25/05/2016

Il n'y a plus de vie privée

vie privéee.jpgCe n'est pas une phrase entendue au Café du Commerce, mais une étude universitaire qui le dit menée par deux chercheurs de l'Université de Stanford aux Etats-Unis. Leur projet porte essentiellement sur les smartphones et ce que nous laissons comme traces numériques (ou métadonnées) rien qu'en passant un coup de téléphone... Tout peut être analysé, en dehors de la conversation elle-même : durée d’un appel, le numéro appelé, l'heure de l’envoi d’un SMS... soit des données sur celui qui utilise le téléphone, sa localisation, ses habitudes.

Cette étude de Stanford contredit totalement les affirmations de la NASA sur le fait que ces données sont inutiles (mais récoltées quand même). Les chercheurs ont enregistré, avec l’accord des 823 participants à l’étude, les métadonnées de 251 788 appels et de 1 234 231 SMS. Des tendances émergent comme les habitudes, le quartier habité, les préférences alimentaires ou culturelles, en bref des données très intéressantes à posséder sur la vie privée de tout un chacun... Ah, je dois vous laisser, je reçois un appel sur mon smartphone !

Jean-Philippe Accart

Pour en savoir +: site de Not Like The Others

Crédit Illustration : Sergey Nivens / Shutterstock

 

11/05/2016

La boutique du futur

innovation.jpgComment ferons-nous nos courses dans le futur ? Existera-t-il encore des boutiques pour magasiner comme disent nos amis québecois ? Tout se fera-t-il sur Internet ?

La marque Samsung a dépêché une équipe d'ingénieurs afin d'imaginer la boutique du futur, et un prototype a été installé dans le quartier du Marais à Paris durant l'Innovation Week. Grâce à un certain nombre de capteurs et de caméras, il sera possible de dresser votre profil dès l'entrée du magasin ou devant la vitrine : jeune, adulte, plus âgé, homme ou femme, et des produits vous seront proposés selon l'âge ainsi déterminé (une assurance-vie ; un plan d'épargne logement ; des lunettes...). Une fois entré dans le magasin, d'autres capteurs permettent de vous identifier grâce à votre téléphone portable, ou aux produits que vous aurez sélectionnés lors de vos achats précédents (chaque produit étant équipé d'une puce RFID): tailles, couleurs, design différents pourront vous être présentés.

Des promotions en temps réel seront possibles selon les zones des boutiques peu ou pas fréquentées afin d'attirer la clientèle (également à l'aide de capteurs). Le paiement sera effectué grâce à votre portable.

Il existe de nombreuses autres innovations en cours, mais d'aucuns regretteront certainement le temps où flâner dans un magasin ou simplement discuter avec un vendeur était possible... 

Jean-Philippe Accart

Plus d'informations sur le site PetitWeb

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26/04/2016

Un nouveau site d'édition numérique à Genève, l'Officine numérique

lecturenum.jpgL’Officine numérique est un nouveau site d’édition numérique qui sera présenté lors du Salon du Livre de Genève par la Bibliothèque de Genève. Il est consacré aux éditeurs genevois et sera opérationnel en septembre 2016.

Ce site est réalisé sous la houlette de la Bibliothèque de Genève en étroite collaboration avec la Librairie Droz, les Éditions Héros-Limite, les Éditions Labor et Fides et les Éditions Zoé. 250 textes seront mis à disposition en streaming et téléchargeables en format epub. Le site est destiné à accueillir d'autres publications et d'autres éditeurs. Belle initiative donc qui rapproche le lecteur et le livre, au bénéfice de la lecture numérique.

Jean-Philippe Accart

NB: Une présentation du site aura lieu sur le Stand du Cercle de la Librairie et de l’Édition Genève

 

18/04/2016

Le "cabinet de curiosités" réinventé avec WonderAlp

wonderalp.jpgWonderAlp a été lancée l'automne dernier par Claude Reichler de  l'université de Lausanne: c'est une nouvelle application d’un cabinet de curiosités interactif qui met sous un jour nouveau ces fameuses collections de curiosités des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les objets exposés sous forme d'images proviennent  de l’ouvrage de Johann Jakob Scheuchzer  Itinera per Helvetiae alpinas regiones (1723) et de celui de Johann Gerhard Andreae, paru en 1776, les Briefe aus der Schweiz, tous deux richement illustrés. L’application comprend trois espaces : « Les dragons des Alpes », « Fossiles et cristaux », « Des plantes aux paysages » avec chacun 12 écrans ; il est possible de zoomer sur les images, accompagnées chacune d'audios. Les objets sont décrits grâce à des étiquettes. En bref, c'est à une véritable lecture enrichie (ou lecture augmentée) et une redécouverte de ces curiosités auxquelles nous sommes conviés.

Jean-Philippe Accart

L'application WonderAlp est disponible dans GooglePlay et pour iPhone et iPad

Conception de l'application par l'agence Bread & Butter (Lausanne)

05/04/2016

Le succès de Kiwi, une application mobile pour les ados

  • kiwi.pngUne des dernières applications dont raffolent les adolescents est l’application sur mobile Kiwi  où ils peuvent poser n'importe quelle question à leur réseau d'amis (qui doivent aussi utiliser Kiwi). Son utilisation est simple, ce qui explique en partie son succès : une question peut être posée, de manière anonyme ou non, et c’est le réseau d’amis qui répond. La question (sous forme d’une phrase, d’une image, d’une vidéo de 15 secondes maximum) peut être envoyée à de véritables amis, c’est à dire « les personnes proches », ou à toutes les personnes qui suivent le questionneur. Enfin, il est possible de partager les questions sur Twitter. En activant la fonction de géolocalisation, ce sont les personnes proches localement qui vont être sollicitées. Une des multiples applications offertes par les réseaux sociaux et la technologie mobile. Jean-Philippe Accart

 

 

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29/03/2016

Les seniors et Internet : plus connectés qu'on ne croit

seniors_Internet.jpgOn parle beaucoup des jeunes et d'Internet, mais on oublie souvent la population des seniors (soit les plus de 55 ans). Une étude récente (Baromètre* 55+ Cogedim Club® – TNS Sofres) change le point de vue que l'on peut avoir : il apparaît que cette population est loin d'être déconnectée puisque 63% des seniors de 55 ans et + utilisent internet, soit près de 2 seniors sur 3 et "la vie numérique apparaît ici comme un véritable élixir de jouvence auprès de cette cible". Quelques exemples d'utilisation : commander ses courses en ligne (bien qu'il y ait une certaine méfiance à payer sur Internet) ; réserver des places de théâtre, un voyage, un billet de train ; être en lien avec ses petits-enfants sur Facebook ou grâce à Skype ; s'informer sur l'actualité... les exemples sont multiples.

Internet est donc pris comme un lien possible avec la société, la famille, les amis, et peut éviter dans certains cas une trop grande solitude ou d'être isolé.

Jean-Philippe Accart

Pour plus d'information, voir ce lien

Illustration: © Sipa Press

NB : suite aux différents commentaires suscités, je précise que je ne fais que citer une étude qui vient de paraitre, selon les critères qu'elle a définis

 

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14/03/2016

Twitter en classe ?

rts.jpgL'émission "On en parle" de la Radio suisse romande diffusée le lundi 14 mars a fait le choix de parler des "Réseaux sociaux et les portables comme moyens éducatifs". Twitter en classe ?  direz-vous... L'écoute de ce reportage montre bien l'utilité et l'utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques et éducatives. Twitter ou WhatsApp par exemple permettent de créer des communautés en ligne qui correspondent entre elles, soit une seule classe, soit plusieurs. Et ce sur plusieurs continents : les échanges se font entre des écoles suisses, africaines, québecoises... Tout cela est bien sûr très encadré par les enseignants, avec l'accord parental. En classe d'anglais, les enfants enregistrent leur texte sur ces réseaux, ce qui équivaut à des mini-tests... La technologie est mise à contribution sous toutes les formes actuelles, ordinateurs, tablettes, mais surtout téléphones portables. Twitter, l'avenir de l'éducation ?

Jean-Philippe Accart

 

28/02/2016

Google lance Kiddle, moteur de recherche pour les enfants

kiddle.pngNous vous parlions il y a quelque temps de Qwant Junior, lancé par le moteur de recherche français Qwant à destination des 6-13 ans. Cette semaine Google lance une initiative similaire avec Kiddle, moteur de recherche pour les enfants. Recherche sécurisée, résultats adaptés aux enfants, larges caractères et images grand format, paramètres modifiables sont autant de caractéristiques de Kiddle.

Pour autant, se différencie-t-il de Qwant Junior, autant que Google et Qwant pour les adultes ? Une recherche sur le thème "robot" donne des résultats assez différents: Kiddle insiste beaucoup plus sur l'aspect ludique avec de nombreuses images, tandis que Qwant Junior met en avant des explications sur ce qu'est un robot.

Les sites sélectionnés pour Kiddle le sont par rapport au public défini, avec un langage et un niveau de compréhension appropriés. L'avenir dira si les enfants (et les parents) seront satisfaits de ce qu'ils y trouvent.

Jean-Philippe Accart

Plus d'information sur Business Standard

 

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14/02/2016

Le savoir se trouve-t-il sur Internet ?

internet.pngCette question - qui amène un certain nombre de réponses - est posée dans le blog de Yann Houry le 14 février dernier. La discussion et les points évoqués sont quelque peu différents de ceux que je souhaite aborder ici. 

Il semble qu'il y ait une certaine confusion dans le public et le monde du travail autour de cette question. La 1ère confusion à mon sens est celle sur le terme savoir: si l'on trouve en effet beaucoup d'informations sur Internet, voire des ouvrages et des articles numérisés en texte intégral, cela ne dit rien sur leur provenance, ni sur la véracité ou la fiabilité de ce qui est exposé. Qu'est-ce qui va déterminer le choix de telle ou telle information pour un adolescent ou un étudiant qui doit rédiger une étude ou un mémoire ? De même un cadre ou un dirigeant d'entreprise ou politique sont-ils sûrs des données et des résultats fournis suite à une recherche sur Internet ? Rumeurs, fausses informations, désinformation sont le lot quotidien des réseaux.

La 2ème confusion ou illusion est justement qu'Internet nous fait croire que nous sommes au fait des informations, que nous n'avons pas besoin d'intermédiaires pour y accéder et comprendre ce qui est fourni. Or, nous n'avons jamais eu plus besoin d'être accompagné, conseillé pour savoir comment se diriger dans cet océan d'informations qu'est Internet maintenant. Les professions d'enseignants, d'éditeurs, de bibliothécaires, de journalistes - tous passeurs d'informations - sont plus que jamais essentielles et utiles à la société, malgré leurs disparitions annoncées pour être remplacées par ... Internet.

Jean-Philippe Accart

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illustration extraite de bonjouridee.com 

 

 

07/02/2016

Facebook enquête sur les nouveaux parents numériques

netpublic.jpgLa technologie numérique, les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils des facteurs d'isolement, de séparation entre générations ou au contraire de rapprochement et d'échange ? La question peut paraître inappropriée, mais elle ne l'est pas tant que cela. 

Facebook lance un vaste projet de recherche intitulé "Meet the Parents" afin d'étudier des parents âgés de 25 à 64 ans ayant des enfants de tous âges. Le réseau social de Mark Zuckerberg - accompagné de Ispos Media CT et Sound Research - analyse des données provenant de huit pays : Australie, Brésil, Canada, Allemagne, Mexique, Espagne, Angleterre et USA. 8 300 parents sont interrogés. Le projet a débuté il y a quelques semaines. Il explore la façon dont les technologies influent sur les comportements des parents vis à vis de leurs enfants et particulièrement le rôle joué par le téléphone portable.

Le mobile apparaît comme le meilleur moyen d'être connecté à ses proches, le plus facile et le plus évident, surtout si l'on considère les changements importants d'emploi du temps des parents avec l'arrivée d'un nouveau-né par exemple : ainsi, il n'est pas rare qu'ils se connectent dès 4h du matin, et 56% d'entre eux avant 7h du matin. 48% indiquent que le mobile permet d'amuser l'enfant (ce qu'aucune parent ne contestera) et 30% considèrent qu'ils sont plus productifs grâce au smartphone. Nul doute que d'autres résultats intéressants suivront bientôt.

Jean-Philippe Accart

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En savoir plus sur la page de Valentin Blanchot 

Image Netpublic.fr

 

 

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01/02/2016

Wikipedia et la fiabilité des informations

_Couv_Wikipedia_m.jpgL'encyclopédie en ligne, libre, collaborative et contributiveWikipedia a détrôné en moins de 15 ans des encyclopédies reconnues et qui paraissaient intemporelles. Produit emblématique du Web social, son anniversaire a été fêté récemment par la plupart des médias.

Guy Delsaut publie à cette occasion aux Editions KLOG un livre instructif sur le fonctionnement de Wikipedia, depuis "l'intérieur". Il faut signaler que l'auteur et l'éditeur ne sont pas associés à la Wikimedia Foundation. G. Delsaut est bibliothécaire-documentaliste, il est président de l'Association belge de documentation (ABD)... et contributeur de Wikipedia depuis 2005: il connait donc bien son affaire. La plus grande partie de cet ouvrage bien documenté et éclairant (soit 171 pages) est consacrée - après une explication de ce qu'est une encyclopédie et de comment Wikipedia est organisée -  à un sujet que les professionnels de l'information-documentation et bibliothèques connaissent et pour lesquels il est une préoccupation constante : la fiabilité de l'information. 

G. Delsaut ne fait donc pas le panégyrique de Wikipedia, mais la prend comme objet d'étude et d'observation au travers du prisme des erreurs ou fautes commises. Parmi les défauts signalés, la simplification, le manque de neutralité, le dénigrement, le manque d'informations, les désaccords possibles (entre contributeurs ou en entre spécialistes), les articles mal écrits... L'auteur nous donne - sur 70 pages - des clés pour repérer ces défauts et vérifier les informations. Le dernier chapitre conclut sur l'avenir de Wikipedia et de... sa fiabilité.

Jean-Philippe Accart

en savoir plus sur le livre et feuilleter les premières pages

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17/01/2016

Les 15 ans de Wikipedia

wikipedia.jpgVendredi 15 janvier dernier, Wikipedia fêtait ses 15 ans d'existence. C'est un événement en soi dans la mesure où elle a réussi à détrôner des encyclopédies reconnues depuis le XIXème siècle et qui sont en perte de vitesse. Quel parent n'y a pas recours pour préparer l'exposé du lendemain de sa progéniture ? Qui ne l'a pas consultée pour vérifier une date, un fait, un nom ?

Longtemps décriée comme peu fiable, elle est maintenant reconnue. Selon la fondation Wikimedia qui gère l'encyclopédie, celle-ci  dénombre "500 millions de visiteurs uniques par mois pour 18 millions de pages vues, et compte aujourd'hui plus de 36 millions d'articles en 280 langues"... difficile de faire mieux.

Le volet suisse est représenté par Wikimedia.ch qui propose des ateliers d'écriture pour contribuer de manière efficace à l'encyclopédie collaborative. Ces ateliers, organisés à la Bibliothèque de Genève, à la Bibliothèque nationale suisse ou aux Archives fédérales à Berne ont été très suivis.

Jean-Philippe Accart

En savoir plus sur le site Les Echos 

09/01/2016

Grandir connectés !

grandir.pngS'il est un sujet qui concerne la société dans son ensemble, le milieu éducatif, les parents et les jeunes eux-mêmes, c'est bien celui des jeunes générations face à la recherche d'information et à l'environnement numérique.

Les études - officielles, ministérielles, européennes - sur le sujet foisonnent et sont régulièrement en tête des résultats sur les réseaux sociaux. Il n'est guère étonnant que le monde des adultes se penche sur cette population étrange, avec de non moins étranges habitudes, que sont les adolescents : leur aptitude générale à naviguer dans le monde d'Internet est toujours bluffante et surprenante, au point qu'ils semblent être tous nés avec un téléphone portable à la main... Mais au final, est-ce réellement le cas ? Sont-ils si à l'aise face à Internet ? Savent-ils vraiment chercher l'information ?

Anne Cordier, maître de conférences en SIC à l'université de Rouen, nous livre des réponses à ces questions suite à une recherche menée auprès d'une population de jeunes entre 11 et 17 ans qui semble ne pas se reconnaitre dans la dénomination "Digital Natives" ou celle de "Génération Google". Son ouvrage, "Grandir connectés. Les adolescents et la recherche d'information" (C&F Editions), est le fruit d'une observation directe des pratiques de consultation, de recherche et de lecture d'un certain nombre d'adolescents. Et ce n'est pas le moindre intérêt de cet ouvrage, didactique, bien écrit et étayé par des entretiens qui révèlent que le monde numérique est encore pour beaucoup un continent à découvrir. Bref un ouvrage qui devrait être une aide précieuse pour les professionnels de l'information eux-mêmes - notamment les professeurs documentalistes en contact direct avec les adolescents. 

Jean-Philippe Accart

Voir aussi la présentation de l'ouvrage sur YouTube par son auteur

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01/01/2016

Mieux que Facebook ? WealCome

wealcome2.pngEvidemment, concurrencer le géant Facebook est pratiquement impossible pour des startups qui se lancent. Mais mieux encore, en la jouant beaucoup plus finement, concurrencer Facebook sur son propre terrain est cependant possible: c'est ce que vient de réaliser WealCome depuis décembre dernier en ouvrant une page Facebook, mais aussi une application pour smartphone dédiée à la rencontre instantanée.

Comme le résume Michaël Azerhad, le fondateur de WealCome: "Le concept en deux mots c'est : proposer des rencontres immédiates à ses amis Facebook c'est bien... mais en proposer à n'importe quels membres Facebook c'est mieux ! Pause café dans 5 minutes ? Match de foot à l'improviste ? Shopping immédiat entre filles? Barbecue entre voisins encore inconnus ? Tout est possible avec WealCome ;).

Jean-Philippe Accart

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13/12/2015

Le plus grand livre du monde est au...Myanmar

bigbook.jpgQui ne rêve pas d'aller visiter les temples de Bagan au Myanmar, depuis l'ouverture récente du pays. Il existe maintenant une raison supplémentaire de s'y rendre, pour aller voir rien moins que le plus grand livre au monde. Situé près de Bagan, à Mandalay, il est visible à la Pagode Kuthodaw construite en 1857 par le roi Mindon Min.
 
Ce magnifique temple haut de 57 mètres est entièrement doré à l'extérieur (voir photo), donnant l'impression qu'il est en or massif. Cependant, le vrai spectacle se trouve dans les austères stupas blancs qui l'entourent. On peut y voir dans chacun d'entre eux une des 730 tablettes en marbre (729 contiennent le corps du texte, tandis que la tablette 730 décrit leur création) recouvertes sur les deux côtés d'une écriture dense. Pris tous ensemble, ils constituent le Theravāda (ou  Tipitaka) un des livres religieux du bouddhisme. Chaque stèle de marbre fait 1,1 m de large, 1,52 m de haut et 13 cm d'épaisseur, et l'ensemble constitue dans les faits le plus grand livre du monde.
 
Lorsqu'elles ont été dévoilées en 1868, chacune des 80 à 100 lignes inscrites sur les stèles était remplie avec de l'or et les stèles ornées de pierres précieuses. Mais le site fut vandalisé et dépouillé lors de l'invasion des Britanniques en 1880. Maintenant les lignes sont écrites l'encre noire et tout à fait déchiffrables.
 
Jean-Philippe Accart
 
En savoir plus sur le site Atlas Obscura et Wikipedia

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29/11/2015

"Atlas Obscura" : des terres encore inconnues


terra incognita.pngA la question : "Existe-t-il encore quelque chose à découvrir dans ce monde ?", deux jeunes Américains, Joshua Foer et Dylan Thuras, férus de journalisme, de voyages et d'Internet ont répondu en 2009 par la création d'un site insolite, au nom mystérieux : Atlas Obscura.

Atlas Obscura souhaite devenir le guide de référence d'un monde merveilleux et offrir des lieux à découvrir. On peut dire qu'au bout de six années d'existence, le pari est réussi. Mais que trouve-t-on dans Atlas Obscura ? Classés par thèmes, des lieux insolites ou inexplorés ou inconnus : des villes miniatures ou souterraines, de gigantesques trous dans le sol dont on ne connait pas la profondeur, des églises et des pagodes insolites, des maisons de papier... cela semble sans fin.

L'un des intérêts d'Atlas Obscura est que c'est un projet collaboratif. Les explorateurs du monde entier peuvent collaborer et faire découvrir aux voyageurs curieux des sites étonnants ou cachés. Pourquoi pas vous ?

Jean-Philippe Accart

Page Facebook d'Atlas Obscura en suivant ce lien

22/11/2015

Welcomegrooves.de, l'insertion linguistique des migrants

grooves.pngLe programme en ligne Welcomegrooves.de lancé en novembre par la bibliothèque de Berlin-Mitte pourra peut-être inspirer les bibliothèques genevoises et suisses (et d'autres pays): il s'agit d'un programme linguistique pour les migrants, gratuit, comprenant six leçons de vocabulaire pour la communication de base. Elles peuvent être téléchargées facilement et gratuitement depuis le site www.welcomegrooves.de sur un téléphone portable comme fichier MP3 ou directement écoutées. 

Différents thèmes sont traités dans ces leçons, le mode de vie allemand, la culture allemande notamment. Les textes des leçons sont accessibles et imprimables gratuitement dans les bibliothèques, ils ont été traduits dans un nombre de langues non négligeable : en anglais, français, espagnol, russe, serbe, bosniaque, arabe, farsi, tigrinya, ourdou, somali, hausa, swahili, amharique et autres langues. 

Welcomegroove a été initié et lancé par Eva Brandecker, chercheur et producteur de la série des cours de langue ayant la particularité d'utiliser la musique pour mieux mémoriser les mots : 70 volontaires créatifs l'aident dans ce projet humanitaire d'insertion, projet qui ne bénéficie d'aucune subvention.

Les bibliothèques allemandes ajoutent ainsi une corde à leur arc social déjà bien développé.

welcomegrooves sur Internet :
- http://welcomegrooves.de
- http://blog.thegrooves.de/
- http://www.Facebook.com/thegrooves
- http://Twitter.com/thegrooves
- https://Storify.com/KuWiWege/deutschlernen-mit-den-welcomegrooves
 
Jean-Philippe Accart

13/11/2015

L'aventure humanitaire "Human Generation"

1508659_1010016825687363_1445027765399096449_n[1].jpgLe phénomène actuel des migrants atteignant l'Europe par milliers chaque jour a de quoi impressionner et frappe bien sûr tous les esprits. En octobre dernier, un groupe de huit Lausannois n'a pu résister au désir d'aller à leur rencontre et de leur apporter une aide matérielle, quelle qu'elle soit. Coup de folie ? Compassion ? Empathie ? Souhait de sortir de nos vies d'Européens protégées ? Il y a certainement un peu de tout cela à la fois dans cette action hors normes.

Avant de partir, ils créent leur association Humansnation, rassemblent de quoi remplir 3 fourgonnettes de sacs de vêtements donnés après un appel sur Facebook. L'arrivée dans les Balkans est bien sûr une épopée en elle-même, la traversée de certaines frontières, puis les rencontres avec ces migrants qui manquent de tout. Notre groupe de Lausannois se retrouve à gérer des situations délicates en Slovénie, entre les organisations humanitaires, la police, les responsables officiels... Mais leur courage ne semble pas s'arrêter, ils fournissent du pain à quelques milliers de personnes, aident à remplir les formulaires, organisent les distributions de nourriture.

Tout cela est raconté sur leur page Facebook "Human Generation" que l'on ne saurait trop conseiller de consulter tant celle-ci est un vrai journal de bord humanitaire, avec de beaux témoignages, de nombreuses photos à l'appui.

Jean-Philippe Accart

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18/09/2015

Une pièce dite de Shakespeare ("Le double mensonge") analysée par ordinateur

William.jpgEn 2010 déjà, la presse anglophone et francophone faisait état d'une pièce "retrouvée" de Shakespeare, "Le Double mensonge" ("The Double Falsehood"). Un des spécialistes de l'auteur, Brean Hammond, affirmait que Shakespeare s'était associé pour l'écrire avec John Fletcher avec qui il avait déjà travaillé sur "Henry VIII" et "Les deux nobles cousins".

Suspense insupportable depuis trois siècles, très British finalement, et que nombre d'auteurs de romans policiers pourraient reprendre à leur compte...

Mais récemment, l'affaire est relancée dans un article de Melissa Healy du Los Angeles Times paru le 18 septembre s'appuyant sur une étude réalisée par deux chercheurs de l'Université d'Austin au Texas : leur étude est à la fois psychologique et informatique avec l'analyse exhaustive du texte par ordinateur. L'utilisation de la technique dite "Stylometry" permet de réaliser des mesures sur des millions de phrases afin d'analyser les redondances, le style, les termes employés et leur répétition, la place de ceux-ci dans une phrase, etc. Cette technique est utilisée également pour analyser les textes suspectés de plagiat.

Selon les auteurs de l'étude, Ryan L. Boyd and James W. Pennebaker, "le Double mensonge" est bien signée Shakespeare. Ils arrivent à cette conclusion après l'analyse par ordinateur de 54 pièces de Shakespeare et un certain nombre d'autres pièces d'auteurs de l'époque.

Jean-Philippe Accart

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03/09/2015

Si vous ne savez pas quoi lire, suivez les conseils des "Booktubers"!

booktube.jpgAvec la rentrée littéraire 2015, déferlent des centaines de nouveaux ouvrages dans les vitrines ou sur les sites des librairies. Selon Culturebox589 romans français et étrangers sont publiés cette année en France entre la mi-août et fin octobre...

Comment s'y retrouver ? Bien sûr, votre libraire favori ou votre revue préférée vous permettent de vous orienter. Mais il existe une autre manière d'être averti en suivant les conseils des "Booktubers"... Contraction des mots "book" et "YouTube", un "Booktuber" c'est vous et moi c'est-à-dire tout un chacun qui se filme en train de commenter une lecture récente, et qui diffuse ensuite la vidéo sur Youtube. Comme sur tout réseau social, il es possible de s'abonner à votre (ou vos) Booktubers préférés, même si le phénomène est plus anglo-saxon que francophone. Les vidéos des 4 plus grands booktubers anglo-saxons (polandbananasBOOKSjessethereader ou katystatic ) ont été visonnées plus de 12 millions de vues et comptent 200 000 abonnés...

Ce n'est donc pas un "petit" phénomème, mais une tendance actuelle du Web.

Quelques Booktubers:

Jean-Philippe Accart

+ d'informations dans cet article de la revue Archimag

26/08/2015

Une histoire visuelle des connaissances humaines

visuel.jpgUne des tendances actuelles du Web est la visualisation des données sous forme de graphiques interactifs, d'infographies, appelés aussi la "data visualisation" (vous en trouverez de nombreux exemples traités dans ce blog). Un spécialiste américain Manuel Lima, a mis en ligne une de ses conférences récentes sur le sujet où il montre au travers d'infographies comment les connaissances humaines sont reliées entre elles et se développent.
 
S'appuyant sur mille ans d'histoire de données cartographiques, à l'aide d'arbres de connaissances dans des domaines aussi variés que la médecine, la botanique, la littérature, Manuel Lima dresse ainsi sous nos yeux une carte vivante et dynamique des connaissances humaines. Les réseaux d'information ne sont pas loin. C'est une histoire fascinante de l'humanité qui nous est livrée.
 
Jean-Philippe Accart
 
Voir la conférence de Manuel Lima "A Visual History of Human Knowledge" 
 
Voir le site de Manuel Lima : Visual Complexity
 
L'illustration est extraite du site de Manuel Lima

02/07/2015

SCRIBAY, un réseau social pour les auteurs

scibay.jpg

Tout le monde a une histoire à raconter !... mais vous ne savez pas comment vous y prendre. Ecrire sur un blog mais comment faire, être édité à son propre compte, écrire un manuscrit sans être sûr de la réponse des éditeurs... Il y a beaucoup d'incertitudes dans le fait de vouloir écrire et d'être publié ensuite. 

Alors pourquoi ne pas participer à un réseau d'auteurs tel Scribay ? Ouvert aux auteurs comme aux lecteurs, ce réseau permet de travailler et de partager des écrits en ligne gratuitement. Pensé puis développé par deux amis, ce réseau social a un objectif bien précis : « Offrir un espace de travail et de partage à l’écrivain d’aujourd’hui et de demain ».

Plusieurs fonctionnalités ont été développées pour écrire et publier à l’aide d’un traitement de texte en ligne, tout en contrôlant les conditions d’accès et de publication (commentaires, visibilité…). Chaque auteur reste maître de ses écrits et peut encadrer juridiquement ses œuvres avec la licence qu’il juge adaptée. Il peut même travailler sur plusieurs versions d’un texte. Les lecteurs peuvent ensuite choisir la police, les interlignes, la taille des caractères.

Il est même possible de lancer un défi d'écriture à la communauté à laquelle on appartient. 

 

 

20/06/2015

Minds, nouveau réseau social qui respecte votre vie privée

minds.pngCes jours derniers, un nouveau réseau social est apparu "Minds.com" avec pour slogan le respect de la vie privée. Des réseaux sociaux naissent régulièrement pour essayer de rivaliser avec Facebook ou Twitter... sans connaitre un grand succès jusqu'à présent.

La particularité de Minds est de se positionner sur un créneau spécifique: le respect de la vie privée. Facebook est en effet très critiqué pour justement ne pas respecter la vie privée. Minds aura-t-il sa chance face aux poids lourds actuels ? Cela reste à vérifier, mais l'initiative mérite d'être signalée, elle va dans le même que certains moteurs de recherche qui ne conservent pas les données de recherche. Nous avions parlé il y a quelques mois de Swisscows qui présente cette particularité.

Minds est basé sur un système open source et permet à ses membres d'envoyer des messages qui sont encryptés, de promouvoir eux-mêmes certaines informations sans que ce soit un algorithme qui s'en charge comme pour Facebook détruisant une certaine spontanéité. Minds propose cependant les mêmes fonctionnalités que tout autre réseau social: poster des messages, des images, des vidéos ; échanger et partager, il est accessible via mobile... Minds n'a pour l'instant pas bénéficié d'un lancement officiel, mais l'information est diffusée de manière virale: Bill Ottman, le fondateur, indique que le site a été visité plus de 60 millions de fois ces derniers jours...

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21/05/2015

Les Emoji, un nouveau langage ?

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Petit à petit, sans vraiment nous en rendre compte, nous utilisons un nouveau langage pour communiquer nos émotions, les "émoticones" ou "emoji" ("moji" en japonais pour "photo"). Ils sont rentrés dans notre vie par la petite porte, en disent parfois plus long que des mots et synthétisent d'une jolie manière des émotions diverses, de la peur à l'éclat de rire, en passant par les larmes et la déception. Peut-être est-il plus facile de manifester son amour à son conjoint en envoyant un coeur rouge ou un coeur qui bat plutôt qu'une longue phrase ampoulée... L'emoji est la langue en plus forte croissance en Grande-Bretagne, ce qui laisse à réfléchir sur notre société dite de communication. Certaines personnes ne communiquent d'ailleurs que par une suite d'emojis dans leurs emails, sur Facebook et autres. A vous de déchiffrer après ce que cela veut dire.
 
Des voix s'élèvent cependant pour dénoncer un appauvrissement de notre manière de communiquer ou d'écrire, tout simplement, ce qui n'est pas dénué de fondements. Le retour à ce qui précède l'écriture est noté, si l'on pense aux hiéroglyphes ou aux dessins des hommes pré-historiques, si cela est comparable.
 
En bref, sommes-nous dans une période de régression ou un nouveau type de langage est-il en train de s'imposer ? 
 
 
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15:39 Publié dans Air du temps, Humeur, Humour, Langues, Réseaux sociaux, Technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

09/05/2015

Le "Bodmer Lab" ou la littérature mondiale numérisée

FondationMartinBodmer.jpgUn des hauts lieux de la culture genevoise - et suisse - la Fondation Bodmer, lance un projet d'envergure qui n'a pas fini de faire parler de lui : numériser la littérature mondiale et donc, la rendre accessible à tout un chacun. 

En 50 ans, Martin Bodmer a rassemblé un nombre considérable d'ouvrages, plusieurs milliers. Afin de pérenniser cet héritage de premier ordre, la Fondation Bodmer s'est alliée avec l'Université de Genève et la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny pour mettre en oeuvre et réaliser le projet de numérisation qui prendra quelque 3 années. 

Ce projet fait partie du mouvement actuel des "Humanités numériques" dont il a été déjà été question sur ce blog. Le "Bodmer Lab" est l'entité qui gère ce projet dans son ensemble.

Gageons que nous reviendrons prochainement sur ce projet.