05/12/2016

Google, les musées et la réalité augmentée

gac.jpgAprès avoir investi le champ des bibliothèques avec la numérisation de millions d'ouvrages imprimés, Google a entrepris un nouveau chantier, celui des musées et de leurs collections, avec Google Arts & Culture. Plus de 1200 musées et centres d'archives dans le monde collaborent maintenant avec l'Institut culturel de Google (dont nous avons déjà parlé lors de son lancement dans ce post) afin de mettre les trésors du monde en ligne. Une année après son lancement, l'Institut propose maintenant plus de 200 expositions en ligne, allant des "Châteaux de la Loire" aux "Merveilles du Pakistan" en passant par "Shakespeare" ou "La Démocratie américaine".

Pour les musées et leur public, l'avantage est immense : pouvoir proposer au plus grand nombre possible des expositions ou des collections parfois difficilement visibles, celles-ci voyant leurs effets décuplées avec la technique de la réalité augmentée en 3 dimensions. Un dinosaure se métamorphose en animal qui peut se déplacer grâce à cette technique.

D'aucuns voient cependant cette emprise de Google sur la culture comme "une volonté totalisante": c'est le cas du philosophe Eric Sadin. Celui-ci rappelle, à juste titre, qu'une exposition ne peut être mieux vue que dans le cadre où elle est réalisée.

Jean-Philippe Accart

Lire l'article paru dans Le Monde du 14 novembre 2016 "Google étend son emprise à la culture"

 

25/11/2016

Pitch my job ou la recherche d'emploi directement avec l'entreprise

pitch.pngIl existe de nombreuses inititatives pour faciliter la recherche d'emploi. La voie traditionnelle n'est pas à négliger, les agences et offices pour l'emploi non plus, mais Internet et les réseaux sociaux apportent des éléments facilitateurs non négligeables. Le réseau professionnel LinkedIn est souvent cité en exemple, les recruteurs ayant recours à lui pour consulter des CV en ligne, vérifier et croiser des informations sur des candidats.

La tendance actuelle est d'éviter les intermédiaires, et de mettre en contact directement candidats et entreprises. Le site pitch my job relève de cette catégorie et mérite d'être signalé: créé en 2013, il a le soutien de l’incubateur d'entreprises AMBITION dans les locaux des MBA ESG à Paris. Il propose aux candidats de mettre en avant leur personnalité et leur motivation. Ceux-ci peuvent utiliser des vidéos ou leurs profils sur les réseaux sociaux, et les entreprises peuvent les contacter directement.

Nul doute que ce type d'inititiave va se développer dans le futur.

Jean-Philippe Accart

 

11/11/2016

Changements numériques et rôle social des bibliothèques

080-zbz-2.jpgC'est le thème d'un reportage de la RTS dans l'émission Intercités du 4 novembre dernier intitulé "Hyperconnectées, les bibliothèques font leur mue" avec trois représentants de bibliothèques, celui de la ZentralBibliothek de Zürich, de Jeannette Frey (directrice de la BCU Lausanne) et de moi-même, en tant que directeur de la Bibliothèque de l'Ecole hôtelière de Lausanne.

Le journaliste Etienne Kocher, visitant une des plus grandes bibliothèques de Suisse - la ZB Zürich et ses 2 millions d'ouvrages papier - était frappé de ne trouver aucun livre dans les nouvelles salles d'accueil du public. D'où la question : "Le livre n'a-t-il plus cours ?"... Vaste question qui demande plusieurs réponses et développements. Les trois représentants de bibliothèques sollicités vont tous dans le même sens : il y a effectivement de nombreux changements en cours dans les bibliothèques avec l'arrivée du numérique, des e-books, des réseaux sociaux (Mme Frey indique d'ailleurs à juste titre que le numérique entraîne une sorte d"'invisibilité" des ressources disponibles puisqu'en ligne), mais nous sommes vraiment dans une période intermédiaire où le "tout numérique" n'est encore pas rentré dans les habitudes. C'est notamment vrai des étudiants (à la BCUL ou à l'Ecole hôtelière) qui, bien qu'hyperconnectés, préfèrent encore les livres papier pour leurs révisions ou des lecteurs d'une bibliothèque publique qui vont lire le dernier prix littéraire dans sa version traditionnelle.

Même si le numérique est en marche, et c'était l'objet de mon intervention, il est notable de constater que de nouvelles bibliothèques sont construites en Europe ou rénovées. L'importance du "lieu bibliothèque" dans une ville, sur un campus universitaire est même renforcée par l'entrée du numérique, car le besoin d'un véritable "lieu social" et d'échanges n'a jamais été aussi fort.

Jean-Philippe Accart

Photo : la ZentralBibliothek Zürich

31/10/2016

La désobéissance numérique

510_harcourt_size1.jpgC’est au détour de Twitter que je suis tombé sur Bernard E. Harcourt et sur son dernier livre au titre à la fois attractif et un peu étrange - qui pourrait être le titre d’un film - Exposed. B. E. Harcourt a un parcours universitaire, il est juriste, professeur de droit à Columbia University à New York où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought. Il est aussi directeur d'études à l'Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales.

Cet ouvrage, passionnant car il raconte notre histoire à l’heure du numérique, porte bien son titre : nous sommes tous exposés au sens où ce qui est important à l’heure actuelle est non pas notre être physique, mais notre identité numérique. Vision pessimiste du monde contemporain ou vision réaliste ? Les nouveaux modèles qui nous sont proposés le sont à partir du big data avec l’analyse des données numériques que nous produisons quotidiennement sans même nous en rendre compte : prévoir nos désirs, nos achats, nos envies, nos déplacements tel est l’objectif. 

Comment résister (Disobedience) ? C’est la vraie question. Tout rejeter en bloc ? Débrancher, se déconnecter ? De plus en plus d’individus s’essaient à cet exercice, afin de ne plus succomber à ces addictions. Mais est-ce bien réaliste ? Cela revient à refuser aussi la vie actuelle, les liens tissés et entretenus au travers des réseaux sociaux par exemple, que ces liens soient simplement sociaux ou utilement professionnels

Le grand mérite de cet ouvrage est de nous mettre en garde contre ces addictions plus ou moins grandes auxquelles nous succombons à notre corps défendant parfois. Le simple fait de lire cet ouvrage nous fait prendre conscience de cette réalité, pour notre plus grand bénéfice.

 Jean-Philippe Accart

Lire la version longue de ce texte

 

 

26/09/2016

Mieux comprendre ce qu'est l'information avec Info Track de l'Université de Genève

logoInfoTrack.pngLes bibliothécaires de l'Université de Genève se soucient de leurs étudiants et de leurs professeurs. Ils mettent à disposition une formation en ligne, Info Track, leur permettant de mieux gérer l'information, de l'évaluer, tout en sensibilisant au phénomène grandissant du plagiat.

Il s'agit de plusieurs modules indépendants (Comment trouver ; Plan de recherche documentaire ; Trier ; Plagiat ; Rédaction et communication), s'appuyant sur des vidéos courtes explicatives - et présentées avec humour - , une rubrique "A retenir" et un quizz.

Aider les étudiants dans la réalisation de leurs travaux académiques est donc l'objectif principal de cette formation nouvelle manière en ligne qui va s'avérer certainement vite utile et indispensable.

Jean-Philippe Accart

11/09/2016

Un Internet plus sûr pour les ados avec "AfterSchool"

afterschool.pngEnfants et ados sont de gros utilisateurs d'Internet et des réseaux sociaux, c'est entré dans leurs habitudes de vie avec le souhait également d'avoir une certaine indépendance par rapport aux parents. D'où une utilisation moindre de Facebook par exemple considéré comme un réseau pour les "vieux" (ce qui ne se vérifie pas d'ailleurs avec une utilisation très différente selon les pays, les classes d'âge ou les milieux sociaux). 

Des applications de plus en plus nombreuses sont créées à destination d'un public jeune (comme Kiwi dont il a été question sur ce blog). La préoccupation légitime des parents est bien sûr que les enfants puissent s'y connecter sans danger.

Le très sérieux Financial Times consacre un article récent à AfterSchool, application très utilisée dans les High Schools américaines qui présente la particularité de pouvoir échanger anonymement entre étudiants d'une même école, sans interférence des parents.

L'application est modérée par un "bureau de sécurité" qui filtre les contenus violents ou illicites. C'est tout du moins ce qu'affirme son créateur, Cory Levy. Ces contenus sont communiqués à l'administration de l'école, ou à la police selon les cas. 

Depuis ces mesures de sécurité, l'application gagne plus de 100 000 utilisateurs toutes les deux semaines.

Jean-Philippe Accart

31/08/2016

La désinformation gagne du terrain

desinformation.jpgUne multitude de raisons explique que la désinformation gagne du terrain : une des causes principales est l'accès "non raisonné", sans recul, sans intermédiaire ou esprit critique aux réseaux de l'information grâce à Internet, aux smartphones, aux médias sociaux etc.  L'information est pléthorique, difficile à contrôler.

Les théories du complot induisent un doute permanent dans l'esprit de tout un chacun, les informations qui arrivent en flux continue sont souvent prises au premier degré, et le poids des images, de la vidéo est de plus en plus grand. Selon la manière dont elles sont prises, ou le contexte dans lequel elles sont mises, leur interprétation peut varier du tout au tout. Le débat public devient de plus en plus hystérique, car il n'y a plus de garde-fou, pourtant nécessaire dans toute société démocratique.

En réalité, le besoin d'intermédiaire, d'intermédiation n'a jamais été aussi grand : journaliste, éditeur, enseignant, bibliothécaire et documentaliste doivent reprendre leurs rôles.

Jean-Philippe Accart

Illustration: http://www.decryptnewsonline.com/ 

 

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20/08/2016

Les "500 mots métiers : bibliothèques, archives, documentation, musées"

.Couv_KLOG_500MotsMetiers_140x210_m.jpgJ'ai le plaisir de vous présenter mon nouvel ouvrage, co-écrit avec Clotilde Vaissaire-Agard, directrice des Editions KLOG. L'idée de ce livre me trottait dans la tête, car rien n'est paru d'équivalent depuis plusieurs années.

« Les 500 mots métiers » répertorie les termes utiles aux métiers des bibliothèques, des musées, de la documentation et des archives, à la fois traditionnels mais prenant en compte l'ère numérique actuelle. Il revisite les définitions existantes, les illustre d’exemples récents, de schémas et de liens, les situe dans le contexte professionnel et technologique que nous connaissons aujourd’hui.

Le lecteur y trouvera donc une sélection de mots métiers et notamment les termes d’actualité qui lui permettront de nourrir sa réflexion et d’enrichir ses connaissances.  Cet ouvrage se révélera particulièrement utile pour l'entrée dans les écoles spécialisées et la préparation de certains diplômes (du CAS au MAS).

Pour chaque terme, une traduction en anglais et en allemand est proposée afin de répondre aux besoins des professionnels travaillant dans un environnement multilingue.

Aux Editions KLOG, depuis juillet 2016.

Jean-Philippe Accart

18/07/2016

Les "perles du Bac" 2016

perles.jpgEvidemment nous sommes en Suisse, et a priori ce que répondent les lycéens (gymnasiens ici) au BAC français ne concernent que très peu de monde de ce côté de la frontière. Cependant, nous avons la langue française en commun, et son usage, la manière dont elle est comprise par la jeune génération est toujours délectable... C'est ainsi que depuis plusieurs années, récolte-t-on ce qui est devenu une sorte d'habitude bien française, les fameuses"perles du bac".  La livraison 2016 ne dérogent pas à la règle, et elles sont pour certaines savoureuses. En voici quelques-unes, choisies parmi quelques dizaines: 

– J’admire l’œuvre des studios Disney, et particulièrement Picsou, qui, je pense, est une représentation métaphorique de l’âme des hommes.

– Si les gens n’obéissent pas aux lois, cela deviendra l’anarchie et les hommes se mangeront entre eux.

 

– Il serait facile d’admettre que le désir est illimité lorsqu’une fille regarde un film avec l’acteur Ryan Gosling. Je vais expliquer ce phénomène dans le prochain paragraphe.

– Le mouvement “nuit debout” est incompréhensible. Ces gens désirent quoi exactement ? Personne ne sait et cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres que nos désirs sont flous.

– Le Général de Gaulle avait des oreilles aiguisées, ce qui lui a permis de s’enfuir à Londres avant l’arrivée d’Hitler en France.

– L’histoire est très importante pour les peuples. Cela permet de se connaitre soi-même ainsi que nos ancêtres. Et nos ancêtres, c’est comme nous mais avant. En plus vieux, mais en fait déjà morts et plein de sagesse.

– Marquer l’histoire, c’est bien. Mais encore faut-il faire quelque chose de grandiose, comme Sarkozy en allant déjeuner au Fouquet’s.

Pour d'autres perles, suivre ce lien 

Ill. Journal du Buzz

Jean-Philippe Accart

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25/05/2016

Il n'y a plus de vie privée

vie privéee.jpgCe n'est pas une phrase entendue au Café du Commerce, mais une étude universitaire qui le dit menée par deux chercheurs de l'Université de Stanford aux Etats-Unis. Leur projet porte essentiellement sur les smartphones et ce que nous laissons comme traces numériques (ou métadonnées) rien qu'en passant un coup de téléphone... Tout peut être analysé, en dehors de la conversation elle-même : durée d’un appel, le numéro appelé, l'heure de l’envoi d’un SMS... soit des données sur celui qui utilise le téléphone, sa localisation, ses habitudes.

Cette étude de Stanford contredit totalement les affirmations de la NASA sur le fait que ces données sont inutiles (mais récoltées quand même). Les chercheurs ont enregistré, avec l’accord des 823 participants à l’étude, les métadonnées de 251 788 appels et de 1 234 231 SMS. Des tendances émergent comme les habitudes, le quartier habité, les préférences alimentaires ou culturelles, en bref des données très intéressantes à posséder sur la vie privée de tout un chacun... Ah, je dois vous laisser, je reçois un appel sur mon smartphone !

Jean-Philippe Accart

Pour en savoir +: site de Not Like The Others

Crédit Illustration : Sergey Nivens / Shutterstock

 

11/05/2016

La boutique du futur

innovation.jpgComment ferons-nous nos courses dans le futur ? Existera-t-il encore des boutiques pour magasiner comme disent nos amis québecois ? Tout se fera-t-il sur Internet ?

La marque Samsung a dépêché une équipe d'ingénieurs afin d'imaginer la boutique du futur, et un prototype a été installé dans le quartier du Marais à Paris durant l'Innovation Week. Grâce à un certain nombre de capteurs et de caméras, il sera possible de dresser votre profil dès l'entrée du magasin ou devant la vitrine : jeune, adulte, plus âgé, homme ou femme, et des produits vous seront proposés selon l'âge ainsi déterminé (une assurance-vie ; un plan d'épargne logement ; des lunettes...). Une fois entré dans le magasin, d'autres capteurs permettent de vous identifier grâce à votre téléphone portable, ou aux produits que vous aurez sélectionnés lors de vos achats précédents (chaque produit étant équipé d'une puce RFID): tailles, couleurs, design différents pourront vous être présentés.

Des promotions en temps réel seront possibles selon les zones des boutiques peu ou pas fréquentées afin d'attirer la clientèle (également à l'aide de capteurs). Le paiement sera effectué grâce à votre portable.

Il existe de nombreuses autres innovations en cours, mais d'aucuns regretteront certainement le temps où flâner dans un magasin ou simplement discuter avec un vendeur était possible... 

Jean-Philippe Accart

Plus d'informations sur le site PetitWeb

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26/04/2016

Un nouveau site d'édition numérique à Genève, l'Officine numérique

lecturenum.jpgL’Officine numérique est un nouveau site d’édition numérique qui sera présenté lors du Salon du Livre de Genève par la Bibliothèque de Genève. Il est consacré aux éditeurs genevois et sera opérationnel en septembre 2016.

Ce site est réalisé sous la houlette de la Bibliothèque de Genève en étroite collaboration avec la Librairie Droz, les Éditions Héros-Limite, les Éditions Labor et Fides et les Éditions Zoé. 250 textes seront mis à disposition en streaming et téléchargeables en format epub. Le site est destiné à accueillir d'autres publications et d'autres éditeurs. Belle initiative donc qui rapproche le lecteur et le livre, au bénéfice de la lecture numérique.

Jean-Philippe Accart

NB: Une présentation du site aura lieu sur le Stand du Cercle de la Librairie et de l’Édition Genève

 

18/04/2016

Le "cabinet de curiosités" réinventé avec WonderAlp

wonderalp.jpgWonderAlp a été lancée l'automne dernier par Claude Reichler de  l'université de Lausanne: c'est une nouvelle application d’un cabinet de curiosités interactif qui met sous un jour nouveau ces fameuses collections de curiosités des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les objets exposés sous forme d'images proviennent  de l’ouvrage de Johann Jakob Scheuchzer  Itinera per Helvetiae alpinas regiones (1723) et de celui de Johann Gerhard Andreae, paru en 1776, les Briefe aus der Schweiz, tous deux richement illustrés. L’application comprend trois espaces : « Les dragons des Alpes », « Fossiles et cristaux », « Des plantes aux paysages » avec chacun 12 écrans ; il est possible de zoomer sur les images, accompagnées chacune d'audios. Les objets sont décrits grâce à des étiquettes. En bref, c'est à une véritable lecture enrichie (ou lecture augmentée) et une redécouverte de ces curiosités auxquelles nous sommes conviés.

Jean-Philippe Accart

L'application WonderAlp est disponible dans GooglePlay et pour iPhone et iPad

Conception de l'application par l'agence Bread & Butter (Lausanne)

05/04/2016

Le succès de Kiwi, une application mobile pour les ados

  • kiwi.pngUne des dernières applications dont raffolent les adolescents est l’application sur mobile Kiwi  où ils peuvent poser n'importe quelle question à leur réseau d'amis (qui doivent aussi utiliser Kiwi). Son utilisation est simple, ce qui explique en partie son succès : une question peut être posée, de manière anonyme ou non, et c’est le réseau d’amis qui répond. La question (sous forme d’une phrase, d’une image, d’une vidéo de 15 secondes maximum) peut être envoyée à de véritables amis, c’est à dire « les personnes proches », ou à toutes les personnes qui suivent le questionneur. Enfin, il est possible de partager les questions sur Twitter. En activant la fonction de géolocalisation, ce sont les personnes proches localement qui vont être sollicitées. Une des multiples applications offertes par les réseaux sociaux et la technologie mobile. Jean-Philippe Accart

 

 

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29/03/2016

Les seniors et Internet : plus connectés qu'on ne croit

seniors_Internet.jpgOn parle beaucoup des jeunes et d'Internet, mais on oublie souvent la population des seniors (soit les plus de 55 ans). Une étude récente (Baromètre* 55+ Cogedim Club® – TNS Sofres) change le point de vue que l'on peut avoir : il apparaît que cette population est loin d'être déconnectée puisque 63% des seniors de 55 ans et + utilisent internet, soit près de 2 seniors sur 3 et "la vie numérique apparaît ici comme un véritable élixir de jouvence auprès de cette cible". Quelques exemples d'utilisation : commander ses courses en ligne (bien qu'il y ait une certaine méfiance à payer sur Internet) ; réserver des places de théâtre, un voyage, un billet de train ; être en lien avec ses petits-enfants sur Facebook ou grâce à Skype ; s'informer sur l'actualité... les exemples sont multiples.

Internet est donc pris comme un lien possible avec la société, la famille, les amis, et peut éviter dans certains cas une trop grande solitude ou d'être isolé.

Jean-Philippe Accart

Pour plus d'information, voir ce lien

Illustration: © Sipa Press

NB : suite aux différents commentaires suscités, je précise que je ne fais que citer une étude qui vient de paraitre, selon les critères qu'elle a définis

 

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14/03/2016

Twitter en classe ?

rts.jpgL'émission "On en parle" de la Radio suisse romande diffusée le lundi 14 mars a fait le choix de parler des "Réseaux sociaux et les portables comme moyens éducatifs". Twitter en classe ?  direz-vous... L'écoute de ce reportage montre bien l'utilité et l'utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques et éducatives. Twitter ou WhatsApp par exemple permettent de créer des communautés en ligne qui correspondent entre elles, soit une seule classe, soit plusieurs. Et ce sur plusieurs continents : les échanges se font entre des écoles suisses, africaines, québecoises... Tout cela est bien sûr très encadré par les enseignants, avec l'accord parental. En classe d'anglais, les enfants enregistrent leur texte sur ces réseaux, ce qui équivaut à des mini-tests... La technologie est mise à contribution sous toutes les formes actuelles, ordinateurs, tablettes, mais surtout téléphones portables. Twitter, l'avenir de l'éducation ?

Jean-Philippe Accart

 

28/02/2016

Google lance Kiddle, moteur de recherche pour les enfants

kiddle.pngNous vous parlions il y a quelque temps de Qwant Junior, lancé par le moteur de recherche français Qwant à destination des 6-13 ans. Cette semaine Google lance une initiative similaire avec Kiddle, moteur de recherche pour les enfants. Recherche sécurisée, résultats adaptés aux enfants, larges caractères et images grand format, paramètres modifiables sont autant de caractéristiques de Kiddle.

Pour autant, se différencie-t-il de Qwant Junior, autant que Google et Qwant pour les adultes ? Une recherche sur le thème "robot" donne des résultats assez différents: Kiddle insiste beaucoup plus sur l'aspect ludique avec de nombreuses images, tandis que Qwant Junior met en avant des explications sur ce qu'est un robot.

Les sites sélectionnés pour Kiddle le sont par rapport au public défini, avec un langage et un niveau de compréhension appropriés. L'avenir dira si les enfants (et les parents) seront satisfaits de ce qu'ils y trouvent.

Jean-Philippe Accart

Plus d'information sur Business Standard

 

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14/02/2016

Le savoir se trouve-t-il sur Internet ?

internet.pngCette question - qui amène un certain nombre de réponses - est posée dans le blog de Yann Houry le 14 février dernier. La discussion et les points évoqués sont quelque peu différents de ceux que je souhaite aborder ici. 

Il semble qu'il y ait une certaine confusion dans le public et le monde du travail autour de cette question. La 1ère confusion à mon sens est celle sur le terme savoir: si l'on trouve en effet beaucoup d'informations sur Internet, voire des ouvrages et des articles numérisés en texte intégral, cela ne dit rien sur leur provenance, ni sur la véracité ou la fiabilité de ce qui est exposé. Qu'est-ce qui va déterminer le choix de telle ou telle information pour un adolescent ou un étudiant qui doit rédiger une étude ou un mémoire ? De même un cadre ou un dirigeant d'entreprise ou politique sont-ils sûrs des données et des résultats fournis suite à une recherche sur Internet ? Rumeurs, fausses informations, désinformation sont le lot quotidien des réseaux.

La 2ème confusion ou illusion est justement qu'Internet nous fait croire que nous sommes au fait des informations, que nous n'avons pas besoin d'intermédiaires pour y accéder et comprendre ce qui est fourni. Or, nous n'avons jamais eu plus besoin d'être accompagné, conseillé pour savoir comment se diriger dans cet océan d'informations qu'est Internet maintenant. Les professions d'enseignants, d'éditeurs, de bibliothécaires, de journalistes - tous passeurs d'informations - sont plus que jamais essentielles et utiles à la société, malgré leurs disparitions annoncées pour être remplacées par ... Internet.

Jean-Philippe Accart

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illustration extraite de bonjouridee.com 

 

 

07/02/2016

Facebook enquête sur les nouveaux parents numériques

netpublic.jpgLa technologie numérique, les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils des facteurs d'isolement, de séparation entre générations ou au contraire de rapprochement et d'échange ? La question peut paraître inappropriée, mais elle ne l'est pas tant que cela. 

Facebook lance un vaste projet de recherche intitulé "Meet the Parents" afin d'étudier des parents âgés de 25 à 64 ans ayant des enfants de tous âges. Le réseau social de Mark Zuckerberg - accompagné de Ispos Media CT et Sound Research - analyse des données provenant de huit pays : Australie, Brésil, Canada, Allemagne, Mexique, Espagne, Angleterre et USA. 8 300 parents sont interrogés. Le projet a débuté il y a quelques semaines. Il explore la façon dont les technologies influent sur les comportements des parents vis à vis de leurs enfants et particulièrement le rôle joué par le téléphone portable.

Le mobile apparaît comme le meilleur moyen d'être connecté à ses proches, le plus facile et le plus évident, surtout si l'on considère les changements importants d'emploi du temps des parents avec l'arrivée d'un nouveau-né par exemple : ainsi, il n'est pas rare qu'ils se connectent dès 4h du matin, et 56% d'entre eux avant 7h du matin. 48% indiquent que le mobile permet d'amuser l'enfant (ce qu'aucune parent ne contestera) et 30% considèrent qu'ils sont plus productifs grâce au smartphone. Nul doute que d'autres résultats intéressants suivront bientôt.

Jean-Philippe Accart

suivez-moi sur Twitter : @jpaccart

En savoir plus sur la page de Valentin Blanchot 

Image Netpublic.fr

 

 

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01/02/2016

Wikipedia et la fiabilité des informations

_Couv_Wikipedia_m.jpgL'encyclopédie en ligne, libre, collaborative et contributiveWikipedia a détrôné en moins de 15 ans des encyclopédies reconnues et qui paraissaient intemporelles. Produit emblématique du Web social, son anniversaire a été fêté récemment par la plupart des médias.

Guy Delsaut publie à cette occasion aux Editions KLOG un livre instructif sur le fonctionnement de Wikipedia, depuis "l'intérieur". Il faut signaler que l'auteur et l'éditeur ne sont pas associés à la Wikimedia Foundation. G. Delsaut est bibliothécaire-documentaliste, il est président de l'Association belge de documentation (ABD)... et contributeur de Wikipedia depuis 2005: il connait donc bien son affaire. La plus grande partie de cet ouvrage bien documenté et éclairant (soit 171 pages) est consacrée - après une explication de ce qu'est une encyclopédie et de comment Wikipedia est organisée -  à un sujet que les professionnels de l'information-documentation et bibliothèques connaissent et pour lesquels il est une préoccupation constante : la fiabilité de l'information. 

G. Delsaut ne fait donc pas le panégyrique de Wikipedia, mais la prend comme objet d'étude et d'observation au travers du prisme des erreurs ou fautes commises. Parmi les défauts signalés, la simplification, le manque de neutralité, le dénigrement, le manque d'informations, les désaccords possibles (entre contributeurs ou en entre spécialistes), les articles mal écrits... L'auteur nous donne - sur 70 pages - des clés pour repérer ces défauts et vérifier les informations. Le dernier chapitre conclut sur l'avenir de Wikipedia et de... sa fiabilité.

Jean-Philippe Accart

en savoir plus sur le livre et feuilleter les premières pages

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17/01/2016

Les 15 ans de Wikipedia

wikipedia.jpgVendredi 15 janvier dernier, Wikipedia fêtait ses 15 ans d'existence. C'est un événement en soi dans la mesure où elle a réussi à détrôner des encyclopédies reconnues depuis le XIXème siècle et qui sont en perte de vitesse. Quel parent n'y a pas recours pour préparer l'exposé du lendemain de sa progéniture ? Qui ne l'a pas consultée pour vérifier une date, un fait, un nom ?

Longtemps décriée comme peu fiable, elle est maintenant reconnue. Selon la fondation Wikimedia qui gère l'encyclopédie, celle-ci  dénombre "500 millions de visiteurs uniques par mois pour 18 millions de pages vues, et compte aujourd'hui plus de 36 millions d'articles en 280 langues"... difficile de faire mieux.

Le volet suisse est représenté par Wikimedia.ch qui propose des ateliers d'écriture pour contribuer de manière efficace à l'encyclopédie collaborative. Ces ateliers, organisés à la Bibliothèque de Genève, à la Bibliothèque nationale suisse ou aux Archives fédérales à Berne ont été très suivis.

Jean-Philippe Accart

En savoir plus sur le site Les Echos 

09/01/2016

Grandir connectés !

grandir.pngS'il est un sujet qui concerne la société dans son ensemble, le milieu éducatif, les parents et les jeunes eux-mêmes, c'est bien celui des jeunes générations face à la recherche d'information et à l'environnement numérique.

Les études - officielles, ministérielles, européennes - sur le sujet foisonnent et sont régulièrement en tête des résultats sur les réseaux sociaux. Il n'est guère étonnant que le monde des adultes se penche sur cette population étrange, avec de non moins étranges habitudes, que sont les adolescents : leur aptitude générale à naviguer dans le monde d'Internet est toujours bluffante et surprenante, au point qu'ils semblent être tous nés avec un téléphone portable à la main... Mais au final, est-ce réellement le cas ? Sont-ils si à l'aise face à Internet ? Savent-ils vraiment chercher l'information ?

Anne Cordier, maître de conférences en SIC à l'université de Rouen, nous livre des réponses à ces questions suite à une recherche menée auprès d'une population de jeunes entre 11 et 17 ans qui semble ne pas se reconnaitre dans la dénomination "Digital Natives" ou celle de "Génération Google". Son ouvrage, "Grandir connectés. Les adolescents et la recherche d'information" (C&F Editions), est le fruit d'une observation directe des pratiques de consultation, de recherche et de lecture d'un certain nombre d'adolescents. Et ce n'est pas le moindre intérêt de cet ouvrage, didactique, bien écrit et étayé par des entretiens qui révèlent que le monde numérique est encore pour beaucoup un continent à découvrir. Bref un ouvrage qui devrait être une aide précieuse pour les professionnels de l'information eux-mêmes - notamment les professeurs documentalistes en contact direct avec les adolescents. 

Jean-Philippe Accart

Voir aussi la présentation de l'ouvrage sur YouTube par son auteur

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01/01/2016

Mieux que Facebook ? WealCome

wealcome2.pngEvidemment, concurrencer le géant Facebook est pratiquement impossible pour des startups qui se lancent. Mais mieux encore, en la jouant beaucoup plus finement, concurrencer Facebook sur son propre terrain est cependant possible: c'est ce que vient de réaliser WealCome depuis décembre dernier en ouvrant une page Facebook, mais aussi une application pour smartphone dédiée à la rencontre instantanée.

Comme le résume Michaël Azerhad, le fondateur de WealCome: "Le concept en deux mots c'est : proposer des rencontres immédiates à ses amis Facebook c'est bien... mais en proposer à n'importe quels membres Facebook c'est mieux ! Pause café dans 5 minutes ? Match de foot à l'improviste ? Shopping immédiat entre filles? Barbecue entre voisins encore inconnus ? Tout est possible avec WealCome ;).

Jean-Philippe Accart

Suivez-moi sur Twitter : @jpaccart

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13/12/2015

Le plus grand livre du monde est au...Myanmar

bigbook.jpgQui ne rêve pas d'aller visiter les temples de Bagan au Myanmar, depuis l'ouverture récente du pays. Il existe maintenant une raison supplémentaire de s'y rendre, pour aller voir rien moins que le plus grand livre au monde. Situé près de Bagan, à Mandalay, il est visible à la Pagode Kuthodaw construite en 1857 par le roi Mindon Min.
 
Ce magnifique temple haut de 57 mètres est entièrement doré à l'extérieur (voir photo), donnant l'impression qu'il est en or massif. Cependant, le vrai spectacle se trouve dans les austères stupas blancs qui l'entourent. On peut y voir dans chacun d'entre eux une des 730 tablettes en marbre (729 contiennent le corps du texte, tandis que la tablette 730 décrit leur création) recouvertes sur les deux côtés d'une écriture dense. Pris tous ensemble, ils constituent le Theravāda (ou  Tipitaka) un des livres religieux du bouddhisme. Chaque stèle de marbre fait 1,1 m de large, 1,52 m de haut et 13 cm d'épaisseur, et l'ensemble constitue dans les faits le plus grand livre du monde.
 
Lorsqu'elles ont été dévoilées en 1868, chacune des 80 à 100 lignes inscrites sur les stèles était remplie avec de l'or et les stèles ornées de pierres précieuses. Mais le site fut vandalisé et dépouillé lors de l'invasion des Britanniques en 1880. Maintenant les lignes sont écrites l'encre noire et tout à fait déchiffrables.
 
Jean-Philippe Accart
 
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16:56 Publié dans Air du temps, Bibliothèque, Ecriture, Histoire, Langues, Temps, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

29/11/2015

"Atlas Obscura" : des terres encore inconnues


terra incognita.pngA la question : "Existe-t-il encore quelque chose à découvrir dans ce monde ?", deux jeunes Américains, Joshua Foer et Dylan Thuras, férus de journalisme, de voyages et d'Internet ont répondu en 2009 par la création d'un site insolite, au nom mystérieux : Atlas Obscura.

Atlas Obscura souhaite devenir le guide de référence d'un monde merveilleux et offrir des lieux à découvrir. On peut dire qu'au bout de six années d'existence, le pari est réussi. Mais que trouve-t-on dans Atlas Obscura ? Classés par thèmes, des lieux insolites ou inexplorés ou inconnus : des villes miniatures ou souterraines, de gigantesques trous dans le sol dont on ne connait pas la profondeur, des églises et des pagodes insolites, des maisons de papier... cela semble sans fin.

L'un des intérêts d'Atlas Obscura est que c'est un projet collaboratif. Les explorateurs du monde entier peuvent collaborer et faire découvrir aux voyageurs curieux des sites étonnants ou cachés. Pourquoi pas vous ?

Jean-Philippe Accart

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