Données personnelles

  • Difficile d'effacer ses traces sur Internet

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    458059_3449772199142_901571561_o.jpgDes enquêtes récentes le démontrent (voir en note) : la plus petite démarche sur Internet depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone engendre des traces qu'il n'est pratiquement plus possible de supprimer. Il est possible maintenant de bloquer les publicités intempestives qui nous arrivent grâce à des  bloqueurs de publicité ou de script (des extensions comme Ghostery, Privacy Badger ou NoScript). Mais pour le reste, nos traces apparaissent comme indélébiles : les polices de caractères spécifiques et les émojis laissent d'importantes traces. Grâce aux emojis qui indiquent une appréciation (ou l'inverse) d'une nouvelle, d'une photo ou autres, les fournisseurs d'information type Google ou Facebook récoltent ainsi de précieuses informations sur ce qui va constituer le profil d'un individu et pourra être analysé  par l'intelligence artificielle (IA). Les contacts pris, les données géographiques qui nous localisent sont d'autres indices précieux. 

    On peut cependant se servir de ce qui est récolté sur nous, mais ce sera l'objet d'un autre billet de blog...

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'informations sur le site Thot Cursus

  • Le harcèlement des enfants et ados en ligne : un guide de prévention

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    bullying-cyber.jpgOn n'est jamais trop prudent pour protéger ses enfants ou ados face au harcèlement en ligne. C'est un réel danger auquel les parents ne savent comment répondre ou quels sont les moyens à leur disposition. Le harcèlement en ligne peut prendre différentes formes et sur différents médias : régulièrement, la presse se fait l'écho soit de harcèlement entre enfants ou ados eux-mêmes sur Facebook par exemple (cela peut conduire au cas extrême du suicide ou à la dépression) ou également de harcèlement sexuel par des prédateurs plus âgés qui ciblent les plus jeunes en masquant leur identité réelle.

    Si Internet et les réseaux sociaux amènent de nombreux bienfaits, notamment l'accès à l'information et à une certaine forme de culture, ils conduisent aussi à de nombreux débordements. Il existe des guides de prévention, et on ne saurait trop conseiller de les consulter. Un des derniers parus est le Guide complet sur le harcèlement en ligne destiné aux parents élaboré par Chase Williams en juin dernier, avec de nombreux conseils très utiles et très précieux.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite de ce site

  • Le 4è, un nouvel espace numérique à Genève

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    untitled.pngLes bibliothèques municipales de le Ville de Genève viennent d'annoncer l'ouverture de l'Espace Le 4è à la Bibliothèque de la Cité. Une expérience semblable (mais moins développée dans l'offre) avait eu lieu lors de travaux entrepris dans cette même bibliothèque il y a quelques années.
     
    Ce nouvel espace prometteur sera entièrement dédié au numérique et aux nouvelles technologies, mais il se veut également un lieu de réflexion, de découverte et d'apprentissage autour des nouvelles pratiques numériques. Enfin, devrait-on dire...
     
    L'aspect bibliothèque et accès aux ressources n'est pas oublié avec l'offre de milliers de journaux et de magazines en ligne, de jeux vidéo (on pourra les emprunter), l'apprentissage de la vie numérique soit d'un point de vue technique (apprendre à utiliser sa liseuse), soit afin de mieux protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux. On pourra aussi programmer un robot, trouver de l’information fiable sur internet, faire des démarches administratives en ligne, rédiger un article sur Wikipédia ou encore créer une BD numérique.
     
    Evidemment, on ne peut que se féliciter d'une telle réalisation en ville de Genève.  

    Journée portes ouvertes le samedi 10 mars 2018 de 10h00 à 18h00
     
    Jean-Philippe Accart

  • Etre parent à l'ère du numérique

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    Comment agir en tant que parent à l’ère du numérique ? | Edupronet

    addiction.pngLa solution nous vient du Québec avec la publication d'un guide "Etre parent version numérique" qui pourra s'avérer très utile aux parents déconcertés par l'usage intensif qui est fait par leurs enfants des smartphones, tablettes ou réseaux sociaux... Ce guide complet et didactique - en ligne - est écrit par Michèle Bourdon, éducatrice spécialisée et mère de trois enfants. Même s'il est vrai qu'enfants et ados ont les yeux rivés en permanence sur leurs téléphones portables (mais leurs parents aussi...), il est tout de même bon de réglementer quelque peu les usages au sein d'une même famille, afin que les échanges et discussions soient possibles. Ce guide pratique aborde les thématiques liées aux questions de sécurité et d’identité numérique, des risques sanitaires induits par une trop grande exposition aux écrans, ainsi que la manière de gérer le temps d’utilisation. Par ailleurs, l’éducatrice propose des conseils pour aborder, encadrer et accompagner l’utilisation des écrans par les adolescents. Somme toute, cette publication apprendra certainement aux parents et à leurs enfants à se servir des technologies ou tout du moins à prendre conscience des avantages, des risques et dangers possibles.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Source Illustration : https://lesbrouillons.wordpress.com/tag/parents/ 
    Voir aussi : Edupronet 

     

  • Pitch my job ou la recherche d'emploi directement avec l'entreprise

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    pitch.pngIl existe de nombreuses inititatives pour faciliter la recherche d'emploi. La voie traditionnelle n'est pas à négliger, les agences et offices pour l'emploi non plus, mais Internet et les réseaux sociaux apportent des éléments facilitateurs non négligeables. Le réseau professionnel LinkedIn est souvent cité en exemple, les recruteurs ayant recours à lui pour consulter des CV en ligne, vérifier et croiser des informations sur des candidats.

    La tendance actuelle est d'éviter les intermédiaires, et de mettre en contact directement candidats et entreprises. Le site pitch my job relève de cette catégorie et mérite d'être signalé: créé en 2013, il a le soutien de l’incubateur d'entreprises AMBITION dans les locaux des MBA ESG à Paris. Il propose aux candidats de mettre en avant leur personnalité et leur motivation. Ceux-ci peuvent utiliser des vidéos ou leurs profils sur les réseaux sociaux, et les entreprises peuvent les contacter directement.

    Nul doute que ce type d'inititiave va se développer dans le futur.

    Jean-Philippe Accart

     

  • La désobéissance numérique

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    510_harcourt_size1.jpgC’est au détour de Twitter que je suis tombé sur Bernard E. Harcourt et sur son dernier livre au titre à la fois attractif et un peu étrange - qui pourrait être le titre d’un film - Exposed. B. E. Harcourt a un parcours universitaire, il est juriste, professeur de droit à Columbia University à New York où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought. Il est aussi directeur d'études à l'Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales.

    Cet ouvrage, passionnant car il raconte notre histoire à l’heure du numérique, porte bien son titre : nous sommes tous exposés au sens où ce qui est important à l’heure actuelle est non pas notre être physique, mais notre identité numérique. Vision pessimiste du monde contemporain ou vision réaliste ? Les nouveaux modèles qui nous sont proposés le sont à partir du big data avec l’analyse des données numériques que nous produisons quotidiennement sans même nous en rendre compte : prévoir nos désirs, nos achats, nos envies, nos déplacements tel est l’objectif. 

    Comment résister (Disobedience) ? C’est la vraie question. Tout rejeter en bloc ? Débrancher, se déconnecter ? De plus en plus d’individus s’essaient à cet exercice, afin de ne plus succomber à ces addictions. Mais est-ce bien réaliste ? Cela revient à refuser aussi la vie actuelle, les liens tissés et entretenus au travers des réseaux sociaux par exemple, que ces liens soient simplement sociaux ou utilement professionnels

    Le grand mérite de cet ouvrage est de nous mettre en garde contre ces addictions plus ou moins grandes auxquelles nous succombons à notre corps défendant parfois. Le simple fait de lire cet ouvrage nous fait prendre conscience de cette réalité, pour notre plus grand bénéfice.

     Jean-Philippe Accart

    Lire la version longue de ce texte

     

     

  • Un Internet plus sûr pour les ados avec "AfterSchool"

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    afterschool.pngEnfants et ados sont de gros utilisateurs d'Internet et des réseaux sociaux, c'est entré dans leurs habitudes de vie avec le souhait également d'avoir une certaine indépendance par rapport aux parents. D'où une utilisation moindre de Facebook par exemple considéré comme un réseau pour les "vieux" (ce qui ne se vérifie pas d'ailleurs avec une utilisation très différente selon les pays, les classes d'âge ou les milieux sociaux). 

    Des applications de plus en plus nombreuses sont créées à destination d'un public jeune (comme Kiwi dont il a été question sur ce blog). La préoccupation légitime des parents est bien sûr que les enfants puissent s'y connecter sans danger.

    Le très sérieux Financial Times consacre un article récent à AfterSchool, application très utilisée dans les High Schools américaines qui présente la particularité de pouvoir échanger anonymement entre étudiants d'une même école, sans interférence des parents.

    L'application est modérée par un "bureau de sécurité" qui filtre les contenus violents ou illicites. C'est tout du moins ce qu'affirme son créateur, Cory Levy. Ces contenus sont communiqués à l'administration de l'école, ou à la police selon les cas. 

    Depuis ces mesures de sécurité, l'application gagne plus de 100 000 utilisateurs toutes les deux semaines.

    Jean-Philippe Accart

  • Il n'y a plus de vie privée

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    vie privéee.jpgCe n'est pas une phrase entendue au Café du Commerce, mais une étude universitaire qui le dit menée par deux chercheurs de l'Université de Stanford aux Etats-Unis. Leur projet porte essentiellement sur les smartphones et ce que nous laissons comme traces numériques (ou métadonnées) rien qu'en passant un coup de téléphone... Tout peut être analysé, en dehors de la conversation elle-même : durée d’un appel, le numéro appelé, l'heure de l’envoi d’un SMS... soit des données sur celui qui utilise le téléphone, sa localisation, ses habitudes.

    Cette étude de Stanford contredit totalement les affirmations de la NASA sur le fait que ces données sont inutiles (mais récoltées quand même). Les chercheurs ont enregistré, avec l’accord des 823 participants à l’étude, les métadonnées de 251 788 appels et de 1 234 231 SMS. Des tendances émergent comme les habitudes, le quartier habité, les préférences alimentaires ou culturelles, en bref des données très intéressantes à posséder sur la vie privée de tout un chacun... Ah, je dois vous laisser, je reçois un appel sur mon smartphone !

    Jean-Philippe Accart

    Pour en savoir +: site de Not Like The Others

    Crédit Illustration : Sergey Nivens / Shutterstock