Bibliothèque - Page 3

  • "La Déclaration de Lyon" ou l'affirmation de l'accès à l'information pour tous

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    logo-2014_small.pngLe 18 août dernier fut promulguée "La Déclaration de Lyon" lors du Congrès mondial des bibliothèques et de l'information à Lyon.

    Cette déclaration appelle les États Membres des Nations Unies à reconnaître que l'accès à l'information et aux compétences nécessaires pour en faire bon usage, sont essentiels au développement durable. Sont inclus:

    - la protection de la vie privée,

    - un Internet ouvert à tous,

    - la mise à disposition de l'information par les gouvernements, 

    - un rapport annuel sur le développement et l'accès à l'information

    Plus de 170 institutions et associations, qui appartiennent ou non au monde des bibliothèques, par exemple des agences du développement, des groupes de médias, des associations militantes pour l'égalité des genres, le développement des TIC ou de l'éducation, ont signé la Déclaration de Lyon.

    Lire le texte de la Déclaration de Lyon

    Site du Congrès mondial de l'information et des bibliothèques

  • Cette semaine, le savoir est à Lyon...

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    logo-2014_small.pngA moins de 2 heures de Genève, cette semaine le savoir est à Lyon. Quid ? me direz-vous... En fait, il s'agit du Congrès mondial des bibliothèques et de l'information qui réunit chaque année 4000 professionnels des bibliothèques et de la documentation dans une destination différente, parfois à l'autre bout du monde (Singapour l'an dernier), parfois un peu plus proche en Europe. 

    Créée dans les années 1930, et donc toujours bien vivante, la Fédération internationale des bibliothèques (IFLA pour les intimes) rassemble plus de 1500 associations professionnelles dans le champ de l'information et des bibliothèques, dans tous les domaines du savoir et des connaissances. Cette fédération édicte des normes de travail, des recommandations, et lutte contre la fracture numérique aussi bien dans le Nord que dans le Sud. Elle travaille de concert avec l'Unesco, l'Association internationale des éditeurs (IPA), l'Association internationale des archives (ICA) ou celle des musées (ICOM).

    Il va sans dire que l'arrivée du numérique, la prédominance des moteurs de recherche, les réseaux sociaux remettent en question le rôle fondamental des bibliothèques dans la société (le titre du congrès cette année est d'ailleurs "Les bibliothèques, les citoyens et la société: confluences du savoir"). Il y a donc matière à débattre à Lyon cette année. 

    Pour suivre le congrès sur Twitter: #wlic2014

    Le programme de la Conférence de Lyon

  • Les 150 ans de la Convention de Genève à revivre en ligne

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    V-P-hist-00122h_462.jpgÀ l’occasion du 150ème anniversaire de la première Convention de Genève, la Bibliothèque nationale suisse (BN), en collaboration avec la Bibliothèque du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), a numérisé de nombreuses sources imprimées afin de proposer un dossier en ligne comportant plus de 500 documents.

    C'est le 8 août 1864 que s’ouvrait à Genève une conférence diplomatique initiée par le futur Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et organisée par le Conseil fédéral. Les discussions aboutirent à la signature de la Convention de Genève le 22 août 1864 (intitulée la Convention pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées de campagne). La Suisse fut l’un des douze pays à la signer. On connait la suite de cette histoire qui lança véritablement la Genève humanitaire.

    Dossier en ligne sur le site web de la Bibliothèque nationale : http://www.nb.admin.ch/themen/04114/04670/index.html?lang=fr 

    Image de la 1ère page de la Convention: http://www.icrcvideonewsroom.org/icrc150/content/index.asp

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  • Parlons nature: parution de l'Atlas de la Flore du Canton de Genève

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    Atlas.jpgPour tous les amoureux de la nature...genevoise, voici un livre qui devrait faire date. Non contente de posséder un très beau jardin botanique sur les bords du lac (dont la bibliothèque est en cours de rénovation), la Ville de Genève peut s'enorgueillir de posséder une flore abondante et variée dont il a fallu 20 ans pour dresser l'inventaire: soit quelque 1437 espèces (plus de 130 ont disparu et de nouvelles apparaissent) réparties diversement, mais de manière plus dense dans le vallon de l'Allondon, les bois de Versoix et de Jussy. 40 % des ces espèces seraient menacées. 

    Le nouvel Atlas de la Flore du Canton de Genève représente 720 pages au total, avec bien sûr de nombreuses illustrations. Peu d'entre vous l'achèterons, mais il est consultable dans plus d'une dizaine de bibliothèques dont la Bibliothèque de Genève (BGE).

    RéférenceAtlas de la flore du Canton de Genève, Catalogue analytique et distribution de la flore spontanée. Auteurs:Jean-Paul Theurillat, Christian Schneider & Cyrille Latour. Rédacteur: Daniel Jeanmonod. Edition: Conservatoire et jardin botaniques de la Ville de Genève, 2014.

    Plus d'informations

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  • Mieux utiliser Google !

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    google_size2.jpgL'actualité de la recherche d'information ne se dément pas avec ce nouvel ouvrage Vos recherches avec Google de Bruno Bernard Simon, paru aux Editions Klog. L'auteur, consultant et qui publie régulièrement des études plutôt techniques, nous entraine dans l'exploration des nombreuses possibilités offertes par le moteur de recherche au niveau de la recherche simple ou avancée, des outils bibliographiques tels Google Livres, Google Scholar, des outils d'alertes avec Google Alerts. Un certain nombre d'astuces et de pistes de recherche sont également fournies.

    L'approche choisie par B.B. Simon est didactique, s'appuyant sur une appropriation progressive des possibilités de Google, avec de nombreux schémas et tableaux illustrant le propos. Nul doute que l'emploi à bon escient de cet ouvrage permet d'obtenir des résultats pertinents et utiles à toute recherche d'information.

  • Fondation Bodmer: un trésor bientôt numérisé

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    bodmer.jpgLa Fondation Bodmer est un musée, mais également une bibliothèque privée dont le fonds rassemblé par Martin Bodmer compte quelque 150 000 ouvrages: son rêve était de constituer une « Bibliothèque de la littérature mondiale ». Des chercheurs du monde entier viennent consulter des ouvrages parfois uniques au monde tels le manuscrit original des Cent Vingt Journées de Sodome du Marquis de Sade, des centaines de manuscrits occidentaux et orientaux, 270 incunables (imprimés antérieurs à 1500), parmi lesquels l'un des rares exemplaires de la Bible de Gutenberg. Elle possède aussi des partitions originales, comme l'allegretto en si mineur pour quartet à cordes de Beethoven dédicacé au collectionneur et voyageur Richard Ford (source Wikipedia).

    L'Université de Genève est en train de numériser ce fonds inestimable afin de le rendre accessible sur Internet.  Le projet de numérisation est soutenu financièrement par la Fondation Schmidheiny et réalisé en collaboration avec la Fondation Martin Bodmer de Cologny.

    Photo Genève Tourisme

  • Un "Espace Rousseau" renouvelé à Neuchâtel

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    espace_rousseau_nouveau.jpgBien sûr, Jean-Jacques Rousseau est né citoyen genevois en 1712, mais il est décédé citoyen neuchâtelois (cependant à Ermenonville, chez le marquis de Girardin) en 1778. Sa vie l’amène à passer d’un lieu à l’autre. Genève et Neuchâtel gardent toutefois dans son esprit une importance particulière même s’il a entretenu avec elles des relations parfois ambivalentes.

    Pour retrouver Rousseau, la Bibliothèque publique universitaire (BPUN) lui consacre un espace qui a été récemment complètement remodelé et réouvert en mai 2014. L’Espace Rousseau Neuchâtel présente aux visiteurs un parcours à travers la vie et l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau, avec des documents conservés dans le fonds de la Bibliothèque.

    Ainsi, sont exposés des manuscrits exceptionnels (Rêveries, Confessions, cartes à jouer), de la correspondance avec d'illustres personnalités (Voltaire, Diderot), des portraits gravés, des planches d’herbier datant du 18e siècle. Au moyen de bornes interactives, on peut écouter de la musique composée par Rousseau, feuilleter une collection de manuscrits et de gravures et bien d'autres choses.

    Plus d'informations

    Portail UNESCO: Collections Jean-Jacques Rousseau de Genève et de Neuchâtel

  • BNR: la Bibliothèque Numérique Romande

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    bnr.pngIssue d'une initiative privée ou plus exactement associative par des passionnés de littérature ("les Bourlapapey"...!), la Bibliothèque numérique romande propose des livres numériques ou e-books gratuits en ligne. Le choix opéré est la littérature suisse romande d'expression française, mais l'on trouve également de la littérature française. Les ouvrages ainsi proposés sont des oeuvres classiques tombées dans le domaine public. Il est possible de les télécharger librement donc, mais pour un usage non commercial, la précision est d'importance pour les lire sur votre laptop, tablette, liseuse ou smartphone.

    Bien que modeste avec 220 e-books, le site renvoie sur d'autres bibliothèques numériques au choix plus large. Sont également dispensés des conseils pour profiter au mieux de la lecture numérique sur écran. Il est possible de contribuer à cette initiative en fournissant une aide intellectuelle ou financière, un appel est lancé pour participer !

    Bonne découverte !

  • Mieux connaitre et comprendre les métiers de l'information documentaire

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    regards.jpgUn peu d'autopromotion, vous voudrez bien m'en excuser. Voici une courte présentation de mon dernier livre paru en mars aux Editions KLOG : "Regards croisés sur les métiers des sciences de l'information. Archives, bibliothèques, documentation, musées".

    Celui-ci s’attache à porter - comme le titre l'indique - des regards croisés sur des métiers, à la fois proches et éloignés, à savoir les métiers d’archiviste, bibliothécaire, documentaliste, ainsi que les musées.  Ces métiers s’enrichissent les uns les autres, se complètent, utilisent parfois des méthodes de travail proches mais différenciées, sur un socle de compétences partagées. De nouveaux profils apparaissent.

    À une époque où la référence à la mémoire, au patrimoine, au livre est supplantée par celle ayant trait au numérique, à la technologie et aux réseaux sociaux – ce qui n’a rien d’antinomique - il est important de réfléchir à la finalité de ces services. À quoi servent-ils ? Sont-ils utiles ? Question essentielle en cas de crise économique, de réduction budgétaire et d’effectifs ou de bouleversements technologiques tels que nous les vivons.  Comment justifier leur existence auprès des décideurs alors qu’a priori leur rentabilité économique n’est pas évidente ? Leurs rôles sont multiples, à la fois collectifs et individuels, ils participent à l’éducation, à la culture et à la formation tout au long de la vie, tout en ne remplaçant pas l’école ou l’université : ils viennent en complémentarité. À l’heure d’Internet, ces rôles sont renforcés par l’aspect technologique, informatique, qui fait partie de ce que tout citoyen doit apprendre et maîtriser s’il veut avoir une part active dans la société du savoir. Les métiers dont nous parlons ont un rôle à jouer primordial en la matière et bien sûr les professionnels de l’information eux-mêmes - archivistes, bibliothécaires, documentalistes, personnels des musées sont au premier rang.

    Feuilleter la préface et le sommaire

    La critique de Claude Trudel sur son blog "Trouvailles", blog québecois, (25 mars 2014)

  • Wikipedia, la collaboration universelle et son chapitre suisse, Wikimedia.ch

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    Wikipedia-logo-v2-fr_svg.pngQui de vos enfants ou petits-enfants, ou vous-même, n'éprouvez pas le besoin récurrent de recourir à une encyclopédie pour en "savoir plus" ? Le besoin de connaissances et de les enrichir est une des caractéristiques humaines, pour avancer, comprendre, savoir. La plus célèbre encyclopédie est celle de Diderot et d'Alembert au Siècle des Lumières. Plus près de nous, les Encyclopédies Universalis, Larousse, Britannica, Americana... qui se veulent toutes un aperçu -en quelques milliers d'articles tout de même - de l'état des connaissances à un moment donné. Elles sont rédigées par des spécialistes et des experts. Puis, avec l'arrivée du numérique, les encyclopédies papier ne sont plus rentables et la plupart existent maintenant en ligne.

    L'arrivée de la technologie "wiki" change la donne, et le plus bel exemple - longtemps décrié - est celui de Wikipedia créé en 2001 par Jimmy Wales : sa particularité est d'être rédigée de manière participative, tout un chacun pouvant contribuer par un article. Wikipedia existe maintenant en 287 langues et compte plusieurs millions d'articles, qui sont modérés le plus souvent. En Suisse, la fondation Wikimedia.ch  veille depuis 2006 à développer cette initiative, dans les 4 langues nationales et certains dialectes alémaniques.

    Wikimedia.ch développe un certain nombre de projets tous plus intéressants et novateurs les uns que les autres. Parmi ceux-ci, l'idée de faire participer les institutions nationales du savoir comme la Bibliothèque nationale et l'es Archives fédérales en recrutant un Wikipédien en résidence (WIR) afin de faire contribuer les collaborateurs de ces institutions (l'idée d'ailleurs est exploitée dans un certain nombre de pays). Parmi d'autres projets, citons celui d'une bibliographie sur les Alpes, ou d'offrir l'accès à Wikipedia à des populations qui n'ont pas des connections Internet permanentes, ou d'offrir un support à des communautés africaines...

    Du 9 au 11 mai 2014, à Zürich, se tiendra la réunion annuelle de Wikimedia, The Wikimedia Hackathon, à suivre !

  • Les bibliothèques à Genève. Essai de chronologie, 1478-2013

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    AJ_couv_210.pngIl s'agit de la dernière publication d'Alain Jacquesson, ancien directeur de la Bibliothèque de Genève, ouvrage publié par une nouvelle maison d'édition genevoise au nom prometteur, l'Esprit de la lettre.

    "La vie, et parfois la mort, des bibliothèques genevoises témoignent de brusques ruptures autant que de lentes évolutions. La création de la Bibliothèque moderne en 1933 marque les débuts de la lecture publique contemporaine; dans la deuxième moitié du 20e siècle, l'Université met en place de nombreuses bibliothèques spécialisées, qu'elle s'efforce aujourd'hui de regrouper; les bibliothèques scolaires introduisent des documents audiovisuels dans leurs collections; dès 1968 l'informatique est utilisée dans la bibliothèque d'une organisation internationale (BIT); la bibliothèque du CERN s'enrichit désormais majoritairement de publications numériques." (cité par Infoclio.ch)

    L'ouvrage fait l'objet d'une conférence le jeudi 3 avril à 17h15 à la Haute Ecole de Gestion, filière Information documentaire, Bâtiment F, Salle 311