29/11/2015

"Atlas Obscura" : des terres encore inconnues


terra incognita.pngA la question : "Existe-t-il encore quelque chose à découvrir dans ce monde ?", deux jeunes Américains, Joshua Foer et Dylan Thuras, férus de journalisme, de voyages et d'Internet ont répondu en 2009 par la création d'un site insolite, au nom mystérieux : Atlas Obscura.

Atlas Obscura souhaite devenir le guide de référence d'un monde merveilleux et offrir des lieux à découvrir. On peut dire qu'au bout de six années d'existence, le pari est réussi. Mais que trouve-t-on dans Atlas Obscura ? Classés par thèmes, des lieux insolites ou inexplorés ou inconnus : des villes miniatures ou souterraines, de gigantesques trous dans le sol dont on ne connait pas la profondeur, des églises et des pagodes insolites, des maisons de papier... cela semble sans fin.

L'un des intérêts d'Atlas Obscura est que c'est un projet collaboratif. Les explorateurs du monde entier peuvent collaborer et faire découvrir aux voyageurs curieux des sites étonnants ou cachés. Pourquoi pas vous ?

Jean-Philippe Accart

Page Facebook d'Atlas Obscura en suivant ce lien

22/11/2015

Welcomegrooves.de, l'insertion linguistique des migrants

grooves.pngLe programme en ligne Welcomegrooves.de lancé en novembre par la bibliothèque de Berlin-Mitte pourra peut-être inspirer les bibliothèques genevoises et suisses (et d'autres pays): il s'agit d'un programme linguistique pour les migrants, gratuit, comprenant six leçons de vocabulaire pour la communication de base. Elles peuvent être téléchargées facilement et gratuitement depuis le site www.welcomegrooves.de sur un téléphone portable comme fichier MP3 ou directement écoutées. 

Différents thèmes sont traités dans ces leçons, le mode de vie allemand, la culture allemande notamment. Les textes des leçons sont accessibles et imprimables gratuitement dans les bibliothèques, ils ont été traduits dans un nombre de langues non négligeable : en anglais, français, espagnol, russe, serbe, bosniaque, arabe, farsi, tigrinya, ourdou, somali, hausa, swahili, amharique et autres langues. 

Welcomegroove a été initié et lancé par Eva Brandecker, chercheur et producteur de la série des cours de langue ayant la particularité d'utiliser la musique pour mieux mémoriser les mots : 70 volontaires créatifs l'aident dans ce projet humanitaire d'insertion, projet qui ne bénéficie d'aucune subvention.

Les bibliothèques allemandes ajoutent ainsi une corde à leur arc social déjà bien développé.

welcomegrooves sur Internet :
- http://welcomegrooves.de
- http://blog.thegrooves.de/
- http://www.Facebook.com/thegrooves
- http://Twitter.com/thegrooves
- https://Storify.com/KuWiWege/deutschlernen-mit-den-welcomegrooves
 
Jean-Philippe Accart

02/11/2015

Etes-vous accro biblio ?

accrobiblio.pngOu biblio freak ? En d'autres termes, aimez-vous les bibliothèques ? C'est le nom d'une campagne nationale lancée par l'Association professionnelle BIS (Bibliothèque Information Suisse) à l'image des bibliothèques américaines très fortes dans le domaine du lobbying et du marketing. L'objectif est de rendre les bibliothèques plus visibles aux yeux du public (de tous les publics), ainsi que leurs prestations et leurs services.

Après les Etats-Unis en 2010, puis les Pays-Bas en 2013, c'est au tour de la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche devant suivre bientôt. Plus de 300 bibliothèques participent à cette campagne à l'heure d'aujourd'hui.

Une conférence pour présenter la campagne est donnée à UniMAil le 29 octobre sous l'égide de l'Association genevoise des bibliothécaires diplômés en information documentaire (AGBD). (Lieu et horaires de la conférence: 12h15 à 13h30, à UNIMAIL – Salle de formation 2220, dans la bibliothèque, accès par l’entrée Pont d’Arve – entrée libre, ouverte à tous). 

Jean-Philippe Accart

 

 

 

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25/10/2015

Le plagiat universitaire selon Michelle Bergadaà

plagiat_size1.jpgDepuis plus de dix ans, Michelle Bergadaà, professeur à l'université de Genève, fait oeuvre d'explication du phénomène du plagiat, qui touche de plein fouet les domaines académiques et universitaires  (et également politiques suite à plusieurs scandales de fraudes dénoncés dans la presse). Lancé en 2004, elle anime le site de recherche collaborative responsable.unige.ch qui compte actuellement plus de 25 000 abonnés.

La publication de son dernier livre "Le Plagiat académique. Comprendre pour agir" (Ed. L'Harmattan) apparait comme essentielle dans le paysage actuel pertubé de l'information et d'Internet: les étudiants, et peut-être parfois les enseignants - ne sont finalement pas assez armés par rapport aux fausses informations qui circulent sur le Net, à ce qui est repris d'un texte ou non, à ce qu'il faut véritablement citer.

D'emblée, l'auteur nous avertit et insiste sur la gravité du plagiat qui peut avoir de nombreuses conséquences, notamment sur un plan juridique (chap. 1.), puis détaille l'évolution du comportement plagiaire (il n'est pas rare qu'une thèse de doctorat soit copiée dans son intégralité) (chap. 2). Les profils de plagieurs (manipulateur ; fraudeur ; bricoleur ; tricheur) nous montrent les comportements différents face au plagiat: le besoin de normes, d'éthique, se révèle alors primordial (chap. 3). Et enfin, un chapitre en forme de slogan "Quand parler c'est agir" (chap. 4) qui insiste sur le fait qu'il faut se confronter au plagiat, engager les acteurs académiques et avoir le courage des mots.

Jean-Philippe Accart

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10/10/2015

Savez-vous rechercher sur Google ?

idee.jpgC'est le titre d'un post de Cédric Jeanblanc du 22 septembre sur le blog "Marketing & Innovation" : il nous rappelle à juste titre que tout un chacun, vous, moi, vos enfants ou votre grand-mère sommes persuadés que rien n'est plus facile que d'utiliser Google. En effet, quelques mots sont nécessaires pour obtenir des résultats... et beaucoup se suffisent de ceux-ci. Il est même connu que seule la première page de résultats est consultée...

La plupart des recherches sont donc superficielles, et donnent des résultats corrects quand il s'agit de chercher un hôtel, organiser un voyage, se procurer un billet de train ou commander des vêtements en ligne. Mais dès lors qu'il s'agit d'aller un peu plus loin, le moteur de recherche nous noie sous une pluie de résultats ou il ne trouve rien de pertinent. Il y a cependant des moyens de faire des recherches mieux ciblées en utilisant ce que Google lui même offre grâce à la "Recherche avancée" ou à différents filtres.

Cédric Jeanblanc propose d'utiliser ce que l'on appelle des opérateurs pour limiter au mieux une recherche, notamment pour la restreindre avec les guillemets (indiquant que vous recherchez exactement cette expression) ou l'exclusion avec le signe - si vous souhaitez exclure telle ou telle notion. L'opérateur OR (OU) permet d'élargir une recherche, alors que l'opérateur AND (ET) croise les notions entre elles (Google l'utilise d'ailleurs de manière implicite quand vous faites une recherche. Bref, suivez les conseils de C. Jeanblanc et vous n'en serez que plus satisfait !

Jean-Philippe Accart

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Pour aller encore plus loin avec Google :

- "Vos recherches avec Google" de Bruno Bernard Simon

- "Net Recherche" de Véronique Mesguisch

- "Le Métier de documentaliste" de Jean-Philippe Accart

 

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18/09/2015

Une pièce dite de Shakespeare ("Le double mensonge") analysée par ordinateur

William.jpgEn 2010 déjà, la presse anglophone et francophone faisait état d'une pièce "retrouvée" de Shakespeare, "Le Double mensonge" ("The Double Falsehood"). Un des spécialistes de l'auteur, Brean Hammond, affirmait que Shakespeare s'était associé pour l'écrire avec John Fletcher avec qui il avait déjà travaillé sur "Henry VIII" et "Les deux nobles cousins".

Suspense insupportable depuis trois siècles, très British finalement, et que nombre d'auteurs de romans policiers pourraient reprendre à leur compte...

Mais récemment, l'affaire est relancée dans un article de Melissa Healy du Los Angeles Times paru le 18 septembre s'appuyant sur une étude réalisée par deux chercheurs de l'Université d'Austin au Texas : leur étude est à la fois psychologique et informatique avec l'analyse exhaustive du texte par ordinateur. L'utilisation de la technique dite "Stylometry" permet de réaliser des mesures sur des millions de phrases afin d'analyser les redondances, le style, les termes employés et leur répétition, la place de ceux-ci dans une phrase, etc. Cette technique est utilisée également pour analyser les textes suspectés de plagiat.

Selon les auteurs de l'étude, Ryan L. Boyd and James W. Pennebaker, "le Double mensonge" est bien signée Shakespeare. Ils arrivent à cette conclusion après l'analyse par ordinateur de 54 pièces de Shakespeare et un certain nombre d'autres pièces d'auteurs de l'époque.

Jean-Philippe Accart

Suivez-moi sur Twitter : @jpaccart

13:36 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Ecriture, Histoire, Langues, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

03/09/2015

Si vous ne savez pas quoi lire, suivez les conseils des "Booktubers"!

booktube.jpgAvec la rentrée littéraire 2015, déferlent des centaines de nouveaux ouvrages dans les vitrines ou sur les sites des librairies. Selon Culturebox589 romans français et étrangers sont publiés cette année en France entre la mi-août et fin octobre...

Comment s'y retrouver ? Bien sûr, votre libraire favori ou votre revue préférée vous permettent de vous orienter. Mais il existe une autre manière d'être averti en suivant les conseils des "Booktubers"... Contraction des mots "book" et "YouTube", un "Booktuber" c'est vous et moi c'est-à-dire tout un chacun qui se filme en train de commenter une lecture récente, et qui diffuse ensuite la vidéo sur Youtube. Comme sur tout réseau social, il es possible de s'abonner à votre (ou vos) Booktubers préférés, même si le phénomène est plus anglo-saxon que francophone. Les vidéos des 4 plus grands booktubers anglo-saxons (polandbananasBOOKSjessethereader ou katystatic ) ont été visonnées plus de 12 millions de vues et comptent 200 000 abonnés...

Ce n'est donc pas un "petit" phénomème, mais une tendance actuelle du Web.

Quelques Booktubers:

Jean-Philippe Accart

+ d'informations dans cet article de la revue Archimag

26/08/2015

Une histoire visuelle des connaissances humaines

visuel.jpgUne des tendances actuelles du Web est la visualisation des données sous forme de graphiques interactifs, d'infographies, appelés aussi la "data visualisation" (vous en trouverez de nombreux exemples traités dans ce blog). Un spécialiste américain Manuel Lima, a mis en ligne une de ses conférences récentes sur le sujet où il montre au travers d'infographies comment les connaissances humaines sont reliées entre elles et se développent.
 
S'appuyant sur mille ans d'histoire de données cartographiques, à l'aide d'arbres de connaissances dans des domaines aussi variés que la médecine, la botanique, la littérature, Manuel Lima dresse ainsi sous nos yeux une carte vivante et dynamique des connaissances humaines. Les réseaux d'information ne sont pas loin. C'est une histoire fascinante de l'humanité qui nous est livrée.
 
Jean-Philippe Accart
 
Voir la conférence de Manuel Lima "A Visual History of Human Knowledge" 
 
Voir le site de Manuel Lima : Visual Complexity
 
L'illustration est extraite du site de Manuel Lima

13/08/2015

Un manuscrit chinois du 17ème siècle livre ses secrets grâce à la numérisation

cambridgecalligraphy5.jpgLa bibliothèque de Cambridge University vient de rendre disponible au public sous forme numérique un manuscrit chinois extrêmement rare et précieux, qui, au vu de sa fragilité, ne pouvait être ni ouvert, ni consulté. Il s'agit du "Manuel de la calligraphie et de la peinture" (Shi zhu zhai shu hua pu).
 

Ce livre date de 1633 est le plus ancien exemple connu de xylographie polychrome, inventé par Hu Zhengyan. La technique, aussi appelée douban, utilise plusieurs clichés appliqués successivement avec des encres différentes afin d'obtenir l'apparence d'une aquarelle peinte à la main. Le site de Cambridge explique que ces tirages douban sont admirables, avec des gradations de couleur  qui font que ce livre est «peut-être le plus bel ensemble de tirages jamais effectués

Le manuel contient huit catégories présentant des oiseaux, orchidées, bambous, fruits, pierres, dessins à l'encre. En plus de Shi zhu zhai shu hua pu, la bibliothèque a numérisé d'autres ouvrages de ses collections chinoises un texte bouddhique daté entre 1127 et 1175 et un billet de banque du 14ème siècle qui menace les faussaires de décapitation.
 
Jean-Philippe Accart
 
Pour plus d'informations, voir ce site

02/07/2015

SCRIBAY, un réseau social pour les auteurs

scibay.jpg

Tout le monde a une histoire à raconter !... mais vous ne savez pas comment vous y prendre. Ecrire sur un blog mais comment faire, être édité à son propre compte, écrire un manuscrit sans être sûr de la réponse des éditeurs... Il y a beaucoup d'incertitudes dans le fait de vouloir écrire et d'être publié ensuite. 

Alors pourquoi ne pas participer à un réseau d'auteurs tel Scribay ? Ouvert aux auteurs comme aux lecteurs, ce réseau permet de travailler et de partager des écrits en ligne gratuitement. Pensé puis développé par deux amis, ce réseau social a un objectif bien précis : « Offrir un espace de travail et de partage à l’écrivain d’aujourd’hui et de demain ».

Plusieurs fonctionnalités ont été développées pour écrire et publier à l’aide d’un traitement de texte en ligne, tout en contrôlant les conditions d’accès et de publication (commentaires, visibilité…). Chaque auteur reste maître de ses écrits et peut encadrer juridiquement ses œuvres avec la licence qu’il juge adaptée. Il peut même travailler sur plusieurs versions d’un texte. Les lecteurs peuvent ensuite choisir la police, les interlignes, la taille des caractères.

Il est même possible de lancer un défi d'écriture à la communauté à laquelle on appartient. 

 

 

20/06/2015

Minds, nouveau réseau social qui respecte votre vie privée

minds.pngCes jours derniers, un nouveau réseau social est apparu "Minds.com" avec pour slogan le respect de la vie privée. Des réseaux sociaux naissent régulièrement pour essayer de rivaliser avec Facebook ou Twitter... sans connaitre un grand succès jusqu'à présent.

La particularité de Minds est de se positionner sur un créneau spécifique: le respect de la vie privée. Facebook est en effet très critiqué pour justement ne pas respecter la vie privée. Minds aura-t-il sa chance face aux poids lourds actuels ? Cela reste à vérifier, mais l'initiative mérite d'être signalée, elle va dans le même que certains moteurs de recherche qui ne conservent pas les données de recherche. Nous avions parlé il y a quelques mois de Swisscows qui présente cette particularité.

Minds est basé sur un système open source et permet à ses membres d'envoyer des messages qui sont encryptés, de promouvoir eux-mêmes certaines informations sans que ce soit un algorithme qui s'en charge comme pour Facebook détruisant une certaine spontanéité. Minds propose cependant les mêmes fonctionnalités que tout autre réseau social: poster des messages, des images, des vidéos ; échanger et partager, il est accessible via mobile... Minds n'a pour l'instant pas bénéficié d'un lancement officiel, mais l'information est diffusée de manière virale: Bill Ottman, le fondateur, indique que le site a été visité plus de 60 millions de fois ces derniers jours...

23:05 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Réseaux sociaux, Technologie | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | | |  Facebook

09/05/2015

Le "Bodmer Lab" ou la littérature mondiale numérisée

FondationMartinBodmer.jpgUn des hauts lieux de la culture genevoise - et suisse - la Fondation Bodmer, lance un projet d'envergure qui n'a pas fini de faire parler de lui : numériser la littérature mondiale et donc, la rendre accessible à tout un chacun. 

En 50 ans, Martin Bodmer a rassemblé un nombre considérable d'ouvrages, plusieurs milliers. Afin de pérenniser cet héritage de premier ordre, la Fondation Bodmer s'est alliée avec l'Université de Genève et la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny pour mettre en oeuvre et réaliser le projet de numérisation qui prendra quelque 3 années. 

Ce projet fait partie du mouvement actuel des "Humanités numériques" dont il a été déjà été question sur ce blog. Le "Bodmer Lab" est l'entité qui gère ce projet dans son ensemble.

Gageons que nous reviendrons prochainement sur ce projet.

30/04/2015

L'avenir est-il prévisible dans les données du passé ?

_futuristic_city.jpgMême si vous n'êtes pas fan d'Isaac Asimov ou de science-fiction, vous aimez peut-être certaines séries télé telle "Person of Interest" dans laquelle des actes criminels sont prédictibles grâce à une machine omnisciente qui rassemble toutes sortes d'éléments sur la vie d'une personne. Une société américaine vient de mettre au point PredPol qui permet  de prévoir le risque qu’une infraction puisse être commise dans une zone géographique donnée. Tout cela vous fait penser à quelque chose ? Les révélations d'Edouard Snowden sur la surveillance intensive opérée par la CIA à l'échelle mondiale est un cas de figure récent révélateur des obsessions de notre société hyper connectée.

Cette question de la prédiction d'événements à venir est cruciale pour les gouvernements et les citoyens, ne serait-ce que pour empêcher des attaques terroristes. L'accès aux archives et aux données du passé s'avère primordial, et les algorithmes de recherche actuels sur Internet sont de plus en plus perfectionnés. Il ne faut cependant pas oublier que la majeure partie de la documentation papier et imprimée est loin d'être numérisée dans son entier, rendant ainsi les analyses très partielles. De plus, celles-ci ne peuvent être faites sans les avis croisés d'historiens, d'archivistes, d'informaticiens et de mathématiciens.

Plus d'informations sur le blog Inriality duquel ce billet est inspiré.

Illustrations par Tiphs de Devian Art "Cités du futur"

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05/04/2015

Etudiants: 16 compétences à acquérir au 21ème siècle

WEF_Education_Technology_190x175_tcm80-184146.pngEtre étudiant au 21ème siècle n'est pas une petite affaire... Au vu de la concurrence sans cesse croissante entre pays, universités ou même systèmes éducatifs (évalués régulièrement au même titre que les entreprises du CAC 40), il faut être à la fois performant en langues étrangères, en math et en sciences, mais posséder également l'esprit critique, être analytique, faire preuve de curiosité...

Le World Economic Forum vient de publier une étude comparative des pays de l'OCDE dont la lecture est fortement recommandée pour qui comprend dans sa famille ou son entourage d'actuels ou futurs et méritants étudiants (c'est-à-dire à peu près tout le monde). Cette étude s'intitule New Vision for Education: Unlocking the Potential of Technology et s'appuie sur de nombreuses interviews de spécialistes de l'éducation. Hormis les compétences générales déjà évoquées, l'étude mentionne deux autres catégories non moins importantes: "les compétences fondamentales" telle la formation scientifique, la culture générale (cela parait évident, mais parait nécessaire à repréciser) ; et "les qualités personnelles" telles la curiosité, le sens de l'initiative, ou l'adaptabilité. A l'heure où le discours ambiant est de mentionner essentiellement ce qui relève des compétences numériques (nécessaires également), il est bon de relever qu'un organisme international intègre des compétences personnelles dans son évaluation.

 

19:15 Publié dans Accès à l'information, Ados, Air du temps, Langues, Technologie | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | | |  Facebook

13/03/2015

Etes-vous un voyageur... numérique ?

vogagenumérique.jpgC'est le thème d'un article original ("The Pros and the Cons of Being a Digital Nomad") et publié récemment sur le blog "Hunter Digital". Marie Hunter nous explique les avantages et les inconvénients d'être un voyageur à l'ère du numérique : la préparation d'un voyage se fait maintenant de plus en plus en ligne ne serait-ce que pour les réservations d'avions, de trains, d'hôtels, de restaurants ou même pour obtenir un guide...Les agences de voyage semblent appartenir au passé, même si l'on peut regretter la disparition d'une qualité de service, la proximité et le dialogue. Cependant, le fait de pouvoir obtenir des avis d'autres voyageurs grâce à des systèmes de recommandation permet de se faire une idée relativement précise des lieux où l'on souhaite se rendre. Les forums de voyageurs, les communautés en ligne sont pléthores et donnent des évaluations et conseils réguliers de ces lieux. Une fois sur place, il est également possible de contacter des communautés locales, ou même de loger gratuitement chez l'habitant (ce que l'on appelle "le couchsurfing" de plus en plus populaire). Bref, les possibilités semblent infinies et le blog de Marie Hunter n'est pas avare d'idées en la matière.

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illustration Hunter Digital

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02/03/2015

L'éducation passe (aussi) par le numérique

illustration_site.jpgL'école est - ou devrait être - en première ligne pour faire en sorte de proposer aux enfants, adolescents et jeunes adultes des ressources numériques, de faire en sorte que celles-ci soient utilisées à bon escient afin, pourquoi pas ?, d'en produire de nouvelles. Les outils sont nombreux et connus : l'encyclopédie en ligne Wikipedia s'est beaucoup améliorée pour devenir incontournable aux yeux de bien des écoliers et...des parents; des ouvrages sont publiés en tant que livres électroniques (E-Books) ou même des bandes dessinées numériques ; des cours sont en ligne (ce que l'on appelle maintenant des Moocs ) surtout pour les étudiants ; les réseaux sociaux Facebook ou Twitter peuvent également être utilisés comme outils pédagogiques ; de nombreux sites Internet proposent des révisions et des aides aux élèves. Et enfin, dernier exemple, il existe une Bibliothèque numérique des enfants. Si les enseignants et professeurs sont mis à contribution, il apparait évident que dorénavant l'éducation passe (aussi) par le numérique.

Voir aussi : Les Cahiers pédagogiques "Enseigner en primaire avec le numérique" ou IDboox "Le numérique à l'école

20/02/2015

Comment les médias sociaux changent notre approche des musées

Untitled-design-34.pngLe numérique envahit la vie quotidienne et change les habitudes. En matière culturelle, il en va de même. Ainsi, les musées déploient de nombreuses stratégies pour attirer le public, et si possible un autre public qui ne vient généralement pas au musée. Les réseaux sociaux font parties intégrantes de la politique de communication des musées avec une page Facebook, un compte Twitter ou Instagramm (même si certains musées suisses doivent encore faire quelques efforts). La communication est ainsi différente, plus proche des usagers. Ceux-ci peuvent mieux préparer leur visite au musée, en accédant rapidement à des informations pratiques, mais également consulter l'avis d'autres usagers qui "recommandent" ou pas telle ou telle exposition. De plus en plus de musées autorisent les photos, qui se retrouvent ensuite sur les réseaux sociaux et circulent. Un "Selfie Museum Day" est même parfois organisé. Certains musées (et des bibliothèques) proposent des photographies de leurs collections graphiques sur des sites comme Flikr... D'autres des expositions virtuelles, d'autres enfin utilisent intensivement la technologie mobile. Il semble y avoir de multiples utilisations et usages des réseaux sociaux.

En bref, un musée peut ne plus se visiter comme auparavant...

Illustrations #museumselfie day – collage by socialwebart.it 

Plus d'informations sur ce thème : http://www.svegliamuseo.com/en/social-media-al-museo-customer-care/

08/02/2015

Les écrans numériques changent nos vies

écran2.jpgSi vous n'étiez pas au courant (car trop absorbés par vos... écrans justement !), les 6, 7 et 8 février étaient les Journées mondiales sans téléphone portable. Peut-être comme moi ne l'aviez-vous guère remarqué tant ses journées ont eu peu d'effets sur le comportement du public !

En fait, si l'on pousse un peu la réflexion, que de choses ont changé depuis l'introduction de toutes sortes d'écrans dans nos vies: hormis bien sûr la télévision et l'ordinateur, ce qui n'est pas nouveau, le plus marquant est certainement l'arrivée du téléphone portable à partir duquel il est possible de consulter ses messages, photos, SMS, flux sociaux, publicités, news et j'en passe. De quoi rester scotché durant des heures. Ne parlons pas des tablettes type iPad ou des liseuses (pour lire des livres numériques ou E-books), des jeux vidéos, les systèmes type TomTom pour se déplacer en voiture et donc trouver son chemin. Quand vous allez visiter des amis, vous êtes face à un...écran au pied de l'immeuble qui leur permet de vous visualiser. Vous consultez vos photos de vacances sur un écran... les exemples peuvent être multipliés.

Bref les écrans numériques sont partout, bientôt nous ne pourrons plus converser avec nos amis en face à face, mais par écrans interposés. Drôle de monde me direz-vous ? Assurément.

Cela pose bien sûr de nombreuses questions: sur la communication et les échanges interpersonnels, sur la capacité d'attention et de lecture, la réflexion, la méditation... D'aucuns préfèrent d'ailleurs se déconnecter. Mais...désolé, je dois vous laisser, mon téléphone affiche un nouveau message.... A bientôt !

Librement inspiré d'un article paru dans le HuffingtonPost du 6 février 2015 : "10 choses qu'on ne fait plus (ou moins) depuis l'avènement des écrans"

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11/01/2015

Les bibliothèques après Charlie

vignette.gifLes bibliothèques existent pour fournir un accès facilité à l'information, à la culture, à la science, aux loisirs, indifféremment. Elles s'adressent à toutes et tous, à tous les âges, sans distinction de sexes, de religions, de nationalités. Elles achètent des romans, des documentaires, des bandes dessinées, des films, de la musique... souhaitant représenter tous les courants d'opinions. Elles constituent un vrai lien social dans la ville. Elles participent au quotidien à la démocratie, à l'éducation, à la formation.

Après Charlie, que peuvent faire les bibliothèques ? Quelques réponses nous viennent de David Lankes, bibliothécaire américain:

- fournir un endroit sûr pour parler des récents événements tragiques à Paris et de la liberté d’expression.

- permettre aux gens de lire Charlie Hebdo.

- organiser des rencontres et forums sur la liberté d’expression et la démocratie.

- organiser un événement représentatif des différentes croyances et confessions.

- accueillir des ateliers avec des psychologues et des parents sur comment parler aux enfants des événements.

Certaines bibliothèques organisent déjà des expositions en lien avec Charlie Hebdo.

#jesuischarlie

Voir la traduction du texte de David Lankes 

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20/12/2014

A qui profite Internet ?

lanier.pngPour une grande partie de la population, et les jeunes en particulier, il n'est plus guère possible de se passer d'Internet, accessible maintenant depuis de nombreux supports notamment les smartphones. Média universel, avec ses points positifs et ses nombreuses dérives, il est intégré dans la vie quotidienne, familiale, professionnelle. Apparemment il s'adresse à tous, chacun peut se l'approprier, utiliser les moyens et ressources à disposition.

Ce qui est moins visible, et moins évident, est de savoir à qui profite réellement Internet ? Jaron Lanier a publié en 2013 un ouvrage très remarqué aux Etats-Unis et maintenant traduit en français "Internet: qui possède notre futur ?" (aux Editions Le Pommier) qui nous alerte à bon escient : Internet ne peut vivre sans les contributions du plus grand nombre, car il a besoin de récolter le plus de données possibles qui vont être utilisées par, finalement, un très petit nombre d'individus et leur rapporter beaucoup d'argent (par la revente immédiate des données aux annonceurs). Et ceci, sans que la plupart des utilisateurs d'Internet s'en rendent compte... Chacun reçoit ainsi des "recommandations" multiples qui sont, selon Lanier, autant de manipulations... Il donne l'exemple très parlant de Google Maps que d'aucuns suivent les yeux fermés, avec une confiance aveugle. Rien ne semble plus dangereux cependant que cette confiance aveugle...

Voir aussi (réf. fournies par Laure Boyer): 

- Site web de Jaron Lanier: http://www.jaronlanier.com/  

- Autre article sur son livre sur le blog "Humeurs numériques", le 7 novembre 2014, par Serge Escalé https://humeursnumeriques.wordpress.com/…/internet-qui-po...

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14/12/2014

e-manuscripta ou les collections des bibliothèques zürichoises et bâloises dévoilées

bibel.jpgDeux bibliothèques zûrichoises - ETH Bibliothek et la ZentralBibliothekZürich - ainsi que l'UniversitätBasel Bibliothek ont lancé un projet commun pour numériser leurs collections de manuscrits et créer ainsi e-manuscripta. Livres, lettres, partitions, images, cartes sont rendues visibles à tout un chacun, pour le bonheur du bibliophile, mais également de n'importe quel quidam qui a envie de naviguer au sein de collections jusqu'à présent difficilement accessibles.

Ainsi ai-je eu le plaisir de découvrir des gravures anciennes de Suisse, mais également d'Italie et d'Allemagne, des partitions de Wagner, une Bible de 1430 (image ci-contre), une lettre de Mozart... Le voyage semble infini. L'interrogation et le site lui-même sont très simples d'accès et de consultation. A découvrir donc ! 

23/11/2014

Etudiants: Internet et le travail en ligne avec summaries.ch

summaries.ch.pngInternet est très utilisé par les étudiants de manière générale: pour les mails, consulter son compte Facebook et échanger avec ses amis, regarder une vidéo sur YouTube, rechercher des informations pour un dossier, consulter les ressources en ligne offertes par l'école ou l'université (bases de données, revues électroniques...). Les utilisations sont multiples et évoluent constamment.

Une des dernières possibilités l'est par les étudiants eux-mêmes avec le lancement récent de la plateforme Summaries.ch, plateforme d'échanges de cours, de résumés, de notes... Idée simple a priori, mais qui peut s'avérer très utile.  Un site internet qui permet désormais aux étudiants de toute la Suisse romande de partager leurs prises de notes. «Chaque cours de chaque année de chaque fac de chaque université est listé, énumère le Vaudois Marc-Antoine Künzi, 23 ans, fondateur de summaries.ch. Les utilisateurs n’ont qu’à s’inscrire gratuitement pour y accéder.» » (20 Minutes, 03.10.2014).

D'autres outils existent et sont à découvrir: Studybox, « La plateforme des étudiants » ou Etudiants.ch ou encore DigiSchool.

En savoir plus: Le Blog du Centre NTE et nouvo.ch

13/11/2014

L'histoire suisse a son dictionnaire...en ligne

DHS.jpgBelle aventure que celle du "Dictionnaire historique de la Suisse" (DHS) ! Commencée il y a 25 ans, elle s'achève par la publication récente du 13ème et dernier volume en octobre 2014. 

Quelques données et chiffres ?

- il est en 3 langues: italien, français, allemand, soit 13 volumes dans chaque langue (41 volumes au total);

- une édition romanche en 2 volumes existe : "Lexicon istoric retic (LIR)";

- 3 000 collaborateurs ont été nécessaires à sa rédaction

- plus de 40 000 entrées sont offertes;

- le DHS est la plus grande entreprise que la Confédération ait jamais financée dans le domaine des sciences humaines.

Le dernier volume français s'étend des lettres Valk à Zz: découvrez les articles illustrés sur le canton de Vaud, la commune de Winterthour, les cantons et communes de Zoug et de Zurich ; ou le peintre Félix Vallotton ; l'écrivain Robert Walser, le général Ulrich Wille ; ou les familles Zurlauben de Zoug et la dynastie des ducs de Zähringen.

Plus d'informations ici

Présentation du 13ème vol. à Lausanne, le vendredi 5 décembre 2014, 17h30, Palais de Rumine

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02/11/2014

Bloomr, plateforme en ligne pour aider les jeunes à s'orienter

bloomer.pngLe numérique, la technologie et le Web 2.0 ont ceci de passionnant: ils permettent la mise en relation des personnes, la réponse à des questions que tout un chacun peut se poser, et de trouver des pistes dans un monde souvent déroutant. C'est le cas de Bloomr, une initiative française tout à fait réjouissante lancée par des bénévoles et qui devrait remplir un besoin d'information, celui de jeunes en quête d'orientation. L'idée est de conquérir l'Europe avec cette initiative.

Le concept est simple, encore fallait-il y penser: créer un répertoire de 100 000 professionnels de tous les métiers et que ceux-ci soient prêts à répondre aux questions qui leurs sont posées. Tout un chacun peut s'inscrire sur le site, je viens d'ailleurs de le faire... Pourquoi pas vous ?

21:20 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Projet collaboratif, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

25/10/2014

Toute l'histoire de Venise au bout des doigts

venise.jpgLa nouvelle est tombée il y a quelques jours: l'EPFL, à la pointe de la technologie, va numériser l'ensemble des archives de la ville de Venise. Soit, excusez du peu, 1000 ans d'histoire sur 80 kilomètres de rayonnages... 

Le Professeur Frédéric Kaplan (qui dirige la Chaire et le Laboratoire des Humanités Digitales de l'EPFL) explique dans une interview à la RTS que l'objectif est de rendre accessible cette information à tout un chacun. Un moteur de recherche est en cours d'élaboration sur les bords du Léman. F. Kaplan est investi dans ce projet intitulé "Venise, une machine à remonter le temps" (ou "Venice Time Machine"), projet international en collaboration avec l'Université de la "Ca'Foscari"de Venise, dont l'objectif est de modéliser l'évolution de la Sérénissime sur une période de 1000 ans.

Une des difficultés majeures est la numérisation de pages très anciennes (donc fragiles) et qui doit être réalisée page par page. A quoi s'ajoute la lecture optique de caractères également très anciens, voire écrits à la main. Le travail est encore long qui peut s'apparenter - pour la minutie et le temps nécessaire - à celui des moines copistes dans les abbayes du Moyen-Age... Il faut créer ensuite les algorithmes qui reconnaîtront les équivalences de termes entre eux, pour que les recherches futures soient pertinentes.

Bref, un beau travail scientifique en perspective pour nous permettre d'avoir toute l'histoire de Venise au bout des doigts !