Histoire - Page 2

  • L'atelier de Gustave Courbet comme si vous y étiez ou une visite en mode numérique

    Imprimer

    courbet.pngLes musées sont de plus en plus inventifs et créatifs pour présenter leurs collections et attirer toutes sortes de publics. Jusqu'au 28 juin, le musée du Prado à Madrid propose l'exposition "Toucher le Prado", qui permet aux aveugles et aux malvoyants de découvrir six toiles de maîtres dans des conditions inédites. En février dernier, nous évoquions ici l'impact des réseaux sociaux sur les musées.

    Une toute nouvelle expérience est tentée en ce moment au Musée d'Orsay qui, associé à l'opérateur Orange, propose une découverte visuelle, sonore et numérique de l'oeuvre monumentale de Gustave Courbet "L'Atelier du peintre" (qui par ailleurs vient d'être restaurée).

    Durant 30 minutes, le visiteur muni d'une tablette explore l'oeuvre et les différents personnages qui délivrent leurs secrets: en orientant la tablette sur les personnages exposés on peut ainsi aller à la rencontre de Proudhon, Baudelaire, Napoléon III ou Garibaldi. Cette expérience est proposée maintenant en ligne et en 3 langues (français, anglais et italien). Partez à la découverte de cette expérience inédite !

  • Le "Bodmer Lab" ou la littérature mondiale numérisée

    Imprimer

    FondationMartinBodmer.jpgUn des hauts lieux de la culture genevoise - et suisse - la Fondation Bodmer, lance un projet d'envergure qui n'a pas fini de faire parler de lui : numériser la littérature mondiale et donc, la rendre accessible à tout un chacun. 

    En 50 ans, Martin Bodmer a rassemblé un nombre considérable d'ouvrages, plusieurs milliers. Afin de pérenniser cet héritage de premier ordre, la Fondation Bodmer s'est alliée avec l'Université de Genève et la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny pour mettre en oeuvre et réaliser le projet de numérisation qui prendra quelque 3 années. 

    Ce projet fait partie du mouvement actuel des "Humanités numériques" dont il a été déjà été question sur ce blog. Le "Bodmer Lab" est l'entité qui gère ce projet dans son ensemble.

    Gageons que nous reviendrons prochainement sur ce projet.

  • L'avenir est-il prévisible dans les données du passé ?

    Imprimer

    _futuristic_city.jpgMême si vous n'êtes pas fan d'Isaac Asimov ou de science-fiction, vous aimez peut-être certaines séries télé telle "Person of Interest" dans laquelle des actes criminels sont prédictibles grâce à une machine omnisciente qui rassemble toutes sortes d'éléments sur la vie d'une personne. Une société américaine vient de mettre au point PredPol qui permet  de prévoir le risque qu’une infraction puisse être commise dans une zone géographique donnée. Tout cela vous fait penser à quelque chose ? Les révélations d'Edouard Snowden sur la surveillance intensive opérée par la CIA à l'échelle mondiale est un cas de figure récent révélateur des obsessions de notre société hyper connectée.

    Cette question de la prédiction d'événements à venir est cruciale pour les gouvernements et les citoyens, ne serait-ce que pour empêcher des attaques terroristes. L'accès aux archives et aux données du passé s'avère primordial, et les algorithmes de recherche actuels sur Internet sont de plus en plus perfectionnés. Il ne faut cependant pas oublier que la majeure partie de la documentation papier et imprimée est loin d'être numérisée dans son entier, rendant ainsi les analyses très partielles. De plus, celles-ci ne peuvent être faites sans les avis croisés d'historiens, d'archivistes, d'informaticiens et de mathématiciens.

    Plus d'informations sur le blog Inriality duquel ce billet est inspiré.

    Illustrations par Tiphs de Devian Art "Cités du futur"

  • e-manuscripta ou les collections des bibliothèques zürichoises et bâloises dévoilées

    Imprimer

    bibel.jpgDeux bibliothèques zûrichoises - ETH Bibliothek et la ZentralBibliothekZürich - ainsi que l'UniversitätBasel Bibliothek ont lancé un projet commun pour numériser leurs collections de manuscrits et créer ainsi e-manuscripta. Livres, lettres, partitions, images, cartes sont rendues visibles à tout un chacun, pour le bonheur du bibliophile, mais également de n'importe quel quidam qui a envie de naviguer au sein de collections jusqu'à présent difficilement accessibles.

    Ainsi ai-je eu le plaisir de découvrir des gravures anciennes de Suisse, mais également d'Italie et d'Allemagne, des partitions de Wagner, une Bible de 1430 (image ci-contre), une lettre de Mozart... Le voyage semble infini. L'interrogation et le site lui-même sont très simples d'accès et de consultation. A découvrir donc ! 

  • Genève et les écrivains du Sud

    Imprimer

    202.jpgC'est à une magnifique promenade littéraire dans Genève que nous convie Bertrand Lévy avec "Genève. Voix du Sud. Ville et littérature" ouvrage paru récemment aux éditions Metropolis. Il rassemble pour cela des textes d'auteurs du Sud à la fois contemporains ou plus anciens, romands et sud-américains. Citons parmi ceux-ci : Borges, Marquez, Fuentes, Haldas, Singria ou Casanova.

    Bertrand Lévy nous invite régulièrement à ce type de voyage, déjà en 1997 avec "Le Voyage à Genève". Aujourd'hui ce qui l'intéresse - et nous également - est de découvrir les "aspects méridionaux"de la ville du bout du lac au travers les yeux d'écrivains qui y ont vécu ou y ont séjourné. Il s'agit de textes issus de romans, essais, nouvelles, mémoires, poésies... Le pari de B. Lévy est réussi, découvrez grâce à lui Genève avec d'autres yeux.

    Découvrez la Postface

    Bertrand Lévy est maître d'enseignement et de recherche au Département Géographie et Environnement de l'Université de Genève

     

     

     

     

    Gabriel García MárquezCarlos FuentesRosa RegàsGeorges Haldas Vahé GodelCharles-Albert CingriaGonzague de ReynoldCharles Ferdinand RamuzPierre GascarFama Diagne SèneBeppe Sebaste Jacques Casanova de Seingalt 

    Lien permanent Catégories : Genève, Histoire, Humeur, Suisse, Temps 0 commentaire
  • L'histoire suisse a son dictionnaire...en ligne

    Imprimer

    DHS.jpgBelle aventure que celle du "Dictionnaire historique de la Suisse" (DHS) ! Commencée il y a 25 ans, elle s'achève par la publication récente du 13ème et dernier volume en octobre 2014. 

    Quelques données et chiffres ?

    - il est en 3 langues: italien, français, allemand, soit 13 volumes dans chaque langue (41 volumes au total);

    - une édition romanche en 2 volumes existe : "Lexicon istoric retic (LIR)";

    - 3 000 collaborateurs ont été nécessaires à sa rédaction

    - plus de 40 000 entrées sont offertes;

    - le DHS est la plus grande entreprise que la Confédération ait jamais financée dans le domaine des sciences humaines.

    Le dernier volume français s'étend des lettres Valk à Zz: découvrez les articles illustrés sur le canton de Vaud, la commune de Winterthour, les cantons et communes de Zoug et de Zurich ; ou le peintre Félix Vallotton ; l'écrivain Robert Walser, le général Ulrich Wille ; ou les familles Zurlauben de Zoug et la dynastie des ducs de Zähringen.

    Plus d'informations ici

    Présentation du 13ème vol. à Lausanne, le vendredi 5 décembre 2014, 17h30, Palais de Rumine

    Cherchez dans la version en ligne 

  • Toute l'histoire de Venise au bout des doigts

    Imprimer

    venise.jpgLa nouvelle est tombée il y a quelques jours: l'EPFL, à la pointe de la technologie, va numériser l'ensemble des archives de la ville de Venise. Soit, excusez du peu, 1000 ans d'histoire sur 80 kilomètres de rayonnages... 

    Le Professeur Frédéric Kaplan (qui dirige la Chaire et le Laboratoire des Humanités Digitales de l'EPFL) explique dans une interview à la RTS que l'objectif est de rendre accessible cette information à tout un chacun. Un moteur de recherche est en cours d'élaboration sur les bords du Léman. F. Kaplan est investi dans ce projet intitulé "Venise, une machine à remonter le temps" (ou "Venice Time Machine"), projet international en collaboration avec l'Université de la "Ca'Foscari"de Venise, dont l'objectif est de modéliser l'évolution de la Sérénissime sur une période de 1000 ans.

    Une des difficultés majeures est la numérisation de pages très anciennes (donc fragiles) et qui doit être réalisée page par page. A quoi s'ajoute la lecture optique de caractères également très anciens, voire écrits à la main. Le travail est encore long qui peut s'apparenter - pour la minutie et le temps nécessaire - à celui des moines copistes dans les abbayes du Moyen-Age... Il faut créer ensuite les algorithmes qui reconnaîtront les équivalences de termes entre eux, pour que les recherches futures soient pertinentes.

    Bref, un beau travail scientifique en perspective pour nous permettre d'avoir toute l'histoire de Venise au bout des doigts !

  • La mémoire orale suisse a son portail : Oral History

    Imprimer

    oral_logo_t_small.pngCette année 2014 voit le lancement d'une initiative intéressante et originale : le portail Oral History qui se veut le Portail de la mémoire orale en Suisse, avec pour objectif de recueillir toutes les initiatives en la matière, afin de les valoriser. 

    Le portail actuel est déjà alimenté par un certain nombre de projets cantonaux (à Fribourg, Berne, Lucerne ou Zürich), avec des thématiques allant de l'histoire de l'art, au cinéma, aux techniques, en passant par l'industrie et la Seconde guerre mondiale. Il s'agit donc d'élaborer une collection d’histoire orale, car il n’existe pas d’institution en Suisse qui se consacre de manière approfondie à la méthode scientifique de l’histoire orale.

    Le Portail est animé par les deux membres fondateurs de l’association, Dominik Schnetzer (Zurich) et Marc-Antoine Schüpfer (Genève). Tous deux ont collaboré aux deux plus grands projets d’histoire orale de Suisse, Achimob et Humem. Portail histoire orale est une association avec son siège à Genève et une agence à Zurich.

    Contact

    Portail histoire orale

    Suisse romande

    10, ch. Buisson

    1202 Genève

    Tél. +41 78 667 91 02

    info@oralhistory.ch

    schupfer@oralhistory.ch

  • Les 150 ans de la Convention de Genève à revivre en ligne

    Imprimer

    V-P-hist-00122h_462.jpgÀ l’occasion du 150ème anniversaire de la première Convention de Genève, la Bibliothèque nationale suisse (BN), en collaboration avec la Bibliothèque du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), a numérisé de nombreuses sources imprimées afin de proposer un dossier en ligne comportant plus de 500 documents.

    C'est le 8 août 1864 que s’ouvrait à Genève une conférence diplomatique initiée par le futur Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et organisée par le Conseil fédéral. Les discussions aboutirent à la signature de la Convention de Genève le 22 août 1864 (intitulée la Convention pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées de campagne). La Suisse fut l’un des douze pays à la signer. On connait la suite de cette histoire qui lança véritablement la Genève humanitaire.

    Dossier en ligne sur le site web de la Bibliothèque nationale : http://www.nb.admin.ch/themen/04114/04670/index.html?lang=fr 

    Image de la 1ère page de la Convention: http://www.icrcvideonewsroom.org/icrc150/content/index.asp

    Lien permanent Catégories : Bibliothèque, Genève, Histoire 0 commentaire
  • Les "Humanités" deviennent numériques

    Imprimer

    manuscrit.pngPeut-on voir un renouveau des sciences humaines et de la recherche dans ce domaine avec l'arrivée du numérique ? Des objets d'études (ouvrages, documents, notes...) au sens ou contenu difficilement exploitables - car abîmés par le temps - le deviennent maintenant grâce à la technologie numérique. Ainsi, il est possible de déchiffrer un document datant de plusieurs siècles qui a été brûlé ou déchiré, en analysant sur ordinateur le support dudit document où des traces d'écriture peuvent être retrouvées et transcrites.

    Lire la suite

  • Genève et les Suisses: une expo à l'occasion des 200 ans de son entrée dans la Confédération

    Imprimer

    affiche200de.jpgDu 5 juin 2014 à mai 2015, les Archives d'Etat de Genève organisent une exposition à l'occasion du 200ème anniversaire de l'entrée de Genève dans la Confédération suisse.

    Comme le rappelle Pierre Flückiger, archiviste d'Etat dans l'excellente brochure de présentation réalisée à cette occasion, "Genève, cité épiscopale devenue République indépendante à la fin du Moyen-Age en s’affranchissant de ses différents seigneurs, Rome protestante, lieu de refuge mais surtout de passages, chef-lieu du département du Léman après son annexion à la France révolutionnaire, Genève devient donc un canton suisse en rejoignant la Confédération, il y a deux cents ans. Son territoire, enrichi par ceux des communes réunies, est alors à peu près celui que nous connaissons aujourd’hui. Et ce petit espace abrite depuis le XXe siècle la Genève internationale." 

    Le traité du 19 mai 1815, acte officiel marquant l'entrée de Genève dans la Confédération, n'est que l'aboutissement de relations très anciennes. Les Archives d'État de Genève déroulent sous nos yeux cette histoire riche et passionnante que tout Genevois doit connaitre: des documents de première importance, souvent peu connus du grand public, sont présentés. On ne peut que vous engager à la visiter !

    Horaires: du lundi au vendredi sans interruption de 8h00 à 17h00 (juillet-août 9h00 à 17h00)

    Entrée libre

    Accès: Lignes TPG 2-7-10-12 - arrêt Molard ou 3-5-12 - arrêt Place Neuve ou 36 - arrêt Hôtel-de-Ville
    L'exposition se déroulant dans un ancien bâtiment historique, l'accès n'est malheureusement pas possible pour les personnes à mobilité réduite.

     

    Archives d'État
    1 rue de l'Hôtel-de-Ville
    1204 Genève


    Voir sur Google maps

    Lien permanent Catégories : Air du temps, Genève, Histoire 0 commentaire
  • Fondation Bodmer: un trésor bientôt numérisé

    Imprimer

    bodmer.jpgLa Fondation Bodmer est un musée, mais également une bibliothèque privée dont le fonds rassemblé par Martin Bodmer compte quelque 150 000 ouvrages: son rêve était de constituer une « Bibliothèque de la littérature mondiale ». Des chercheurs du monde entier viennent consulter des ouvrages parfois uniques au monde tels le manuscrit original des Cent Vingt Journées de Sodome du Marquis de Sade, des centaines de manuscrits occidentaux et orientaux, 270 incunables (imprimés antérieurs à 1500), parmi lesquels l'un des rares exemplaires de la Bible de Gutenberg. Elle possède aussi des partitions originales, comme l'allegretto en si mineur pour quartet à cordes de Beethoven dédicacé au collectionneur et voyageur Richard Ford (source Wikipedia).

    L'Université de Genève est en train de numériser ce fonds inestimable afin de le rendre accessible sur Internet.  Le projet de numérisation est soutenu financièrement par la Fondation Schmidheiny et réalisé en collaboration avec la Fondation Martin Bodmer de Cologny.

    Photo Genève Tourisme

  • Un "Espace Rousseau" renouvelé à Neuchâtel

    Imprimer

    espace_rousseau_nouveau.jpgBien sûr, Jean-Jacques Rousseau est né citoyen genevois en 1712, mais il est décédé citoyen neuchâtelois (cependant à Ermenonville, chez le marquis de Girardin) en 1778. Sa vie l’amène à passer d’un lieu à l’autre. Genève et Neuchâtel gardent toutefois dans son esprit une importance particulière même s’il a entretenu avec elles des relations parfois ambivalentes.

    Pour retrouver Rousseau, la Bibliothèque publique universitaire (BPUN) lui consacre un espace qui a été récemment complètement remodelé et réouvert en mai 2014. L’Espace Rousseau Neuchâtel présente aux visiteurs un parcours à travers la vie et l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau, avec des documents conservés dans le fonds de la Bibliothèque.

    Ainsi, sont exposés des manuscrits exceptionnels (Rêveries, Confessions, cartes à jouer), de la correspondance avec d'illustres personnalités (Voltaire, Diderot), des portraits gravés, des planches d’herbier datant du 18e siècle. Au moyen de bornes interactives, on peut écouter de la musique composée par Rousseau, feuilleter une collection de manuscrits et de gravures et bien d'autres choses.

    Plus d'informations

    Portail UNESCO: Collections Jean-Jacques Rousseau de Genève et de Neuchâtel

  • Mieux connaitre et comprendre les métiers de l'information documentaire

    Imprimer

    regards.jpgUn peu d'autopromotion, vous voudrez bien m'en excuser. Voici une courte présentation de mon dernier livre paru en mars aux Editions KLOG : "Regards croisés sur les métiers des sciences de l'information. Archives, bibliothèques, documentation, musées".

    Celui-ci s’attache à porter - comme le titre l'indique - des regards croisés sur des métiers, à la fois proches et éloignés, à savoir les métiers d’archiviste, bibliothécaire, documentaliste, ainsi que les musées.  Ces métiers s’enrichissent les uns les autres, se complètent, utilisent parfois des méthodes de travail proches mais différenciées, sur un socle de compétences partagées. De nouveaux profils apparaissent.

    À une époque où la référence à la mémoire, au patrimoine, au livre est supplantée par celle ayant trait au numérique, à la technologie et aux réseaux sociaux – ce qui n’a rien d’antinomique - il est important de réfléchir à la finalité de ces services. À quoi servent-ils ? Sont-ils utiles ? Question essentielle en cas de crise économique, de réduction budgétaire et d’effectifs ou de bouleversements technologiques tels que nous les vivons.  Comment justifier leur existence auprès des décideurs alors qu’a priori leur rentabilité économique n’est pas évidente ? Leurs rôles sont multiples, à la fois collectifs et individuels, ils participent à l’éducation, à la culture et à la formation tout au long de la vie, tout en ne remplaçant pas l’école ou l’université : ils viennent en complémentarité. À l’heure d’Internet, ces rôles sont renforcés par l’aspect technologique, informatique, qui fait partie de ce que tout citoyen doit apprendre et maîtriser s’il veut avoir une part active dans la société du savoir. Les métiers dont nous parlons ont un rôle à jouer primordial en la matière et bien sûr les professionnels de l’information eux-mêmes - archivistes, bibliothécaires, documentalistes, personnels des musées sont au premier rang.

    Feuilleter la préface et le sommaire

    La critique de Claude Trudel sur son blog "Trouvailles", blog québecois, (25 mars 2014)

  • Wikipedia, la collaboration universelle et son chapitre suisse, Wikimedia.ch

    Imprimer

    Wikipedia-logo-v2-fr_svg.pngQui de vos enfants ou petits-enfants, ou vous-même, n'éprouvez pas le besoin récurrent de recourir à une encyclopédie pour en "savoir plus" ? Le besoin de connaissances et de les enrichir est une des caractéristiques humaines, pour avancer, comprendre, savoir. La plus célèbre encyclopédie est celle de Diderot et d'Alembert au Siècle des Lumières. Plus près de nous, les Encyclopédies Universalis, Larousse, Britannica, Americana... qui se veulent toutes un aperçu -en quelques milliers d'articles tout de même - de l'état des connaissances à un moment donné. Elles sont rédigées par des spécialistes et des experts. Puis, avec l'arrivée du numérique, les encyclopédies papier ne sont plus rentables et la plupart existent maintenant en ligne.

    L'arrivée de la technologie "wiki" change la donne, et le plus bel exemple - longtemps décrié - est celui de Wikipedia créé en 2001 par Jimmy Wales : sa particularité est d'être rédigée de manière participative, tout un chacun pouvant contribuer par un article. Wikipedia existe maintenant en 287 langues et compte plusieurs millions d'articles, qui sont modérés le plus souvent. En Suisse, la fondation Wikimedia.ch  veille depuis 2006 à développer cette initiative, dans les 4 langues nationales et certains dialectes alémaniques.

    Wikimedia.ch développe un certain nombre de projets tous plus intéressants et novateurs les uns que les autres. Parmi ceux-ci, l'idée de faire participer les institutions nationales du savoir comme la Bibliothèque nationale et l'es Archives fédérales en recrutant un Wikipédien en résidence (WIR) afin de faire contribuer les collaborateurs de ces institutions (l'idée d'ailleurs est exploitée dans un certain nombre de pays). Parmi d'autres projets, citons celui d'une bibliographie sur les Alpes, ou d'offrir l'accès à Wikipedia à des populations qui n'ont pas des connections Internet permanentes, ou d'offrir un support à des communautés africaines...

    Du 9 au 11 mai 2014, à Zürich, se tiendra la réunion annuelle de Wikimedia, The Wikimedia Hackathon, à suivre !

  • Les bibliothèques à Genève. Essai de chronologie, 1478-2013

    Imprimer

    AJ_couv_210.pngIl s'agit de la dernière publication d'Alain Jacquesson, ancien directeur de la Bibliothèque de Genève, ouvrage publié par une nouvelle maison d'édition genevoise au nom prometteur, l'Esprit de la lettre.

    "La vie, et parfois la mort, des bibliothèques genevoises témoignent de brusques ruptures autant que de lentes évolutions. La création de la Bibliothèque moderne en 1933 marque les débuts de la lecture publique contemporaine; dans la deuxième moitié du 20e siècle, l'Université met en place de nombreuses bibliothèques spécialisées, qu'elle s'efforce aujourd'hui de regrouper; les bibliothèques scolaires introduisent des documents audiovisuels dans leurs collections; dès 1968 l'informatique est utilisée dans la bibliothèque d'une organisation internationale (BIT); la bibliothèque du CERN s'enrichit désormais majoritairement de publications numériques." (cité par Infoclio.ch)

    L'ouvrage fait l'objet d'une conférence le jeudi 3 avril à 17h15 à la Haute Ecole de Gestion, filière Information documentaire, Bâtiment F, Salle 311

  • Une carte interactive pour se promener en compagnie de Ronsard et Rabelais

    Imprimer

    ronsard.jpgLe numérique, ce n'est pas seulement Facebook, WhatsApp et Google, heureusement pourrait-on dire. De nombreuses expériences de par le monde montrent qu'il est possible d'exploiter au mieux cette technologie : les Bibliothèques Virtuelles Humanistes (BVH) du Centre d'Études Supérieures de la Renaissance de Touraine en France constituent un magnifique projet.  Elles rendent accessibles en ligne des ouvrages de la Renaissance, sous la forme d’un fac-similé numérique (image de la page) et d’un texte lorsque celui-ci est transcrit.

    Non content d'offrir ces ressources en ligne, elles se développent grâce au projet Renom, lancé le 6 février dernier qui permet de mettre à disposition du public des outils pour naviguer à partir des noms de personnes et des noms de lieux dans les textes de Rabelais et de Ronsard.

     

    L’utilisateur a à sa disposition les textes de référence issus du site des BVH et les informations sur les entités nommées. Par le biais du module de géolocalisation, il peut effectuer des recherches multicritères et naviguer de lieu en lieu. Le téléchargement des textes au format epub permet à l'utilisateur de disposer de ces ressources là où il se trouve. 

    Se promener là où Ronsard et Rabelais ont conçu leur oeuvre est désormais possible !

    Illustration Pierre de Ronsard issue du site 

     Suivez-moi sur Twitter: @jpaccart  

  • Le 1er livre imprimé aux Etats-Unis vendu aux enchères

    Imprimer

    bay-psalm-book_sn635.jpg20 ans seulement après l'arrivée des premiers pèlerins britanniques dans le Nouveau Monde, soit en 1640, fut imprimé en 1700 exemplaires à Cambridge dans le Massachussets, une nouvelle traduction de la version en hébreu du Livre des Psaumes, le Bay Psalm Book. Il ne resterait que 11 exemplaires de ce livre qui de fait fut le 1er livre imprimé aux Etats-Unis, sur une presse venue de Londres.

    Appartenant à une église de Boston, la Old South Church - qui en possède deux exemplaires et en conserve un - et qui souhaite financer des oeuvres caritatives, le livre mis aux enchères à Sotheby's New York a été acquis par un financier américain David Rubinstein le 26 novembre dernier pour la somme de 14,2 millions de dollars... Qui dit mieux ?

    C'est l'enchère la plus haute obtenue pour un livre, mais l'ouvrage le plus cher au monde est le "Codex Leicester", une collection de textes scientifiques de Léonard de Vinci (1508-1510) acheté par Bill Gates en 1994 pour 30,8 millions de dollars...

    Ill Bay Psalm Book  Photo :  AFP/EMMANUEL DUNAND

    Source Radio Canada

  • Les Alpes et leurs imagiers. Voyage et histoire du regard

    Imprimer

    alpes.jpgLes Editions des Presses polytechniques et universitaires romandes viennent de publier un bel ouvrage consacré aux Alpes et leurs imagiers. De nombreux artisans et artistes ont créés les imagiers des Alpes, aujourd’hui oubliés. Claude Reichler présente leur oeuvre à travers une recherche sur les livres de voyage anciens, qui constitue une histoire du regard sur le monde alpin. Cet ouvrage allie la géographie et l’histoire de l’art ou l’histoire culturelle, constituant un guide original et inattendu.

    Pour les lecteurs qui souhaitent aller plus loin, une importante documentation multimédia à travers un contenu augmenté est accessible sur internet

    Lien permanent Catégories : Histoire 0 commentaire
  • Un nouveau site historique : 14-18.ch

    Imprimer

    th-7_suisse03.jpgLes célébrations du centenaire de la guerre 14-18 sont lancées (notamment en France où les citoyens sont priés de déposer pour copie leurs documents privées dans les services d'archives et les bibliothèques). En Suisse, c'est le site infoclio.ch qui annonce le lancement de 14-18.ch, un site historique consacré aux cartes postales suisses de la Première Guerre mondiale. Il donne accès à une soixantaine de cartes postales de la Première Guerre mondiale, conservées au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse. Chaque carte postale est assortie d'une analyse et d'un commentaire historique, ainsi que d'une courte bibliographie. Le design du site est particulièrement soigné tout en restant simple,  et des catégories sont proposées : la propagande ; l'allégorie de la Suisse ; les affaires politiques et militaires ; le quotidien de la guerre ; l'humanitaire ; l'humour.

    Le site a été réalisé par Patrick Bondallaz et Alexandre Elsig dans le cadre de l'appel à projet "Presenting History Online" lancé par infoclio.ch en 2012.