Réseaux sociaux

  • Etes-vous "Brut" ?

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    brut.pngLa question est peut-être brut...ale, mais si vous avez plus de 35 ans, n'êtes pas sur les réseaux sociaux, vous avez peu de chance d'en avoir entendu parler. Il s'agit en réalité d'un nouveau support d'information - un nouveau média - créé par des journalistes télé (parmi lesquels d'anciens de Canal+) qui est 100% vidéo et 100% réseaux sociaux (donc pas de papier, pas d'édition numérique). Concrètement cela donne quoi ? L'information - quelle qu'elle soit - est traitée dans une vidéo très courte de quelques minutes et traite indifféremment de politique, d'une catastrophe, d'une guerre ou de la vie d'une star de l'écran.

    La rédaction de Brut est entre Paris et New York, il y a maintenant un Brut America, un Brut India, un Brut UK, un Brut Mexico. Au quotidien, une vingtaine de vidéos sont réalisées et diffusées sur Facebook, Youtube, Instagram, Twitter, Snapchat... Brut se rémunère en produisant des films publicitaires.

    L'époque de l'instantanéité, du tout tout de suite, du format court est donc à son apogée : on peut le regretter et préférer la lenteur, la lecture d'un journal papier ou l'écoute du Journal télévisé de Darius Rochebin... On peut aussi poser la question de la prise de recul par rapport à un événement filmé en direct, et du métier de journaliste lui-même. Il n'en reste pas moins que Brut existe bel et bien, et rencontre un certain succès.

    Jean-Philippe Accart

  • Une Suisse digitale : autour du SwissDigitalDay

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    digital.pngLe 25 octobre a lieu la 2ème Journée du Digital en Suisse ou SwissDigitalDay. Le succès de la 1ère édition a permis d'en organiser une seconde qui semble prometteuse. Une des particularités de cette journée digitale (ou numérique) est d'avoir lieu dans 12 lieux différents sur tout le territoire suisse, avec plus de 80 événements don vous pouvez consulter le programme ici. Parmi les partenaires de cette manifestation, citons Google, Ringier, les CFF, la RTS et Swisscom.

    L'Association qui gère cet événement que l'on peut qualifier d'hors-normes est digitalswitzerland, fondée en 2015, avec 120 entreprises et organisations diverses.

    Le programme du 25 octobre est très riche, allant d'ateliers, à des conférences, des  lives en gare de Zürich ou de Sion, avec des spécialistes de l'intelligence artificielle, des réseaux sociaux, du monde numérique en général.

    Jean-Philippe Accart

    Les bibliothèques participent également: vous trouverez ici plus d’informations ainsi que les programmes :
    https://www.digitaltag.swiss/fr/
    https://www.dsi.uzh.ch/de/digitaltag.html
    https://www.ethz.ch/de/news-und-veranstaltungen/veranstaltungen/digitaltag.html
    https://www.zb.uzh.ch/Medien/zb_programm_e-day_180920_print.pdf

  • Le harcèlement des enfants et ados en ligne : un guide de prévention

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    bullying-cyber.jpgOn n'est jamais trop prudent pour protéger ses enfants ou ados face au harcèlement en ligne. C'est un réel danger auquel les parents ne savent comment répondre ou quels sont les moyens à leur disposition. Le harcèlement en ligne peut prendre différentes formes et sur différents médias : régulièrement, la presse se fait l'écho soit de harcèlement entre enfants ou ados eux-mêmes sur Facebook par exemple (cela peut conduire au cas extrême du suicide ou à la dépression) ou également de harcèlement sexuel par des prédateurs plus âgés qui ciblent les plus jeunes en masquant leur identité réelle.

    Si Internet et les réseaux sociaux amènent de nombreux bienfaits, notamment l'accès à l'information et à une certaine forme de culture, ils conduisent aussi à de nombreux débordements. Il existe des guides de prévention, et on ne saurait trop conseiller de les consulter. Un des derniers parus est le Guide complet sur le harcèlement en ligne destiné aux parents élaboré par Chase Williams en juin dernier, avec de nombreux conseils très utiles et très précieux.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite de ce site

  • Votre temps est précieux, c’est le patron d’Apple qui le dit…

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    Comment-limiter-temps-passe-devant-ecranles-enfants_0_730_486.jpg« Je me suis rendu compte que j’y passais plus de temps que je ne le devrais » : cette phrase est de Tim Cook, patron d’Apple, à propos des smartphones et des réseaux sociaux, lors d’une interview sur CNN. Ainsi, même les concepteurs de ces outils technologiques indispensables à la vie quotidienne se rendent compte qu’ils ont créé des produits addictifs pour l’ensemble de la société, et qui engendrent des effets nocifs, notamment l’addiction aux écrans par les enfants ou un niveau d’attention qui baissent chez les adultes ou les adolescents connectés (cela est constaté pour ces derniers dans les écoles durant les cours ou dans les universités pour les plus âgés)… La plupart des patrons de la Silicone Valley en Californie où sont élaborées les technologies de demain, placent leurs propres enfants dans des écoles où les smartphones sont interdits…

    Facebook, Apple, Google mettent en place des moyens pour que le temps passé soit contrôlé et limité par leurs utilisateurs de manière quotidienne. Il est en effet difficile de dire quelle consommation en temps est faite par chaque utilisateur, mais celle-ci est certainement  de plus en plus grande avec plusieurs heures par jour de connexion.

    Certaines études récentes (voir Le Monde Science & Médecine du 13 juin 2018) évoquent même une chute de l’intelligence, avec une régression du quotient intellectuel chez les jeunes générations, dues cependant à un ensemble de facteurs (l'environnement général, la nourriture...) et pas à un seul : cela reste encore à confirmer.

    Jean-Philippe Accart

    Crédit photo goodluz - Fotolia

  • Le Musée du Prado à Madrid explose sur Instagram. Voici pourquoi

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    « Les explications en direct sur Instagram du Musée du Prado me rendent vivant». «Je suis étonné que le Prado soit en direct dans Instagram et explique des tableaux". Ce qui précède sont de véritables commentaires d'utilisateurs d'Instagram, surpris qu'une institution artistique comme le Musée du Prado ait décidé de faire chaque jour des vidéos en direct (les fameuses "stories") à propos d'un des tableaux de sa collection.

    C'est en fait le cas depuis août 2017. Les premières vidéos ont montré une promenade à travers les salles vides, offrant aux utilisateurs « la possibilité de voir les salles d'une manière détendue et intime» selon les mots de Javier Sainz de Los Terreos, directeur de la communication numérique du Musée. " Les retransmissions ont été effectuées en silence." précise-t-il.

    Les spectateurs ont demandé ensuite plus d'interactivité et qu' "il était nécessaire de raconter une histoire". Alors, le Musée a décidé de «commenter certains détails des œuvres ou des aspects qui passent habituellement inaperçus dans les visites, tous d'un point de vue informel, et de plus tous les jours». C'est ainsi que le format actuel est né. Le choix d'Instagram a été fait pour toucher une audience plus jeune et d'en faire un moment spécial car la vidéo n'est disponible que pour vingt-quatre heures. "C'est devenu un moment spécial ".

    Jean-Philippe Accart

    Voir : https://www.instagram.com/museoprado/

  • Le fil perdu ou comment nous perdons notre faculté d'attention

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    images.jpgUn petit test en ce début d'année : combien de fois par jour regardez-vous votre smartphone ? votre compte Facebook ou vos notifications sur les réseaux sociaux ? Plusieurs dizaines de fois semblent-ils... ce qui est pire chez les adolescents, les yeux rivés sur leur téléphone des heures durant. Travaillant dans une école où les étudiant-e-s ont une moyenne d'âge de 20-22 ans, le phénomène est flagrant : la concentration de la plupart d'entre eux-elles n'excède pas cinq minutes pour la lecture d'un texte, elle est par contre un peu plus longue quand il s'agit d'une vidéo à visionner sur YouTube ou d'un chanson à écouter en streaming... Quant à écouter le cours d'un enseignant d'une heure, cela relève de la prouesse intellectuelle.

    De plus en plus d'études scientifiques montrent ce trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) qui en général apparaît souvent à l'enfance et peut se poursuivre à l'âge adulte. Les symptômes sont une attention limitée et de l'hyperactivité. Seule la psychothérapie semble pouvoir modifier ce comportement.

    Sans vouloir être alarmiste, voici donc une des conséquences directes des technologies de la communication et des réseaux sociaux sur nos comportements. Ce que l'on désigne comme étant une "économie de l'attention" - dans la mesure où ces instruments nous amènent à utiliser certains produits - nous conduit à perdre le fil...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site AllPsych

     

     
  • Le règne des plateformes en ligne

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    plateforme.jpgIl semble que nous soyons voués à ne pouvoir évoluer - sur Internet - que dans un monde de plateformes numériques auxquelles il faut s'abonner pour bénéficier d'un certain nombre de services. C'est vrai au quotidien dans les banques, les assurances, au sein de l'entreprise où l'on travaille (avec l'Intranet), mais aussi sur le plan culturel, oisirs, social, de la formation, de l'éducation...

    L'avantage très net de ces plateformes en ligne est d'offrir un point d'accès unique à un certain nombre d'informations qui sont regroupées et présentées de manière attractive. Les bibliothèques proposent des portails documentaires depuis de nombreuses années (le portail Europeana auquel collabore la Bibliothèque nationale suisse allie des ressources de musées, d'archives soit plusieurs millions de documents).

    Les nouvelles plateformes qui se mettent en place sont maintenant sociales et collaboratives, elles allient les réseaux (professionnels, sociaux, amicaux, d'écrivains, pour enfants, adolescents...) et proposent du texte, des messages courts ou longs, mais aussi du son, de la vidéo... La communication instantanée avec Snapchat ou Instagram semble avoir le vent en poupe.

    Un panorama complet des plateformes numériques est proposé dans un dossier en ligne sur mon site http://www.jpaccart.ch

    Jean-Philippe Accart

    Source illustration : Thot cursus

  • Comment travaillerons-nous demain ?

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    travail.jpgC'est une vraie question et de nombreux articles et ouvrages récents sont consacrés à ce thème. Il s'agit donc d'une tendance forte qui trouve ses racines dans les transformations actuelles du monde du travail que nous connaissons et qui vont s'amplifier. Le numérique est bien entendu aux origines de ce questionnement, mais pas seulement.

    De nouvelles manières de travailler se mettent en place, que ce soit dans ou hors de l'entreprise. De plus en plus, il est possible de travailler à distance grâce aux moyens de connexion facilités et Internet, on parle alors de télétravail. Les plateformes numériques qui offrent des services en ligne permettent de gérer des projets à distance, de se connecter en même temps avec les autres membres du groupe, de se parler, d'annoter des documents, de les partager. Les réseaux sociaux et les réseaux sociaux d'entreprise (RSE), les Intranets sont des facilitateurs de contacts intra-entreprises. 

    Les espaces de travail sont également modifiés afin de permettre une plus grande flexibilité entre les travailleurs. Les bureaux traditionnels se transforment en espaces modulables à l'infini, pour une, voire deux personnes, ou un groupe. On parle alors de lieux hybrides qui permettent le co-working ou le flex-office, un seul espace étant modulable pour de multiples usages : un des plus grands espaces de co-working d'Europe s'est ouvert à Paris rue Lafayette dans le 10e arrondissement. 12.000 mètres carré où près de 2.400 entrepreneurs vont pouvoir travailler ensemble.

     

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du journal Les Echos du 28 mars 2017 par Pierre-André Svetchine "Disruption et flexibilité dans les espaces de travail"

     


  • Comment travaillez-vous avec le numérique ?

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    entrepreneur.jpgDans son Bloc-Notes, Bertrand Duperrin a écrit son dernier billet sur le "Digital Worlplace: à la fois plus fragmenté et plus intégré" dont je vous livre quelques réflexions : il ne croit plus à un environnement unique type Intranet qui rationnalise et unifie les accès pour l'ensemble des collaborateurs d'une même société et qui produit l'effet inverse que celui souhaité, car devenant une véritable "usine à gaz". Les réseaux sociaux d'entreprise n'ont plus la cote, à ses yeux, car ils sont souvent beaucoup moins simples à utiliser que Facebook et Twitter...

    Pour Bertrand Duperrin, mieux vaut adopter des solutions informatiques simples qui s'emboîtent les unes dans les autres comme des briques, il promeut la fragmentation alors que les grands systèmes informatiques type Microsoft sont pour des solutions uniques clés en mains.

    Pour l'auteur également, le collaborateur doit retrouver au travail ce qu'il connait et ce qu'il utilise déjà dans sa vie privée, des outils simples d'accès et d'utilisation. L'outil Flow qui réunit un certain nombre d'applications semble être une des solutions.

    Jean-Philippe Accart

  • Etre parent à l'ère du numérique

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    Comment agir en tant que parent à l’ère du numérique ? | Edupronet

    addiction.pngLa solution nous vient du Québec avec la publication d'un guide "Etre parent version numérique" qui pourra s'avérer très utile aux parents déconcertés par l'usage intensif qui est fait par leurs enfants des smartphones, tablettes ou réseaux sociaux... Ce guide complet et didactique - en ligne - est écrit par Michèle Bourdon, éducatrice spécialisée et mère de trois enfants. Même s'il est vrai qu'enfants et ados ont les yeux rivés en permanence sur leurs téléphones portables (mais leurs parents aussi...), il est tout de même bon de réglementer quelque peu les usages au sein d'une même famille, afin que les échanges et discussions soient possibles. Ce guide pratique aborde les thématiques liées aux questions de sécurité et d’identité numérique, des risques sanitaires induits par une trop grande exposition aux écrans, ainsi que la manière de gérer le temps d’utilisation. Par ailleurs, l’éducatrice propose des conseils pour aborder, encadrer et accompagner l’utilisation des écrans par les adolescents. Somme toute, cette publication apprendra certainement aux parents et à leurs enfants à se servir des technologies ou tout du moins à prendre conscience des avantages, des risques et dangers possibles.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Source Illustration : https://lesbrouillons.wordpress.com/tag/parents/ 
    Voir aussi : Edupronet 

     

  • Pitch my job ou la recherche d'emploi directement avec l'entreprise

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    pitch.pngIl existe de nombreuses inititatives pour faciliter la recherche d'emploi. La voie traditionnelle n'est pas à négliger, les agences et offices pour l'emploi non plus, mais Internet et les réseaux sociaux apportent des éléments facilitateurs non négligeables. Le réseau professionnel LinkedIn est souvent cité en exemple, les recruteurs ayant recours à lui pour consulter des CV en ligne, vérifier et croiser des informations sur des candidats.

    La tendance actuelle est d'éviter les intermédiaires, et de mettre en contact directement candidats et entreprises. Le site pitch my job relève de cette catégorie et mérite d'être signalé: créé en 2013, il a le soutien de l’incubateur d'entreprises AMBITION dans les locaux des MBA ESG à Paris. Il propose aux candidats de mettre en avant leur personnalité et leur motivation. Ceux-ci peuvent utiliser des vidéos ou leurs profils sur les réseaux sociaux, et les entreprises peuvent les contacter directement.

    Nul doute que ce type d'inititiave va se développer dans le futur.

    Jean-Philippe Accart

     

  • La désobéissance numérique

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    510_harcourt_size1.jpgC’est au détour de Twitter que je suis tombé sur Bernard E. Harcourt et sur son dernier livre au titre à la fois attractif et un peu étrange - qui pourrait être le titre d’un film - Exposed. B. E. Harcourt a un parcours universitaire, il est juriste, professeur de droit à Columbia University à New York où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought. Il est aussi directeur d'études à l'Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales.

    Cet ouvrage, passionnant car il raconte notre histoire à l’heure du numérique, porte bien son titre : nous sommes tous exposés au sens où ce qui est important à l’heure actuelle est non pas notre être physique, mais notre identité numérique. Vision pessimiste du monde contemporain ou vision réaliste ? Les nouveaux modèles qui nous sont proposés le sont à partir du big data avec l’analyse des données numériques que nous produisons quotidiennement sans même nous en rendre compte : prévoir nos désirs, nos achats, nos envies, nos déplacements tel est l’objectif. 

    Comment résister (Disobedience) ? C’est la vraie question. Tout rejeter en bloc ? Débrancher, se déconnecter ? De plus en plus d’individus s’essaient à cet exercice, afin de ne plus succomber à ces addictions. Mais est-ce bien réaliste ? Cela revient à refuser aussi la vie actuelle, les liens tissés et entretenus au travers des réseaux sociaux par exemple, que ces liens soient simplement sociaux ou utilement professionnels

    Le grand mérite de cet ouvrage est de nous mettre en garde contre ces addictions plus ou moins grandes auxquelles nous succombons à notre corps défendant parfois. Le simple fait de lire cet ouvrage nous fait prendre conscience de cette réalité, pour notre plus grand bénéfice.

     Jean-Philippe Accart

    Lire la version longue de ce texte

     

     

  • L'émotion, nouvelle donne du management

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    greuze.jpgLes entreprises et le monde du management en général intègrent dorénavant une nouvelle donne dans leur stratégie : l'émotion. Cette stratégie découle - en partie - du succès des réseaux sociaux qui jouent essentiellement sur l'émotion des internautes qui vont émettre des avis sous forme de "like" en visionnant une vidéo, une image ou en lisant une information. Les fameuses émoticones ou emoji (sujet d'un précédent billet) se développent et sont de plus en plus populaires, jusqu'à ne faire part de ses émotions qu'avec ce type de langage.

    Cette stratégie de l'émotion s'applique à plusieurs niveaux dans les entreprises et les organisations en général: les clients bien sûr sont les premiers visés (un produit doit donner une émotion au potentiel acheteur), mais aussi aux employés eux-mêmes. Elle s'applique aussi en politique suite à des événements tragiques dont les hommes politiques tirent profit en s'appuyant sur l'aspect émotionnel.

    Le management par l'émotion est maintenant étudié à l'université et de nombreux écrits sont produits sur ce sujet.

    Jean-Philippe Accart

    Note : sur l'aspect politique, voir cet excellent article du Monde diplomatique par Anne-Cécile Robert dont l'illustration de ce billet est tirée

    Ill. : Jean-Baptiste Greuze. – « Une jeune fille, qui pleure son oiseau mort », 1765 - Bridgeman Images - Scottish National Gallery, Edinburgh

  • Un Internet plus sûr pour les ados avec "AfterSchool"

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    afterschool.pngEnfants et ados sont de gros utilisateurs d'Internet et des réseaux sociaux, c'est entré dans leurs habitudes de vie avec le souhait également d'avoir une certaine indépendance par rapport aux parents. D'où une utilisation moindre de Facebook par exemple considéré comme un réseau pour les "vieux" (ce qui ne se vérifie pas d'ailleurs avec une utilisation très différente selon les pays, les classes d'âge ou les milieux sociaux). 

    Des applications de plus en plus nombreuses sont créées à destination d'un public jeune (comme Kiwi dont il a été question sur ce blog). La préoccupation légitime des parents est bien sûr que les enfants puissent s'y connecter sans danger.

    Le très sérieux Financial Times consacre un article récent à AfterSchool, application très utilisée dans les High Schools américaines qui présente la particularité de pouvoir échanger anonymement entre étudiants d'une même école, sans interférence des parents.

    L'application est modérée par un "bureau de sécurité" qui filtre les contenus violents ou illicites. C'est tout du moins ce qu'affirme son créateur, Cory Levy. Ces contenus sont communiqués à l'administration de l'école, ou à la police selon les cas. 

    Depuis ces mesures de sécurité, l'application gagne plus de 100 000 utilisateurs toutes les deux semaines.

    Jean-Philippe Accart

  • La désinformation gagne du terrain

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    desinformation.jpgUne multitude de raisons explique que la désinformation gagne du terrain : une des causes principales est l'accès "non raisonné", sans recul, sans intermédiaire ou esprit critique aux réseaux de l'information grâce à Internet, aux smartphones, aux médias sociaux etc.  L'information est pléthorique, difficile à contrôler.

    Les théories du complot induisent un doute permanent dans l'esprit de tout un chacun, les informations qui arrivent en flux continue sont souvent prises au premier degré, et le poids des images, de la vidéo est de plus en plus grand. Selon la manière dont elles sont prises, ou le contexte dans lequel elles sont mises, leur interprétation peut varier du tout au tout. Le débat public devient de plus en plus hystérique, car il n'y a plus de garde-fou, pourtant nécessaire dans toute société démocratique.

    En réalité, le besoin d'intermédiaire, d'intermédiation n'a jamais été aussi grand : journaliste, éditeur, enseignant, bibliothécaire et documentaliste doivent reprendre leurs rôles.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration: http://www.decryptnewsonline.com/ 

     

  • Le succès de Kiwi, une application mobile pour les ados

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    • kiwi.pngUne des dernières applications dont raffolent les adolescents est l’application sur mobile Kiwi  où ils peuvent poser n'importe quelle question à leur réseau d'amis (qui doivent aussi utiliser Kiwi). Son utilisation est simple, ce qui explique en partie son succès : une question peut être posée, de manière anonyme ou non, et c’est le réseau d’amis qui répond. La question (sous forme d’une phrase, d’une image, d’une vidéo de 15 secondes maximum) peut être envoyée à de véritables amis, c’est à dire « les personnes proches », ou à toutes les personnes qui suivent le questionneur. Enfin, il est possible de partager les questions sur Twitter. En activant la fonction de géolocalisation, ce sont les personnes proches localement qui vont être sollicitées. Une des multiples applications offertes par les réseaux sociaux et la technologie mobile. Jean-Philippe Accart

     

     

  • Les seniors et Internet : plus connectés qu'on ne croit

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    seniors_Internet.jpgOn parle beaucoup des jeunes et d'Internet, mais on oublie souvent la population des seniors (soit les plus de 55 ans). Une étude récente (Baromètre* 55+ Cogedim Club® – TNS Sofres) change le point de vue que l'on peut avoir : il apparaît que cette population est loin d'être déconnectée puisque 63% des seniors de 55 ans et + utilisent internet, soit près de 2 seniors sur 3 et "la vie numérique apparaît ici comme un véritable élixir de jouvence auprès de cette cible". Quelques exemples d'utilisation : commander ses courses en ligne (bien qu'il y ait une certaine méfiance à payer sur Internet) ; réserver des places de théâtre, un voyage, un billet de train ; être en lien avec ses petits-enfants sur Facebook ou grâce à Skype ; s'informer sur l'actualité... les exemples sont multiples.

    Internet est donc pris comme un lien possible avec la société, la famille, les amis, et peut éviter dans certains cas une trop grande solitude ou d'être isolé.

    Jean-Philippe Accart

    Pour plus d'information, voir ce lien

    Illustration: © Sipa Press

    NB : suite aux différents commentaires suscités, je précise que je ne fais que citer une étude qui vient de paraitre, selon les critères qu'elle a définis

     

  • Twitter en classe ?

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    rts.jpgL'émission "On en parle" de la Radio suisse romande diffusée le lundi 14 mars a fait le choix de parler des "Réseaux sociaux et les portables comme moyens éducatifs". Twitter en classe ?  direz-vous... L'écoute de ce reportage montre bien l'utilité et l'utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques et éducatives. Twitter ou WhatsApp par exemple permettent de créer des communautés en ligne qui correspondent entre elles, soit une seule classe, soit plusieurs. Et ce sur plusieurs continents : les échanges se font entre des écoles suisses, africaines, québecoises... Tout cela est bien sûr très encadré par les enseignants, avec l'accord parental. En classe d'anglais, les enfants enregistrent leur texte sur ces réseaux, ce qui équivaut à des mini-tests... La technologie est mise à contribution sous toutes les formes actuelles, ordinateurs, tablettes, mais surtout téléphones portables. Twitter, l'avenir de l'éducation ?

    Jean-Philippe Accart

     

  • Facebook enquête sur les nouveaux parents numériques

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    netpublic.jpgLa technologie numérique, les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils des facteurs d'isolement, de séparation entre générations ou au contraire de rapprochement et d'échange ? La question peut paraître inappropriée, mais elle ne l'est pas tant que cela. 

    Facebook lance un vaste projet de recherche intitulé "Meet the Parents" afin d'étudier des parents âgés de 25 à 64 ans ayant des enfants de tous âges. Le réseau social de Mark Zuckerberg - accompagné de Ispos Media CT et Sound Research - analyse des données provenant de huit pays : Australie, Brésil, Canada, Allemagne, Mexique, Espagne, Angleterre et USA. 8 300 parents sont interrogés. Le projet a débuté il y a quelques semaines. Il explore la façon dont les technologies influent sur les comportements des parents vis à vis de leurs enfants et particulièrement le rôle joué par le téléphone portable.

    Le mobile apparaît comme le meilleur moyen d'être connecté à ses proches, le plus facile et le plus évident, surtout si l'on considère les changements importants d'emploi du temps des parents avec l'arrivée d'un nouveau-né par exemple : ainsi, il n'est pas rare qu'ils se connectent dès 4h du matin, et 56% d'entre eux avant 7h du matin. 48% indiquent que le mobile permet d'amuser l'enfant (ce qu'aucune parent ne contestera) et 30% considèrent qu'ils sont plus productifs grâce au smartphone. Nul doute que d'autres résultats intéressants suivront bientôt.

    Jean-Philippe Accart

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    En savoir plus sur la page de Valentin Blanchot 

    Image Netpublic.fr

     

     

  • Mieux que Facebook ? WealCome

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    wealcome2.pngEvidemment, concurrencer le géant Facebook est pratiquement impossible pour des startups qui se lancent. Mais mieux encore, en la jouant beaucoup plus finement, concurrencer Facebook sur son propre terrain est cependant possible: c'est ce que vient de réaliser WealCome depuis décembre dernier en ouvrant une page Facebook, mais aussi une application pour smartphone dédiée à la rencontre instantanée.

    Comme le résume Michaël Azerhad, le fondateur de WealCome: "Le concept en deux mots c'est : proposer des rencontres immédiates à ses amis Facebook c'est bien... mais en proposer à n'importe quels membres Facebook c'est mieux ! Pause café dans 5 minutes ? Match de foot à l'improviste ? Shopping immédiat entre filles? Barbecue entre voisins encore inconnus ? Tout est possible avec WealCome ;).

    Jean-Philippe Accart

    Suivez-moi sur Twitter : @jpaccart

  • Qwant Junior, moteur de recherche pour les 6 à 13 ans

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    qwant.jpgQuels parents avouent ne pas être rassurés que leur progéniture utilise Internet et ne tombe sur des contenus illicites ? Il est déjà difficile d'assurer une utilisation de Facebook qui ne soit sans danger, tout comme il est peu aisé d'interdire complètement ou de bloquer l'accès Internet à ses enfants.

    Une partie du problème est peut-être résolue avec l'arrivée de Qwant Junior,  moteur de recherche conçu spécialement pour les 6-13 ans, et testé pendant une année par le ministère français de l'Education nationale. La ministre elle-même, Mme N. V. Belkacem, s'est fendue d'un tweet cette semaine pour fêter sa sortie. Garanti sans violence, sans publicité ou pornographie, le moteur supprime toutes les traces et données d'utilisation comme son grand frère destiné aux adultes, Qwant qui fait lui aussi son chemin depuis quelque temps.

    Qwant est une initiative française fondée par Jean-Manuel Rozan et Éric Leandri et qui a le mérite d'offrir une alternative - certes plus modeste - à Google.

    Jean-Philippe Accart

     

  • Welcomegrooves.de, l'insertion linguistique des migrants

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    grooves.pngLe programme en ligne Welcomegrooves.de lancé en novembre par la bibliothèque de Berlin-Mitte pourra peut-être inspirer les bibliothèques genevoises et suisses (et d'autres pays): il s'agit d'un programme linguistique pour les migrants, gratuit, comprenant six leçons de vocabulaire pour la communication de base. Elles peuvent être téléchargées facilement et gratuitement depuis le site www.welcomegrooves.de sur un téléphone portable comme fichier MP3 ou directement écoutées. 

    Différents thèmes sont traités dans ces leçons, le mode de vie allemand, la culture allemande notamment. Les textes des leçons sont accessibles et imprimables gratuitement dans les bibliothèques, ils ont été traduits dans un nombre de langues non négligeable : en anglais, français, espagnol, russe, serbe, bosniaque, arabe, farsi, tigrinya, ourdou, somali, hausa, swahili, amharique et autres langues. 

    Welcomegroove a été initié et lancé par Eva Brandecker, chercheur et producteur de la série des cours de langue ayant la particularité d'utiliser la musique pour mieux mémoriser les mots : 70 volontaires créatifs l'aident dans ce projet humanitaire d'insertion, projet qui ne bénéficie d'aucune subvention.

    Les bibliothèques allemandes ajoutent ainsi une corde à leur arc social déjà bien développé.

    welcomegrooves sur Internet :
    - http://welcomegrooves.de
    - http://blog.thegrooves.de/
    - http://www.Facebook.com/thegrooves
    - http://Twitter.com/thegrooves
    - https://Storify.com/KuWiWege/deutschlernen-mit-den-welcomegrooves
     
    Jean-Philippe Accart
  • Si vous ne savez pas quoi lire, suivez les conseils des "Booktubers"!

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    booktube.jpgAvec la rentrée littéraire 2015, déferlent des centaines de nouveaux ouvrages dans les vitrines ou sur les sites des librairies. Selon Culturebox589 romans français et étrangers sont publiés cette année en France entre la mi-août et fin octobre...

    Comment s'y retrouver ? Bien sûr, votre libraire favori ou votre revue préférée vous permettent de vous orienter. Mais il existe une autre manière d'être averti en suivant les conseils des "Booktubers"... Contraction des mots "book" et "YouTube", un "Booktuber" c'est vous et moi c'est-à-dire tout un chacun qui se filme en train de commenter une lecture récente, et qui diffuse ensuite la vidéo sur Youtube. Comme sur tout réseau social, il es possible de s'abonner à votre (ou vos) Booktubers préférés, même si le phénomène est plus anglo-saxon que francophone. Les vidéos des 4 plus grands booktubers anglo-saxons (polandbananasBOOKSjessethereader ou katystatic ) ont été visonnées plus de 12 millions de vues et comptent 200 000 abonnés...

    Ce n'est donc pas un "petit" phénomème, mais une tendance actuelle du Web.

    Quelques Booktubers:

    Jean-Philippe Accart

    + d'informations dans cet article de la revue Archimag

  • Une histoire visuelle des connaissances humaines

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    visuel.jpgUne des tendances actuelles du Web est la visualisation des données sous forme de graphiques interactifs, d'infographies, appelés aussi la "data visualisation" (vous en trouverez de nombreux exemples traités dans ce blog). Un spécialiste américain Manuel Lima, a mis en ligne une de ses conférences récentes sur le sujet où il montre au travers d'infographies comment les connaissances humaines sont reliées entre elles et se développent.
     
    S'appuyant sur mille ans d'histoire de données cartographiques, à l'aide d'arbres de connaissances dans des domaines aussi variés que la médecine, la botanique, la littérature, Manuel Lima dresse ainsi sous nos yeux une carte vivante et dynamique des connaissances humaines. Les réseaux d'information ne sont pas loin. C'est une histoire fascinante de l'humanité qui nous est livrée.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Voir la conférence de Manuel Lima "A Visual History of Human Knowledge" 
     
    Voir le site de Manuel Lima : Visual Complexity
     
    L'illustration est extraite du site de Manuel Lima

  • Un manuscrit chinois du 17ème siècle livre ses secrets grâce à la numérisation

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    cambridgecalligraphy5.jpgLa bibliothèque de Cambridge University vient de rendre disponible au public sous forme numérique un manuscrit chinois extrêmement rare et précieux, qui, au vu de sa fragilité, ne pouvait être ni ouvert, ni consulté. Il s'agit du "Manuel de la calligraphie et de la peinture" (Shi zhu zhai shu hua pu).
     

    Ce livre date de 1633 est le plus ancien exemple connu de xylographie polychrome, inventé par Hu Zhengyan. La technique, aussi appelée douban, utilise plusieurs clichés appliqués successivement avec des encres différentes afin d'obtenir l'apparence d'une aquarelle peinte à la main. Le site de Cambridge explique que ces tirages douban sont admirables, avec des gradations de couleur  qui font que ce livre est «peut-être le plus bel ensemble de tirages jamais effectués

    Le manuel contient huit catégories présentant des oiseaux, orchidées, bambous, fruits, pierres, dessins à l'encre. En plus de Shi zhu zhai shu hua pu, la bibliothèque a numérisé d'autres ouvrages de ses collections chinoises un texte bouddhique daté entre 1127 et 1175 et un billet de banque du 14ème siècle qui menace les faussaires de décapitation.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Pour plus d'informations, voir ce site