20/02/2015

Comment les médias sociaux changent notre approche des musées

Untitled-design-34.pngLe numérique envahit la vie quotidienne et change les habitudes. En matière culturelle, il en va de même. Ainsi, les musées déploient de nombreuses stratégies pour attirer le public, et si possible un autre public qui ne vient généralement pas au musée. Les réseaux sociaux font parties intégrantes de la politique de communication des musées avec une page Facebook, un compte Twitter ou Instagramm (même si certains musées suisses doivent encore faire quelques efforts). La communication est ainsi différente, plus proche des usagers. Ceux-ci peuvent mieux préparer leur visite au musée, en accédant rapidement à des informations pratiques, mais également consulter l'avis d'autres usagers qui "recommandent" ou pas telle ou telle exposition. De plus en plus de musées autorisent les photos, qui se retrouvent ensuite sur les réseaux sociaux et circulent. Un "Selfie Museum Day" est même parfois organisé. Certains musées (et des bibliothèques) proposent des photographies de leurs collections graphiques sur des sites comme Flikr... D'autres des expositions virtuelles, d'autres enfin utilisent intensivement la technologie mobile. Il semble y avoir de multiples utilisations et usages des réseaux sociaux.

En bref, un musée peut ne plus se visiter comme auparavant...

Illustrations #museumselfie day – collage by socialwebart.it 

Plus d'informations sur ce thème : http://www.svegliamuseo.com/en/social-media-al-museo-customer-care/

08/02/2015

Les écrans numériques changent nos vies

écran2.jpgSi vous n'étiez pas au courant (car trop absorbés par vos... écrans justement !), les 6, 7 et 8 février étaient les Journées mondiales sans téléphone portable. Peut-être comme moi ne l'aviez-vous guère remarqué tant ses journées ont eu peu d'effets sur le comportement du public !

En fait, si l'on pousse un peu la réflexion, que de choses ont changé depuis l'introduction de toutes sortes d'écrans dans nos vies: hormis bien sûr la télévision et l'ordinateur, ce qui n'est pas nouveau, le plus marquant est certainement l'arrivée du téléphone portable à partir duquel il est possible de consulter ses messages, photos, SMS, flux sociaux, publicités, news et j'en passe. De quoi rester scotché durant des heures. Ne parlons pas des tablettes type iPad ou des liseuses (pour lire des livres numériques ou E-books), des jeux vidéos, les systèmes type TomTom pour se déplacer en voiture et donc trouver son chemin. Quand vous allez visiter des amis, vous êtes face à un...écran au pied de l'immeuble qui leur permet de vous visualiser. Vous consultez vos photos de vacances sur un écran... les exemples peuvent être multipliés.

Bref les écrans numériques sont partout, bientôt nous ne pourrons plus converser avec nos amis en face à face, mais par écrans interposés. Drôle de monde me direz-vous ? Assurément.

Cela pose bien sûr de nombreuses questions: sur la communication et les échanges interpersonnels, sur la capacité d'attention et de lecture, la réflexion, la méditation... D'aucuns préfèrent d'ailleurs se déconnecter. Mais...désolé, je dois vous laisser, mon téléphone affiche un nouveau message.... A bientôt !

Librement inspiré d'un article paru dans le HuffingtonPost du 6 février 2015 : "10 choses qu'on ne fait plus (ou moins) depuis l'avènement des écrans"

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11/01/2015

Les bibliothèques après Charlie

vignette.gifLes bibliothèques existent pour fournir un accès facilité à l'information, à la culture, à la science, aux loisirs, indifféremment. Elles s'adressent à toutes et tous, à tous les âges, sans distinction de sexes, de religions, de nationalités. Elles achètent des romans, des documentaires, des bandes dessinées, des films, de la musique... souhaitant représenter tous les courants d'opinions. Elles constituent un vrai lien social dans la ville. Elles participent au quotidien à la démocratie, à l'éducation, à la formation.

Après Charlie, que peuvent faire les bibliothèques ? Quelques réponses nous viennent de David Lankes, bibliothécaire américain:

- fournir un endroit sûr pour parler des récents événements tragiques à Paris et de la liberté d’expression.

- permettre aux gens de lire Charlie Hebdo.

- organiser des rencontres et forums sur la liberté d’expression et la démocratie.

- organiser un événement représentatif des différentes croyances et confessions.

- accueillir des ateliers avec des psychologues et des parents sur comment parler aux enfants des événements.

Certaines bibliothèques organisent déjà des expositions en lien avec Charlie Hebdo.

#jesuischarlie

Voir la traduction du texte de David Lankes 

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20/12/2014

A qui profite Internet ?

lanier.pngPour une grande partie de la population, et les jeunes en particulier, il n'est plus guère possible de se passer d'Internet, accessible maintenant depuis de nombreux supports notamment les smartphones. Média universel, avec ses points positifs et ses nombreuses dérives, il est intégré dans la vie quotidienne, familiale, professionnelle. Apparemment il s'adresse à tous, chacun peut se l'approprier, utiliser les moyens et ressources à disposition.

Ce qui est moins visible, et moins évident, est de savoir à qui profite réellement Internet ? Jaron Lanier a publié en 2013 un ouvrage très remarqué aux Etats-Unis et maintenant traduit en français "Internet: qui possède notre futur ?" (aux Editions Le Pommier) qui nous alerte à bon escient : Internet ne peut vivre sans les contributions du plus grand nombre, car il a besoin de récolter le plus de données possibles qui vont être utilisées par, finalement, un très petit nombre d'individus et leur rapporter beaucoup d'argent (par la revente immédiate des données aux annonceurs). Et ceci, sans que la plupart des utilisateurs d'Internet s'en rendent compte... Chacun reçoit ainsi des "recommandations" multiples qui sont, selon Lanier, autant de manipulations... Il donne l'exemple très parlant de Google Maps que d'aucuns suivent les yeux fermés, avec une confiance aveugle. Rien ne semble plus dangereux cependant que cette confiance aveugle...

Voir aussi (réf. fournies par Laure Boyer): 

- Site web de Jaron Lanier: http://www.jaronlanier.com/  

- Autre article sur son livre sur le blog "Humeurs numériques", le 7 novembre 2014, par Serge Escalé https://humeursnumeriques.wordpress.com/…/internet-qui-po...

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14/12/2014

e-manuscripta ou les collections des bibliothèques zürichoises et bâloises dévoilées

bibel.jpgDeux bibliothèques zûrichoises - ETH Bibliothek et la ZentralBibliothekZürich - ainsi que l'UniversitätBasel Bibliothek ont lancé un projet commun pour numériser leurs collections de manuscrits et créer ainsi e-manuscripta. Livres, lettres, partitions, images, cartes sont rendues visibles à tout un chacun, pour le bonheur du bibliophile, mais également de n'importe quel quidam qui a envie de naviguer au sein de collections jusqu'à présent difficilement accessibles.

Ainsi ai-je eu le plaisir de découvrir des gravures anciennes de Suisse, mais également d'Italie et d'Allemagne, des partitions de Wagner, une Bible de 1430 (image ci-contre), une lettre de Mozart... Le voyage semble infini. L'interrogation et le site lui-même sont très simples d'accès et de consultation. A découvrir donc ! 

23/11/2014

Etudiants: Internet et le travail en ligne avec summaries.ch

summaries.ch.pngInternet est très utilisé par les étudiants de manière générale: pour les mails, consulter son compte Facebook et échanger avec ses amis, regarder une vidéo sur YouTube, rechercher des informations pour un dossier, consulter les ressources en ligne offertes par l'école ou l'université (bases de données, revues électroniques...). Les utilisations sont multiples et évoluent constamment.

Une des dernières possibilités l'est par les étudiants eux-mêmes avec le lancement récent de la plateforme Summaries.ch, plateforme d'échanges de cours, de résumés, de notes... Idée simple a priori, mais qui peut s'avérer très utile.  Un site internet qui permet désormais aux étudiants de toute la Suisse romande de partager leurs prises de notes. «Chaque cours de chaque année de chaque fac de chaque université est listé, énumère le Vaudois Marc-Antoine Künzi, 23 ans, fondateur de summaries.ch. Les utilisateurs n’ont qu’à s’inscrire gratuitement pour y accéder.» » (20 Minutes, 03.10.2014).

D'autres outils existent et sont à découvrir: Studybox, « La plateforme des étudiants » ou Etudiants.ch ou encore DigiSchool.

En savoir plus: Le Blog du Centre NTE et nouvo.ch

13/11/2014

L'histoire suisse a son dictionnaire...en ligne

DHS.jpgBelle aventure que celle du "Dictionnaire historique de la Suisse" (DHS) ! Commencée il y a 25 ans, elle s'achève par la publication récente du 13ème et dernier volume en octobre 2014. 

Quelques données et chiffres ?

- il est en 3 langues: italien, français, allemand, soit 13 volumes dans chaque langue (41 volumes au total);

- une édition romanche en 2 volumes existe : "Lexicon istoric retic (LIR)";

- 3 000 collaborateurs ont été nécessaires à sa rédaction

- plus de 40 000 entrées sont offertes;

- le DHS est la plus grande entreprise que la Confédération ait jamais financée dans le domaine des sciences humaines.

Le dernier volume français s'étend des lettres Valk à Zz: découvrez les articles illustrés sur le canton de Vaud, la commune de Winterthour, les cantons et communes de Zoug et de Zurich ; ou le peintre Félix Vallotton ; l'écrivain Robert Walser, le général Ulrich Wille ; ou les familles Zurlauben de Zoug et la dynastie des ducs de Zähringen.

Plus d'informations ici

Présentation du 13ème vol. à Lausanne, le vendredi 5 décembre 2014, 17h30, Palais de Rumine

Cherchez dans la version en ligne 

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02/11/2014

Bloomr, plateforme en ligne pour aider les jeunes à s'orienter

bloomer.pngLe numérique, la technologie et le Web 2.0 ont ceci de passionnant: ils permettent la mise en relation des personnes, la réponse à des questions que tout un chacun peut se poser, et de trouver des pistes dans un monde souvent déroutant. C'est le cas de Bloomr, une initiative française tout à fait réjouissante lancée par des bénévoles et qui devrait remplir un besoin d'information, celui de jeunes en quête d'orientation. L'idée est de conquérir l'Europe avec cette initiative.

Le concept est simple, encore fallait-il y penser: créer un répertoire de 100 000 professionnels de tous les métiers et que ceux-ci soient prêts à répondre aux questions qui leurs sont posées. Tout un chacun peut s'inscrire sur le site, je viens d'ailleurs de le faire... Pourquoi pas vous ?

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25/10/2014

Toute l'histoire de Venise au bout des doigts

venise.jpgLa nouvelle est tombée il y a quelques jours: l'EPFL, à la pointe de la technologie, va numériser l'ensemble des archives de la ville de Venise. Soit, excusez du peu, 1000 ans d'histoire sur 80 kilomètres de rayonnages... 

Le Professeur Frédéric Kaplan (qui dirige la Chaire et le Laboratoire des Humanités Digitales de l'EPFL) explique dans une interview à la RTS que l'objectif est de rendre accessible cette information à tout un chacun. Un moteur de recherche est en cours d'élaboration sur les bords du Léman. F. Kaplan est investi dans ce projet intitulé "Venise, une machine à remonter le temps" (ou "Venice Time Machine"), projet international en collaboration avec l'Université de la "Ca'Foscari"de Venise, dont l'objectif est de modéliser l'évolution de la Sérénissime sur une période de 1000 ans.

Une des difficultés majeures est la numérisation de pages très anciennes (donc fragiles) et qui doit être réalisée page par page. A quoi s'ajoute la lecture optique de caractères également très anciens, voire écrits à la main. Le travail est encore long qui peut s'apparenter - pour la minutie et le temps nécessaire - à celui des moines copistes dans les abbayes du Moyen-Age... Il faut créer ensuite les algorithmes qui reconnaîtront les équivalences de termes entre eux, pour que les recherches futures soient pertinentes.

Bref, un beau travail scientifique en perspective pour nous permettre d'avoir toute l'histoire de Venise au bout des doigts !

10/10/2014

L'art de vivre ensemble à...UniMail

Unimail2.jpgC'est le jolit titre trouvé par des étudiants à l'occasion d'un travail de bachelor: Pauline Coquoz, Stéphanie Etallaz et Frederic Spycher, étudiants au Département Information documentaire de la HEG Genève, ont en effet réalisé ce film court pour présenter une manière de vivre ensemble dans une grande université - en l'occurrence UniMail - où des centaines de personnes se croisent chaque jour. Et quel est le lieu qui représente le mieux le fait de "vivre ensemble" ? : c'est la Bibliothèque d'UniMail

Avec l'idée de faire connaitre aux étudiants d'UniMail (et aux autres) cet outil essentiel pour leurs travaux, un vrai travail d'analyse, d'observation a été réalisé, pour en arriver au produit marketing que représente cette vidéo sympathique et qui permet de découvrir rapidement et en images un lieu de savoir, les prestations, les collections et les services offerts.

Ce blog a été l'occasion de présenter plusieurs lieux de ce type : la récente bibliothèque des sciences, la Bibliothèque Schmidheiny sur les bords de l'Arve, la toute nouvelle Bibliothèque de l'Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) ou la collection d'ouvrages précieux de la Fondation Bodmer. Découvrez donc en images la Bibliothèque UniMail.

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27/09/2014

Swisscows, le moteur de recherche suisse qui protège votre vie privée

swisscows2.pngSwisscows, le nom est improbable... presque en forme de plaisanterie, mais ce nouveau moteur de recherche existe bel et bien et semble tout à fait sérieux. Il se targue de fournir les meilleurs résultats possibles suite à une recherche, il protège de plus vos données personnelles contrairement à Google, Facebook et les autres qui analysent en continu vos recherches, vos "like", les archivent et les réutilisent à des fins le plus souvent commerciales ou moins avouables. Les serveurs qui hébergent Swisscows sont en Suisse.

C'est une société technologique suisse installée dans le Canton de Thurgovie, la start-up Hulbee AG créée en 2008, développeur de logiciels, qui a lancé ce nouveau produit en juin dernier. Andreas Wiebe, CEO de Hulbee précise: " Nous ciblons les utilisateurs qui exigent une haute qualité, mais également un niveau élevé de sécurité. Swisscows est basé sur la reconnaissance sémantique des données, offrant ainsi aux utilisateurs une aide intuitive dans leur recherche. Les réponses fournies sont rapides". Le moteur utilise la technologie en nuage (cloud).

Alors... il ne reste plus qu'à tester Swisscows !

Plus d'informations ici.

 

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19/09/2014

Genève inaugure son Labo Cité

labocite.jpgVendredi 19 septembre, en présence de l'écrivain Pierre Assouline, les Bibliothèques municipales de Genève inaugurent leur "Labo Cité", profitant des travaux de rénovation de la Bibliothèque de la Cité. Les BM innovent régulièrement, on peut le constater avec leur service de questions/réponses performant InterroGE dont nous avions parlé ici.

Mais qu'est-ce qu'un Labo Cité me direz-vous ? Il s'agit d'offrir au public un lieu d'expérimentation un peu différent (mais complémentaire) de ce que peut offrir une bibliothèque, à l'image du concept très en vogue comme le Lab de l'Institut Google à Paris ou des FabLab qui existent dans certaines bibliothèques. Comme indiqué sur leur site,  c'est "un lieu d’échange et de réflexion autour des nouvelles pratiques digitales et de leur impact sur la lecture, l’écriture et l’accès à la connaissance."

Vu comme un espace modulable équipé de wi-fi, de liseuses, de postes PC et de tablettes numériques,  accessible à toutes et à tous, adeptes ou non des nouvelles technologies, le Labo Cité est animé par des professionnels de l'information qui seront vos guides. L'offre actuelle : une sélection de jeux vidéo, des formations et des ateliers de création numérique, des conférences, des débats et des animations pour adultes et jeune public, ou  passer un moment de détente, ludique ou d’exploration.

 

A découvrir donc !

02/09/2014

"La Déclaration de Lyon" ou l'affirmation de l'accès à l'information pour tous

logo-2014_small.pngLe 18 août dernier fut promulguée "La Déclaration de Lyon" lors du Congrès mondial des bibliothèques et de l'information à Lyon.

Cette déclaration appelle les États Membres des Nations Unies à reconnaître que l'accès à l'information et aux compétences nécessaires pour en faire bon usage, sont essentiels au développement durable. Sont inclus:

- la protection de la vie privée,

- un Internet ouvert à tous,

- la mise à disposition de l'information par les gouvernements, 

- un rapport annuel sur le développement et l'accès à l'information

Plus de 170 institutions et associations, qui appartiennent ou non au monde des bibliothèques, par exemple des agences du développement, des groupes de médias, des associations militantes pour l'égalité des genres, le développement des TIC ou de l'éducation, ont signé la Déclaration de Lyon.

Lire le texte de la Déclaration de Lyon

Site du Congrès mondial de l'information et des bibliothèques

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