26/08/2015

Une histoire visuelle des connaissances humaines

visuel.jpgUne des tendances actuelles du Web est la visualisation des données sous forme de graphiques interactifs, d'infographies, appelés aussi la "data visualisation" (vous en trouverez de nombreux exemples traités dans ce blog). Un spécialiste américain Manuel Lima, a mis en ligne une de ses conférences récentes sur le sujet où il montre au travers d'infographies comment les connaissances humaines sont reliées entre elles et se développent.
 
S'appuyant sur mille ans d'histoire de données cartographiques, à l'aide d'arbres de connaissances dans des domaines aussi variés que la médecine, la botanique, la littérature, Manuel Lima dresse ainsi sous nos yeux une carte vivante et dynamique des connaissances humaines. Les réseaux d'information ne sont pas loin. C'est une histoire fascinante de l'humanité qui nous est livrée.
 
Jean-Philippe Accart
 
Voir la conférence de Manuel Lima "A Visual History of Human Knowledge" 
 
Voir le site de Manuel Lima : Visual Complexity
 
L'illustration est extraite du site de Manuel Lima

02/07/2015

SCRIBAY, un réseau social pour les auteurs

scibay.jpg

Tout le monde a une histoire à raconter !... mais vous ne savez pas comment vous y prendre. Ecrire sur un blog mais comment faire, être édité à son propre compte, écrire un manuscrit sans être sûr de la réponse des éditeurs... Il y a beaucoup d'incertitudes dans le fait de vouloir écrire et d'être publié ensuite. 

Alors pourquoi ne pas participer à un réseau d'auteurs tel Scribay ? Ouvert aux auteurs comme aux lecteurs, ce réseau permet de travailler et de partager des écrits en ligne gratuitement. Pensé puis développé par deux amis, ce réseau social a un objectif bien précis : « Offrir un espace de travail et de partage à l’écrivain d’aujourd’hui et de demain ».

Plusieurs fonctionnalités ont été développées pour écrire et publier à l’aide d’un traitement de texte en ligne, tout en contrôlant les conditions d’accès et de publication (commentaires, visibilité…). Chaque auteur reste maître de ses écrits et peut encadrer juridiquement ses œuvres avec la licence qu’il juge adaptée. Il peut même travailler sur plusieurs versions d’un texte. Les lecteurs peuvent ensuite choisir la police, les interlignes, la taille des caractères.

Il est même possible de lancer un défi d'écriture à la communauté à laquelle on appartient. 

 

 

20/06/2015

Minds, nouveau réseau social qui respecte votre vie privée

minds.pngCes jours derniers, un nouveau réseau social est apparu "Minds.com" avec pour slogan le respect de la vie privée. Des réseaux sociaux naissent régulièrement pour essayer de rivaliser avec Facebook ou Twitter... sans connaitre un grand succès jusqu'à présent.

La particularité de Minds est de se positionner sur un créneau spécifique: le respect de la vie privée. Facebook est en effet très critiqué pour justement ne pas respecter la vie privée. Minds aura-t-il sa chance face aux poids lourds actuels ? Cela reste à vérifier, mais l'initiative mérite d'être signalée, elle va dans le même que certains moteurs de recherche qui ne conservent pas les données de recherche. Nous avions parlé il y a quelques mois de Swisscows qui présente cette particularité.

Minds est basé sur un système open source et permet à ses membres d'envoyer des messages qui sont encryptés, de promouvoir eux-mêmes certaines informations sans que ce soit un algorithme qui s'en charge comme pour Facebook détruisant une certaine spontanéité. Minds propose cependant les mêmes fonctionnalités que tout autre réseau social: poster des messages, des images, des vidéos ; échanger et partager, il est accessible via mobile... Minds n'a pour l'instant pas bénéficié d'un lancement officiel, mais l'information est diffusée de manière virale: Bill Ottman, le fondateur, indique que le site a été visité plus de 60 millions de fois ces derniers jours...

23:05 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Réseaux sociaux, Technologie | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | | |  Facebook

21/05/2015

Les Emoji, un nouveau langage ?

emoji_2946521b.jpg
Petit à petit, sans vraiment nous en rendre compte, nous utilisons un nouveau langage pour communiquer nos émotions, les "émoticones" ou "emoji" ("moji" en japonais pour "photo"). Ils sont rentrés dans notre vie par la petite porte, en disent parfois plus long que des mots et synthétisent d'une jolie manière des émotions diverses, de la peur à l'éclat de rire, en passant par les larmes et la déception. Peut-être est-il plus facile de manifester son amour à son conjoint en envoyant un coeur rouge ou un coeur qui bat plutôt qu'une longue phrase ampoulée... L'emoji est la langue en plus forte croissance en Grande-Bretagne, ce qui laisse à réfléchir sur notre société dite de communication. Certaines personnes ne communiquent d'ailleurs que par une suite d'emojis dans leurs emails, sur Facebook et autres. A vous de déchiffrer après ce que cela veut dire.
 
Des voix s'élèvent cependant pour dénoncer un appauvrissement de notre manière de communiquer ou d'écrire, tout simplement, ce qui n'est pas dénué de fondements. Le retour à ce qui précède l'écriture est noté, si l'on pense aux hiéroglyphes ou aux dessins des hommes pré-historiques, si cela est comparable.
 
En bref, sommes-nous dans une période de régression ou un nouveau type de langage est-il en train de s'imposer ? 
 
 
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15:39 Publié dans Air du temps, Humeur, Humour, Langues, Réseaux sociaux, Technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

09/05/2015

Le "Bodmer Lab" ou la littérature mondiale numérisée

FondationMartinBodmer.jpgUn des hauts lieux de la culture genevoise - et suisse - la Fondation Bodmer, lance un projet d'envergure qui n'a pas fini de faire parler de lui : numériser la littérature mondiale et donc, la rendre accessible à tout un chacun. 

En 50 ans, Martin Bodmer a rassemblé un nombre considérable d'ouvrages, plusieurs milliers. Afin de pérenniser cet héritage de premier ordre, la Fondation Bodmer s'est alliée avec l'Université de Genève et la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny pour mettre en oeuvre et réaliser le projet de numérisation qui prendra quelque 3 années. 

Ce projet fait partie du mouvement actuel des "Humanités numériques" dont il a été déjà été question sur ce blog. Le "Bodmer Lab" est l'entité qui gère ce projet dans son ensemble.

Gageons que nous reviendrons prochainement sur ce projet.

30/04/2015

L'avenir est-il prévisible dans les données du passé ?

_futuristic_city.jpgMême si vous n'êtes pas fan d'Isaac Asimov ou de science-fiction, vous aimez peut-être certaines séries télé telle "Person of Interest" dans laquelle des actes criminels sont prédictibles grâce à une machine omnisciente qui rassemble toutes sortes d'éléments sur la vie d'une personne. Une société américaine vient de mettre au point PredPol qui permet  de prévoir le risque qu’une infraction puisse être commise dans une zone géographique donnée. Tout cela vous fait penser à quelque chose ? Les révélations d'Edouard Snowden sur la surveillance intensive opérée par la CIA à l'échelle mondiale est un cas de figure récent révélateur des obsessions de notre société hyper connectée.

Cette question de la prédiction d'événements à venir est cruciale pour les gouvernements et les citoyens, ne serait-ce que pour empêcher des attaques terroristes. L'accès aux archives et aux données du passé s'avère primordial, et les algorithmes de recherche actuels sur Internet sont de plus en plus perfectionnés. Il ne faut cependant pas oublier que la majeure partie de la documentation papier et imprimée est loin d'être numérisée dans son entier, rendant ainsi les analyses très partielles. De plus, celles-ci ne peuvent être faites sans les avis croisés d'historiens, d'archivistes, d'informaticiens et de mathématiciens.

Plus d'informations sur le blog Inriality duquel ce billet est inspiré.

Illustrations par Tiphs de Devian Art "Cités du futur"

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20/04/2015

Comment j'ai quitté mon travail pour voyager

travel.jpgQui n'en rêve pas ? Certains font ce choix, et même parfois en famille : prendre une année sabbatique, louer un bateau et partir... C'est un rêve en effet, et tout le monde ne peut se le permettre. Mais Michael Hodson, un juriste américain de Lafayetteville en Arkansas, décida en 2008 de tenter l'expérience d'un tour du monde. Un blog fait part de toutes ses aventures  et sa lecture s'avère passionnnante. 

Michael décide en effet de partir sans rien réserver à l'avance, ni transports, ni hôtels et de ne pas prendre l'avion... Restent cependant tous les autres moyens de voyager. Je vous laisse découvrir son périple, de l'Argentine à la Chine, de la Nouvelle-Zélande au Panama, ce qui lui prit 16 mois et non 12 comme prévu à l'origine. 

Rentré au Etats-Unis, quelque mois après il repart et ne peut plus se passer maintenant de voyager en tenant son blog.

Tenté par l'aventure ?

17:06 Publié dans Air du temps, Humeur, Réseaux sociaux, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

05/04/2015

Etudiants: 16 compétences à acquérir au 21ème siècle

WEF_Education_Technology_190x175_tcm80-184146.pngEtre étudiant au 21ème siècle n'est pas une petite affaire... Au vu de la concurrence sans cesse croissante entre pays, universités ou même systèmes éducatifs (évalués régulièrement au même titre que les entreprises du CAC 40), il faut être à la fois performant en langues étrangères, en math et en sciences, mais posséder également l'esprit critique, être analytique, faire preuve de curiosité...

Le World Economic Forum vient de publier une étude comparative des pays de l'OCDE dont la lecture est fortement recommandée pour qui comprend dans sa famille ou son entourage d'actuels ou futurs et méritants étudiants (c'est-à-dire à peu près tout le monde). Cette étude s'intitule New Vision for Education: Unlocking the Potential of Technology et s'appuie sur de nombreuses interviews de spécialistes de l'éducation. Hormis les compétences générales déjà évoquées, l'étude mentionne deux autres catégories non moins importantes: "les compétences fondamentales" telle la formation scientifique, la culture générale (cela parait évident, mais parait nécessaire à repréciser) ; et "les qualités personnelles" telles la curiosité, le sens de l'initiative, ou l'adaptabilité. A l'heure où le discours ambiant est de mentionner essentiellement ce qui relève des compétences numériques (nécessaires également), il est bon de relever qu'un organisme international intègre des compétences personnelles dans son évaluation.

 

19:15 Publié dans Accès à l'information, Ados, Air du temps, Langues, Technologie | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | | |  Facebook

20/03/2015

Se déconnecter au café : le café sans Internet

café.pngAutant le monde urbain devient de plus en plus connecté avec l'installation de bornes Wifi en ville ou dans certains lieux (la bibliothèque, la gare, ou autres espaces publics) - certaines villes se targuant d'ailleurs d'être des "smart cities" telles Lyon ou Lille en France -, autant certaines initiatives essayent de freiner ce mouvement, ou, à tout le moins, de trouver des solutions, des lieux sans connexion Internet, afin de restaurer quelque peu le lien social qui tend à se déliter. C'est le cas de l'artiste Julien Thomas qui avait installé le Faraday Café lors d'une exposition temporaire à Vancouver en 2014, lieu complètement des ondes. Il souhaite réitérer cette expérience à Londres en 2015 selon un article paru dans le Courrier International : "Il s'agit d'un concept simple qui pourrait facilement être adapté à d'autres types de bâtiments pour enfin créer des zones sans wifi, des salles de cinéma aux salles de classe, note Fast Company. C'est quelque chose que les gens suggèrent depuis des années, mais qui pourrait bien commencer à vraiment exister.”

Ainsi, après avoir investi dans les technologies pour une connexion en tout lieu et à tout moment, les villes pourraient chercher à répondre à la demande de leurs habitants désireux d'être "déconnnectés" de temps en temps...

 

12:52 Publié dans Air du temps, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

05/03/2015

"La Suisse, ce laboratoire de langues"

lab.jpgLes Archives de la RTS proposent un dossier de 9 vidéos en ligne sur ce thème, à la veille d'une votation significative. Il n'est pas inutile de voir ou revoir ces reportages qui montrent la complexité et la richesse de cette problématique qui n'est pas nouvelle puisque certains reportages remontent à 1964 ("Qui sont les Welches"). Les réflexions portent bien sûr sur les échanges entre cantons pour apprendre l'une ou l'autre langue nationale (où l'on suit Olivier en stage dans une école zürichoise dans "Echanges scolaires"). En 1987, une grave question se pose, à savoir si le Suisse-Allemand n'est-il pas en train d'envahir toute la Suisse allemande ("Alerte au Schwyzerdütsch"). Et bien sûr une question lancinante posée en 1998 : "Français ou Anglais ?" dans l'émission "Mise au point". A découvrir ou redécouvrir donc.

17:00 Publié dans Air du temps, Langues, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | | |  Facebook

02/03/2015

L'éducation passe (aussi) par le numérique

illustration_site.jpgL'école est - ou devrait être - en première ligne pour faire en sorte de proposer aux enfants, adolescents et jeunes adultes des ressources numériques, de faire en sorte que celles-ci soient utilisées à bon escient afin, pourquoi pas ?, d'en produire de nouvelles. Les outils sont nombreux et connus : l'encyclopédie en ligne Wikipedia s'est beaucoup améliorée pour devenir incontournable aux yeux de bien des écoliers et...des parents; des ouvrages sont publiés en tant que livres électroniques (E-Books) ou même des bandes dessinées numériques ; des cours sont en ligne (ce que l'on appelle maintenant des Moocs ) surtout pour les étudiants ; les réseaux sociaux Facebook ou Twitter peuvent également être utilisés comme outils pédagogiques ; de nombreux sites Internet proposent des révisions et des aides aux élèves. Et enfin, dernier exemple, il existe une Bibliothèque numérique des enfants. Si les enseignants et professeurs sont mis à contribution, il apparait évident que dorénavant l'éducation passe (aussi) par le numérique.

Voir aussi : Les Cahiers pédagogiques "Enseigner en primaire avec le numérique" ou IDboox "Le numérique à l'école

20/02/2015

Comment les médias sociaux changent notre approche des musées

Untitled-design-34.pngLe numérique envahit la vie quotidienne et change les habitudes. En matière culturelle, il en va de même. Ainsi, les musées déploient de nombreuses stratégies pour attirer le public, et si possible un autre public qui ne vient généralement pas au musée. Les réseaux sociaux font parties intégrantes de la politique de communication des musées avec une page Facebook, un compte Twitter ou Instagramm (même si certains musées suisses doivent encore faire quelques efforts). La communication est ainsi différente, plus proche des usagers. Ceux-ci peuvent mieux préparer leur visite au musée, en accédant rapidement à des informations pratiques, mais également consulter l'avis d'autres usagers qui "recommandent" ou pas telle ou telle exposition. De plus en plus de musées autorisent les photos, qui se retrouvent ensuite sur les réseaux sociaux et circulent. Un "Selfie Museum Day" est même parfois organisé. Certains musées (et des bibliothèques) proposent des photographies de leurs collections graphiques sur des sites comme Flikr... D'autres des expositions virtuelles, d'autres enfin utilisent intensivement la technologie mobile. Il semble y avoir de multiples utilisations et usages des réseaux sociaux.

En bref, un musée peut ne plus se visiter comme auparavant...

Illustrations #museumselfie day – collage by socialwebart.it 

Plus d'informations sur ce thème : http://www.svegliamuseo.com/en/social-media-al-museo-customer-care/

08/02/2015

Les écrans numériques changent nos vies

écran2.jpgSi vous n'étiez pas au courant (car trop absorbés par vos... écrans justement !), les 6, 7 et 8 février étaient les Journées mondiales sans téléphone portable. Peut-être comme moi ne l'aviez-vous guère remarqué tant ses journées ont eu peu d'effets sur le comportement du public !

En fait, si l'on pousse un peu la réflexion, que de choses ont changé depuis l'introduction de toutes sortes d'écrans dans nos vies: hormis bien sûr la télévision et l'ordinateur, ce qui n'est pas nouveau, le plus marquant est certainement l'arrivée du téléphone portable à partir duquel il est possible de consulter ses messages, photos, SMS, flux sociaux, publicités, news et j'en passe. De quoi rester scotché durant des heures. Ne parlons pas des tablettes type iPad ou des liseuses (pour lire des livres numériques ou E-books), des jeux vidéos, les systèmes type TomTom pour se déplacer en voiture et donc trouver son chemin. Quand vous allez visiter des amis, vous êtes face à un...écran au pied de l'immeuble qui leur permet de vous visualiser. Vous consultez vos photos de vacances sur un écran... les exemples peuvent être multipliés.

Bref les écrans numériques sont partout, bientôt nous ne pourrons plus converser avec nos amis en face à face, mais par écrans interposés. Drôle de monde me direz-vous ? Assurément.

Cela pose bien sûr de nombreuses questions: sur la communication et les échanges interpersonnels, sur la capacité d'attention et de lecture, la réflexion, la méditation... D'aucuns préfèrent d'ailleurs se déconnecter. Mais...désolé, je dois vous laisser, mon téléphone affiche un nouveau message.... A bientôt !

Librement inspiré d'un article paru dans le HuffingtonPost du 6 février 2015 : "10 choses qu'on ne fait plus (ou moins) depuis l'avènement des écrans"

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19:21 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Technologie, Temps | Lien permanent | Commentaires (4) | | | | | |  Facebook

31/01/2015

La vie numérique des ados

ados.jpgQuel parent (ou quel adulte en général) ne se pose pas la question de la vie numérique des ados: sempiternellement connectés sur Internet, utilisant sans faiblir Snapshat, Instagram, Twitter et autre Facebook, ils pianotent sans arrêt sur leurs smartphones ou leurs laptops et échangent de manière continue avec leurs amis, copains et autres connaissances. Les médias sociaux semblent n'avoir aucun secret pour eux, ce qui en fait, n'est pas exact: nettement plus pragmatiques que les adultes, les ados se donnent entre eux les "recettes" pour mieux communiquer ou résoudre tel ou tel problème qui se pose à eux... C'est ce qui ressort d'un article publié sur l'excellent blog Ados 3.0  - que l'on ne saurait trop conseiller à qui veut mieux comprendre sa progéniture - intitulé "Quand les ados se posent des questions sur leur vie numérique". Voici un exemple intéressant parmi beaucoup d'autre, de cette ado qui pose la question suivante sur un forum: "Bonjour , alors vouala j’ai besoin d’aide , j’ai un Facebook mais le problème c’est que tous mes amies peuvent voir avec qui je suis amie a chaque fois quant il vont sur mon profil . Alors la question : est ce qu’on peut cacher avec qui ont n’aie amie a chaque fois svp !!". Un jeune "Youtuber" propose même « 10 choses à ne pas faire sur les réseaux sociaux » à diffuser largement !

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25/01/2015

Internet nous rend-il narcissique ? L’avènement du Quantified Self (QS)

HomeBigIpadG6.pngN'avez-vous pas autour de vous de plus en plus d'amis, de connaissances ou de collaborateurs au travail qui jaugent leur état de santé à l'aune d'Internet ? Qui ne porte pas son bracelet connecté pour mesurer la distance qu'il effectue chaque jour en marchant, le nombre de pas, la durée et la qualité de son sommeil ? Dans le commerce, on peut acheter maintenant un body pour bébé qui surveille sa respiration, son rythme cardiaque et sa température ; ou un bracelet qui indique, selon le type de votre peau, s’il faut remettre de la crème solaire ; également une fourchette qui mesure les quantités et le rythme des bouchées...

Il s'agit en fait d'une démarche appelée "Quantified Self (QS)" ou "mesure de soi" en bon français, démarche qui repose sur trois dispositifs interconnectés : des applications mobiles pour Smartphone, des objets de la vie quotidienne munis de capteurs (balance, podomètre, montre...) et des sites web dédiés à la conservation et au partage de ces mesures.

Marché en pleine expansion avec un bel avenir devant lui, puisque les analystes prévoient qu'il rapportera quelque 26 milliards de dollars en 2017... Pour quels publics ? Les sportifs bien sûr, mais aussi la santé en général donc potentiellement tout un chacun : Tactio est l’application santé la plus téléchargée du monde avec 3,6 millions d’utilisateurs... D'aucuns voient aussi dans cette démarche de mesure de soi un narcissisme dû à Internet.

 

Illustration : page d'accueil du Groupe Santé Tactio 

Plus d'informations avec l'article "La mesure de soi: un marché en pleine expansion" publié sur Paris-Normandie.fr le 22 janvier 2015

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11/01/2015

Les bibliothèques après Charlie

vignette.gifLes bibliothèques existent pour fournir un accès facilité à l'information, à la culture, à la science, aux loisirs, indifféremment. Elles s'adressent à toutes et tous, à tous les âges, sans distinction de sexes, de religions, de nationalités. Elles achètent des romans, des documentaires, des bandes dessinées, des films, de la musique... souhaitant représenter tous les courants d'opinions. Elles constituent un vrai lien social dans la ville. Elles participent au quotidien à la démocratie, à l'éducation, à la formation.

Après Charlie, que peuvent faire les bibliothèques ? Quelques réponses nous viennent de David Lankes, bibliothécaire américain:

- fournir un endroit sûr pour parler des récents événements tragiques à Paris et de la liberté d’expression.

- permettre aux gens de lire Charlie Hebdo.

- organiser des rencontres et forums sur la liberté d’expression et la démocratie.

- organiser un événement représentatif des différentes croyances et confessions.

- accueillir des ateliers avec des psychologues et des parents sur comment parler aux enfants des événements.

Certaines bibliothèques organisent déjà des expositions en lien avec Charlie Hebdo.

#jesuischarlie

Voir la traduction du texte de David Lankes 

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06/01/2015

"Tü, ta too: L'Oreille en voyage" s'arrête à Genève

05-phonotheque-dsc4286-gr-jpg.jpgLa Phonothèque nationale suisse  installée à Lugano collecte tout ce qui concerne le patrimoine sonore suisse: à quels sons reconnait-on la Suisse ? Quelques exemples : le son du cor des Alpes ou le grincement du tram à Berne ; ou la voix du clown Dimitri . La Phonothèque répond aussi à des questions du type:  dans quelle tradition musicale s’inscrivait, en 1903, le plus ancien quatuor à cordes de Suisse ? Que serait le jazz sans le Festival de Willisa? etc...

Une exposition itinérante qui porte un beau nom "Tü, ta too: L'Oreille en voyage" - permet de découvrir ces spécificités et elle s'est arrêtée à la Maison Tavel jusqu'au 15 mars 2015. Toutes sortes d'activités, pour les grands et les petits, sont proposées autour du son: composer son propre concert, reconnaître des voix célèbres, associer une musique à une année particulière... 

A découvrir donc, mais surtout à entendre et écouter...!

Copyright Phonothèque nationale suisse et Musée national suisse

17:20 Publié dans Air du temps, Exposition, Genève, Son, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

30/12/2014

2015 : une année numérique !

2015.jpgA n'en pas douter, 2014 fut une année numérique par excellence ! Pour celles et ceux qui me suivent sur ce blog, l'actualité numérique 2014 fut riche en expérimentations, découvertes et nouveautés. Et ce, particulièrement en Suisse: des plateformes collaboratives en ligne tel "summaries.ch" ou la brillante invention d'un étudiant ; de très belles collections de manuscrits mises en ligne par les bibliothèques de Zürich et de Bâle avec e-manuscripta ; le passionnant Dictionnaire historique de la Suisse désormais intégralement en ligne ; ou encore le moteur de recherche pur suisse qui protège votre vie privée Swisscows (https://swisscows.ch/); ou bien encore Genève qui a inauguré il y a quelques mois son Labo-Cité à découvrir de toute urgence !

Bien d'autres actualités numériques vous ont été présentées et de nombreuses autres le seront l'année prochaine: 2015, une année numérique !

illustration: Dreamstine

 

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20/12/2014

A qui profite Internet ?

lanier.pngPour une grande partie de la population, et les jeunes en particulier, il n'est plus guère possible de se passer d'Internet, accessible maintenant depuis de nombreux supports notamment les smartphones. Média universel, avec ses points positifs et ses nombreuses dérives, il est intégré dans la vie quotidienne, familiale, professionnelle. Apparemment il s'adresse à tous, chacun peut se l'approprier, utiliser les moyens et ressources à disposition.

Ce qui est moins visible, et moins évident, est de savoir à qui profite réellement Internet ? Jaron Lanier a publié en 2013 un ouvrage très remarqué aux Etats-Unis et maintenant traduit en français "Internet: qui possède notre futur ?" (aux Editions Le Pommier) qui nous alerte à bon escient : Internet ne peut vivre sans les contributions du plus grand nombre, car il a besoin de récolter le plus de données possibles qui vont être utilisées par, finalement, un très petit nombre d'individus et leur rapporter beaucoup d'argent (par la revente immédiate des données aux annonceurs). Et ceci, sans que la plupart des utilisateurs d'Internet s'en rendent compte... Chacun reçoit ainsi des "recommandations" multiples qui sont, selon Lanier, autant de manipulations... Il donne l'exemple très parlant de Google Maps que d'aucuns suivent les yeux fermés, avec une confiance aveugle. Rien ne semble plus dangereux cependant que cette confiance aveugle...

Voir aussi (réf. fournies par Laure Boyer): 

- Site web de Jaron Lanier: http://www.jaronlanier.com/  

- Autre article sur son livre sur le blog "Humeurs numériques", le 7 novembre 2014, par Serge Escalé https://humeursnumeriques.wordpress.com/…/internet-qui-po...

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07/12/2014

Transmettre son savoir grâce à SpeachMe

logo_speachme_header.pngVous êtes enseignant, formateur, spécialiste métier ou entrepreneur ? Vous - ou vos collaborateurs - souhaitez transmettre un savoir, une méthode, une technique de manière simple et ludique ? Regardez du côté de SpeachME, plateforme d'apprentissage en ligne lancée en janvier 2014 à Nantes par une femme entrepreneuse, Najette Fellache.

Il s'agit de créer sur mesure des combinaisons de capsules pédagogiques d’une durée de 2 à 5 minutes sous différents formats (vidéo, audio, fichiers PowerPoint ou PDF avec synchronisation audio ou vidéo, quizz, etc.) pour constituer des cours en ligne pouvant durer jusqu'à 1h30 (en live ou en différé). Ces cours (ou interviews, démonstrations...) peuvent être loués par une école, des entreprises ou organismes divers.  Airbus, la CCI Nantes Saint-Nazaire et des cabinets de conseil et de formation ont déjà fait appel à la plateforme SpeachMe.

Les salariés des entreprises en voie de numérisation sont clairement la cible visée, bientôt 500 vidéos vont être proposées pour apprendre aussi bien à créer un site qu’à utiliser un logiciel de tableur. Le numérique, les réseaux et les plateformes collaboratives ont un bel avenir.

 

 

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23/11/2014

Etudiants: Internet et le travail en ligne avec summaries.ch

summaries.ch.pngInternet est très utilisé par les étudiants de manière générale: pour les mails, consulter son compte Facebook et échanger avec ses amis, regarder une vidéo sur YouTube, rechercher des informations pour un dossier, consulter les ressources en ligne offertes par l'école ou l'université (bases de données, revues électroniques...). Les utilisations sont multiples et évoluent constamment.

Une des dernières possibilités l'est par les étudiants eux-mêmes avec le lancement récent de la plateforme Summaries.ch, plateforme d'échanges de cours, de résumés, de notes... Idée simple a priori, mais qui peut s'avérer très utile.  Un site internet qui permet désormais aux étudiants de toute la Suisse romande de partager leurs prises de notes. «Chaque cours de chaque année de chaque fac de chaque université est listé, énumère le Vaudois Marc-Antoine Künzi, 23 ans, fondateur de summaries.ch. Les utilisateurs n’ont qu’à s’inscrire gratuitement pour y accéder.» » (20 Minutes, 03.10.2014).

D'autres outils existent et sont à découvrir: Studybox, « La plateforme des étudiants » ou Etudiants.ch ou encore DigiSchool.

En savoir plus: Le Blog du Centre NTE et nouvo.ch

02/11/2014

Bloomr, plateforme en ligne pour aider les jeunes à s'orienter

bloomer.pngLe numérique, la technologie et le Web 2.0 ont ceci de passionnant: ils permettent la mise en relation des personnes, la réponse à des questions que tout un chacun peut se poser, et de trouver des pistes dans un monde souvent déroutant. C'est le cas de Bloomr, une initiative française tout à fait réjouissante lancée par des bénévoles et qui devrait remplir un besoin d'information, celui de jeunes en quête d'orientation. L'idée est de conquérir l'Europe avec cette initiative.

Le concept est simple, encore fallait-il y penser: créer un répertoire de 100 000 professionnels de tous les métiers et que ceux-ci soient prêts à répondre aux questions qui leurs sont posées. Tout un chacun peut s'inscrire sur le site, je viens d'ailleurs de le faire... Pourquoi pas vous ?

21:20 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Projet collaboratif, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

25/10/2014

Toute l'histoire de Venise au bout des doigts

venise.jpgLa nouvelle est tombée il y a quelques jours: l'EPFL, à la pointe de la technologie, va numériser l'ensemble des archives de la ville de Venise. Soit, excusez du peu, 1000 ans d'histoire sur 80 kilomètres de rayonnages... 

Le Professeur Frédéric Kaplan (qui dirige la Chaire et le Laboratoire des Humanités Digitales de l'EPFL) explique dans une interview à la RTS que l'objectif est de rendre accessible cette information à tout un chacun. Un moteur de recherche est en cours d'élaboration sur les bords du Léman. F. Kaplan est investi dans ce projet intitulé "Venise, une machine à remonter le temps" (ou "Venice Time Machine"), projet international en collaboration avec l'Université de la "Ca'Foscari"de Venise, dont l'objectif est de modéliser l'évolution de la Sérénissime sur une période de 1000 ans.

Une des difficultés majeures est la numérisation de pages très anciennes (donc fragiles) et qui doit être réalisée page par page. A quoi s'ajoute la lecture optique de caractères également très anciens, voire écrits à la main. Le travail est encore long qui peut s'apparenter - pour la minutie et le temps nécessaire - à celui des moines copistes dans les abbayes du Moyen-Age... Il faut créer ensuite les algorithmes qui reconnaîtront les équivalences de termes entre eux, pour que les recherches futures soient pertinentes.

Bref, un beau travail scientifique en perspective pour nous permettre d'avoir toute l'histoire de Venise au bout des doigts !

10/10/2014

L'art de vivre ensemble à...UniMail

Unimail2.jpgC'est le jolit titre trouvé par des étudiants à l'occasion d'un travail de bachelor: Pauline Coquoz, Stéphanie Etallaz et Frederic Spycher, étudiants au Département Information documentaire de la HEG Genève, ont en effet réalisé ce film court pour présenter une manière de vivre ensemble dans une grande université - en l'occurrence UniMail - où des centaines de personnes se croisent chaque jour. Et quel est le lieu qui représente le mieux le fait de "vivre ensemble" ? : c'est la Bibliothèque d'UniMail

Avec l'idée de faire connaitre aux étudiants d'UniMail (et aux autres) cet outil essentiel pour leurs travaux, un vrai travail d'analyse, d'observation a été réalisé, pour en arriver au produit marketing que représente cette vidéo sympathique et qui permet de découvrir rapidement et en images un lieu de savoir, les prestations, les collections et les services offerts.

Ce blog a été l'occasion de présenter plusieurs lieux de ce type : la récente bibliothèque des sciences, la Bibliothèque Schmidheiny sur les bords de l'Arve, la toute nouvelle Bibliothèque de l'Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) ou la collection d'ouvrages précieux de la Fondation Bodmer. Découvrez donc en images la Bibliothèque UniMail.

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04/10/2014

Paradoxes de la solitude dans un monde hyperconnecté

alone.pngDans un livre récent, "How to be alone", Sara Maitland analyse les paradoxes de la société actuelle. Selon elle, nous vivons dans un monde de paradoxes dans lequel la technologie nous relie aisément à la famille, aux amis, sans compter les nombreuses relations rendues possibles grâce aux réseaux sociaux type Facebook, LinkedIn et autres : bref, nous n'avons jamais été aussi "reliés" les uns aux autres. Mais jamais aussi seuls non plus à en croire les études sur les célibataires dont le nombre croit chaque année. 

D'une part, nous défendons - dans les sociétés occidentales - des valeurs telles que l'autonomie, les libertés personnelles, l'individualisme et d'autre part, la solitude terrorise la plupart d'entre nous. Etre seul avec soi-même semble être devenu la grande aventure du 21ème siècle...

Notre société développe en chacun de nous une estime de soi très élevée, c'est même une preuve de bien-être, mais nous ne voulons surtout pas d'intimité avec qui que ce soit. Les conventions morales et sociales sont vues comme des inhibitions à nos libertés individuelles et pourtant l'excentricité de certaines personnes ne plait guère. Nous pensons être unique, spécial, digne de bonheur (matériel, spirituel), mais nous sommes terrifiés d'être seul.

C'est un des paradoxes, et non des moindres, de notre société que Sara Maitland relève avec un certain... bonheur malgré tout !

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