • Code Voynich : le plus mystérieux des manuscrits va-t-il (enfin) livrer ses secrets ?

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    voynich.jpgEn 2017, la maison d'édition espagnole Siloe à Burgos sera le premier éditeur à publier l'un des manuscrits les plus mystérieux de tous les temps, le célèbre Code Voynich (du nom de son découvreur en 1912 en Italie, l'antiquaire Wilfrid Voynich). Il sera diffusé à 1 000 exemplaires et chaque reproduction vendue entre 7.000 et 8.000 euros. Près de 300 acheteurs ont déjà réservé un exemplaire.

    Enigmatique comme une intrigue d'un roman d'Umberto Eco, ce manuscrit médiéval n'a jamais pu être déchiffré, même par les plus grands cryptographes. Il mélange des mots, des images, des plantes, des animaux. Attribué à Leonard de Vinci, (mais la datation au carbone 14 du vélin montre qu’il a été fabriqué entre 1404 et 1438), il est la propriété de la bibliothèque Beinecke, de l'université Yale aux Etats-Unis, une des plus riches bibliothèques patrimoniales du monde. 

    18 mois vont être nécessaires pour fabriquer le premier fac-similé de ce manuscrit de 200 pages, guère plus grand qu'un livre de poche. Le processus a débuté en avril dernier. Le papier utilisé par Siloe a été traité d'une façon particulière pour ressembler au vélin d'origine. La diffusion à une plus grande échelle de ce manuscrit permettra peut-être de le déchiffrer ?

    Jean-Philippe Accart

    Ill. et pour en savoir plus, suivre ce lien

  • Mieux comprendre ce qu'est l'information avec Info Track de l'Université de Genève

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    logoInfoTrack.pngLes bibliothécaires de l'Université de Genève se soucient de leurs étudiants et de leurs professeurs. Ils mettent à disposition une formation en ligne, Info Track, leur permettant de mieux gérer l'information, de l'évaluer, tout en sensibilisant au phénomène grandissant du plagiat.

    Il s'agit de plusieurs modules indépendants (Comment trouver ; Plan de recherche documentaire ; Trier ; Plagiat ; Rédaction et communication), s'appuyant sur des vidéos courtes explicatives - et présentées avec humour - , une rubrique "A retenir" et un quizz.

    Aider les étudiants dans la réalisation de leurs travaux académiques est donc l'objectif principal de cette formation nouvelle manière en ligne qui va s'avérer certainement vite utile et indispensable.

    Jean-Philippe Accart

  • Un Internet plus sûr pour les ados avec "AfterSchool"

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    afterschool.pngEnfants et ados sont de gros utilisateurs d'Internet et des réseaux sociaux, c'est entré dans leurs habitudes de vie avec le souhait également d'avoir une certaine indépendance par rapport aux parents. D'où une utilisation moindre de Facebook par exemple considéré comme un réseau pour les "vieux" (ce qui ne se vérifie pas d'ailleurs avec une utilisation très différente selon les pays, les classes d'âge ou les milieux sociaux). 

    Des applications de plus en plus nombreuses sont créées à destination d'un public jeune (comme Kiwi dont il a été question sur ce blog). La préoccupation légitime des parents est bien sûr que les enfants puissent s'y connecter sans danger.

    Le très sérieux Financial Times consacre un article récent à AfterSchool, application très utilisée dans les High Schools américaines qui présente la particularité de pouvoir échanger anonymement entre étudiants d'une même école, sans interférence des parents.

    L'application est modérée par un "bureau de sécurité" qui filtre les contenus violents ou illicites. C'est tout du moins ce qu'affirme son créateur, Cory Levy. Ces contenus sont communiqués à l'administration de l'école, ou à la police selon les cas. 

    Depuis ces mesures de sécurité, l'application gagne plus de 100 000 utilisateurs toutes les deux semaines.

    Jean-Philippe Accart

  • La désinformation gagne du terrain

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    desinformation.jpgUne multitude de raisons explique que la désinformation gagne du terrain : une des causes principales est l'accès "non raisonné", sans recul, sans intermédiaire ou esprit critique aux réseaux de l'information grâce à Internet, aux smartphones, aux médias sociaux etc.  L'information est pléthorique, difficile à contrôler.

    Les théories du complot induisent un doute permanent dans l'esprit de tout un chacun, les informations qui arrivent en flux continue sont souvent prises au premier degré, et le poids des images, de la vidéo est de plus en plus grand. Selon la manière dont elles sont prises, ou le contexte dans lequel elles sont mises, leur interprétation peut varier du tout au tout. Le débat public devient de plus en plus hystérique, car il n'y a plus de garde-fou, pourtant nécessaire dans toute société démocratique.

    En réalité, le besoin d'intermédiaire, d'intermédiation n'a jamais été aussi grand : journaliste, éditeur, enseignant, bibliothécaire et documentaliste doivent reprendre leurs rôles.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration: http://www.decryptnewsonline.com/ 

     

  • Les "500 mots métiers : bibliothèques, archives, documentation, musées"

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    .Couv_KLOG_500MotsMetiers_140x210_m.jpgJ'ai le plaisir de vous présenter mon nouvel ouvrage, co-écrit avec Clotilde Vaissaire-Agard, directrice des Editions KLOG. L'idée de ce livre me trottait dans la tête, car rien n'est paru d'équivalent depuis plusieurs années.

    « Les 500 mots métiers » répertorie les termes utiles aux métiers des bibliothèques, des musées, de la documentation et des archives, à la fois traditionnels mais prenant en compte l'ère numérique actuelle. Il revisite les définitions existantes, les illustre d’exemples récents, de schémas et de liens, les situe dans le contexte professionnel et technologique que nous connaissons aujourd’hui.

    Le lecteur y trouvera donc une sélection de mots métiers et notamment les termes d’actualité qui lui permettront de nourrir sa réflexion et d’enrichir ses connaissances.  Cet ouvrage se révélera particulièrement utile pour l'entrée dans les écoles spécialisées et la préparation de certains diplômes (du CAS au MAS).

    Pour chaque terme, une traduction en anglais et en allemand est proposée afin de répondre aux besoins des professionnels travaillant dans un environnement multilingue.

    Aux Editions KLOG, depuis juillet 2016.

    Jean-Philippe Accart

  • Les "perles du Bac" 2016

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    perles.jpgEvidemment nous sommes en Suisse, et a priori ce que répondent les lycéens (gymnasiens ici) au BAC français ne concernent que très peu de monde de ce côté de la frontière. Cependant, nous avons la langue française en commun, et son usage, la manière dont elle est comprise par la jeune génération est toujours délectable... C'est ainsi que depuis plusieurs années, récolte-t-on ce qui est devenu une sorte d'habitude bien française, les fameuses"perles du bac".  La livraison 2016 ne dérogent pas à la règle, et elles sont pour certaines savoureuses. En voici quelques-unes, choisies parmi quelques dizaines: 

    – J’admire l’œuvre des studios Disney, et particulièrement Picsou, qui, je pense, est une représentation métaphorique de l’âme des hommes.

    – Si les gens n’obéissent pas aux lois, cela deviendra l’anarchie et les hommes se mangeront entre eux.

     

    – Il serait facile d’admettre que le désir est illimité lorsqu’une fille regarde un film avec l’acteur Ryan Gosling. Je vais expliquer ce phénomène dans le prochain paragraphe.

    – Le mouvement “nuit debout” est incompréhensible. Ces gens désirent quoi exactement ? Personne ne sait et cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres que nos désirs sont flous.

    – Le Général de Gaulle avait des oreilles aiguisées, ce qui lui a permis de s’enfuir à Londres avant l’arrivée d’Hitler en France.

    – L’histoire est très importante pour les peuples. Cela permet de se connaitre soi-même ainsi que nos ancêtres. Et nos ancêtres, c’est comme nous mais avant. En plus vieux, mais en fait déjà morts et plein de sagesse.

    – Marquer l’histoire, c’est bien. Mais encore faut-il faire quelque chose de grandiose, comme Sarkozy en allant déjeuner au Fouquet’s.

    Pour d'autres perles, suivre ce lien 

    Ill. Journal du Buzz

    Jean-Philippe Accart