11/11/2016

Changements numériques et rôle social des bibliothèques

080-zbz-2.jpgC'est le thème d'un reportage de la RTS dans l'émission Intercités du 4 novembre dernier intitulé "Hyperconnectées, les bibliothèques font leur mue" avec trois représentants de bibliothèques, celui de la ZentralBibliothek de Zürich, de Jeannette Frey (directrice de la BCU Lausanne) et de moi-même, en tant que directeur de la Bibliothèque de l'Ecole hôtelière de Lausanne.

Le journaliste Etienne Kocher, visitant une des plus grandes bibliothèques de Suisse - la ZB Zürich et ses 2 millions d'ouvrages papier - était frappé de ne trouver aucun livre dans les nouvelles salles d'accueil du public. D'où la question : "Le livre n'a-t-il plus cours ?"... Vaste question qui demande plusieurs réponses et développements. Les trois représentants de bibliothèques sollicités vont tous dans le même sens : il y a effectivement de nombreux changements en cours dans les bibliothèques avec l'arrivée du numérique, des e-books, des réseaux sociaux (Mme Frey indique d'ailleurs à juste titre que le numérique entraîne une sorte d"'invisibilité" des ressources disponibles puisqu'en ligne), mais nous sommes vraiment dans une période intermédiaire où le "tout numérique" n'est encore pas rentré dans les habitudes. C'est notamment vrai des étudiants (à la BCUL ou à l'Ecole hôtelière) qui, bien qu'hyperconnectés, préfèrent encore les livres papier pour leurs révisions ou des lecteurs d'une bibliothèque publique qui vont lire le dernier prix littéraire dans sa version traditionnelle.

Même si le numérique est en marche, et c'était l'objet de mon intervention, il est notable de constater que de nouvelles bibliothèques sont construites en Europe ou rénovées. L'importance du "lieu bibliothèque" dans une ville, sur un campus universitaire est même renforcée par l'entrée du numérique, car le besoin d'un véritable "lieu social" et d'échanges n'a jamais été aussi fort.

Jean-Philippe Accart

Photo : la ZentralBibliothek Zürich

26/09/2016

Mieux comprendre ce qu'est l'information avec Info Track de l'Université de Genève

logoInfoTrack.pngLes bibliothécaires de l'Université de Genève se soucient de leurs étudiants et de leurs professeurs. Ils mettent à disposition une formation en ligne, Info Track, leur permettant de mieux gérer l'information, de l'évaluer, tout en sensibilisant au phénomène grandissant du plagiat.

Il s'agit de plusieurs modules indépendants (Comment trouver ; Plan de recherche documentaire ; Trier ; Plagiat ; Rédaction et communication), s'appuyant sur des vidéos courtes explicatives - et présentées avec humour - , une rubrique "A retenir" et un quizz.

Aider les étudiants dans la réalisation de leurs travaux académiques est donc l'objectif principal de cette formation nouvelle manière en ligne qui va s'avérer certainement vite utile et indispensable.

Jean-Philippe Accart

11/09/2016

Un Internet plus sûr pour les ados avec "AfterSchool"

afterschool.pngEnfants et ados sont de gros utilisateurs d'Internet et des réseaux sociaux, c'est entré dans leurs habitudes de vie avec le souhait également d'avoir une certaine indépendance par rapport aux parents. D'où une utilisation moindre de Facebook par exemple considéré comme un réseau pour les "vieux" (ce qui ne se vérifie pas d'ailleurs avec une utilisation très différente selon les pays, les classes d'âge ou les milieux sociaux). 

Des applications de plus en plus nombreuses sont créées à destination d'un public jeune (comme Kiwi dont il a été question sur ce blog). La préoccupation légitime des parents est bien sûr que les enfants puissent s'y connecter sans danger.

Le très sérieux Financial Times consacre un article récent à AfterSchool, application très utilisée dans les High Schools américaines qui présente la particularité de pouvoir échanger anonymement entre étudiants d'une même école, sans interférence des parents.

L'application est modérée par un "bureau de sécurité" qui filtre les contenus violents ou illicites. C'est tout du moins ce qu'affirme son créateur, Cory Levy. Ces contenus sont communiqués à l'administration de l'école, ou à la police selon les cas. 

Depuis ces mesures de sécurité, l'application gagne plus de 100 000 utilisateurs toutes les deux semaines.

Jean-Philippe Accart

06/06/2016

Consulter la plus grande bibliothèque de sons naturels au monde

bird.jpgPlus de 800 000 photographies animales, plus de 150 000 sons provenant de 9 000 espèces d'oiseaux sauvages (mais aussi d'insectes et d'animaux) enregistrés et numérisés... telle est l'impressionnante collection proposée par la bibliothèque d'ornithologie Macaulay de Cornell University aux Etats-Unis. C'est la plus importante au monde dans ce domaine spécifique et qui intéresse les scientifiques, les ornithologues, les musées, les cinéastes, mais aussi les particuliers férus de nature.

Il est même possible de contribuer à cette fantastique aventure en chargeant ses propres photos d'oiseaux ou des enregistrements sonores qui seront ainsi disponibles pour des millions d'autres personnes intéressées.

Cette collection a commencé en 1929 et s'accroît de jour en jour: elle est cependant une des rares aussi vaste et aussi représentative des espèces animales vivant sur Terre.

Jean-Philippe Accart

Pour plus d'informations, suivre ce lien

26/04/2016

Un nouveau site d'édition numérique à Genève, l'Officine numérique

lecturenum.jpgL’Officine numérique est un nouveau site d’édition numérique qui sera présenté lors du Salon du Livre de Genève par la Bibliothèque de Genève. Il est consacré aux éditeurs genevois et sera opérationnel en septembre 2016.

Ce site est réalisé sous la houlette de la Bibliothèque de Genève en étroite collaboration avec la Librairie Droz, les Éditions Héros-Limite, les Éditions Labor et Fides et les Éditions Zoé. 250 textes seront mis à disposition en streaming et téléchargeables en format epub. Le site est destiné à accueillir d'autres publications et d'autres éditeurs. Belle initiative donc qui rapproche le lecteur et le livre, au bénéfice de la lecture numérique.

Jean-Philippe Accart

NB: Une présentation du site aura lieu sur le Stand du Cercle de la Librairie et de l’Édition Genève

 

25/10/2015

Le plagiat universitaire selon Michelle Bergadaà

plagiat_size1.jpgDepuis plus de dix ans, Michelle Bergadaà, professeur à l'université de Genève, fait oeuvre d'explication du phénomène du plagiat, qui touche de plein fouet les domaines académiques et universitaires  (et également politiques suite à plusieurs scandales de fraudes dénoncés dans la presse). Lancé en 2004, elle anime le site de recherche collaborative responsable.unige.ch qui compte actuellement plus de 25 000 abonnés.

La publication de son dernier livre "Le Plagiat académique. Comprendre pour agir" (Ed. L'Harmattan) apparait comme essentielle dans le paysage actuel pertubé de l'information et d'Internet: les étudiants, et peut-être parfois les enseignants - ne sont finalement pas assez armés par rapport aux fausses informations qui circulent sur le Net, à ce qui est repris d'un texte ou non, à ce qu'il faut véritablement citer.

D'emblée, l'auteur nous avertit et insiste sur la gravité du plagiat qui peut avoir de nombreuses conséquences, notamment sur un plan juridique (chap. 1.), puis détaille l'évolution du comportement plagiaire (il n'est pas rare qu'une thèse de doctorat soit copiée dans son intégralité) (chap. 2). Les profils de plagieurs (manipulateur ; fraudeur ; bricoleur ; tricheur) nous montrent les comportements différents face au plagiat: le besoin de normes, d'éthique, se révèle alors primordial (chap. 3). Et enfin, un chapitre en forme de slogan "Quand parler c'est agir" (chap. 4) qui insiste sur le fait qu'il faut se confronter au plagiat, engager les acteurs académiques et avoir le courage des mots.

Jean-Philippe Accart

19:14 Publié dans Accès à l'information, Fraude, Plagiat, Université | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook