Projet collaboratif

  • Etes-vous "Brut" ?

    Imprimer

    brut.pngLa question est peut-être brut...ale, mais si vous avez plus de 35 ans, n'êtes pas sur les réseaux sociaux, vous avez peu de chance d'en avoir entendu parler. Il s'agit en réalité d'un nouveau support d'information - un nouveau média - créé par des journalistes télé (parmi lesquels d'anciens de Canal+) qui est 100% vidéo et 100% réseaux sociaux (donc pas de papier, pas d'édition numérique). Concrètement cela donne quoi ? L'information - quelle qu'elle soit - est traitée dans une vidéo très courte de quelques minutes et traite indifféremment de politique, d'une catastrophe, d'une guerre ou de la vie d'une star de l'écran.

    La rédaction de Brut est entre Paris et New York, il y a maintenant un Brut America, un Brut India, un Brut UK, un Brut Mexico. Au quotidien, une vingtaine de vidéos sont réalisées et diffusées sur Facebook, Youtube, Instagram, Twitter, Snapchat... Brut se rémunère en produisant des films publicitaires.

    L'époque de l'instantanéité, du tout tout de suite, du format court est donc à son apogée : on peut le regretter et préférer la lenteur, la lecture d'un journal papier ou l'écoute du Journal télévisé de Darius Rochebin... On peut aussi poser la question de la prise de recul par rapport à un événement filmé en direct, et du métier de journaliste lui-même. Il n'en reste pas moins que Brut existe bel et bien, et rencontre un certain succès.

    Jean-Philippe Accart

  • notreHistoire.ch : c'est votre histoire !

    Imprimer

    notrehistoire.jpg

    notreHistoire.ch est une plateforme en ligne collaborative : elle n'existe que parce que tout un chacun peut y participer, y déposer ses photos et vidéos ou des documents familiaux, personnels. Ce sont en quelque sorte des archives vivantes qui se dévoilent sous nos yeux. notreHistoire.ch a été lancé en 2009 par la FONSART (Fondation pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel de la RTS), en partenariat avec la RTS. Ouverte à tous, particuliers, institutions, associations, médias, sa consultation et son utilisation sont gratuites (après inscription pour le dépôt de documents).

    Un nouveau slogan vient d'être lancé « Quand les Romands écrivent leur histoire ! », slogan qui marque la rénovation de la plateforme : l'idée principale est de faire vivre l’histoire de la Suisse romande à travers la propre histoire de ses habitants. Près de 100'000 documents photos, vidéos, audios et écrits sont déjà rassemblés.

    La plateforme propose maintenant des entrées multiples, des galeries thématiques de documents composées par les membres ou dans les documents que chacun publie sur son profil, qu'il soit institutionnel ou privé. Un blog permet de se tenir au courant des nouveautés.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. : 14 juin 1991, la grève des femmes à Neuchâtel 

  • Une Suisse digitale : autour du SwissDigitalDay

    Imprimer

    digital.pngLe 25 octobre a lieu la 2ème Journée du Digital en Suisse ou SwissDigitalDay. Le succès de la 1ère édition a permis d'en organiser une seconde qui semble prometteuse. Une des particularités de cette journée digitale (ou numérique) est d'avoir lieu dans 12 lieux différents sur tout le territoire suisse, avec plus de 80 événements don vous pouvez consulter le programme ici. Parmi les partenaires de cette manifestation, citons Google, Ringier, les CFF, la RTS et Swisscom.

    L'Association qui gère cet événement que l'on peut qualifier d'hors-normes est digitalswitzerland, fondée en 2015, avec 120 entreprises et organisations diverses.

    Le programme du 25 octobre est très riche, allant d'ateliers, à des conférences, des  lives en gare de Zürich ou de Sion, avec des spécialistes de l'intelligence artificielle, des réseaux sociaux, du monde numérique en général.

    Jean-Philippe Accart

    Les bibliothèques participent également: vous trouverez ici plus d’informations ainsi que les programmes :
    https://www.digitaltag.swiss/fr/
    https://www.dsi.uzh.ch/de/digitaltag.html
    https://www.ethz.ch/de/news-und-veranstaltungen/veranstaltungen/digitaltag.html
    https://www.zb.uzh.ch/Medien/zb_programm_e-day_180920_print.pdf

  • Le livre à tous les coins de rue

    Imprimer

    Berlin.jpgLe livre papier résiste plutôt bien à la déferlante numérique, les dernières enquêtes en Europe et aux Etats-Unis montrent qu'il y a encore une place pour la lecture-loisirs, ou la lecture pendant les vacances et les voyages... 80 % des Français vont emporter un livre en vacances. De même dans les universités, les étudiants préfèrent encore étudier leurs livres de cours sur support imprimé. Le livre électronique (ou e-book) trouve une place pour la consultation rapide d'information, une vérification, un contrôle. Il s'agit plus là de "feuilletage".

    Si jusqu'à présent, la vue de livres exposés chez les bouquinistes et leurs étals sur les trottoirs n'avait rien d'étonnant (cependant, il y a de moins en moins de bouquinistes sur les quais de la Seine à Paris), ce qui l'est plus est la place prise par le livre dans l'espace public : de nombreuses initiatives dans les villes font qu'il investit qui un ancien abri de bus, qui une cabine téléphonique désaffectée, qui une piscine en été ou même à la plage ou au parc public. Le livre est ainsi mis à la disposition de tout un chacun, il circule, s'échange. Il devient un bien commun.

    Le phénomène s'amplifie car il existe des secteurs livres (ou parfois des bibliothèques) sur les lieux même où se trouvent des voyageurs : dans les aéroports (celui de Schilphol d'Amsterdam), les gares ou les métros des grandes villes : c'est le cas à Montréal où la station Berri-Uquam est directement relié à la Grande Bibliothèque. Ou à Berlin, qui met en place des distributeurs de livres et de friandises...

    Le livre s'expose aussi dans d'autres lieux publics : la boutique Sonia Rykiel à Paris sur le boulevard Saint-Germain est conçue avec des parois surchargés de livres ; des restaurants utilisent ce même type de décor. Certains hôtels ne sont pas en reste où les chambres sont de vraies bibliothèques (à Tokyo notamment). 

    Ainsi le livre est devenu un objet d'exposition, disponible et élément du décor urbain. Il est présent à tous les coins de rue.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : distributeur de livres à la station Alexanderplatz dans le métro de Berlin

  • La biodiversité en héritage : 2 millions d'illustrations en ligne

    Imprimer

    Biodiversity-1.jpgLe site Open Culture a annoncé le 15 novembre dernier la mise en ligne d'un total de 2 millions d'illustrations en botanique et histoire naturelle en open access. Ce projet, intitulé "The Biodiversity Heritage Library", est né en 2005. Il consiste dans la numérisation des riches collections spécialisées de bibliothèques américaines et européennes dont la liste ne fait que s'accroître. Au niveau suisse, on retrouve des ouvrages célèbres tels la "Faune des vertébrés de la Suisse" (1899) de Victor Fatio ou "Flora der Schweiz" (1840) de Johannes Hegetschweiler. 

    A l'heure où l'on alerte sur la disparition des espèces animales et des dangers que court la nature dans son ensemble, cette initiative nous rappelle l'incroyable diversité de la flore et de la faune sur la planète. The Biodiversity Heritage Library est de loin le projet mondial de numérisation le plus important pour la littérature de la biodiversité.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site The Biodiversity Heritage Library

  • La réalité virtuelle : une nouvelle dimension

    Imprimer

    definition-realite-virtuelle-630x330.jpgLa réalité virtuelle - cette technologie qui permet à l'homme de se dépasser ou tout du moins de découvrir des réalités qui ne sont pas la sienne au quotidien - est utilisée dans un certain nombre de domaines. L'aviation pour simuler des vols est un exemple connu et déjà ancien. D'autres applications voient le jour, notamment dans le domaine du jeu vidéo, mais également du jeu dit "Escape Game" : pour les néophytes, les Escape Games (phénomène qui connait un incroyable développement) est une manière de jouer en groupe et de trouver la solution pour sortir d'une pièce fermée. Des indices sont à découvrir et cela demande une certaine ingéniosité digne des énigmes policières. Un des rares Escape Game en Suisse utilisant la réalité virtuelle vient d'ouvrir à Etoy, un futur centre de loisirs. Mais pour les intéressés, je leur laisse découvrir le site par eux-mêmes.

    Une autre application digne d'intérêt de la réalité virtuelle est celle des expositions virtuelles. La presse francophone s'est fait l'écho durant l'été d'une initiative originale fruit de la collaboration de l'écrivain argentin, Alberto Manguel, et du metteur québecois Robert Lepage, et intitulée "La bibliothèque, la nuit". A partir du livre portant le même titre de l'argentin, R. Lepage parvient à faire visiter une dizaine de bibliothèques consécutives, et de pouvoir ainsi voir, feuilleter et lire des ouvrages inaccessibles. 

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : http://www.realitevirtuelle.com 

  • Magnus, ou l'art à portée de votre smartphone

    Imprimer

    resch.jpgMagnus Resch a compris l'intérêt du public pour l'art en créant une application, Magnus, qui offre beaucoup de possibilités à portée de tout un chacun. Allemand, âgé de 32 ans, ayant fréquenté des universités prestigieuses (Harvard, the London School of Economics, St Gall...), il est également auteur et créateur de start-ups. Son intérêt pour l'art se manifestait déjà à 20 ans quand il co-dirigeait une galerie d'art pour financer ses études.

    Son application Magnus - disponible depuis un an sur Google Play et Apple Store - est originale et devrait remporter un grand succès. Elle permet de connaitre les détails d'une oeuvre picturale dans un musée. Il faut pour cela la photographier et en quelques minutes, Magnus vous indique le nom du peintre, son histoire et des exemples de tableaux similaires.

    Magnus dispose de 10 millions de données fournies par des galeries et des salles de ventes, les usagers peuvent aussi fournir des informations.

    Qui a dit que l'art n'était pas à portée de mains ? Il est en tous cas à portée de smartphone...

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du Monde sur ce sujet

     

     

  • Le règne des plateformes en ligne

    Imprimer

    plateforme.jpgIl semble que nous soyons voués à ne pouvoir évoluer - sur Internet - que dans un monde de plateformes numériques auxquelles il faut s'abonner pour bénéficier d'un certain nombre de services. C'est vrai au quotidien dans les banques, les assurances, au sein de l'entreprise où l'on travaille (avec l'Intranet), mais aussi sur le plan culturel, oisirs, social, de la formation, de l'éducation...

    L'avantage très net de ces plateformes en ligne est d'offrir un point d'accès unique à un certain nombre d'informations qui sont regroupées et présentées de manière attractive. Les bibliothèques proposent des portails documentaires depuis de nombreuses années (le portail Europeana auquel collabore la Bibliothèque nationale suisse allie des ressources de musées, d'archives soit plusieurs millions de documents).

    Les nouvelles plateformes qui se mettent en place sont maintenant sociales et collaboratives, elles allient les réseaux (professionnels, sociaux, amicaux, d'écrivains, pour enfants, adolescents...) et proposent du texte, des messages courts ou longs, mais aussi du son, de la vidéo... La communication instantanée avec Snapchat ou Instagram semble avoir le vent en poupe.

    Un panorama complet des plateformes numériques est proposé dans un dossier en ligne sur mon site http://www.jpaccart.ch

    Jean-Philippe Accart

    Source illustration : Thot cursus

  • Comment travaillerons-nous demain ?

    Imprimer

    travail.jpgC'est une vraie question et de nombreux articles et ouvrages récents sont consacrés à ce thème. Il s'agit donc d'une tendance forte qui trouve ses racines dans les transformations actuelles du monde du travail que nous connaissons et qui vont s'amplifier. Le numérique est bien entendu aux origines de ce questionnement, mais pas seulement.

    De nouvelles manières de travailler se mettent en place, que ce soit dans ou hors de l'entreprise. De plus en plus, il est possible de travailler à distance grâce aux moyens de connexion facilités et Internet, on parle alors de télétravail. Les plateformes numériques qui offrent des services en ligne permettent de gérer des projets à distance, de se connecter en même temps avec les autres membres du groupe, de se parler, d'annoter des documents, de les partager. Les réseaux sociaux et les réseaux sociaux d'entreprise (RSE), les Intranets sont des facilitateurs de contacts intra-entreprises. 

    Les espaces de travail sont également modifiés afin de permettre une plus grande flexibilité entre les travailleurs. Les bureaux traditionnels se transforment en espaces modulables à l'infini, pour une, voire deux personnes, ou un groupe. On parle alors de lieux hybrides qui permettent le co-working ou le flex-office, un seul espace étant modulable pour de multiples usages : un des plus grands espaces de co-working d'Europe s'est ouvert à Paris rue Lafayette dans le 10e arrondissement. 12.000 mètres carré où près de 2.400 entrepreneurs vont pouvoir travailler ensemble.

     

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du journal Les Echos du 28 mars 2017 par Pierre-André Svetchine "Disruption et flexibilité dans les espaces de travail"

     


  • Webstory.ch : lire, écrire et publier des textes en ligne

    Imprimer

    logo.pngNous avons tous une ou des histoire(s) à raconter: celle inspirée par nos parents, nos grands-parents, ou nos enfants ; nos voyages sont aussi une belle source d'inspiration (on ne compte plus le nombre de blogs éphémères) ; certains écrivent leur quotidien au fil d'un journal en ligne... Bref, en parallèle à la photographie personnelle qui s'expose de plus en plus sur les comptes Instagram, l'écriture en ligne (ou l'écriture sur le web), a peut-être de beaux jours devant elle.

    C'est certainement ce qui a motivé Helena Zanelli, fondatrice du site webstory.ch, initiative prometteuse et originale. Il s'agit d'une plateforme d'écriture, qui permet à la fois d'écrire et de publier, mais aussi de lire de nouveaux textes, sur son mobile par exemple. Avec Internet, les textes courts sont privilégiés et s'adaptent complètement à ce média. Webstory.ch permet d'être webreader, webwriter, ou les deux à la fois. Plusieurs possibilités d'abonnements sont proposées et vont être développées. 

    Non contente d'offrir cette plateforme, la créatrice lance depuis 2012 un concours annuel d'écriture avec des thématiques différentes (en 2016, le polar) sous la houlette d'un jury. Le concours 2017 devrait être annoncé prochainement.

    Jean-Philippe Accart

  • Comment travaillez-vous avec le numérique ?

    Imprimer

    entrepreneur.jpgDans son Bloc-Notes, Bertrand Duperrin a écrit son dernier billet sur le "Digital Worlplace: à la fois plus fragmenté et plus intégré" dont je vous livre quelques réflexions : il ne croit plus à un environnement unique type Intranet qui rationnalise et unifie les accès pour l'ensemble des collaborateurs d'une même société et qui produit l'effet inverse que celui souhaité, car devenant une véritable "usine à gaz". Les réseaux sociaux d'entreprise n'ont plus la cote, à ses yeux, car ils sont souvent beaucoup moins simples à utiliser que Facebook et Twitter...

    Pour Bertrand Duperrin, mieux vaut adopter des solutions informatiques simples qui s'emboîtent les unes dans les autres comme des briques, il promeut la fragmentation alors que les grands systèmes informatiques type Microsoft sont pour des solutions uniques clés en mains.

    Pour l'auteur également, le collaborateur doit retrouver au travail ce qu'il connait et ce qu'il utilise déjà dans sa vie privée, des outils simples d'accès et d'utilisation. L'outil Flow qui réunit un certain nombre d'applications semble être une des solutions.

    Jean-Philippe Accart

  • Google, les musées et la réalité augmentée

    Imprimer

    gac.jpgAprès avoir investi le champ des bibliothèques avec la numérisation de millions d'ouvrages imprimés, Google a entrepris un nouveau chantier, celui des musées et de leurs collections, avec Google Arts & Culture. Plus de 1200 musées et centres d'archives dans le monde collaborent maintenant avec l'Institut culturel de Google (dont nous avons déjà parlé lors de son lancement dans ce post) afin de mettre les trésors du monde en ligne. Une année après son lancement, l'Institut propose maintenant plus de 200 expositions en ligne, allant des "Châteaux de la Loire" aux "Merveilles du Pakistan" en passant par "Shakespeare" ou "La Démocratie américaine".

    Pour les musées et leur public, l'avantage est immense : pouvoir proposer au plus grand nombre possible des expositions ou des collections parfois difficilement visibles, celles-ci voyant leurs effets décuplées avec la technique de la réalité augmentée en 3 dimensions. Un dinosaure se métamorphose en animal qui peut se déplacer grâce à cette technique.

    D'aucuns voient cependant cette emprise de Google sur la culture comme "une volonté totalisante": c'est le cas du philosophe Eric Sadin. Celui-ci rappelle, à juste titre, qu'une exposition ne peut être mieux vue que dans le cadre où elle est réalisée.

    Jean-Philippe Accart

    Lire l'article paru dans Le Monde du 14 novembre 2016 "Google étend son emprise à la culture"

     

  • Pitch my job ou la recherche d'emploi directement avec l'entreprise

    Imprimer

    pitch.pngIl existe de nombreuses inititatives pour faciliter la recherche d'emploi. La voie traditionnelle n'est pas à négliger, les agences et offices pour l'emploi non plus, mais Internet et les réseaux sociaux apportent des éléments facilitateurs non négligeables. Le réseau professionnel LinkedIn est souvent cité en exemple, les recruteurs ayant recours à lui pour consulter des CV en ligne, vérifier et croiser des informations sur des candidats.

    La tendance actuelle est d'éviter les intermédiaires, et de mettre en contact directement candidats et entreprises. Le site pitch my job relève de cette catégorie et mérite d'être signalé: créé en 2013, il a le soutien de l’incubateur d'entreprises AMBITION dans les locaux des MBA ESG à Paris. Il propose aux candidats de mettre en avant leur personnalité et leur motivation. Ceux-ci peuvent utiliser des vidéos ou leurs profils sur les réseaux sociaux, et les entreprises peuvent les contacter directement.

    Nul doute que ce type d'inititiave va se développer dans le futur.

    Jean-Philippe Accart

     

  • Consulter la plus grande bibliothèque de sons naturels au monde

    Imprimer

    bird.jpgPlus de 800 000 photographies animales, plus de 150 000 sons provenant de 9 000 espèces d'oiseaux sauvages (mais aussi d'insectes et d'animaux) enregistrés et numérisés... telle est l'impressionnante collection proposée par la bibliothèque d'ornithologie Macaulay de Cornell University aux Etats-Unis. C'est la plus importante au monde dans ce domaine spécifique et qui intéresse les scientifiques, les ornithologues, les musées, les cinéastes, mais aussi les particuliers férus de nature.

    Il est même possible de contribuer à cette fantastique aventure en chargeant ses propres photos d'oiseaux ou des enregistrements sonores qui seront ainsi disponibles pour des millions d'autres personnes intéressées.

    Cette collection a commencé en 1929 et s'accroît de jour en jour: elle est cependant une des rares aussi vaste et aussi représentative des espèces animales vivant sur Terre.

    Jean-Philippe Accart

    Pour plus d'informations, suivre ce lien

  • Twitter en classe ?

    Imprimer

    rts.jpgL'émission "On en parle" de la Radio suisse romande diffusée le lundi 14 mars a fait le choix de parler des "Réseaux sociaux et les portables comme moyens éducatifs". Twitter en classe ?  direz-vous... L'écoute de ce reportage montre bien l'utilité et l'utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques et éducatives. Twitter ou WhatsApp par exemple permettent de créer des communautés en ligne qui correspondent entre elles, soit une seule classe, soit plusieurs. Et ce sur plusieurs continents : les échanges se font entre des écoles suisses, africaines, québecoises... Tout cela est bien sûr très encadré par les enseignants, avec l'accord parental. En classe d'anglais, les enfants enregistrent leur texte sur ces réseaux, ce qui équivaut à des mini-tests... La technologie est mise à contribution sous toutes les formes actuelles, ordinateurs, tablettes, mais surtout téléphones portables. Twitter, l'avenir de l'éducation ?

    Jean-Philippe Accart

     

  • Wikipedia et la fiabilité des informations

    Imprimer

    _Couv_Wikipedia_m.jpgL'encyclopédie en ligne, libre, collaborative et contributiveWikipedia a détrôné en moins de 15 ans des encyclopédies reconnues et qui paraissaient intemporelles. Produit emblématique du Web social, son anniversaire a été fêté récemment par la plupart des médias.

    Guy Delsaut publie à cette occasion aux Editions KLOG un livre instructif sur le fonctionnement de Wikipedia, depuis "l'intérieur". Il faut signaler que l'auteur et l'éditeur ne sont pas associés à la Wikimedia Foundation. G. Delsaut est bibliothécaire-documentaliste, il est président de l'Association belge de documentation (ABD)... et contributeur de Wikipedia depuis 2005: il connait donc bien son affaire. La plus grande partie de cet ouvrage bien documenté et éclairant (soit 171 pages) est consacrée - après une explication de ce qu'est une encyclopédie et de comment Wikipedia est organisée -  à un sujet que les professionnels de l'information-documentation et bibliothèques connaissent et pour lesquels il est une préoccupation constante : la fiabilité de l'information. 

    G. Delsaut ne fait donc pas le panégyrique de Wikipedia, mais la prend comme objet d'étude et d'observation au travers du prisme des erreurs ou fautes commises. Parmi les défauts signalés, la simplification, le manque de neutralité, le dénigrement, le manque d'informations, les désaccords possibles (entre contributeurs ou en entre spécialistes), les articles mal écrits... L'auteur nous donne - sur 70 pages - des clés pour repérer ces défauts et vérifier les informations. Le dernier chapitre conclut sur l'avenir de Wikipedia et de... sa fiabilité.

    Jean-Philippe Accart

    en savoir plus sur le livre et feuilleter les premières pages

  • Les 15 ans de Wikipedia

    Imprimer

    wikipedia.jpgVendredi 15 janvier dernier, Wikipedia fêtait ses 15 ans d'existence. C'est un événement en soi dans la mesure où elle a réussi à détrôner des encyclopédies reconnues depuis le XIXème siècle et qui sont en perte de vitesse. Quel parent n'y a pas recours pour préparer l'exposé du lendemain de sa progéniture ? Qui ne l'a pas consultée pour vérifier une date, un fait, un nom ?

    Longtemps décriée comme peu fiable, elle est maintenant reconnue. Selon la fondation Wikimedia qui gère l'encyclopédie, celle-ci  dénombre "500 millions de visiteurs uniques par mois pour 18 millions de pages vues, et compte aujourd'hui plus de 36 millions d'articles en 280 langues"... difficile de faire mieux.

    Le volet suisse est représenté par Wikimedia.ch qui propose des ateliers d'écriture pour contribuer de manière efficace à l'encyclopédie collaborative. Ces ateliers, organisés à la Bibliothèque de Genève, à la Bibliothèque nationale suisse ou aux Archives fédérales à Berne ont été très suivis.

    Jean-Philippe Accart

    En savoir plus sur le site Les Echos 

  • "Atlas Obscura" : des terres encore inconnues

    Imprimer


    terra incognita.pngA la question : "Existe-t-il encore quelque chose à découvrir dans ce monde ?", deux jeunes Américains, Joshua Foer et Dylan Thuras, férus de journalisme, de voyages et d'Internet ont répondu en 2009 par la création d'un site insolite, au nom mystérieux : Atlas Obscura.

    Atlas Obscura souhaite devenir le guide de référence d'un monde merveilleux et offrir des lieux à découvrir. On peut dire qu'au bout de six années d'existence, le pari est réussi. Mais que trouve-t-on dans Atlas Obscura ? Classés par thèmes, des lieux insolites ou inexplorés ou inconnus : des villes miniatures ou souterraines, de gigantesques trous dans le sol dont on ne connait pas la profondeur, des églises et des pagodes insolites, des maisons de papier... cela semble sans fin.

    L'un des intérêts d'Atlas Obscura est que c'est un projet collaboratif. Les explorateurs du monde entier peuvent collaborer et faire découvrir aux voyageurs curieux des sites étonnants ou cachés. Pourquoi pas vous ?

    Jean-Philippe Accart

    Page Facebook d'Atlas Obscura en suivant ce lien

  • Trip.me ou comment personnaliser au mieux votre voyage

    Imprimer

    tripme.pngCe blog fait souvent référence à la notion de voyage en y associant les technologies. Ce billet ne dément pas cette ligne générale et vous propose aujourd'hui une idée originale lancée en 2013 par Andre Kiwitz depuis Berlin: la plateforme Trip.me.

    Trip.me a pour originalité de permettre de sélectionner, personnaliser et réserver des voyages directement avec les agences locales du monde entier. L'idée principale de ce projet est donc de soutenir des partenaires locaux ou de développer de nouvelles technologies innovatrices de voyage.

    Trip.me met les personnes en contact direct avec un réseau de plus de 150 agents de voyage locaux partout dans le monde entier. Ceux-ci sont connus comme des experts de la destination choisie.

    Sur le site trip.me, on peut parcourir des centaines d'itinéraires, tous personnalisables jusque dans les moindres détails. Ou simplement entrer en contact direct avec un expert local dans le pays de votre choix et préparer avec lui votre voyage ensemble de A à Z.

     

  • SCRIBAY, un réseau social pour les auteurs

    Imprimer

    scibay.jpg

    Tout le monde a une histoire à raconter !... mais vous ne savez pas comment vous y prendre. Ecrire sur un blog mais comment faire, être édité à son propre compte, écrire un manuscrit sans être sûr de la réponse des éditeurs... Il y a beaucoup d'incertitudes dans le fait de vouloir écrire et d'être publié ensuite. 

    Alors pourquoi ne pas participer à un réseau d'auteurs tel Scribay ? Ouvert aux auteurs comme aux lecteurs, ce réseau permet de travailler et de partager des écrits en ligne gratuitement. Pensé puis développé par deux amis, ce réseau social a un objectif bien précis : « Offrir un espace de travail et de partage à l’écrivain d’aujourd’hui et de demain ».

    Plusieurs fonctionnalités ont été développées pour écrire et publier à l’aide d’un traitement de texte en ligne, tout en contrôlant les conditions d’accès et de publication (commentaires, visibilité…). Chaque auteur reste maître de ses écrits et peut encadrer juridiquement ses œuvres avec la licence qu’il juge adaptée. Il peut même travailler sur plusieurs versions d’un texte. Les lecteurs peuvent ensuite choisir la police, les interlignes, la taille des caractères.

    Il est même possible de lancer un défi d'écriture à la communauté à laquelle on appartient. 

     

     

  • Le "Tombouctou Manuscripts Project" ou le sauvetage d'un patrimoine fascinant

    Imprimer

    tombouctou.jpgTombouctou a fasciné et fascine des générations entières de curieux, de lecteurs ou de passionnés d'Afrique. L'histoire des manuscrits de Tombouctou, sauvés du pillage et de la destruction par la population malienne, est exemplaire. La technologie numérique et des projets d'envergure envers cet héritage culturel inappréciable viennent à son secours depuis déjà une dizaine d'année, dont notamment le "Tombouctou Manuscripts Project" bénéficiant du support de Gerda Henkel Stiftung et de l'Université de Cape Town: traduction et numérisation de textes juridiques anciens ont été ou sont en cours de réalisation ; équipes de recherche constituées ; publications et conférences. Ce projet a révélé l'existence d'autres manuscrits dans des parties de l'Afrique telles que la Somalie ou Madagascar ou encore le Mozambique.

    La bibliothèque de l'Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) à Genève accueille en ce moment une exposition photographique, organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie, et qui présente des manuscrits issus de l’exceptionnel patrimoine culturel présent au Mali, notamment à Tombouctou. Des panneaux explicatifs et un film accompagnent les photographies de ces manuscrits, patrimoine de l'humanité.

     

  • L'atelier de Gustave Courbet comme si vous y étiez ou une visite en mode numérique

    Imprimer

    courbet.pngLes musées sont de plus en plus inventifs et créatifs pour présenter leurs collections et attirer toutes sortes de publics. Jusqu'au 28 juin, le musée du Prado à Madrid propose l'exposition "Toucher le Prado", qui permet aux aveugles et aux malvoyants de découvrir six toiles de maîtres dans des conditions inédites. En février dernier, nous évoquions ici l'impact des réseaux sociaux sur les musées.

    Une toute nouvelle expérience est tentée en ce moment au Musée d'Orsay qui, associé à l'opérateur Orange, propose une découverte visuelle, sonore et numérique de l'oeuvre monumentale de Gustave Courbet "L'Atelier du peintre" (qui par ailleurs vient d'être restaurée).

    Durant 30 minutes, le visiteur muni d'une tablette explore l'oeuvre et les différents personnages qui délivrent leurs secrets: en orientant la tablette sur les personnages exposés on peut ainsi aller à la rencontre de Proudhon, Baudelaire, Napoléon III ou Garibaldi. Cette expérience est proposée maintenant en ligne et en 3 langues (français, anglais et italien). Partez à la découverte de cette expérience inédite !

  • Le "Bodmer Lab" ou la littérature mondiale numérisée

    Imprimer

    FondationMartinBodmer.jpgUn des hauts lieux de la culture genevoise - et suisse - la Fondation Bodmer, lance un projet d'envergure qui n'a pas fini de faire parler de lui : numériser la littérature mondiale et donc, la rendre accessible à tout un chacun. 

    En 50 ans, Martin Bodmer a rassemblé un nombre considérable d'ouvrages, plusieurs milliers. Afin de pérenniser cet héritage de premier ordre, la Fondation Bodmer s'est alliée avec l'Université de Genève et la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny pour mettre en oeuvre et réaliser le projet de numérisation qui prendra quelque 3 années. 

    Ce projet fait partie du mouvement actuel des "Humanités numériques" dont il a été déjà été question sur ce blog. Le "Bodmer Lab" est l'entité qui gère ce projet dans son ensemble.

    Gageons que nous reviendrons prochainement sur ce projet.

  • Voyager autrement avec la plateforme collaborative Bookbedder

    Imprimer

    bookbedder-logo.pngDifficile de lutter contre les mastodontes de la réservation d'hôtels en ligne tels Booking.com ou Hotels.com. Des agences de voyages de renom telle Kuoni abandonnent d'ailleurs une partie de leurs offres de services à cause de cette concurrence.

    Une start up suisse installée à l'Ecole hôtelière de Lausanne lance Bookbedder, plateforme collaborative originale pour réserver des nuits d'hôtels : sa spécificité me direz-vous ? Bookbedder est la seule plateforme qui a un programme de fidélisation basée sur vos réservations et celles de vos amis. Le plus d'amis vous invitez, plus vite vous gagnez des nuits gratuites. Bookbedder est collaborative et compte donc sur sa communauté de membres pour passer le mot. 300'000 hôtels sont référencés dans Bookbedder et proposent des prix intéressants. La version du site est actuellement une version beta, et vous pouvez obtenir une invitation en cliquant sur "Register" en complétant votre profil ! 

    Retrouvez-moi au quotidien sur Twitter: @jpaccart 




  • e-manuscripta ou les collections des bibliothèques zürichoises et bâloises dévoilées

    Imprimer

    bibel.jpgDeux bibliothèques zûrichoises - ETH Bibliothek et la ZentralBibliothekZürich - ainsi que l'UniversitätBasel Bibliothek ont lancé un projet commun pour numériser leurs collections de manuscrits et créer ainsi e-manuscripta. Livres, lettres, partitions, images, cartes sont rendues visibles à tout un chacun, pour le bonheur du bibliophile, mais également de n'importe quel quidam qui a envie de naviguer au sein de collections jusqu'à présent difficilement accessibles.

    Ainsi ai-je eu le plaisir de découvrir des gravures anciennes de Suisse, mais également d'Italie et d'Allemagne, des partitions de Wagner, une Bible de 1430 (image ci-contre), une lettre de Mozart... Le voyage semble infini. L'interrogation et le site lui-même sont très simples d'accès et de consultation. A découvrir donc !