Datavisualization

  • Difficile d'effacer ses traces sur Internet

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    458059_3449772199142_901571561_o.jpgDes enquêtes récentes le démontrent (voir en note) : la plus petite démarche sur Internet depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone engendre des traces qu'il n'est pratiquement plus possible de supprimer. Il est possible maintenant de bloquer les publicités intempestives qui nous arrivent grâce à des  bloqueurs de publicité ou de script (des extensions comme Ghostery, Privacy Badger ou NoScript). Mais pour le reste, nos traces apparaissent comme indélébiles : les polices de caractères spécifiques et les émojis laissent d'importantes traces. Grâce aux emojis qui indiquent une appréciation (ou l'inverse) d'une nouvelle, d'une photo ou autres, les fournisseurs d'information type Google ou Facebook récoltent ainsi de précieuses informations sur ce qui va constituer le profil d'un individu et pourra être analysé  par l'intelligence artificielle (IA). Les contacts pris, les données géographiques qui nous localisent sont d'autres indices précieux. 

    On peut cependant se servir de ce qui est récolté sur nous, mais ce sera l'objet d'un autre billet de blog...

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'informations sur le site Thot Cursus

  • Une Suisse digitale : autour du SwissDigitalDay

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    digital.pngLe 25 octobre a lieu la 2ème Journée du Digital en Suisse ou SwissDigitalDay. Le succès de la 1ère édition a permis d'en organiser une seconde qui semble prometteuse. Une des particularités de cette journée digitale (ou numérique) est d'avoir lieu dans 12 lieux différents sur tout le territoire suisse, avec plus de 80 événements don vous pouvez consulter le programme ici. Parmi les partenaires de cette manifestation, citons Google, Ringier, les CFF, la RTS et Swisscom.

    L'Association qui gère cet événement que l'on peut qualifier d'hors-normes est digitalswitzerland, fondée en 2015, avec 120 entreprises et organisations diverses.

    Le programme du 25 octobre est très riche, allant d'ateliers, à des conférences, des  lives en gare de Zürich ou de Sion, avec des spécialistes de l'intelligence artificielle, des réseaux sociaux, du monde numérique en général.

    Jean-Philippe Accart

    Les bibliothèques participent également: vous trouverez ici plus d’informations ainsi que les programmes :
    https://www.digitaltag.swiss/fr/
    https://www.dsi.uzh.ch/de/digitaltag.html
    https://www.ethz.ch/de/news-und-veranstaltungen/veranstaltungen/digitaltag.html
    https://www.zb.uzh.ch/Medien/zb_programm_e-day_180920_print.pdf

  • Trouver ce que l'on ne cherche pas... sur le Net

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    trefle_size2.jpgCe concept a pour nom sérendipité. La sérendipité n'est pas un concept nouveau, et il a fait (il fait encore) le bonheur de ceux qui fréquentent les bibliothèques ou les librairies : n'est-ce pas un grand bonheur que de trouver ce que l'on ne cherche pas ?... mais qui correspond forcément à une envie, un souhait plus ou moins ancien ou quelque chose d'enfoui. Le principe est un peu le même sur le Net : une recherche d'information amène à des résultats inattendus qui sont - parfois, mais de plus en plus souvent - guidés par les algorithmes qui analysent nos traces, et nous proposent ce que à priori, nous attendons. Mais cela reste assez incertain.

    Afin de mieux travailler cette question de "sérendipité virtuelle", Eric Briys, co-fondateur de la société Cyberlibris, pour la vente de bouquets d'ebooks en streaming, et par ailleurs auteur d'un excellent ouvrage aux Editions des Belles Lettres "D'or et d'airain. Penser, cliquer, agir" présente régulièrement sa bibliothèque numérique de la manière la plus originale possible et "réinvente" la sérendipidté, ceci afin de contrecarrer l'hégémonie des moteurs de recherche jugés souvent peu pertinents : il a ainsi travaillé à l'élaboration d'un algorithme qui analyse en temps réel la consultation de tel ou tel ouvrage dans sa bibliothèque numérique Bibliovox, quel que soit le site, et un autre algorithme qui classe les milliers d'ouvrages à disposition en un clic.  Le Learning Center de l'Université de Lille, Lilliad, propose ces découvertes à ses étudiants sur écran tactile, montrant ainsi en temps réel les livres électroniques consultés dans la collection proposée.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Science pour tous

  • "Le Livre des Cercles" ou comment représenter les savoirs

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    h_limamanuel3.jpgManuel Lima, auteur, conférencier et chercheur newyorkais, avait déjà fasciné avec la publication de The Book of Trees, prenant la métaphore de l'arbre pour visualiser les savoirs humains. Ce qui était fascinant était sa recherche d'une riche iconographie en vue d'illustrer son propos, en se fondant sur la visualisation des données (data visualization), concept à présent très développé grâce aux réseaux sociaux, et qui permet de visualiser graphiquement sous forme d'infographies des concepts, des thématiques, infiniment plus parlantes qu'un définition.

    Il reprend la même idée, mais cette fois-ci en utilisant le thème du cercle, cercle qui permet également de représenter les savoirs, sous forme d'un simple dessin circulaire, d'une peinture plus élaborée, autorisant un nombre infini de paraboles et de métaphores. L'iconographie est très recherchée, reprenant aussi bien des illustrations du 17 ou du 18ème siècles jusqu'à des représentations très stylisées de l'art moderne, ou des démonstrations scientifiques et mathématiques.

    A ranger dans la catégorie des "beaux livres" de par le soin apporté à sa composition, le livre de Manuel Lima nous fait considérer le monde, l'humain et ses connaissances sous d'autres angles, d'autres points de vue, graphiques cette fois-ci.

    Jean-Philippe Accart

    "The Book of Circles. Visualizing Spheres of Knowledge", Manuel Lima, New York, Princeton Architectural Press, 2017.

    Voir le site de Manuel Lima www.visualcomplexity.com