Temps

  • Du voyage en ballon au drone : la Suisse vue du ciel

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    Lagginhorn_Eduard_Spelterini.jpgLa Bibliothèque nationale suisse (BN) à Berne possède des collections variées et sur tous types de supports concernant la Suisse (son mandat étant de collecter tout ce qui concerne la Suisse, même ce qui est publié sur la Suisse à l'étranger) : livres, journaux, revues, sites web, cartes et atlas, écrits académiques et de sociétés, publications officielles et documents musicaux.

    Ce qui nous occupe aujourd'hui sont ses collections photographiques que la BN met en valeur au travers d'expositions. "Vu du ciel" ("Von Oben"), la dernière en date visible jusqu'au 28 juin prochain, permet de mettre en valeur les travaux d'Eduard Spelterini, alias Eduard Schweizer (1852-1931) qui fut un des plus célèbres pionniers de la photographie aérienne au monde. 

    Pour raconter l’histoire de la photographie aérienne en Suisse, l’exposition prend comme point de départ les clichés d’Eduard Spelterini, des images conservées par le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse. Puis viennent les photos faites par avion, par satellite et enfin par des drones. Une exposition virtuelle permet de mieux s'en rendre compte. Des visites sont organisées sur place

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : photographie du Lagginhorn par Eduard Spelterini

  • Mode de vie : êtes-vous adepte du frugalisme ?

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    frugalisme.jpgSi la société actuelle peut entraîner une consommation à tout va, parfois même excessive, elle engendre également des mouvements contraires, prônant moins de consommation, un plus grande attention à soi et aux autres, le souhait d'un meilleur équilibre vie privée, travail et vie sociale... Le frugalisme, venu des Etats-Unis, est l'un de ces mouvements : ses adeptes veulent profiter de la vie et du temps à disposition en travaillant moins, voire en arrêtant de travailler à 35-40 ans, en ayant fait suffisamment d'économies pour assurer un niveau de vie minimum ensuite. On va alors parler de déconsommation. 

    Comment est-ce possible ? En réduisant son budget mensuel, en épargnant davantage, en investissant ses économies dans des placements financiers, boursiers ou immobiliers, tout en se projetant dans l'organisation d'un nouveau quotidien (vivre en autogestion ou s'installer sur un autre continent par exemple où le niveau de vie est moins coûteux qu'en Europe). L'argent économisé, et/ou placé, doit ainsi assurer de pouvoir vivre une vie de frugaliste.

    On peut bien sûr qualifier ce mouvement d'individualiste, d'hédoniste ou d'égoïste, ce qui n'est pas complètement faux. Mais il fait tout de même réfléchir sur les contraintes liées à la société actuelle et au monde du travail. Alors, prêt pour adhérer ?

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'information dans cet article du journal La Tribune par Fanny Parise (08.10.2018)

    Illustration parue dans le journal La Montagne du 07.08.2018

     

  • Votre temps est précieux, c’est le patron d’Apple qui le dit…

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    Comment-limiter-temps-passe-devant-ecranles-enfants_0_730_486.jpg« Je me suis rendu compte que j’y passais plus de temps que je ne le devrais » : cette phrase est de Tim Cook, patron d’Apple, à propos des smartphones et des réseaux sociaux, lors d’une interview sur CNN. Ainsi, même les concepteurs de ces outils technologiques indispensables à la vie quotidienne se rendent compte qu’ils ont créé des produits addictifs pour l’ensemble de la société, et qui engendrent des effets nocifs, notamment l’addiction aux écrans par les enfants ou un niveau d’attention qui baissent chez les adultes ou les adolescents connectés (cela est constaté pour ces derniers dans les écoles durant les cours ou dans les universités pour les plus âgés)… La plupart des patrons de la Silicone Valley en Californie où sont élaborées les technologies de demain, placent leurs propres enfants dans des écoles où les smartphones sont interdits…

    Facebook, Apple, Google mettent en place des moyens pour que le temps passé soit contrôlé et limité par leurs utilisateurs de manière quotidienne. Il est en effet difficile de dire quelle consommation en temps est faite par chaque utilisateur, mais celle-ci est certainement  de plus en plus grande avec plusieurs heures par jour de connexion.

    Certaines études récentes (voir Le Monde Science & Médecine du 13 juin 2018) évoquent même une chute de l’intelligence, avec une régression du quotient intellectuel chez les jeunes générations, dues cependant à un ensemble de facteurs (l'environnement général, la nourriture...) et pas à un seul : cela reste encore à confirmer.

    Jean-Philippe Accart

    Crédit photo goodluz - Fotolia

  • 1000 ans d'histoire des villes européennes numérisés

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    venice.jpgFrédéric Kaplan, directeur du laboratoire Humanités numériques * à l'EPFL (le Digital Humanities Lab - DHLAB), a lancé il y a quelques annés l'idée qu'il était possible d'explorer le passé de Venise en numérisant 1000 années des archives de la ville. C'est le projet Venice Time Machine, sorte de machine à remonter le temps, thème qui a fait les beaux jours de la littérature de science fiction. Mais ce projet est bien réel, c'est à la fois un travail d'historien, d'archiviste et de chercheur.

    Une autre dimension du projet, européenne celle-là, voit le jour : il est candidat pour devenir un "superprojet" financé par l'UE à hauteur d'un milliard d'euros sur 10 ans. Cela permettrait la mise en place d'une infrastructure capable de numériser, cartographier et classer des millions de documents pour l'instant sur support papier. Des logiciels pourront décrypter des écritures anciennes ou manuscrites. Un moteur de recherche permettra de rechercher dans cette masse d'information (il devrait être prêt en juin selon F. Kaplan). Amsterdam, Dresde, Paris, Naples, Budapest souhaitent leur Time Machine.

    Bel exemple de croisement entre histoire, sciences et technologies.

    Jean-Philippe Accart

    * "Humanités numériques" dans le sens où les sciences humaines sont alliées à la technologie numérique

    Voir l'article de Wikipedia sur la Venice Time Machine et l'article du Monde du 6 mars 2018 sur ce sujet

    Illustration extraite de YouTube

  • La presse meurt ? Vive la presse ! : le phénomène "Monocle"

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    monocle2.jpgEn ces temps incertains où nombre de journalistes cherchent une voie de reconversion et où la presse traditionnelle se pose de sérieuses questions sur son avenir, il est une aventure insolente dans le paysage des médias : celle du magazine édité en langue anglaise, "Monocle", lancé en 2007. Très bien placé dans les kiosques, dans les aéroports et dans les meilleures bibliothèques, ce magazine est rédigé à Londres, et a son siège... à Zürich. Toutes les tendances, les modes, là où il faut être, ce qu'il faut lire, porter comme vêtements et bientôt où faut-il vivre, c'est cela "Monocle". L'édition quasi mensuelle (10 n° par an) se complète d'un supplément hebdo en hiver sous format tabloïd classique. Il existe aussi des cafés, des boutiques, une radio et bientôt des appartements (à Bangkok) estampillés "Monocle" !

    A l'origine et à la tête de cette revue hors-normes, Tyler Brûlé, qui est un journaliste-entrepreneur canadien : tout ce qu'il touche se transforme en or semble-t-il. Il a dessiné l'identité visuelle de Swiss, créé le magazine Wall Paper vendu 1 million de dollars après seulement 4 numéros. Il tient aussi une chronique hebdomadaire de ses voyages dans le Financial Times....

    Dans sa forme, cette revue est très traditionnelle, proche du traditionnel almanach dans sa présentation tel qu'on le concevait au XIXème siècle. Beaucoup d'illustrations, de photos, des articles longs forment un produit avec du contenu et du sens. Nul doute que ce concept qui se déploie sous plusieurs formes, va encore se développer.

    Jean-Philippe Accart

    Précision : l'auteur ne détient pas d'actions dans "Monocle", il partage simplement son engouement.

    Sur Tyler Brûlé, lire son interview dans Le Temps du 13 novembre 2017

  • La réalité virtuelle : une nouvelle dimension

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    definition-realite-virtuelle-630x330.jpgLa réalité virtuelle - cette technologie qui permet à l'homme de se dépasser ou tout du moins de découvrir des réalités qui ne sont pas la sienne au quotidien - est utilisée dans un certain nombre de domaines. L'aviation pour simuler des vols est un exemple connu et déjà ancien. D'autres applications voient le jour, notamment dans le domaine du jeu vidéo, mais également du jeu dit "Escape Game" : pour les néophytes, les Escape Games (phénomène qui connait un incroyable développement) est une manière de jouer en groupe et de trouver la solution pour sortir d'une pièce fermée. Des indices sont à découvrir et cela demande une certaine ingéniosité digne des énigmes policières. Un des rares Escape Game en Suisse utilisant la réalité virtuelle vient d'ouvrir à Etoy, un futur centre de loisirs. Mais pour les intéressés, je leur laisse découvrir le site par eux-mêmes.

    Une autre application digne d'intérêt de la réalité virtuelle est celle des expositions virtuelles. La presse francophone s'est fait l'écho durant l'été d'une initiative originale fruit de la collaboration de l'écrivain argentin, Alberto Manguel, et du metteur québecois Robert Lepage, et intitulée "La bibliothèque, la nuit". A partir du livre portant le même titre de l'argentin, R. Lepage parvient à faire visiter une dizaine de bibliothèques consécutives, et de pouvoir ainsi voir, feuilleter et lire des ouvrages inaccessibles. 

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : http://www.realitevirtuelle.com 

  • Comment travaillerons-nous demain ?

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    travail.jpgC'est une vraie question et de nombreux articles et ouvrages récents sont consacrés à ce thème. Il s'agit donc d'une tendance forte qui trouve ses racines dans les transformations actuelles du monde du travail que nous connaissons et qui vont s'amplifier. Le numérique est bien entendu aux origines de ce questionnement, mais pas seulement.

    De nouvelles manières de travailler se mettent en place, que ce soit dans ou hors de l'entreprise. De plus en plus, il est possible de travailler à distance grâce aux moyens de connexion facilités et Internet, on parle alors de télétravail. Les plateformes numériques qui offrent des services en ligne permettent de gérer des projets à distance, de se connecter en même temps avec les autres membres du groupe, de se parler, d'annoter des documents, de les partager. Les réseaux sociaux et les réseaux sociaux d'entreprise (RSE), les Intranets sont des facilitateurs de contacts intra-entreprises. 

    Les espaces de travail sont également modifiés afin de permettre une plus grande flexibilité entre les travailleurs. Les bureaux traditionnels se transforment en espaces modulables à l'infini, pour une, voire deux personnes, ou un groupe. On parle alors de lieux hybrides qui permettent le co-working ou le flex-office, un seul espace étant modulable pour de multiples usages : un des plus grands espaces de co-working d'Europe s'est ouvert à Paris rue Lafayette dans le 10e arrondissement. 12.000 mètres carré où près de 2.400 entrepreneurs vont pouvoir travailler ensemble.

     

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du journal Les Echos du 28 mars 2017 par Pierre-André Svetchine "Disruption et flexibilité dans les espaces de travail"

     


  • Un nouvel élan pour la bibliothèque fondée par De Candolle, botaniste genevois

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    botanique-de-j-j-rousseau-lilium-bulbiferum.jpgUn conseil de visite sur Genève pour les beaux jours qui s'annoncent ? Rien de mieux en ce moment que d'aller voir la bibliothèque du Jardin Botanique entièrement rénovée sous les auspices de l'architecte Christian Dupraz  et qui vient de rouvrir ses portes.

    Unique en Suisse, cette bibliothèque est une véritable référence mondiale offrant la littérature disponible en botanique systématique et en floristique depuis l’apparition du livre imprimé. Elle possède également un herbarium qui totalise quelque 6 millions de spécimens. Fondée sous l’élan du botaniste genevois A.-P. De Candolle (1778-1841), la bibliothèque est riche de quelque 50’000 monographies, 4’400 périodiques dont 1’509 titres couramment reçus et plusieurs milliers de tirés à part constituent une collection d’environ 220’000 volumes.

    A quoi s’ajoutent des centaines de cartes topographiques et phytogéographiques, des catalogues de graines, des herbiers microfilmés, une iconothèque ou encore diverses archives manuscrites, environ 70’000 pièces, parmi lesquelles un précieux fonds épistolaire. L’ensemble occupe plus de 3,5 km linéaires de rayonnages.  Une partie de ceux-ci est cataloguée et indexée dans la base de données bibliographiques RERO consultable via Internet.

    Jean-Philippe Accart

     

     

     

  • Le "cabinet de curiosités" réinventé avec WonderAlp

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    wonderalp.jpgWonderAlp a été lancée l'automne dernier par Claude Reichler de  l'université de Lausanne: c'est une nouvelle application d’un cabinet de curiosités interactif qui met sous un jour nouveau ces fameuses collections de curiosités des XVIIe et XVIIIe siècles.

    Les objets exposés sous forme d'images proviennent  de l’ouvrage de Johann Jakob Scheuchzer  Itinera per Helvetiae alpinas regiones (1723) et de celui de Johann Gerhard Andreae, paru en 1776, les Briefe aus der Schweiz, tous deux richement illustrés. L’application comprend trois espaces : « Les dragons des Alpes », « Fossiles et cristaux », « Des plantes aux paysages » avec chacun 12 écrans ; il est possible de zoomer sur les images, accompagnées chacune d'audios. Les objets sont décrits grâce à des étiquettes. En bref, c'est à une véritable lecture enrichie (ou lecture augmentée) et une redécouverte de ces curiosités auxquelles nous sommes conviés.

    Jean-Philippe Accart

    L'application WonderAlp est disponible dans GooglePlay et pour iPhone et iPad

    Conception de l'application par l'agence Bread & Butter (Lausanne)

  • Les seniors et Internet : plus connectés qu'on ne croit

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    seniors_Internet.jpgOn parle beaucoup des jeunes et d'Internet, mais on oublie souvent la population des seniors (soit les plus de 55 ans). Une étude récente (Baromètre* 55+ Cogedim Club® – TNS Sofres) change le point de vue que l'on peut avoir : il apparaît que cette population est loin d'être déconnectée puisque 63% des seniors de 55 ans et + utilisent internet, soit près de 2 seniors sur 3 et "la vie numérique apparaît ici comme un véritable élixir de jouvence auprès de cette cible". Quelques exemples d'utilisation : commander ses courses en ligne (bien qu'il y ait une certaine méfiance à payer sur Internet) ; réserver des places de théâtre, un voyage, un billet de train ; être en lien avec ses petits-enfants sur Facebook ou grâce à Skype ; s'informer sur l'actualité... les exemples sont multiples.

    Internet est donc pris comme un lien possible avec la société, la famille, les amis, et peut éviter dans certains cas une trop grande solitude ou d'être isolé.

    Jean-Philippe Accart

    Pour plus d'information, voir ce lien

    Illustration: © Sipa Press

    NB : suite aux différents commentaires suscités, je précise que je ne fais que citer une étude qui vient de paraitre, selon les critères qu'elle a définis

     

  • Le savoir se trouve-t-il sur Internet ?

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    internet.pngCette question - qui amène un certain nombre de réponses - est posée dans le blog de Yann Houry le 14 février dernier. La discussion et les points évoqués sont quelque peu différents de ceux que je souhaite aborder ici. 

    Il semble qu'il y ait une certaine confusion dans le public et le monde du travail autour de cette question. La 1ère confusion à mon sens est celle sur le terme savoir: si l'on trouve en effet beaucoup d'informations sur Internet, voire des ouvrages et des articles numérisés en texte intégral, cela ne dit rien sur leur provenance, ni sur la véracité ou la fiabilité de ce qui est exposé. Qu'est-ce qui va déterminer le choix de telle ou telle information pour un adolescent ou un étudiant qui doit rédiger une étude ou un mémoire ? De même un cadre ou un dirigeant d'entreprise ou politique sont-ils sûrs des données et des résultats fournis suite à une recherche sur Internet ? Rumeurs, fausses informations, désinformation sont le lot quotidien des réseaux.

    La 2ème confusion ou illusion est justement qu'Internet nous fait croire que nous sommes au fait des informations, que nous n'avons pas besoin d'intermédiaires pour y accéder et comprendre ce qui est fourni. Or, nous n'avons jamais eu plus besoin d'être accompagné, conseillé pour savoir comment se diriger dans cet océan d'informations qu'est Internet maintenant. Les professions d'enseignants, d'éditeurs, de bibliothécaires, de journalistes - tous passeurs d'informations - sont plus que jamais essentielles et utiles à la société, malgré leurs disparitions annoncées pour être remplacées par ... Internet.

    Jean-Philippe Accart

    suivez-moi sur Twitter: @jpaccart

    illustration extraite de bonjouridee.com 

     

     

  • Facebook enquête sur les nouveaux parents numériques

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    netpublic.jpgLa technologie numérique, les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils des facteurs d'isolement, de séparation entre générations ou au contraire de rapprochement et d'échange ? La question peut paraître inappropriée, mais elle ne l'est pas tant que cela. 

    Facebook lance un vaste projet de recherche intitulé "Meet the Parents" afin d'étudier des parents âgés de 25 à 64 ans ayant des enfants de tous âges. Le réseau social de Mark Zuckerberg - accompagné de Ispos Media CT et Sound Research - analyse des données provenant de huit pays : Australie, Brésil, Canada, Allemagne, Mexique, Espagne, Angleterre et USA. 8 300 parents sont interrogés. Le projet a débuté il y a quelques semaines. Il explore la façon dont les technologies influent sur les comportements des parents vis à vis de leurs enfants et particulièrement le rôle joué par le téléphone portable.

    Le mobile apparaît comme le meilleur moyen d'être connecté à ses proches, le plus facile et le plus évident, surtout si l'on considère les changements importants d'emploi du temps des parents avec l'arrivée d'un nouveau-né par exemple : ainsi, il n'est pas rare qu'ils se connectent dès 4h du matin, et 56% d'entre eux avant 7h du matin. 48% indiquent que le mobile permet d'amuser l'enfant (ce qu'aucune parent ne contestera) et 30% considèrent qu'ils sont plus productifs grâce au smartphone. Nul doute que d'autres résultats intéressants suivront bientôt.

    Jean-Philippe Accart

    suivez-moi sur Twitter : @jpaccart

    En savoir plus sur la page de Valentin Blanchot 

    Image Netpublic.fr

     

     

  • La création d'un... manuscrit mise en image par le Getty Museum

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    lettrines.jpgLes musées ne sont pas en reste côté technologies afin de mettre en scène et valoriser leurs collections, plusieurs billets de ce blog ont signalé la visite virtuelle de l'Atelier de Gustave Courbet ou comment les médias sociaux changent notre approche des musées.

    Le rôle éducatif des musées est donc de plus en plus évident et prend un nouveau tournant. Une preuve supplémentaire est donnée avec une vidéo très didactique qui nous explique la création d'un... manuscrit, ce qui à l'ère du numérique peut apparaître comme décalé, mais n'en reste pas moins très instructif.

    Comment un parchemin est-il fabriqué, avec quels matériaux (de la peau de chèvre le plus souvent), en combien de temps, avec quelles techniques ? Puis le parchemin devient manuscrit précieux, l'écriture utilisée est stylisée, souvent gothique, il est enluminé et des lettrines figurent à chaque début de paragraphe. Sous nos yeux, l'effet devient magique. Les pages son ensuite reliées entre elles, et une couverture en cuir permet de les protéger.

    Ce film de 6 minutes est réalisé par le Musée Paul Getty.

    Jean-Philippe Accart

     

  • Le plus grand livre du monde est au...Myanmar

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    bigbook.jpgQui ne rêve pas d'aller visiter les temples de Bagan au Myanmar, depuis l'ouverture récente du pays. Il existe maintenant une raison supplémentaire de s'y rendre, pour aller voir rien moins que le plus grand livre au monde. Situé près de Bagan, à Mandalay, il est visible à la Pagode Kuthodaw construite en 1857 par le roi Mindon Min.
     
    Ce magnifique temple haut de 57 mètres est entièrement doré à l'extérieur (voir photo), donnant l'impression qu'il est en or massif. Cependant, le vrai spectacle se trouve dans les austères stupas blancs qui l'entourent. On peut y voir dans chacun d'entre eux une des 730 tablettes en marbre (729 contiennent le corps du texte, tandis que la tablette 730 décrit leur création) recouvertes sur les deux côtés d'une écriture dense. Pris tous ensemble, ils constituent le Theravāda (ou  Tipitaka) un des livres religieux du bouddhisme. Chaque stèle de marbre fait 1,1 m de large, 1,52 m de haut et 13 cm d'épaisseur, et l'ensemble constitue dans les faits le plus grand livre du monde.
     
    Lorsqu'elles ont été dévoilées en 1868, chacune des 80 à 100 lignes inscrites sur les stèles était remplie avec de l'or et les stèles ornées de pierres précieuses. Mais le site fut vandalisé et dépouillé lors de l'invasion des Britanniques en 1880. Maintenant les lignes sont écrites l'encre noire et tout à fait déchiffrables.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    En savoir plus sur le site Atlas Obscura et Wikipedia

  • L'an 2000 tel qu'il était vu en 1900

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    800px-France_in_XXI_Century._School.jpgLe XIXè siècle a eu ses grands visionnaires et précurseurs, et à l'aune des grandes découvertes scientifiques et de l'industrialisation en cours, certains ont réussi à prévoir ce qu'ils pensaient être le monde futur : parmi ceux-ci, le Français Jean-Marc Côté dessinent en 1899 une série de 11 cartes postales qui imaginent le monde de l'an 2000.

    Même si certaines de ces illustrations prêtent à sourire, elles n'en sont pas moins intéressantes. Il dessine un monde où nous prenons donc le sous marin-bus tracté par une baleine, où les parties de croquet se jouent sous l’eau, où les poules font du toboggan et où la pêche à la mouette en scaphandre est LE sport tendance à la mode. Et où l'enseignement à l'école passe par un casque sur la tête... 

    Voir les illustrations de Jean-Marc Côté

    Jean-Philippe Accart

    Lien permanent Catégories : Histoire, Humour, Technologie, Temps, Voyage 0 commentaire
  • Les portraits au quotidien de Stefan Meyer

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    meyerphoto.jpgStefan Meyer est photographe - et semble-t-il un bon photographe - dont le souci est de faire partager une rencontre, un moment entre des personnes qui ne se connaissent pas forcément. L'idée a germé dans son esprit en rentrant d'un voyage: contrairement à d'autres pays ou d'autres cultures, les Occidentaux, et les Suisses en particulier, ne se parlent plus dans la rue, les transports publics ou autres lieux. La technologie, faite pour partager, crée plus d'individualisme que jamais.

    "A Portait of a Day" est le projet en cours de Stefan Meyer : non content de prendre une photo par jour, il nous livre dans son blog un moment d'échange avec la personne portraitisée. La rencontre du 28 septembre, Stefan Meyer, la décrit avec des mots simples et forts. "La vie n'est pas toujours simple" et la femme qu'il interview, Gardana, le dit avec ses mots à elle. Toute une vie derrière un portrait, une photographie, une vie que l'on devine ou perçoit.

    Une belle leçon d'humanité.

    Jean-Philippe Accart

    Voir le site de Stefan Meyer

    Lien permanent Catégories : Photographie, Suisse, Technologie, Temps, Voyage 0 commentaire
  • Une histoire visuelle des connaissances humaines

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    visuel.jpgUne des tendances actuelles du Web est la visualisation des données sous forme de graphiques interactifs, d'infographies, appelés aussi la "data visualisation" (vous en trouverez de nombreux exemples traités dans ce blog). Un spécialiste américain Manuel Lima, a mis en ligne une de ses conférences récentes sur le sujet où il montre au travers d'infographies comment les connaissances humaines sont reliées entre elles et se développent.
     
    S'appuyant sur mille ans d'histoire de données cartographiques, à l'aide d'arbres de connaissances dans des domaines aussi variés que la médecine, la botanique, la littérature, Manuel Lima dresse ainsi sous nos yeux une carte vivante et dynamique des connaissances humaines. Les réseaux d'information ne sont pas loin. C'est une histoire fascinante de l'humanité qui nous est livrée.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    Voir la conférence de Manuel Lima "A Visual History of Human Knowledge" 
     
    Voir le site de Manuel Lima : Visual Complexity
     
    L'illustration est extraite du site de Manuel Lima

  • Le "Tombouctou Manuscripts Project" ou le sauvetage d'un patrimoine fascinant

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    tombouctou.jpgTombouctou a fasciné et fascine des générations entières de curieux, de lecteurs ou de passionnés d'Afrique. L'histoire des manuscrits de Tombouctou, sauvés du pillage et de la destruction par la population malienne, est exemplaire. La technologie numérique et des projets d'envergure envers cet héritage culturel inappréciable viennent à son secours depuis déjà une dizaine d'année, dont notamment le "Tombouctou Manuscripts Project" bénéficiant du support de Gerda Henkel Stiftung et de l'Université de Cape Town: traduction et numérisation de textes juridiques anciens ont été ou sont en cours de réalisation ; équipes de recherche constituées ; publications et conférences. Ce projet a révélé l'existence d'autres manuscrits dans des parties de l'Afrique telles que la Somalie ou Madagascar ou encore le Mozambique.

    La bibliothèque de l'Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) à Genève accueille en ce moment une exposition photographique, organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie, et qui présente des manuscrits issus de l’exceptionnel patrimoine culturel présent au Mali, notamment à Tombouctou. Des panneaux explicatifs et un film accompagnent les photographies de ces manuscrits, patrimoine de l'humanité.

     

  • Le "Bodmer Lab" ou la littérature mondiale numérisée

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    FondationMartinBodmer.jpgUn des hauts lieux de la culture genevoise - et suisse - la Fondation Bodmer, lance un projet d'envergure qui n'a pas fini de faire parler de lui : numériser la littérature mondiale et donc, la rendre accessible à tout un chacun. 

    En 50 ans, Martin Bodmer a rassemblé un nombre considérable d'ouvrages, plusieurs milliers. Afin de pérenniser cet héritage de premier ordre, la Fondation Bodmer s'est alliée avec l'Université de Genève et la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny pour mettre en oeuvre et réaliser le projet de numérisation qui prendra quelque 3 années. 

    Ce projet fait partie du mouvement actuel des "Humanités numériques" dont il a été déjà été question sur ce blog. Le "Bodmer Lab" est l'entité qui gère ce projet dans son ensemble.

    Gageons que nous reviendrons prochainement sur ce projet.

  • L'avenir est-il prévisible dans les données du passé ?

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    _futuristic_city.jpgMême si vous n'êtes pas fan d'Isaac Asimov ou de science-fiction, vous aimez peut-être certaines séries télé telle "Person of Interest" dans laquelle des actes criminels sont prédictibles grâce à une machine omnisciente qui rassemble toutes sortes d'éléments sur la vie d'une personne. Une société américaine vient de mettre au point PredPol qui permet  de prévoir le risque qu’une infraction puisse être commise dans une zone géographique donnée. Tout cela vous fait penser à quelque chose ? Les révélations d'Edouard Snowden sur la surveillance intensive opérée par la CIA à l'échelle mondiale est un cas de figure récent révélateur des obsessions de notre société hyper connectée.

    Cette question de la prédiction d'événements à venir est cruciale pour les gouvernements et les citoyens, ne serait-ce que pour empêcher des attaques terroristes. L'accès aux archives et aux données du passé s'avère primordial, et les algorithmes de recherche actuels sur Internet sont de plus en plus perfectionnés. Il ne faut cependant pas oublier que la majeure partie de la documentation papier et imprimée est loin d'être numérisée dans son entier, rendant ainsi les analyses très partielles. De plus, celles-ci ne peuvent être faites sans les avis croisés d'historiens, d'archivistes, d'informaticiens et de mathématiciens.

    Plus d'informations sur le blog Inriality duquel ce billet est inspiré.

    Illustrations par Tiphs de Devian Art "Cités du futur"

  • Créer son CV numérique: conseils et mise en oeuvre

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    cvnumerique.jpgVoilà qui devrait intéresser tous ceux qui sont en recherche d'emploi, étudiants et futurs diplômés donc, mais également ceux qui veulent changer d'emploi. Construire et présenter au mieux son CV n'est guère aisé, les modes changent, et les employeurs sont de plus en plus exigeants. L'arrivée des réseaux sociaux a considérablement changé la donne, et il est indispensable maintenant de construire son "identité numérique", c'est-à-dire ce que vous souhaitez présenter de vous-même sur Internet. LinkedIn est maintenant très utilisé par les chasseurs de tête et les services de ressources humaines et l'on ne saurait trop conseiller d'y créer son profil.

    L'initiative de la Mission TICE de l'Académie de Besançon en France est à saluer par sa clarté et sa simplicité avec le site "Créer son CV numérique" qui sera utile à plus d'un: différents exemples de CV sont proposés, des ressources en ligne, des tutoriels pour différents types d'outils (Powtoon ; Do You BuzzVizualize.me ; Thing Link ; Viadeo ou Linked In) ou pour aller encore plus loin About Me ou Flavors Me.

    Voilà donc une excellente initiative.

    Lien permanent Catégories : Réseaux sociaux, Technologie, Temps 0 commentaire
  • Les écrans numériques changent nos vies

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    écran2.jpgSi vous n'étiez pas au courant (car trop absorbés par vos... écrans justement !), les 6, 7 et 8 février étaient les Journées mondiales sans téléphone portable. Peut-être comme moi ne l'aviez-vous guère remarqué tant ses journées ont eu peu d'effets sur le comportement du public !

    En fait, si l'on pousse un peu la réflexion, que de choses ont changé depuis l'introduction de toutes sortes d'écrans dans nos vies: hormis bien sûr la télévision et l'ordinateur, ce qui n'est pas nouveau, le plus marquant est certainement l'arrivée du téléphone portable à partir duquel il est possible de consulter ses messages, photos, SMS, flux sociaux, publicités, news et j'en passe. De quoi rester scotché durant des heures. Ne parlons pas des tablettes type iPad ou des liseuses (pour lire des livres numériques ou E-books), des jeux vidéos, les systèmes type TomTom pour se déplacer en voiture et donc trouver son chemin. Quand vous allez visiter des amis, vous êtes face à un...écran au pied de l'immeuble qui leur permet de vous visualiser. Vous consultez vos photos de vacances sur un écran... les exemples peuvent être multipliés.

    Bref les écrans numériques sont partout, bientôt nous ne pourrons plus converser avec nos amis en face à face, mais par écrans interposés. Drôle de monde me direz-vous ? Assurément.

    Cela pose bien sûr de nombreuses questions: sur la communication et les échanges interpersonnels, sur la capacité d'attention et de lecture, la réflexion, la méditation... D'aucuns préfèrent d'ailleurs se déconnecter. Mais...désolé, je dois vous laisser, mon téléphone affiche un nouveau message.... A bientôt !

    Librement inspiré d'un article paru dans le HuffingtonPost du 6 février 2015 : "10 choses qu'on ne fait plus (ou moins) depuis l'avènement des écrans"

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  • Internet nous rend-il narcissique ? L’avènement du Quantified Self (QS)

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    HomeBigIpadG6.pngN'avez-vous pas autour de vous de plus en plus d'amis, de connaissances ou de collaborateurs au travail qui jaugent leur état de santé à l'aune d'Internet ? Qui ne porte pas son bracelet connecté pour mesurer la distance qu'il effectue chaque jour en marchant, le nombre de pas, la durée et la qualité de son sommeil ? Dans le commerce, on peut acheter maintenant un body pour bébé qui surveille sa respiration, son rythme cardiaque et sa température ; ou un bracelet qui indique, selon le type de votre peau, s’il faut remettre de la crème solaire ; également une fourchette qui mesure les quantités et le rythme des bouchées...

    Il s'agit en fait d'une démarche appelée "Quantified Self (QS)" ou "mesure de soi" en bon français, démarche qui repose sur trois dispositifs interconnectés : des applications mobiles pour Smartphone, des objets de la vie quotidienne munis de capteurs (balance, podomètre, montre...) et des sites web dédiés à la conservation et au partage de ces mesures.

    Marché en pleine expansion avec un bel avenir devant lui, puisque les analystes prévoient qu'il rapportera quelque 26 milliards de dollars en 2017... Pour quels publics ? Les sportifs bien sûr, mais aussi la santé en général donc potentiellement tout un chacun : Tactio est l’application santé la plus téléchargée du monde avec 3,6 millions d’utilisateurs... D'aucuns voient aussi dans cette démarche de mesure de soi un narcissisme dû à Internet.

     

    Illustration : page d'accueil du Groupe Santé Tactio 

    Plus d'informations avec l'article "La mesure de soi: un marché en pleine expansion" publié sur Paris-Normandie.fr le 22 janvier 2015

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  • Voyager autrement avec la plateforme collaborative Bookbedder

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    bookbedder-logo.pngDifficile de lutter contre les mastodontes de la réservation d'hôtels en ligne tels Booking.com ou Hotels.com. Des agences de voyages de renom telle Kuoni abandonnent d'ailleurs une partie de leurs offres de services à cause de cette concurrence.

    Une start up suisse installée à l'Ecole hôtelière de Lausanne lance Bookbedder, plateforme collaborative originale pour réserver des nuits d'hôtels : sa spécificité me direz-vous ? Bookbedder est la seule plateforme qui a un programme de fidélisation basée sur vos réservations et celles de vos amis. Le plus d'amis vous invitez, plus vite vous gagnez des nuits gratuites. Bookbedder est collaborative et compte donc sur sa communauté de membres pour passer le mot. 300'000 hôtels sont référencés dans Bookbedder et proposent des prix intéressants. La version du site est actuellement une version beta, et vous pouvez obtenir une invitation en cliquant sur "Register" en complétant votre profil ! 

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  • Genève et les écrivains du Sud

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    202.jpgC'est à une magnifique promenade littéraire dans Genève que nous convie Bertrand Lévy avec "Genève. Voix du Sud. Ville et littérature" ouvrage paru récemment aux éditions Metropolis. Il rassemble pour cela des textes d'auteurs du Sud à la fois contemporains ou plus anciens, romands et sud-américains. Citons parmi ceux-ci : Borges, Marquez, Fuentes, Haldas, Singria ou Casanova.

    Bertrand Lévy nous invite régulièrement à ce type de voyage, déjà en 1997 avec "Le Voyage à Genève". Aujourd'hui ce qui l'intéresse - et nous également - est de découvrir les "aspects méridionaux"de la ville du bout du lac au travers les yeux d'écrivains qui y ont vécu ou y ont séjourné. Il s'agit de textes issus de romans, essais, nouvelles, mémoires, poésies... Le pari de B. Lévy est réussi, découvrez grâce à lui Genève avec d'autres yeux.

    Découvrez la Postface

    Bertrand Lévy est maître d'enseignement et de recherche au Département Géographie et Environnement de l'Université de Genève

     

     

     

     

    Gabriel García MárquezCarlos FuentesRosa RegàsGeorges Haldas Vahé GodelCharles-Albert CingriaGonzague de ReynoldCharles Ferdinand RamuzPierre GascarFama Diagne SèneBeppe Sebaste Jacques Casanova de Seingalt 

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