29/05/2018

Le livre à tous les coins de rue

Berlin.jpgLe livre papier résiste plutôt bien à la déferlante numérique, les dernières enquêtes en Europe et aux Etats-Unis montrent qu'il y a encore une place pour la lecture-loisirs, ou la lecture pendant les vacances et les voyages... 80 % des Français vont emporter un livre en vacances. De même dans les universités, les étudiants préfèrent encore étudier leurs livres de cours sur support imprimé. Le livre électronique (ou e-book) trouve une place pour la consultation rapide d'information, une vérification, un contrôle. Il s'agit plus là de "feuilletage".

Si jusqu'à présent, la vue de livres exposés chez les bouquinistes et leurs étals sur les trottoirs n'avait rien d'étonnant (cependant, il y a de moins en moins de bouquinistes sur les quais de la Seine à Paris), ce qui l'est plus est la place prise par le livre dans l'espace public : de nombreuses initiatives dans les villes font qu'il investit qui un ancien abri de bus, qui une cabine téléphonique désaffectée, qui une piscine en été ou même à la plage ou au parc public. Le livre est ainsi mis à la disposition de tout un chacun, il circule, s'échange. Il devient un bien commun.

Le phénomène s'amplifie car il existe des secteurs livres (ou parfois des bibliothèques) sur les lieux même où se trouvent des voyageurs : dans les aéroports (celui de Schilphol d'Amsterdam), les gares ou les métros des grandes villes : c'est le cas à Montréal où la station Berri-Uquam est directement relié à la Grande Bibliothèque. Ou à Berlin, qui met en place des distributeurs de livres et de friandises...

Le livre s'expose aussi dans d'autres lieux publics : la boutique Sonia Rykiel à Paris sur le boulevard Saint-Germain est conçue avec des parois surchargés de livres ; des restaurants utilisent ce même type de décor. Certains hôtels ne sont pas en reste où les chambres sont de vraies bibliothèques (à Tokyo notamment). 

Ainsi le livre est devenu un objet d'exposition, disponible et élément du décor urbain. Il est présent à tous les coins de rue.

Jean-Philippe Accart

Illustration : distributeur de livres à la station Alexanderplatz dans le métro de Berlin

25/03/2018

1000 ans d'histoire des villes européennes numérisés

venice.jpgFrédéric Kaplan, directeur du laboratoire Humanités numériques * à l'EPFL (le Digital Humanities Lab - DHLAB), a lancé il y a quelques annés l'idée qu'il était possible d'explorer le passé de Venise en numérisant 1000 années des archives de la ville. C'est le projet Venice Time Machine, sorte de machine à remonter le temps, thème qui a fait les beaux jours de la littérature de science fiction. Mais ce projet est bien réel, c'est à la fois un travail d'historien, d'archiviste et de chercheur.

Une autre dimension du projet, européenne celle-là, voit le jour : il est candidat pour devenir un "superprojet" financé par l'UE à hauteur d'un milliard d'euros sur 10 ans. Cela permettrait la mise en place d'une infrastructure capable de numériser, cartographier et classer des millions de documents pour l'instant sur support papier. Des logiciels pourront décrypter des écritures anciennes ou manuscrites. Un moteur de recherche permettra de rechercher dans cette masse d'information (il devrait être prêt en juin selon F. Kaplan). Amsterdam, Dresde, Paris, Naples, Budapest souhaitent leur Time Machine.

Bel exemple de croisement entre histoire, sciences et technologies.

Jean-Philippe Accart

* "Humanités numériques" dans le sens où les sciences humaines sont alliées à la technologie numérique

Voir l'article de Wikipedia sur la Venice Time Machine et l'article du Monde du 6 mars 2018 sur ce sujet

Illustration extraite de YouTube

08/03/2018

Le 4è, un nouvel espace numérique à Genève

untitled.pngLes bibliothèques municipales de le Ville de Genève viennent d'annoncer l'ouverture de l'Espace Le 4è à la Bibliothèque de la Cité. Une expérience semblable (mais moins développée dans l'offre) avait eu lieu lors de travaux entrepris dans cette même bibliothèque il y a quelques années.
 
Ce nouvel espace prometteur sera entièrement dédié au numérique et aux nouvelles technologies, mais il se veut également un lieu de réflexion, de découverte et d'apprentissage autour des nouvelles pratiques numériques. Enfin, devrait-on dire...
 
L'aspect bibliothèque et accès aux ressources n'est pas oublié avec l'offre de milliers de journaux et de magazines en ligne, de jeux vidéo (on pourra les emprunter), l'apprentissage de la vie numérique soit d'un point de vue technique (apprendre à utiliser sa liseuse), soit afin de mieux protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux. On pourra aussi programmer un robot, trouver de l’information fiable sur internet, faire des démarches administratives en ligne, rédiger un article sur Wikipédia ou encore créer une BD numérique.
 
Evidemment, on ne peut que se féliciter d'une telle réalisation en ville de Genève.  

Journée portes ouvertes le samedi 10 mars 2018 de 10h00 à 18h00
 
Jean-Philippe Accart

11/02/2018

Trouver ce que l'on ne cherche pas... sur le Net

trefle_size2.jpgCe concept a pour nom sérendipité. La sérendipité n'est pas un concept nouveau, et il a fait (il fait encore) le bonheur de ceux qui fréquentent les bibliothèques ou les librairies : n'est-ce pas un grand bonheur que de trouver ce que l'on ne cherche pas ?... mais qui correspond forcément à une envie, un souhait plus ou moins ancien ou quelque chose d'enfoui. Le principe est un peu le même sur le Net : une recherche d'information amène à des résultats inattendus qui sont - parfois, mais de plus en plus souvent - guidés par les algorithmes qui analysent nos traces, et nous proposent ce que à priori, nous attendons. Mais cela reste assez incertain.

Afin de mieux travailler cette question de "sérendipité virtuelle", Eric Briys, co-fondateur de la société Cyberlibris, pour la vente de bouquets d'ebooks en streaming, et par ailleurs auteur d'un excellent ouvrage aux Editions des Belles Lettres "D'or et d'airain. Penser, cliquer, agir" présente régulièrement sa bibliothèque numérique de la manière la plus originale possible et "réinvente" la sérendipidté, ceci afin de contrecarrer l'hégémonie des moteurs de recherche jugés souvent peu pertinents : il a ainsi travaillé à l'élaboration d'un algorithme qui analyse en temps réel la consultation de tel ou tel ouvrage dans sa bibliothèque numérique Bibliovox, quel que soit le site, et un autre algorithme qui classe les milliers d'ouvrages à disposition en un clic.  Le Learning Center de l'Université de Lille, Lilliad, propose ces découvertes à ses étudiants sur écran tactile, montrant ainsi en temps réel les livres électroniques consultés dans la collection proposée.

Jean-Philippe Accart

Illustration extraite du site Science pour tous

20/01/2018

La lecture, l'intelligence émotionnelle et les fonctions cognitives

lecture.jpgOh surprise ! (mais en est-ce vraiment une ?): de récentes études scientifiques montrent que la lecture est un facteur facilitateur pour mieux comprendre son environnement, être plus apte à réfléchir et à développer son intelligence émotionnelle (c'est-à-dire mieux maitriser ses propres émotions et comprendre celles des autres). Lire, c'est expérimenter d'autres mondes que le nôtre, entrer dans la vie d'autrui, organiser les connaissances selon des schémas et des catégories utiles... Ainsi le cerveau, lors de l'activité de lecture, active certaines zones qui améliorent l'intelligence émotionnelle et cognitive.
 
Les neurologues estiment que la lecture "relie" les zones du cerveau responsable de la vision et de la langue parlée. Cela aurait d'autres effets bénéfiques même sur les personnes qui apprennent à lire sur le tard. Ils y voient également une manière pour le cerveau de filtrer et d'affiner le flot d'information visuelle que nous devons affronter au quotidien. 
 
Jean-Philippe Accart
 
Pour aller plus loin, cet article
Illustration: PETER MORRISON/AP/SIPA

18:43 Publié dans Accès à l'information, Air du temps, Bibliothèque, Emotion, Vie privée | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

18/12/2017

La presse meurt ? Vive la presse ! : le phénomène "Monocle"

monocle2.jpgEn ces temps incertains où nombre de journalistes cherchent une voie de reconversion et où la presse traditionnelle se pose de sérieuses questions sur son avenir, il est une aventure insolente dans le paysage des médias : celle du magazine édité en langue anglaise, "Monocle", lancé en 2007. Très bien placé dans les kiosques, dans les aéroports et dans les meilleures bibliothèques, ce magazine est rédigé à Londres, et a son siège... à Zürich. Toutes les tendances, les modes, là où il faut être, ce qu'il faut lire, porter comme vêtements et bientôt où faut-il vivre, c'est cela "Monocle". L'édition quasi mensuelle (10 n° par an) se complète d'un supplément hebdo en hiver sous format tabloïd classique. Il existe aussi des cafés, des boutiques, une radio et bientôt des appartements (à Bangkok) estampillés "Monocle" !

A l'origine et à la tête de cette revue hors-normes, Tyler Brûlé, qui est un journaliste-entrepreneur canadien : tout ce qu'il touche se transforme en or semble-t-il. Il a dessiné l'identité visuelle de Swiss, créé le magazine Wall Paper vendu 1 million de dollars après seulement 4 numéros. Il tient aussi une chronique hebdomadaire de ses voyages dans le Financial Times....

Dans sa forme, cette revue est très traditionnelle, proche du traditionnel almanach dans sa présentation tel qu'on le concevait au XIXème siècle. Beaucoup d'illustrations, de photos, des articles longs forment un produit avec du contenu et du sens. Nul doute que ce concept qui se déploie sous plusieurs formes, va encore se développer.

Jean-Philippe Accart

Précision : l'auteur ne détient pas d'actions dans "Monocle", il partage simplement son engouement.

Sur Tyler Brûlé, lire son interview dans Le Temps du 13 novembre 2017

30/11/2017

La biodiversité en héritage : 2 millions d'illustrations en ligne

Biodiversity-1.jpgLe site Open Culture a annoncé le 15 novembre dernier la mise en ligne d'un total de 2 millions d'illustrations en botanique et histoire naturelle en open access. Ce projet, intitulé "The Biodiversity Heritage Library", est né en 2005. Il consiste dans la numérisation des riches collections spécialisées de bibliothèques américaines et européennes dont la liste ne fait que s'accroître. Au niveau suisse, on retrouve des ouvrages célèbres tels la "Faune des vertébrés de la Suisse" (1899) de Victor Fatio ou "Flora der Schweiz" (1840) de Johannes Hegetschweiler. 

A l'heure où l'on alerte sur la disparition des espèces animales et des dangers que court la nature dans son ensemble, cette initiative nous rappelle l'incroyable diversité de la flore et de la faune sur la planète. The Biodiversity Heritage Library est de loin le projet mondial de numérisation le plus important pour la littérature de la biodiversité.

Jean-Philippe Accart

Illustration extraite du site The Biodiversity Heritage Library

10/11/2017

Le médiateur numérique, nouveau passeur d'information

bookalibrarian.jpgDans ce blog, il est souvent question des différents dispositifs mis en place pour assurer la transition numérique : des outils, des techniques, des découvertes. Portails d'information, sites web, bibliothèques numériques, intelligence artificielle, moteurs de recherche sont autant de moyens pour s'approprier le monde numérique. Une des conséquences de cette transition est la remise en question de certains métiers, passeurs traditionnels d'information, notamment les journalistes, les éditeurs, les imprimeurs, les bibliothécaires, tous ces métiers qui gravitent autour du livre et de l'imprimé.

Ce qui est flagrant, c'est la transformation en cours de ces métiers qui deviennent tous, peu ou prou, des "médiateurs numériques" dans le sens où ils assurent un passage entre deux mondes qui cohabitent et se rejoignent parfois.

Une conférence sur ce thème est organisée le 15 novembre prochain à l'Université de Genève (Unimail, salle 2220 - 12h15) par l'Association genevoise des bibliothécaires diplômés en information documentaire (AGBD), et j'aurai le plaisir de présenter mon dernier livre "La médiation à l'heure du numérique" (Editions du Cercle de la Librairie). L'entrée est libre.

Jean-Philippe Accart

Ill. extraite de ce site

08/10/2017

Etes-vous un "slasher" ? Les nouvelles formes de travail

mutli-activite.jpgUn "slasher" désigne un individu qui a plusieurs activités salariées de manière simultanée : un travailleur qui cumule deux activités à temps partiel, ou qui a une activité salariée et une activité indépendante est un slasher. En France, ils sont, selon diverses sources, entre 2 et 4 millions d'individus, l'INSEE (l'Institut national de la statistique) tablant sur le premier chiffre et mentionnant que 70% sont volontaires pour exercer cette forme de vie professionnelle.

Car il s'agit bien d'une tendance forte du marché du travail en Europe (et en Suisse aussi mais pour des motifs différents sur lesquels nous reviendrons) et qui est le plus souvent choisie et non subie. Comment expliquer ce phénomène: la difficulté de trouver un emploi à plein temps , ou le désir d'exercer ses compétences dans des secteurs différents ? Un marché du travail trop contraignant ? Des salaires trop bas dans certains secteurs ? Certainement un peu tout cela à la fois. En Suisse, les travailleurs sont habitués depuis plusieurs dizaines d'années à occuper des postes avec des pourcentages divers, ce qui permet une certaine souplesse dans la vie privée et un marché du travail ouvert.

La technologie actuelle autorise la pluri-activité (un slasher est aussi défini comme un pluriactif): le télétravail, l'usage des espaces de co-working, les plateformes en ligne... Les lieux de savoir telles que les bibliothèques s'orientent vers des "espaces 3ème lieu" pour faciliter le lien social, et ouvrir à d'autres activités que celle autour du livre ou de l'information : des espaces multifonctionnels. A l'université, ce sont les learning centers qui suivent cette tendance, à l'instar du Rolex Learning Center à Lausanne.

Jean-Philippe Accart

Sur ce thème, lire cet article paru le 4 octobre dans "The Conversation"

23/09/2017

Maîtrise de l'information et accès à l'emploi des jeunes diplômés

il.jpgFaut-il être expert en recherche d'information, maîtriser l'information sous tous ses aspects pour décrocher un job ? Cela ne semble pas être le cas puisque d'une part ce n'est jamais mentionné dans les offres d'emploi, et d'autre part, décideurs et managers n'y accordent en général que peu d'importance...

C'est sans compter les efforts déployés par les universités pour faire en sorte que leurs étudiants soient le mieux armés possible pour comprendre l'environnement informationnel, travailler dans de bonnes conditions à leurs thèses et mémoires  et éviter les pièges du plagiat ou de la fraude. Depuis une dizaine d'années, l'Université de Genève et ses bibliothèques déploient de nombreux efforts dans ce sens, avec succès. Des programmes de maîtrise de l'information sont rendus obligatoires dans un certain nombre de cursus, leur permettant d'obtenir des crédits ECTS selon le processus de Bologne. Un tutoriel en ligne "Infotrack" a été créé, avec des vidéos drôles et interactives qui démythifient l'information. 

Cet aspect de l'employabilité des jeunes diplômés incluant la maîtrise de l'information devrait être mieux pris en compte par les entreprises. Rares sont celles qui ont compris que le management de l'information, la gestion des savoirs (ou knowledge management) ou la formation à l'information (information literacy) sont bénéfiques à la prise de décision et à la bonne marche de l'entreprise. Des études récentes démontrent que les employés perdent en moyenne 8 heures par semaine à trouver l'information qu'ils recherchent...

Jean-Philippe Accart

Illustration extraite du site Lynda.com

Etude sur le temps perdu en entreprise, voir ce lien 

02/09/2017

La réalité virtuelle : une nouvelle dimension

definition-realite-virtuelle-630x330.jpgLa réalité virtuelle - cette technologie qui permet à l'homme de se dépasser ou tout du moins de découvrir des réalités qui ne sont pas la sienne au quotidien - est utilisée dans un certain nombre de domaines. L'aviation pour simuler des vols est un exemple connu et déjà ancien. D'autres applications voient le jour, notamment dans le domaine du jeu vidéo, mais également du jeu dit "Escape Game" : pour les néophytes, les Escape Games (phénomène qui connait un incroyable développement) est une manière de jouer en groupe et de trouver la solution pour sortir d'une pièce fermée. Des indices sont à découvrir et cela demande une certaine ingéniosité digne des énigmes policières. Un des rares Escape Game en Suisse utilisant la réalité virtuelle vient d'ouvrir à Etoy, un futur centre de loisirs. Mais pour les intéressés, je leur laisse découvrir le site par eux-mêmes.

Une autre application digne d'intérêt de la réalité virtuelle est celle des expositions virtuelles. La presse francophone s'est fait l'écho durant l'été d'une initiative originale fruit de la collaboration de l'écrivain argentin, Alberto Manguel, et du metteur québecois Robert Lepage, et intitulée "La bibliothèque, la nuit". A partir du livre portant le même titre de l'argentin, R. Lepage parvient à faire visiter une dizaine de bibliothèques consécutives, et de pouvoir ainsi voir, feuilleter et lire des ouvrages inaccessibles. 

Jean-Philippe Accart

Illustration : http://www.realitevirtuelle.com 

03/08/2017

Rencontre avec Alberto Manguel, héritier de Jorge Luis Borgès

manguel.jpgUn voyage à Buenos Aires - en vue de découvrir cette ville magnifique s'étirant au bord du Rio de La Plata - est aussi une manière de marcher dans les pas de Jorge Luis Borgès, auteur que j'avais déjà évoqué dans un précédent billet de ce blog. Les connexions de l'écrivain argentin avec la Suisse sont importantes car il y vécut enfant, et il repose maintenant au cimetière des Rois à Genève.

Quoi de mieux que de rencontrer (même brièvement) son héritier spirituel en la personne d'Alberto Manguel, écrivain et directeur de la Bibliothèque nationale d'Argentine ? Celui-ci a bien voulu me recevoir et j'ai ainsi pu découvrir son projet de rénovation du bureau de Borgès dans l'ancienne bibliothèque nationale (calle Mexico 564) dont celui-ci fut le directeur entre 1955 et 1973. L'actuelle bibliothèque nationale n'a rien à voir avec l'ancien édifice, le nouvel édifice ressemblant à un énorme vaisseau extra-terrestre posé dans la ville. Cependant, un pays qui nomme à la tête d'une institution culturelle prestigieuse deux de ses plus grands écrivains ne peut mériter qu'une grande considération. 

Retrouver les traces de l'écrivain Borgès dans Buenos Aires n'est pas aisé, rien n'est vraiment fait pour cela, contrairement à d'autres villes qui nous font vraiment suivre les chemins empruntés par leurs écrivains (on pense notamment à Trieste où vécurent Umberto Saba, Italo Svevo, Claudio Magris ; ou Ferrare avec Giorgio Bassani). S'il existe bien une Fondation Borgès créée en 1988 par sa veuve Maria Kodama ainsi qu'un centre culturel qui porte son nom, la rénovation du lieu où Borgès travailla pendant 18 ans, en plus de quelques dizaines d'ouvrages annotés de sa main possédés par la bibliothèque nationale, va contribuer à conserver sa mémoire. En attendant, il faut lire ou relire Borgès et son héritier Alberto Manguel qui se voit plus tard comme un futur "ermite". 

Jean-Philippe Accart

23:50 Publié dans Bibliothèque, Genève, Histoire, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

30/06/2017

"Les lectures de Lénine": une exposition à la Bibliothèque nationale suisse

lenine.jpgPeu de personnes le savent (à part quelques initiés) ou s'en souviennent, mais  Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, fréquenta la Bibliothèque nationale suisse en 1915 (à l'époque die Landesbibliothek), soit deux ans avant la Révolution bolchevique qui bouleversa et bouleverse encore la carte du monde. Il est, avec son épouse Nadejda Krupskaïa, vraisemblablement habitué de la Suisse, puisqu'ils vécurent plusieurs années à Genève au début du XXè siècle. Un article fort intéressant de la Tribune de Genève relate ce passage de Lénine à Genève.

Mais que lisait donc le célèbre révolutionnaire dont la dépouille est toujours conservée dans son mausolée du Kremlin ? La Bibliothèque nationale a bien sûr conservé des traces du passage de ce visiteur si célèbre - mais inconnu à l'époque - et notamment les fiches de prêt des livres, soit une soixantaine. Ce sont des livres d'histoire, mais aussi des livres sur l'organisation, la technique ou encore la politique - en allemand, français et italien.

L'exposition qui se tient en ce moment à Berne jusqu'au 26 août (en prémice des célébrations de la révolution d'octobre 1917), raconte ce parcours livresque en présentant des documents qui n'ont encore jamais été montrés, en provenance des Archives fédérales et des Archives de l'Etat de Berne. A l'époque, Lénine se montra impressionné par le système des bibliothèques en Suisse. Il partit ensuite pour Zürich, puis retourna en Russie et nous connaissons la suite de l'histoire...

Jean-Philippe Accart

14:13 Publié dans Accès à l'information, Archives, Bibliothèque, Exposition, Genève, Suisse, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

28/05/2017

Le règne des plateformes en ligne

plateforme.jpgIl semble que nous soyons voués à ne pouvoir évoluer - sur Internet - que dans un monde de plateformes numériques auxquelles il faut s'abonner pour bénéficier d'un certain nombre de services. C'est vrai au quotidien dans les banques, les assurances, au sein de l'entreprise où l'on travaille (avec l'Intranet), mais aussi sur le plan culturel, oisirs, social, de la formation, de l'éducation...

L'avantage très net de ces plateformes en ligne est d'offrir un point d'accès unique à un certain nombre d'informations qui sont regroupées et présentées de manière attractive. Les bibliothèques proposent des portails documentaires depuis de nombreuses années (le portail Europeana auquel collabore la Bibliothèque nationale suisse allie des ressources de musées, d'archives soit plusieurs millions de documents).

Les nouvelles plateformes qui se mettent en place sont maintenant sociales et collaboratives, elles allient les réseaux (professionnels, sociaux, amicaux, d'écrivains, pour enfants, adolescents...) et proposent du texte, des messages courts ou longs, mais aussi du son, de la vidéo... La communication instantanée avec Snapchat ou Instagram semble avoir le vent en poupe.

Un panorama complet des plateformes numériques est proposé dans un dossier en ligne sur mon site http://www.jpaccart.ch

Jean-Philippe Accart

Source illustration : Thot cursus

10/03/2017

L'EPFZ et le storytelling avec Explora

illustration_reinette-1600x4800.jpgVous connaissez le storytelling ou communication narrative ? "Le storytelling est littéralement le fait de raconter une histoire à des fins de communication. Dans un contexte marketing, le storytelling est le plus souvent le fait d’utiliser le récit dans la communication publicitaire". * La technique du storytelling doit normalement permettre de capter l’attention et de susciter l’émotion.

La bibliothèque de l'EPFZ (Ecole polytechnique fédérale de Zürich- ETH) vient de lancer sa plateforme de storytelling Explora (en anglais et en allemand). La particularité à souligner de cette plateforme est qu'elle permet d'utiliser les collections graphiques de la bibliothèque et de créer des histoires à partir de celles-ci: les premières histoires reprennent par exemple les collections imprimées concernant la faune et la flore avec de magnifiques illustrations ; ou illustrent des évolutions technologiques comme les capacités de stockage de l'information. La prochaine histoire prévue pour juin décrira le pouvoir du marbre dans l'architecture. Il est possible d'obtenir plus d'informations en contactant l'EPFZ.

Jean-Philippe Accart

* Définition "L'Encyclopédie illustrée du marketing"

Illustration provenant des collections de la bibliothèque EPFZ "Reinette Baumann"

14:40 Publié dans Accès à l'information, Archives, Bibliothèque, Ecriture, Faune, Flore, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

18/12/2016

La médiation de l'information à l'heure du numérique

Image.jpgLes professions de l'information (journalistes, documentalistes, bibliothécaires, éditeurs...) - passeurs et intermédiaires de l'information - sont amenées à se poser de sérieuses questions quant à leur avenir dans une société du tout numérique.  Sont-elles encore utiles à l'heure des réseaux sociaux, des moteurs de recherche et de l'information à portée de clic ? Le constat cependant est clair : la désinformation, le trop plein d'informations, la fraude et le plagiat, les fausses informations sont des phénomènes qui produisent des effets dévastateurs comme le montre l'actualité récente. En réalité, et c'est paradoxal, le besoin de médiation à l'heure du numérique n’a jamais été aussi grand, et c'est dans cette voie que doivent se situer ces différentes professions. Les outils et technologies numériques actuels sont des avancées incontestables, mais demandent une certaine maîtrise pour les utiliser correctement, discerner le vrai du faux, faire face à ce qu'on appelle l'info-obésité.

Le rôle des professionnels de l'information est donc essentiel, il doit être amplifié et valorisé. C'est la thèse que je développe mon nouvel ouvrage "La médiation à l'heure du numérique" publié aux Editions du Cercle de la Librairie.

Jean-Philippe Accart 

Découvrir l'ouvrage sous ce lien

 

 


 

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05/12/2016

Google, les musées et la réalité augmentée

gac.jpgAprès avoir investi le champ des bibliothèques avec la numérisation de millions d'ouvrages imprimés, Google a entrepris un nouveau chantier, celui des musées et de leurs collections, avec Google Arts & Culture. Plus de 1200 musées et centres d'archives dans le monde collaborent maintenant avec l'Institut culturel de Google (dont nous avons déjà parlé lors de son lancement dans ce post) afin de mettre les trésors du monde en ligne. Une année après son lancement, l'Institut propose maintenant plus de 200 expositions en ligne, allant des "Châteaux de la Loire" aux "Merveilles du Pakistan" en passant par "Shakespeare" ou "La Démocratie américaine".

Pour les musées et leur public, l'avantage est immense : pouvoir proposer au plus grand nombre possible des expositions ou des collections parfois difficilement visibles, celles-ci voyant leurs effets décuplées avec la technique de la réalité augmentée en 3 dimensions. Un dinosaure se métamorphose en animal qui peut se déplacer grâce à cette technique.

D'aucuns voient cependant cette emprise de Google sur la culture comme "une volonté totalisante": c'est le cas du philosophe Eric Sadin. Celui-ci rappelle, à juste titre, qu'une exposition ne peut être mieux vue que dans le cadre où elle est réalisée.

Jean-Philippe Accart

Lire l'article paru dans Le Monde du 14 novembre 2016 "Google étend son emprise à la culture"

 

11/11/2016

Changements numériques et rôle social des bibliothèques

080-zbz-2.jpgC'est le thème d'un reportage de la RTS dans l'émission Intercités du 4 novembre dernier intitulé "Hyperconnectées, les bibliothèques font leur mue" avec trois représentants de bibliothèques, celui de la ZentralBibliothek de Zürich, de Jeannette Frey (directrice de la BCU Lausanne) et de moi-même, en tant que directeur de la Bibliothèque de l'Ecole hôtelière de Lausanne.

Le journaliste Etienne Kocher, visitant une des plus grandes bibliothèques de Suisse - la ZB Zürich et ses 2 millions d'ouvrages papier - était frappé de ne trouver aucun livre dans les nouvelles salles d'accueil du public. D'où la question : "Le livre n'a-t-il plus cours ?"... Vaste question qui demande plusieurs réponses et développements. Les trois représentants de bibliothèques sollicités vont tous dans le même sens : il y a effectivement de nombreux changements en cours dans les bibliothèques avec l'arrivée du numérique, des e-books, des réseaux sociaux (Mme Frey indique d'ailleurs à juste titre que le numérique entraîne une sorte d"'invisibilité" des ressources disponibles puisqu'en ligne), mais nous sommes vraiment dans une période intermédiaire où le "tout numérique" n'est encore pas rentré dans les habitudes. C'est notamment vrai des étudiants (à la BCUL ou à l'Ecole hôtelière) qui, bien qu'hyperconnectés, préfèrent encore les livres papier pour leurs révisions ou des lecteurs d'une bibliothèque publique qui vont lire le dernier prix littéraire dans sa version traditionnelle.

Même si le numérique est en marche, et c'était l'objet de mon intervention, il est notable de constater que de nouvelles bibliothèques sont construites en Europe ou rénovées. L'importance du "lieu bibliothèque" dans une ville, sur un campus universitaire est même renforcée par l'entrée du numérique, car le besoin d'un véritable "lieu social" et d'échanges n'a jamais été aussi fort.

Jean-Philippe Accart

Photo : la ZentralBibliothek Zürich

07/10/2016

Code Voynich : le plus mystérieux des manuscrits va-t-il (enfin) livrer ses secrets ?

voynich.jpgEn 2017, la maison d'édition espagnole Siloe à Burgos sera le premier éditeur à publier l'un des manuscrits les plus mystérieux de tous les temps, le célèbre Code Voynich (du nom de son découvreur en 1912 en Italie, l'antiquaire Wilfrid Voynich). Il sera diffusé à 1 000 exemplaires et chaque reproduction vendue entre 7.000 et 8.000 euros. Près de 300 acheteurs ont déjà réservé un exemplaire.

Enigmatique comme une intrigue d'un roman d'Umberto Eco, ce manuscrit médiéval n'a jamais pu être déchiffré, même par les plus grands cryptographes. Il mélange des mots, des images, des plantes, des animaux. Attribué à Leonard de Vinci, (mais la datation au carbone 14 du vélin montre qu’il a été fabriqué entre 1404 et 1438), il est la propriété de la bibliothèque Beinecke, de l'université Yale aux Etats-Unis, une des plus riches bibliothèques patrimoniales du monde. 

18 mois vont être nécessaires pour fabriquer le premier fac-similé de ce manuscrit de 200 pages, guère plus grand qu'un livre de poche. Le processus a débuté en avril dernier. Le papier utilisé par Siloe a été traité d'une façon particulière pour ressembler au vélin d'origine. La diffusion à une plus grande échelle de ce manuscrit permettra peut-être de le déchiffrer ?

Jean-Philippe Accart

Ill. et pour en savoir plus, suivre ce lien

13:08 Publié dans Accès à l'information, Archives, Bibliothèque, Ecriture, Faune, Flore, Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

26/09/2016

Mieux comprendre ce qu'est l'information avec Info Track de l'Université de Genève

logoInfoTrack.pngLes bibliothécaires de l'Université de Genève se soucient de leurs étudiants et de leurs professeurs. Ils mettent à disposition une formation en ligne, Info Track, leur permettant de mieux gérer l'information, de l'évaluer, tout en sensibilisant au phénomène grandissant du plagiat.

Il s'agit de plusieurs modules indépendants (Comment trouver ; Plan de recherche documentaire ; Trier ; Plagiat ; Rédaction et communication), s'appuyant sur des vidéos courtes explicatives - et présentées avec humour - , une rubrique "A retenir" et un quizz.

Aider les étudiants dans la réalisation de leurs travaux académiques est donc l'objectif principal de cette formation nouvelle manière en ligne qui va s'avérer certainement vite utile et indispensable.

Jean-Philippe Accart

20/08/2016

Les "500 mots métiers : bibliothèques, archives, documentation, musées"

.Couv_KLOG_500MotsMetiers_140x210_m.jpgJ'ai le plaisir de vous présenter mon nouvel ouvrage, co-écrit avec Clotilde Vaissaire-Agard, directrice des Editions KLOG. L'idée de ce livre me trottait dans la tête, car rien n'est paru d'équivalent depuis plusieurs années.

« Les 500 mots métiers » répertorie les termes utiles aux métiers des bibliothèques, des musées, de la documentation et des archives, à la fois traditionnels mais prenant en compte l'ère numérique actuelle. Il revisite les définitions existantes, les illustre d’exemples récents, de schémas et de liens, les situe dans le contexte professionnel et technologique que nous connaissons aujourd’hui.

Le lecteur y trouvera donc une sélection de mots métiers et notamment les termes d’actualité qui lui permettront de nourrir sa réflexion et d’enrichir ses connaissances.  Cet ouvrage se révélera particulièrement utile pour l'entrée dans les écoles spécialisées et la préparation de certains diplômes (du CAS au MAS).

Pour chaque terme, une traduction en anglais et en allemand est proposée afin de répondre aux besoins des professionnels travaillant dans un environnement multilingue.

Aux Editions KLOG, depuis juillet 2016.

Jean-Philippe Accart

06/06/2016

Consulter la plus grande bibliothèque de sons naturels au monde

bird.jpgPlus de 800 000 photographies animales, plus de 150 000 sons provenant de 9 000 espèces d'oiseaux sauvages (mais aussi d'insectes et d'animaux) enregistrés et numérisés... telle est l'impressionnante collection proposée par la bibliothèque d'ornithologie Macaulay de Cornell University aux Etats-Unis. C'est la plus importante au monde dans ce domaine spécifique et qui intéresse les scientifiques, les ornithologues, les musées, les cinéastes, mais aussi les particuliers férus de nature.

Il est même possible de contribuer à cette fantastique aventure en chargeant ses propres photos d'oiseaux ou des enregistrements sonores qui seront ainsi disponibles pour des millions d'autres personnes intéressées.

Cette collection a commencé en 1929 et s'accroît de jour en jour: elle est cependant une des rares aussi vaste et aussi représentative des espèces animales vivant sur Terre.

Jean-Philippe Accart

Pour plus d'informations, suivre ce lien

17/05/2016

Un nouvel élan pour la bibliothèque fondée par De Candolle, botaniste genevois

botanique-de-j-j-rousseau-lilium-bulbiferum.jpgUn conseil de visite sur Genève pour les beaux jours qui s'annoncent ? Rien de mieux en ce moment que d'aller voir la bibliothèque du Jardin Botanique entièrement rénovée sous les auspices de l'architecte Christian Dupraz  et qui vient de rouvrir ses portes.

Unique en Suisse, cette bibliothèque est une véritable référence mondiale offrant la littérature disponible en botanique systématique et en floristique depuis l’apparition du livre imprimé. Elle possède également un herbarium qui totalise quelque 6 millions de spécimens. Fondée sous l’élan du botaniste genevois A.-P. De Candolle (1778-1841), la bibliothèque est riche de quelque 50’000 monographies, 4’400 périodiques dont 1’509 titres couramment reçus et plusieurs milliers de tirés à part constituent une collection d’environ 220’000 volumes.

A quoi s’ajoutent des centaines de cartes topographiques et phytogéographiques, des catalogues de graines, des herbiers microfilmés, une iconothèque ou encore diverses archives manuscrites, environ 70’000 pièces, parmi lesquelles un précieux fonds épistolaire. L’ensemble occupe plus de 3,5 km linéaires de rayonnages.  Une partie de ceux-ci est cataloguée et indexée dans la base de données bibliographiques RERO consultable via Internet.

Jean-Philippe Accart

 

 

 

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26/04/2016

Un nouveau site d'édition numérique à Genève, l'Officine numérique

lecturenum.jpgL’Officine numérique est un nouveau site d’édition numérique qui sera présenté lors du Salon du Livre de Genève par la Bibliothèque de Genève. Il est consacré aux éditeurs genevois et sera opérationnel en septembre 2016.

Ce site est réalisé sous la houlette de la Bibliothèque de Genève en étroite collaboration avec la Librairie Droz, les Éditions Héros-Limite, les Éditions Labor et Fides et les Éditions Zoé. 250 textes seront mis à disposition en streaming et téléchargeables en format epub. Le site est destiné à accueillir d'autres publications et d'autres éditeurs. Belle initiative donc qui rapproche le lecteur et le livre, au bénéfice de la lecture numérique.

Jean-Philippe Accart

NB: Une présentation du site aura lieu sur le Stand du Cercle de la Librairie et de l’Édition Genève

 

18/04/2016

Le "cabinet de curiosités" réinventé avec WonderAlp

wonderalp.jpgWonderAlp a été lancée l'automne dernier par Claude Reichler de  l'université de Lausanne: c'est une nouvelle application d’un cabinet de curiosités interactif qui met sous un jour nouveau ces fameuses collections de curiosités des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les objets exposés sous forme d'images proviennent  de l’ouvrage de Johann Jakob Scheuchzer  Itinera per Helvetiae alpinas regiones (1723) et de celui de Johann Gerhard Andreae, paru en 1776, les Briefe aus der Schweiz, tous deux richement illustrés. L’application comprend trois espaces : « Les dragons des Alpes », « Fossiles et cristaux », « Des plantes aux paysages » avec chacun 12 écrans ; il est possible de zoomer sur les images, accompagnées chacune d'audios. Les objets sont décrits grâce à des étiquettes. En bref, c'est à une véritable lecture enrichie (ou lecture augmentée) et une redécouverte de ces curiosités auxquelles nous sommes conviés.

Jean-Philippe Accart

L'application WonderAlp est disponible dans GooglePlay et pour iPhone et iPad

Conception de l'application par l'agence Bread & Butter (Lausanne)