08/02/2015

Les écrans numériques changent nos vies

écran2.jpgSi vous n'étiez pas au courant (car trop absorbés par vos... écrans justement !), les 6, 7 et 8 février étaient les Journées mondiales sans téléphone portable. Peut-être comme moi ne l'aviez-vous guère remarqué tant ses journées ont eu peu d'effets sur le comportement du public !

En fait, si l'on pousse un peu la réflexion, que de choses ont changé depuis l'introduction de toutes sortes d'écrans dans nos vies: hormis bien sûr la télévision et l'ordinateur, ce qui n'est pas nouveau, le plus marquant est certainement l'arrivée du téléphone portable à partir duquel il est possible de consulter ses messages, photos, SMS, flux sociaux, publicités, news et j'en passe. De quoi rester scotché durant des heures. Ne parlons pas des tablettes type iPad ou des liseuses (pour lire des livres numériques ou E-books), des jeux vidéos, les systèmes type TomTom pour se déplacer en voiture et donc trouver son chemin. Quand vous allez visiter des amis, vous êtes face à un...écran au pied de l'immeuble qui leur permet de vous visualiser. Vous consultez vos photos de vacances sur un écran... les exemples peuvent être multipliés.

Bref les écrans numériques sont partout, bientôt nous ne pourrons plus converser avec nos amis en face à face, mais par écrans interposés. Drôle de monde me direz-vous ? Assurément.

Cela pose bien sûr de nombreuses questions: sur la communication et les échanges interpersonnels, sur la capacité d'attention et de lecture, la réflexion, la méditation... D'aucuns préfèrent d'ailleurs se déconnecter. Mais...désolé, je dois vous laisser, mon téléphone affiche un nouveau message.... A bientôt !

Librement inspiré d'un article paru dans le HuffingtonPost du 6 février 2015 : "10 choses qu'on ne fait plus (ou moins) depuis l'avènement des écrans"

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25/01/2015

Internet nous rend-il narcissique ? L’avènement du Quantified Self (QS)

HomeBigIpadG6.pngN'avez-vous pas autour de vous de plus en plus d'amis, de connaissances ou de collaborateurs au travail qui jaugent leur état de santé à l'aune d'Internet ? Qui ne porte pas son bracelet connecté pour mesurer la distance qu'il effectue chaque jour en marchant, le nombre de pas, la durée et la qualité de son sommeil ? Dans le commerce, on peut acheter maintenant un body pour bébé qui surveille sa respiration, son rythme cardiaque et sa température ; ou un bracelet qui indique, selon le type de votre peau, s’il faut remettre de la crème solaire ; également une fourchette qui mesure les quantités et le rythme des bouchées...

Il s'agit en fait d'une démarche appelée "Quantified Self (QS)" ou "mesure de soi" en bon français, démarche qui repose sur trois dispositifs interconnectés : des applications mobiles pour Smartphone, des objets de la vie quotidienne munis de capteurs (balance, podomètre, montre...) et des sites web dédiés à la conservation et au partage de ces mesures.

Marché en pleine expansion avec un bel avenir devant lui, puisque les analystes prévoient qu'il rapportera quelque 26 milliards de dollars en 2017... Pour quels publics ? Les sportifs bien sûr, mais aussi la santé en général donc potentiellement tout un chacun : Tactio est l’application santé la plus téléchargée du monde avec 3,6 millions d’utilisateurs... D'aucuns voient aussi dans cette démarche de mesure de soi un narcissisme dû à Internet.

 

Illustration : page d'accueil du Groupe Santé Tactio 

Plus d'informations avec l'article "La mesure de soi: un marché en pleine expansion" publié sur Paris-Normandie.fr le 22 janvier 2015

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18/01/2015

Voyager autrement avec la plateforme collaborative Bookbedder

bookbedder-logo.pngDifficile de lutter contre les mastodontes de la réservation d'hôtels en ligne tels Booking.com ou Hotels.com. Des agences de voyages de renom telle Kuoni abandonnent d'ailleurs une partie de leurs offres de services à cause de cette concurrence.

Une start up suisse installée à l'Ecole hôtelière de Lausanne lance Bookbedder, plateforme collaborative originale pour réserver des nuits d'hôtels : sa spécificité me direz-vous ? Bookbedder est la seule plateforme qui a un programme de fidélisation basée sur vos réservations et celles de vos amis. Le plus d'amis vous invitez, plus vite vous gagnez des nuits gratuites. Bookbedder est collaborative et compte donc sur sa communauté de membres pour passer le mot. 300'000 hôtels sont référencés dans Bookbedder et proposent des prix intéressants. La version du site est actuellement une version beta, et vous pouvez obtenir une invitation en cliquant sur "Register" en complétant votre profil ! 

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30/12/2014

2015 : une année numérique !

2015.jpgA n'en pas douter, 2014 fut une année numérique par excellence ! Pour celles et ceux qui me suivent sur ce blog, l'actualité numérique 2014 fut riche en expérimentations, découvertes et nouveautés. Et ce, particulièrement en Suisse: des plateformes collaboratives en ligne tel "summaries.ch" ou la brillante invention d'un étudiant ; de très belles collections de manuscrits mises en ligne par les bibliothèques de Zürich et de Bâle avec e-manuscripta ; le passionnant Dictionnaire historique de la Suisse désormais intégralement en ligne ; ou encore le moteur de recherche pur suisse qui protège votre vie privée Swisscows (https://swisscows.ch/); ou bien encore Genève qui a inauguré il y a quelques mois son Labo-Cité à découvrir de toute urgence !

Bien d'autres actualités numériques vous ont été présentées et de nombreuses autres le seront l'année prochaine: 2015, une année numérique !

illustration: Dreamstine

 

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20/12/2014

A qui profite Internet ?

lanier.pngPour une grande partie de la population, et les jeunes en particulier, il n'est plus guère possible de se passer d'Internet, accessible maintenant depuis de nombreux supports notamment les smartphones. Média universel, avec ses points positifs et ses nombreuses dérives, il est intégré dans la vie quotidienne, familiale, professionnelle. Apparemment il s'adresse à tous, chacun peut se l'approprier, utiliser les moyens et ressources à disposition.

Ce qui est moins visible, et moins évident, est de savoir à qui profite réellement Internet ? Jaron Lanier a publié en 2013 un ouvrage très remarqué aux Etats-Unis et maintenant traduit en français "Internet: qui possède notre futur ?" (aux Editions Le Pommier) qui nous alerte à bon escient : Internet ne peut vivre sans les contributions du plus grand nombre, car il a besoin de récolter le plus de données possibles qui vont être utilisées par, finalement, un très petit nombre d'individus et leur rapporter beaucoup d'argent (par la revente immédiate des données aux annonceurs). Et ceci, sans que la plupart des utilisateurs d'Internet s'en rendent compte... Chacun reçoit ainsi des "recommandations" multiples qui sont, selon Lanier, autant de manipulations... Il donne l'exemple très parlant de Google Maps que d'aucuns suivent les yeux fermés, avec une confiance aveugle. Rien ne semble plus dangereux cependant que cette confiance aveugle...

Voir aussi (réf. fournies par Laure Boyer): 

- Site web de Jaron Lanier: http://www.jaronlanier.com/  

- Autre article sur son livre sur le blog "Humeurs numériques", le 7 novembre 2014, par Serge Escalé https://humeursnumeriques.wordpress.com/…/internet-qui-po...

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14/12/2014

e-manuscripta ou les collections des bibliothèques zürichoises et bâloises dévoilées

bibel.jpgDeux bibliothèques zûrichoises - ETH Bibliothek et la ZentralBibliothekZürich - ainsi que l'UniversitätBasel Bibliothek ont lancé un projet commun pour numériser leurs collections de manuscrits et créer ainsi e-manuscripta. Livres, lettres, partitions, images, cartes sont rendues visibles à tout un chacun, pour le bonheur du bibliophile, mais également de n'importe quel quidam qui a envie de naviguer au sein de collections jusqu'à présent difficilement accessibles.

Ainsi ai-je eu le plaisir de découvrir des gravures anciennes de Suisse, mais également d'Italie et d'Allemagne, des partitions de Wagner, une Bible de 1430 (image ci-contre), une lettre de Mozart... Le voyage semble infini. L'interrogation et le site lui-même sont très simples d'accès et de consultation. A découvrir donc ! 

07/12/2014

Transmettre son savoir grâce à SpeachMe

logo_speachme_header.pngVous êtes enseignant, formateur, spécialiste métier ou entrepreneur ? Vous - ou vos collaborateurs - souhaitez transmettre un savoir, une méthode, une technique de manière simple et ludique ? Regardez du côté de SpeachME, plateforme d'apprentissage en ligne lancée en janvier 2014 à Nantes par une femme entrepreneuse, Najette Fellache.

Il s'agit de créer sur mesure des combinaisons de capsules pédagogiques d’une durée de 2 à 5 minutes sous différents formats (vidéo, audio, fichiers PowerPoint ou PDF avec synchronisation audio ou vidéo, quizz, etc.) pour constituer des cours en ligne pouvant durer jusqu'à 1h30 (en live ou en différé). Ces cours (ou interviews, démonstrations...) peuvent être loués par une école, des entreprises ou organismes divers.  Airbus, la CCI Nantes Saint-Nazaire et des cabinets de conseil et de formation ont déjà fait appel à la plateforme SpeachMe.

Les salariés des entreprises en voie de numérisation sont clairement la cible visée, bientôt 500 vidéos vont être proposées pour apprendre aussi bien à créer un site qu’à utiliser un logiciel de tableur. Le numérique, les réseaux et les plateformes collaboratives ont un bel avenir.

 

 

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23/11/2014

Etudiants: Internet et le travail en ligne avec summaries.ch

summaries.ch.pngInternet est très utilisé par les étudiants de manière générale: pour les mails, consulter son compte Facebook et échanger avec ses amis, regarder une vidéo sur YouTube, rechercher des informations pour un dossier, consulter les ressources en ligne offertes par l'école ou l'université (bases de données, revues électroniques...). Les utilisations sont multiples et évoluent constamment.

Une des dernières possibilités l'est par les étudiants eux-mêmes avec le lancement récent de la plateforme Summaries.ch, plateforme d'échanges de cours, de résumés, de notes... Idée simple a priori, mais qui peut s'avérer très utile.  Un site internet qui permet désormais aux étudiants de toute la Suisse romande de partager leurs prises de notes. «Chaque cours de chaque année de chaque fac de chaque université est listé, énumère le Vaudois Marc-Antoine Künzi, 23 ans, fondateur de summaries.ch. Les utilisateurs n’ont qu’à s’inscrire gratuitement pour y accéder.» » (20 Minutes, 03.10.2014).

D'autres outils existent et sont à découvrir: Studybox, « La plateforme des étudiants » ou Etudiants.ch ou encore DigiSchool.

En savoir plus: Le Blog du Centre NTE et nouvo.ch

02/11/2014

Bloomr, plateforme en ligne pour aider les jeunes à s'orienter

bloomer.pngLe numérique, la technologie et le Web 2.0 ont ceci de passionnant: ils permettent la mise en relation des personnes, la réponse à des questions que tout un chacun peut se poser, et de trouver des pistes dans un monde souvent déroutant. C'est le cas de Bloomr, une initiative française tout à fait réjouissante lancée par des bénévoles et qui devrait remplir un besoin d'information, celui de jeunes en quête d'orientation. L'idée est de conquérir l'Europe avec cette initiative.

Le concept est simple, encore fallait-il y penser: créer un répertoire de 100 000 professionnels de tous les métiers et que ceux-ci soient prêts à répondre aux questions qui leurs sont posées. Tout un chacun peut s'inscrire sur le site, je viens d'ailleurs de le faire... Pourquoi pas vous ?

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25/10/2014

Toute l'histoire de Venise au bout des doigts

venise.jpgLa nouvelle est tombée il y a quelques jours: l'EPFL, à la pointe de la technologie, va numériser l'ensemble des archives de la ville de Venise. Soit, excusez du peu, 1000 ans d'histoire sur 80 kilomètres de rayonnages... 

Le Professeur Frédéric Kaplan (qui dirige la Chaire et le Laboratoire des Humanités Digitales de l'EPFL) explique dans une interview à la RTS que l'objectif est de rendre accessible cette information à tout un chacun. Un moteur de recherche est en cours d'élaboration sur les bords du Léman. F. Kaplan est investi dans ce projet intitulé "Venise, une machine à remonter le temps" (ou "Venice Time Machine"), projet international en collaboration avec l'Université de la "Ca'Foscari"de Venise, dont l'objectif est de modéliser l'évolution de la Sérénissime sur une période de 1000 ans.

Une des difficultés majeures est la numérisation de pages très anciennes (donc fragiles) et qui doit être réalisée page par page. A quoi s'ajoute la lecture optique de caractères également très anciens, voire écrits à la main. Le travail est encore long qui peut s'apparenter - pour la minutie et le temps nécessaire - à celui des moines copistes dans les abbayes du Moyen-Age... Il faut créer ensuite les algorithmes qui reconnaîtront les équivalences de termes entre eux, pour que les recherches futures soient pertinentes.

Bref, un beau travail scientifique en perspective pour nous permettre d'avoir toute l'histoire de Venise au bout des doigts !

04/10/2014

Paradoxes de la solitude dans un monde hyperconnecté

alone.pngDans un livre récent, "How to be alone", Sara Maitland analyse les paradoxes de la société actuelle. Selon elle, nous vivons dans un monde de paradoxes dans lequel la technologie nous relie aisément à la famille, aux amis, sans compter les nombreuses relations rendues possibles grâce aux réseaux sociaux type Facebook, LinkedIn et autres : bref, nous n'avons jamais été aussi "reliés" les uns aux autres. Mais jamais aussi seuls non plus à en croire les études sur les célibataires dont le nombre croit chaque année. 

D'une part, nous défendons - dans les sociétés occidentales - des valeurs telles que l'autonomie, les libertés personnelles, l'individualisme et d'autre part, la solitude terrorise la plupart d'entre nous. Etre seul avec soi-même semble être devenu la grande aventure du 21ème siècle...

Notre société développe en chacun de nous une estime de soi très élevée, c'est même une preuve de bien-être, mais nous ne voulons surtout pas d'intimité avec qui que ce soit. Les conventions morales et sociales sont vues comme des inhibitions à nos libertés individuelles et pourtant l'excentricité de certaines personnes ne plait guère. Nous pensons être unique, spécial, digne de bonheur (matériel, spirituel), mais nous sommes terrifiés d'être seul.

C'est un des paradoxes, et non des moindres, de notre société que Sara Maitland relève avec un certain... bonheur malgré tout !

Pour continuer la réflexion, lire

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27/09/2014

Swisscows, le moteur de recherche suisse qui protège votre vie privée

swisscows2.pngSwisscows, le nom est improbable... presque en forme de plaisanterie, mais ce nouveau moteur de recherche existe bel et bien et semble tout à fait sérieux. Il se targue de fournir les meilleurs résultats possibles suite à une recherche, il protège de plus vos données personnelles contrairement à Google, Facebook et les autres qui analysent en continu vos recherches, vos "like", les archivent et les réutilisent à des fins le plus souvent commerciales ou moins avouables. Les serveurs qui hébergent Swisscows sont en Suisse.

C'est une société technologique suisse installée dans le Canton de Thurgovie, la start-up Hulbee AG créée en 2008, développeur de logiciels, qui a lancé ce nouveau produit en juin dernier. Andreas Wiebe, CEO de Hulbee précise: " Nous ciblons les utilisateurs qui exigent une haute qualité, mais également un niveau élevé de sécurité. Swisscows est basé sur la reconnaissance sémantique des données, offrant ainsi aux utilisateurs une aide intuitive dans leur recherche. Les réponses fournies sont rapides". Le moteur utilise la technologie en nuage (cloud).

Alors... il ne reste plus qu'à tester Swisscows !

Plus d'informations ici.

 

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19/09/2014

Genève inaugure son Labo Cité

labocite.jpgVendredi 19 septembre, en présence de l'écrivain Pierre Assouline, les Bibliothèques municipales de Genève inaugurent leur "Labo Cité", profitant des travaux de rénovation de la Bibliothèque de la Cité. Les BM innovent régulièrement, on peut le constater avec leur service de questions/réponses performant InterroGE dont nous avions parlé ici.

Mais qu'est-ce qu'un Labo Cité me direz-vous ? Il s'agit d'offrir au public un lieu d'expérimentation un peu différent (mais complémentaire) de ce que peut offrir une bibliothèque, à l'image du concept très en vogue comme le Lab de l'Institut Google à Paris ou des FabLab qui existent dans certaines bibliothèques. Comme indiqué sur leur site,  c'est "un lieu d’échange et de réflexion autour des nouvelles pratiques digitales et de leur impact sur la lecture, l’écriture et l’accès à la connaissance."

Vu comme un espace modulable équipé de wi-fi, de liseuses, de postes PC et de tablettes numériques,  accessible à toutes et à tous, adeptes ou non des nouvelles technologies, le Labo Cité est animé par des professionnels de l'information qui seront vos guides. L'offre actuelle : une sélection de jeux vidéo, des formations et des ateliers de création numérique, des conférences, des débats et des animations pour adultes et jeune public, ou  passer un moment de détente, ludique ou d’exploration.

 

A découvrir donc !

08/09/2014

Entrelac, une communauté de travail autour du lac Léman

entrelac-logo1.pngDe plus en plus, le travail à distance (ou télétravail) qui rassemble les "sans bureaux fixes" se développe : le "grand Genève" est un exemple-type d'un territoire qui présente à la fois de grands avantages d'un point de vue économique et pour les échanges, mais également des obstacles : isolement des travailleurs indépendants qui travaillent depuis chez eux ; prix de l'immobilier prohibitif ; temps de déplacement...

Dans le but de rassembler ces énergies dispersées, Entrelac propose une plateforme pour faciliter le travail : un certain nombre de services à la carte (payants) sont proposés aux sans bureaux fixes, soit à la journée (pour les travailleurs de passage) ou sur abonnnement. Nul doute que ce type de collaboration, qui met en relation des personnes d'un même territoire, peut présenter de grands avantages et a de l'avenir.  L'initiative mérite d'être soulignée.

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17/08/2014

Cette semaine, le savoir est à Lyon...

logo-2014_small.pngA moins de 2 heures de Genève, cette semaine le savoir est à Lyon. Quid ? me direz-vous... En fait, il s'agit du Congrès mondial des bibliothèques et de l'information qui réunit chaque année 4000 professionnels des bibliothèques et de la documentation dans une destination différente, parfois à l'autre bout du monde (Singapour l'an dernier), parfois un peu plus proche en Europe. 

Créée dans les années 1930, et donc toujours bien vivante, la Fédération internationale des bibliothèques (IFLA pour les intimes) rassemble plus de 1500 associations professionnelles dans le champ de l'information et des bibliothèques, dans tous les domaines du savoir et des connaissances. Cette fédération édicte des normes de travail, des recommandations, et lutte contre la fracture numérique aussi bien dans le Nord que dans le Sud. Elle travaille de concert avec l'Unesco, l'Association internationale des éditeurs (IPA), l'Association internationale des archives (ICA) ou celle des musées (ICOM).

Il va sans dire que l'arrivée du numérique, la prédominance des moteurs de recherche, les réseaux sociaux remettent en question le rôle fondamental des bibliothèques dans la société (le titre du congrès cette année est d'ailleurs "Les bibliothèques, les citoyens et la société: confluences du savoir"). Il y a donc matière à débattre à Lyon cette année. 

Pour suivre le congrès sur Twitter: #wlic2014

Le programme de la Conférence de Lyon

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17/07/2014

Les "Humanités" deviennent numériques

manuscrit.pngPeut-on voir un renouveau des sciences humaines et de la recherche dans ce domaine avec l'arrivée du numérique ? Des objets d'études (ouvrages, documents, notes...) au sens ou contenu difficilement exploitables - car abîmés par le temps - le deviennent maintenant grâce à la technologie numérique. Ainsi, il est possible de déchiffrer un document datant de plusieurs siècles qui a été brûlé ou déchiré, en analysant sur ordinateur le support dudit document où des traces d'écriture peuvent être retrouvées et transcrites.

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05/07/2014

Rechercher l'information: Google et les autres

netrecherche-2_size1.pngL'actualité de la recherche d'information ne se dément pas ! Avec la nouvelle édition de l'ouvrage "Net Recherche" de Véronique Mesguisch et Armelle Thomas, préfacée par Olivier Andrieu aux Editions De Boeckc'est un vrai tour de force de la part de ces deux auteures de nous tenir au courant des nouveautés du Web... ce qu'elles font avec bonheur depuis plusieurs éditions. Tour de force car le Web en 10 ans s'est considérablement enrichi, ne rendant pas la recherche d'information plus simple, mais la complexifiant. Ce livre est un "guide" au vrai sens du terme, accompagnant chaque pas de la recherche, de la plus simple à la plus ardue.

Avec cette publication récente, complète et didactique, vous aurez un bon tour d'horizon des réseaux et de comment chercher l'information de manière efficace à l'heure actuelle. Il y a Google, mais les autres aussi... ou autrement dit, il n'y a pas que Google dans la vie.

Voir le site de l'éditeur

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09/06/2014

Mieux utiliser Google !

google_size2.jpgL'actualité de la recherche d'information ne se dément pas avec ce nouvel ouvrage Vos recherches avec Google de Bruno Bernard Simon, paru aux Editions Klog. L'auteur, consultant et qui publie régulièrement des études plutôt techniques, nous entraine dans l'exploration des nombreuses possibilités offertes par le moteur de recherche au niveau de la recherche simple ou avancée, des outils bibliographiques tels Google Livres, Google Scholar, des outils d'alertes avec Google Alerts. Un certain nombre d'astuces et de pistes de recherche sont également fournies.

L'approche choisie par B.B. Simon est didactique, s'appuyant sur une appropriation progressive des possibilités de Google, avec de nombreux schémas et tableaux illustrant le propos. Nul doute que l'emploi à bon escient de cet ouvrage permet d'obtenir des résultats pertinents et utiles à toute recherche d'information.

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01/06/2014

Fondation Bodmer: un trésor bientôt numérisé

bodmer.jpgLa Fondation Bodmer est un musée, mais également une bibliothèque privée dont le fonds rassemblé par Martin Bodmer compte quelque 150 000 ouvrages: son rêve était de constituer une « Bibliothèque de la littérature mondiale ». Des chercheurs du monde entier viennent consulter des ouvrages parfois uniques au monde tels le manuscrit original des Cent Vingt Journées de Sodome du Marquis de Sade, des centaines de manuscrits occidentaux et orientaux, 270 incunables (imprimés antérieurs à 1500), parmi lesquels l'un des rares exemplaires de la Bible de Gutenberg. Elle possède aussi des partitions originales, comme l'allegretto en si mineur pour quartet à cordes de Beethoven dédicacé au collectionneur et voyageur Richard Ford (source Wikipedia).

L'Université de Genève est en train de numériser ce fonds inestimable afin de le rendre accessible sur Internet.  Le projet de numérisation est soutenu financièrement par la Fondation Schmidheiny et réalisé en collaboration avec la Fondation Martin Bodmer de Cologny.

Photo Genève Tourisme

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11/05/2014

Les romans de Simenon cartographiés grâce à la géolocalisation

maigret.gifLa géolocalisation, c'est ce qui vous permet de trouver une adresse sur un plan grâce à Google Maps / Google EarthMapsearch ou Mappy. Les réseaux sociaux type Facebook ou Twitter proposent de vous "géolocaliser", indiquant ainsi le lieu où vous vous trouvez quand vous êtes connecté. De même, votre smartphone préféré vous géolocalise à tout instant...

Une autre application inattendue de cette technologie est la cartographie littéraire: j'avais consacré il y a quelques semaines un article à la possibilité de se promener en Touraine grâce à une carte interactive signalant les lieux où Ronsard et Rabelais situent leurs romans et leurs héros.

Plus proche de nous, il est possible maintenant grâce à la librairie en ligne Feedbooks de suivre Maigret à la trace : cette librairie numérique a eu l'ingéniosité d'indiquer sur une première carte de France les crimes résolus par Maigret et sur une seconde à Paris... ce qui amène à constater que Georges Simenon a sillonné la France d'Antibes à La Rochelle ou au Havre. A Paris, de nombreux crimes ont lieu à proximité du métro Lamark-Caulaincourt...

Faut-il le rappeler ? Maigret, c'est 75 romans et 28 nouvelles, plus de 500 millions d'ouvrages vendus dans le monde. Il a été traduit dans 55 langues (chiffres extraits de l'article Georges Simenon sur Wikipedia).

Vous pouvez découvrir vos auteurs français préférés sur le site Cartographie littéraire de la France

A quand une cartographie littéraire de Genève et de la Suisse ?

Illustration Repérages

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02/05/2014

BNR: la Bibliothèque Numérique Romande

bnr.pngIssue d'une initiative privée ou plus exactement associative par des passionnés de littérature ("les Bourlapapey"...!), la Bibliothèque numérique romande propose des livres numériques ou e-books gratuits en ligne. Le choix opéré est la littérature suisse romande d'expression française, mais l'on trouve également de la littérature française. Les ouvrages ainsi proposés sont des oeuvres classiques tombées dans le domaine public. Il est possible de les télécharger librement donc, mais pour un usage non commercial, la précision est d'importance pour les lire sur votre laptop, tablette, liseuse ou smartphone.

Bien que modeste avec 220 e-books, le site renvoie sur d'autres bibliothèques numériques au choix plus large. Sont également dispensés des conseils pour profiter au mieux de la lecture numérique sur écran. Il est possible de contribuer à cette initiative en fournissant une aide intellectuelle ou financière, un appel est lancé pour participer !

Bonne découverte !

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17/04/2014

Mieux connaitre et comprendre les métiers de l'information documentaire

regards.jpgUn peu d'autopromotion, vous voudrez bien m'en excuser. Voici une courte présentation de mon dernier livre paru en mars aux Editions KLOG : "Regards croisés sur les métiers des sciences de l'information. Archives, bibliothèques, documentation, musées".

Celui-ci s’attache à porter - comme le titre l'indique - des regards croisés sur des métiers, à la fois proches et éloignés, à savoir les métiers d’archiviste, bibliothécaire, documentaliste, ainsi que les musées.  Ces métiers s’enrichissent les uns les autres, se complètent, utilisent parfois des méthodes de travail proches mais différenciées, sur un socle de compétences partagées. De nouveaux profils apparaissent.

À une époque où la référence à la mémoire, au patrimoine, au livre est supplantée par celle ayant trait au numérique, à la technologie et aux réseaux sociaux – ce qui n’a rien d’antinomique - il est important de réfléchir à la finalité de ces services. À quoi servent-ils ? Sont-ils utiles ? Question essentielle en cas de crise économique, de réduction budgétaire et d’effectifs ou de bouleversements technologiques tels que nous les vivons.  Comment justifier leur existence auprès des décideurs alors qu’a priori leur rentabilité économique n’est pas évidente ? Leurs rôles sont multiples, à la fois collectifs et individuels, ils participent à l’éducation, à la culture et à la formation tout au long de la vie, tout en ne remplaçant pas l’école ou l’université : ils viennent en complémentarité. À l’heure d’Internet, ces rôles sont renforcés par l’aspect technologique, informatique, qui fait partie de ce que tout citoyen doit apprendre et maîtriser s’il veut avoir une part active dans la société du savoir. Les métiers dont nous parlons ont un rôle à jouer primordial en la matière et bien sûr les professionnels de l’information eux-mêmes - archivistes, bibliothécaires, documentalistes, personnels des musées sont au premier rang.

Feuilleter la préface et le sommaire

La critique de Claude Trudel sur son blog "Trouvailles", blog québecois, (25 mars 2014)

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08/04/2014

Wikipedia, la collaboration universelle et son chapitre suisse, Wikimedia.ch

Wikipedia-logo-v2-fr_svg.pngQui de vos enfants ou petits-enfants, ou vous-même, n'éprouvez pas le besoin récurrent de recourir à une encyclopédie pour en "savoir plus" ? Le besoin de connaissances et de les enrichir est une des caractéristiques humaines, pour avancer, comprendre, savoir. La plus célèbre encyclopédie est celle de Diderot et d'Alembert au Siècle des Lumières. Plus près de nous, les Encyclopédies Universalis, Larousse, Britannica, Americana... qui se veulent toutes un aperçu -en quelques milliers d'articles tout de même - de l'état des connaissances à un moment donné. Elles sont rédigées par des spécialistes et des experts. Puis, avec l'arrivée du numérique, les encyclopédies papier ne sont plus rentables et la plupart existent maintenant en ligne.

L'arrivée de la technologie "wiki" change la donne, et le plus bel exemple - longtemps décrié - est celui de Wikipedia créé en 2001 par Jimmy Wales : sa particularité est d'être rédigée de manière participative, tout un chacun pouvant contribuer par un article. Wikipedia existe maintenant en 287 langues et compte plusieurs millions d'articles, qui sont modérés le plus souvent. En Suisse, la fondation Wikimedia.ch  veille depuis 2006 à développer cette initiative, dans les 4 langues nationales et certains dialectes alémaniques.

Wikimedia.ch développe un certain nombre de projets tous plus intéressants et novateurs les uns que les autres. Parmi ceux-ci, l'idée de faire participer les institutions nationales du savoir comme la Bibliothèque nationale et l'es Archives fédérales en recrutant un Wikipédien en résidence (WIR) afin de faire contribuer les collaborateurs de ces institutions (l'idée d'ailleurs est exploitée dans un certain nombre de pays). Parmi d'autres projets, citons celui d'une bibliographie sur les Alpes, ou d'offrir l'accès à Wikipedia à des populations qui n'ont pas des connections Internet permanentes, ou d'offrir un support à des communautés africaines...

Du 9 au 11 mai 2014, à Zürich, se tiendra la réunion annuelle de Wikimedia, The Wikimedia Hackathon, à suivre !

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14/03/2014

Découvrir une plateforme collaborative de produits en ligne : etsy.com

etsy.jpgJ'ai découvert depuis peu Etsy.com, une place de marché en ligne sur laquelle des gens du monde entier (30 millions d'inscrits...!) se connectent pour acheter et vendre des articles uniques, pour certains qu'ils dessinent ou fabriquent eux-mêmes. Une autre particularité est que l'achat se fait directement chez le producteur ou le fabriquant.

L'originalité de cette plateforme - dont le siège est à New York et qui existe depuis 2005 - est qu'elle n'est pas produite par une société unique, mais par chaque personne qui s'inscrit comme membre pour vendre ou acheter des objets pratiquement uniques. Ce sont ainsi plus de 20 millions de produits proposés et qui ne sont donc pas manufacturés. Leur diversité est grande et ce site mérite le détour, ne serait-ce que pour feuilleter les différentes pages et découvrir des objets singuliers et originaux.

Voici un autre exemple de l'alliance réussie et prometteuse du commerce, d'Internet et de l'artisanat. 

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21/02/2014

Une carte interactive pour se promener en compagnie de Ronsard et Rabelais

ronsard.jpgLe numérique, ce n'est pas seulement Facebook, WhatsApp et Google, heureusement pourrait-on dire. De nombreuses expériences de par le monde montrent qu'il est possible d'exploiter au mieux cette technologie : les Bibliothèques Virtuelles Humanistes (BVH) du Centre d'Études Supérieures de la Renaissance de Touraine en France constituent un magnifique projet.  Elles rendent accessibles en ligne des ouvrages de la Renaissance, sous la forme d’un fac-similé numérique (image de la page) et d’un texte lorsque celui-ci est transcrit.

Non content d'offrir ces ressources en ligne, elles se développent grâce au projet Renom, lancé le 6 février dernier qui permet de mettre à disposition du public des outils pour naviguer à partir des noms de personnes et des noms de lieux dans les textes de Rabelais et de Ronsard.

 

L’utilisateur a à sa disposition les textes de référence issus du site des BVH et les informations sur les entités nommées. Par le biais du module de géolocalisation, il peut effectuer des recherches multicritères et naviguer de lieu en lieu. Le téléchargement des textes au format epub permet à l'utilisateur de disposer de ces ressources là où il se trouve. 

Se promener là où Ronsard et Rabelais ont conçu leur oeuvre est désormais possible !

Illustration Pierre de Ronsard issue du site 

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