Voyage

  • 200 ans de littérature pour enfants et jeunes adultes : 6 000 ouvrages numérisés

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    Au travers de la numérisation de 6 000 ouvrages pour jeunes adultes sur une période de 200 ans (principalement de livres en anglais), nous pouvons apprendre beaucoup. Plusieurs genres ont prospéré : l’instruction religieuse, mais aussi des livres de langue et d’orthographe, des contes de fées, des codes de conduite, et, surtout, des livres d'aventure comme ceux de Jules Verne. Ces livres offrent une vue (très colonialiste) du vaste monde. Ils sont souvent publiés en série dans les journaux à partir des années 1890, et mêlent fiction, voyage, histoire naturelle et sciences.

    Mais d'autres genres prospèrent qui rencontrent un grand succès : la poésie avec Elfin Rhymes de Norman ou le fantastique avec le Magicien d'Oz de Frank L. Baum et le non moins célèbre Peter Pan de J. M. Barrie. Ils préfigurent la série des Harry Potter et bien d'autres encore.

    L'étude des 200 prochaines années de ce type de littérature sera certainement tout aussi passionnante.

    Jean-Philippe Accart

    Pour en savoir plus, suivre ce lien

  • Mobilité chérie

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    mobilite.jpgLa société actuelle nous pousse à toujours plus de mobilité : dans le travail et la vie professionnelle en général, il faut changer de travail tous les 5 ans en moyenne et le fait d'habiter loin de son lieu de travail oblige à utiliser les transports en commun ou sa voiture (d'où l'obligation de posséder une voiture); en terme de loisirs et de vacances, les voyages lointains ont la cote au vu des développements du transport aérien (4,3 milliards de personnes en 2018 dans les airs, rapporte le bilan annuel de l'Organisation de l'aviation civile internationale)... en bref, être mobile ou ne pas être, telle est la question.

    Etre mobile, oui, mais dans quel but ? Le plupart des travailleurs résidant loin de leur lieu de travail ne font pas ce choix par plaisir, c'est souvent le coût de la vie qui les y oblige (cherté des loyers ; centre-ville peu pratique pour les familles), ils n'ont donc pas de choix. Le choix est là purement économique. 

    Les désagréments de la mobilité sont nombreux : les coûts engendrés sont élevés, le temps perdu en trajet est conséquent (embouteillages, intempéries), la pollution augmente... Cela a une influence non négligeable sur la santé et au final sur le travail lui-même. Peut-on toujours parler de "mobilité chérie" ?

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site www.genie.ch

    Plus d'informations dans le dossier de Télérama du 6 mars 2019 "La mobilité, de la liberté à l'aliénation"

  • Mode de vie : êtes-vous adepte du frugalisme ?

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    frugalisme.jpgSi la société actuelle peut entraîner une consommation à tout va, parfois même excessive, elle engendre également des mouvements contraires, prônant moins de consommation, un plus grande attention à soi et aux autres, le souhait d'un meilleur équilibre vie privée, travail et vie sociale... Le frugalisme, venu des Etats-Unis, est l'un de ces mouvements : ses adeptes veulent profiter de la vie et du temps à disposition en travaillant moins, voire en arrêtant de travailler à 35-40 ans, en ayant fait suffisamment d'économies pour assurer un niveau de vie minimum ensuite. On va alors parler de déconsommation. 

    Comment est-ce possible ? En réduisant son budget mensuel, en épargnant davantage, en investissant ses économies dans des placements financiers, boursiers ou immobiliers, tout en se projetant dans l'organisation d'un nouveau quotidien (vivre en autogestion ou s'installer sur un autre continent par exemple où le niveau de vie est moins coûteux qu'en Europe). L'argent économisé, et/ou placé, doit ainsi assurer de pouvoir vivre une vie de frugaliste.

    On peut bien sûr qualifier ce mouvement d'individualiste, d'hédoniste ou d'égoïste, ce qui n'est pas complètement faux. Mais il fait tout de même réfléchir sur les contraintes liées à la société actuelle et au monde du travail. Alors, prêt pour adhérer ?

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'information dans cet article du journal La Tribune par Fanny Parise (08.10.2018)

    Illustration parue dans le journal La Montagne du 07.08.2018

     

  • Nicolas Bouvier, l'écrivain photographe et iconographe

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    bouvier-28651324.jpgL'automne genevois nous a régalé d'un choix d'illustrations du fonds iconographique de Nicolas Bouvier, invitant ainsi à une promenade non pas littéraire mais artistique dans les rues de la ville.

    La Bibliothèque de Genève prolonge cette promenade par une exposition des propres photographies de l'auteur prises au cours d'un de ses voyages mythiques en 1953, à travers l'ex Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, le Pakistan, avec son ami, peintre, Thierry Vernet. Le résultat de ce voyage est le non moins mythique ouvrage "L'usage du monde".

    La littérature, la photographie, le dessin ou le cinéma sont des arts à la puissance évocatrice, qui ont le pouvoir de nous transporter dans un ailleurs, ou hors du temps. Les photographies de Nicolas Bouvier ont cette force-là, et on ne saurait trop recommander d'aller les contempler jusqu'au 2 février 2019... et de relire "L'Usage du monde" !

    Jean-Philippe Accart

    Voir aussi le site "Le voyage en images"

    Ill. extraite du site Swissinfo.ch : Nicolas Bouvier et Thierry Vernet

    Interview de Nicolas Bouvier à la RTS à propos de "L'Usage du monde"

  • La presse meurt ? Vive la presse ! : le phénomène "Monocle"

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    monocle2.jpgEn ces temps incertains où nombre de journalistes cherchent une voie de reconversion et où la presse traditionnelle se pose de sérieuses questions sur son avenir, il est une aventure insolente dans le paysage des médias : celle du magazine édité en langue anglaise, "Monocle", lancé en 2007. Très bien placé dans les kiosques, dans les aéroports et dans les meilleures bibliothèques, ce magazine est rédigé à Londres, et a son siège... à Zürich. Toutes les tendances, les modes, là où il faut être, ce qu'il faut lire, porter comme vêtements et bientôt où faut-il vivre, c'est cela "Monocle". L'édition quasi mensuelle (10 n° par an) se complète d'un supplément hebdo en hiver sous format tabloïd classique. Il existe aussi des cafés, des boutiques, une radio et bientôt des appartements (à Bangkok) estampillés "Monocle" !

    A l'origine et à la tête de cette revue hors-normes, Tyler Brûlé, qui est un journaliste-entrepreneur canadien : tout ce qu'il touche se transforme en or semble-t-il. Il a dessiné l'identité visuelle de Swiss, créé le magazine Wall Paper vendu 1 million de dollars après seulement 4 numéros. Il tient aussi une chronique hebdomadaire de ses voyages dans le Financial Times....

    Dans sa forme, cette revue est très traditionnelle, proche du traditionnel almanach dans sa présentation tel qu'on le concevait au XIXème siècle. Beaucoup d'illustrations, de photos, des articles longs forment un produit avec du contenu et du sens. Nul doute que ce concept qui se déploie sous plusieurs formes, va encore se développer.

    Jean-Philippe Accart

    Précision : l'auteur ne détient pas d'actions dans "Monocle", il partage simplement son engouement.

    Sur Tyler Brûlé, lire son interview dans Le Temps du 13 novembre 2017

  • La réalité virtuelle : une nouvelle dimension

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    definition-realite-virtuelle-630x330.jpgLa réalité virtuelle - cette technologie qui permet à l'homme de se dépasser ou tout du moins de découvrir des réalités qui ne sont pas la sienne au quotidien - est utilisée dans un certain nombre de domaines. L'aviation pour simuler des vols est un exemple connu et déjà ancien. D'autres applications voient le jour, notamment dans le domaine du jeu vidéo, mais également du jeu dit "Escape Game" : pour les néophytes, les Escape Games (phénomène qui connait un incroyable développement) est une manière de jouer en groupe et de trouver la solution pour sortir d'une pièce fermée. Des indices sont à découvrir et cela demande une certaine ingéniosité digne des énigmes policières. Un des rares Escape Game en Suisse utilisant la réalité virtuelle vient d'ouvrir à Etoy, un futur centre de loisirs. Mais pour les intéressés, je leur laisse découvrir le site par eux-mêmes.

    Une autre application digne d'intérêt de la réalité virtuelle est celle des expositions virtuelles. La presse francophone s'est fait l'écho durant l'été d'une initiative originale fruit de la collaboration de l'écrivain argentin, Alberto Manguel, et du metteur québecois Robert Lepage, et intitulée "La bibliothèque, la nuit". A partir du livre portant le même titre de l'argentin, R. Lepage parvient à faire visiter une dizaine de bibliothèques consécutives, et de pouvoir ainsi voir, feuilleter et lire des ouvrages inaccessibles. 

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : http://www.realitevirtuelle.com 

  • Rencontre avec Alberto Manguel, héritier de Jorge Luis Borgès

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    manguel.jpgUn voyage à Buenos Aires - en vue de découvrir cette ville magnifique s'étirant au bord du Rio de La Plata - est aussi une manière de marcher dans les pas de Jorge Luis Borgès, auteur que j'avais déjà évoqué dans un précédent billet de ce blog. Les connexions de l'écrivain argentin avec la Suisse sont importantes car il y vécut enfant, et il repose maintenant au cimetière des Rois à Genève.

    Quoi de mieux que de rencontrer (même brièvement) son héritier spirituel en la personne d'Alberto Manguel, écrivain et directeur de la Bibliothèque nationale d'Argentine ? Celui-ci a bien voulu me recevoir et j'ai ainsi pu découvrir son projet de rénovation du bureau de Borgès dans l'ancienne bibliothèque nationale (calle Mexico 564) dont celui-ci fut le directeur entre 1955 et 1973. L'actuelle bibliothèque nationale n'a rien à voir avec l'ancien édifice, le nouvel édifice ressemblant à un énorme vaisseau extra-terrestre posé dans la ville. Cependant, un pays qui nomme à la tête d'une institution culturelle prestigieuse deux de ses plus grands écrivains ne peut mériter qu'une grande considération. 

    Retrouver les traces de l'écrivain Borgès dans Buenos Aires n'est pas aisé, rien n'est vraiment fait pour cela, contrairement à d'autres villes qui nous font vraiment suivre les chemins empruntés par leurs écrivains (on pense notamment à Trieste où vécurent Umberto Saba, Italo Svevo, Claudio Magris ; ou Ferrare avec Giorgio Bassani). S'il existe bien une Fondation Borgès créée en 1988 par sa veuve Maria Kodama ainsi qu'un centre culturel qui porte son nom, la rénovation du lieu où Borgès travailla pendant 18 ans, en plus de quelques dizaines d'ouvrages annotés de sa main possédés par la bibliothèque nationale, va contribuer à conserver sa mémoire. En attendant, il faut lire ou relire Borgès et son héritier Alberto Manguel qui se voit plus tard comme un futur "ermite". 

    Jean-Philippe Accart

    Lien permanent Catégories : Bibliothèque, Genève, Histoire, Voyage 0 commentaire
  • "Les lectures de Lénine": une exposition à la Bibliothèque nationale suisse

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    lenine.jpgPeu de personnes le savent (à part quelques initiés) ou s'en souviennent, mais  Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, fréquenta la Bibliothèque nationale suisse en 1915 (à l'époque die Landesbibliothek), soit deux ans avant la Révolution bolchevique qui bouleversa et bouleverse encore la carte du monde. Il est, avec son épouse Nadejda Krupskaïa, vraisemblablement habitué de la Suisse, puisqu'ils vécurent plusieurs années à Genève au début du XXè siècle. Un article fort intéressant de la Tribune de Genève relate ce passage de Lénine à Genève.

    Mais que lisait donc le célèbre révolutionnaire dont la dépouille est toujours conservée dans son mausolée du Kremlin ? La Bibliothèque nationale a bien sûr conservé des traces du passage de ce visiteur si célèbre - mais inconnu à l'époque - et notamment les fiches de prêt des livres, soit une soixantaine. Ce sont des livres d'histoire, mais aussi des livres sur l'organisation, la technique ou encore la politique - en allemand, français et italien.

    L'exposition qui se tient en ce moment à Berne jusqu'au 26 août (en prémice des célébrations de la révolution d'octobre 1917), raconte ce parcours livresque en présentant des documents qui n'ont encore jamais été montrés, en provenance des Archives fédérales et des Archives de l'Etat de Berne. A l'époque, Lénine se montra impressionné par le système des bibliothèques en Suisse. Il partit ensuite pour Zürich, puis retourna en Russie et nous connaissons la suite de l'histoire...

    Jean-Philippe Accart

  • Le "cabinet de curiosités" réinventé avec WonderAlp

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    wonderalp.jpgWonderAlp a été lancée l'automne dernier par Claude Reichler de  l'université de Lausanne: c'est une nouvelle application d’un cabinet de curiosités interactif qui met sous un jour nouveau ces fameuses collections de curiosités des XVIIe et XVIIIe siècles.

    Les objets exposés sous forme d'images proviennent  de l’ouvrage de Johann Jakob Scheuchzer  Itinera per Helvetiae alpinas regiones (1723) et de celui de Johann Gerhard Andreae, paru en 1776, les Briefe aus der Schweiz, tous deux richement illustrés. L’application comprend trois espaces : « Les dragons des Alpes », « Fossiles et cristaux », « Des plantes aux paysages » avec chacun 12 écrans ; il est possible de zoomer sur les images, accompagnées chacune d'audios. Les objets sont décrits grâce à des étiquettes. En bref, c'est à une véritable lecture enrichie (ou lecture augmentée) et une redécouverte de ces curiosités auxquelles nous sommes conviés.

    Jean-Philippe Accart

    L'application WonderAlp est disponible dans GooglePlay et pour iPhone et iPad

    Conception de l'application par l'agence Bread & Butter (Lausanne)

  • Le plus grand livre du monde est au...Myanmar

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    bigbook.jpgQui ne rêve pas d'aller visiter les temples de Bagan au Myanmar, depuis l'ouverture récente du pays. Il existe maintenant une raison supplémentaire de s'y rendre, pour aller voir rien moins que le plus grand livre au monde. Situé près de Bagan, à Mandalay, il est visible à la Pagode Kuthodaw construite en 1857 par le roi Mindon Min.
     
    Ce magnifique temple haut de 57 mètres est entièrement doré à l'extérieur (voir photo), donnant l'impression qu'il est en or massif. Cependant, le vrai spectacle se trouve dans les austères stupas blancs qui l'entourent. On peut y voir dans chacun d'entre eux une des 730 tablettes en marbre (729 contiennent le corps du texte, tandis que la tablette 730 décrit leur création) recouvertes sur les deux côtés d'une écriture dense. Pris tous ensemble, ils constituent le Theravāda (ou  Tipitaka) un des livres religieux du bouddhisme. Chaque stèle de marbre fait 1,1 m de large, 1,52 m de haut et 13 cm d'épaisseur, et l'ensemble constitue dans les faits le plus grand livre du monde.
     
    Lorsqu'elles ont été dévoilées en 1868, chacune des 80 à 100 lignes inscrites sur les stèles était remplie avec de l'or et les stèles ornées de pierres précieuses. Mais le site fut vandalisé et dépouillé lors de l'invasion des Britanniques en 1880. Maintenant les lignes sont écrites l'encre noire et tout à fait déchiffrables.
     
    Jean-Philippe Accart
     
    En savoir plus sur le site Atlas Obscura et Wikipedia

  • "Atlas Obscura" : des terres encore inconnues

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    terra incognita.pngA la question : "Existe-t-il encore quelque chose à découvrir dans ce monde ?", deux jeunes Américains, Joshua Foer et Dylan Thuras, férus de journalisme, de voyages et d'Internet ont répondu en 2009 par la création d'un site insolite, au nom mystérieux : Atlas Obscura.

    Atlas Obscura souhaite devenir le guide de référence d'un monde merveilleux et offrir des lieux à découvrir. On peut dire qu'au bout de six années d'existence, le pari est réussi. Mais que trouve-t-on dans Atlas Obscura ? Classés par thèmes, des lieux insolites ou inexplorés ou inconnus : des villes miniatures ou souterraines, de gigantesques trous dans le sol dont on ne connait pas la profondeur, des églises et des pagodes insolites, des maisons de papier... cela semble sans fin.

    L'un des intérêts d'Atlas Obscura est que c'est un projet collaboratif. Les explorateurs du monde entier peuvent collaborer et faire découvrir aux voyageurs curieux des sites étonnants ou cachés. Pourquoi pas vous ?

    Jean-Philippe Accart

    Page Facebook d'Atlas Obscura en suivant ce lien

  • Welcomegrooves.de, l'insertion linguistique des migrants

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    grooves.pngLe programme en ligne Welcomegrooves.de lancé en novembre par la bibliothèque de Berlin-Mitte pourra peut-être inspirer les bibliothèques genevoises et suisses (et d'autres pays): il s'agit d'un programme linguistique pour les migrants, gratuit, comprenant six leçons de vocabulaire pour la communication de base. Elles peuvent être téléchargées facilement et gratuitement depuis le site www.welcomegrooves.de sur un téléphone portable comme fichier MP3 ou directement écoutées. 

    Différents thèmes sont traités dans ces leçons, le mode de vie allemand, la culture allemande notamment. Les textes des leçons sont accessibles et imprimables gratuitement dans les bibliothèques, ils ont été traduits dans un nombre de langues non négligeable : en anglais, français, espagnol, russe, serbe, bosniaque, arabe, farsi, tigrinya, ourdou, somali, hausa, swahili, amharique et autres langues. 

    Welcomegroove a été initié et lancé par Eva Brandecker, chercheur et producteur de la série des cours de langue ayant la particularité d'utiliser la musique pour mieux mémoriser les mots : 70 volontaires créatifs l'aident dans ce projet humanitaire d'insertion, projet qui ne bénéficie d'aucune subvention.

    Les bibliothèques allemandes ajoutent ainsi une corde à leur arc social déjà bien développé.

    welcomegrooves sur Internet :
    - http://welcomegrooves.de
    - http://blog.thegrooves.de/
    - http://www.Facebook.com/thegrooves
    - http://Twitter.com/thegrooves
    - https://Storify.com/KuWiWege/deutschlernen-mit-den-welcomegrooves
     
    Jean-Philippe Accart
  • L'aventure humanitaire "Human Generation"

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    1508659_1010016825687363_1445027765399096449_n[1].jpgLe phénomène actuel des migrants atteignant l'Europe par milliers chaque jour a de quoi impressionner et frappe bien sûr tous les esprits. En octobre dernier, un groupe de huit Lausannois n'a pu résister au désir d'aller à leur rencontre et de leur apporter une aide matérielle, quelle qu'elle soit. Coup de folie ? Compassion ? Empathie ? Souhait de sortir de nos vies d'Européens protégées ? Il y a certainement un peu de tout cela à la fois dans cette action hors normes.

    Avant de partir, ils créent leur association Humansnation, rassemblent de quoi remplir 3 fourgonnettes de sacs de vêtements donnés après un appel sur Facebook. L'arrivée dans les Balkans est bien sûr une épopée en elle-même, la traversée de certaines frontières, puis les rencontres avec ces migrants qui manquent de tout. Notre groupe de Lausannois se retrouve à gérer des situations délicates en Slovénie, entre les organisations humanitaires, la police, les responsables officiels... Mais leur courage ne semble pas s'arrêter, ils fournissent du pain à quelques milliers de personnes, aident à remplir les formulaires, organisent les distributions de nourriture.

    Tout cela est raconté sur leur page Facebook "Human Generation" que l'on ne saurait trop conseiller de consulter tant celle-ci est un vrai journal de bord humanitaire, avec de beaux témoignages, de nombreuses photos à l'appui.

    Jean-Philippe Accart

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  • L'an 2000 tel qu'il était vu en 1900

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    800px-France_in_XXI_Century._School.jpgLe XIXè siècle a eu ses grands visionnaires et précurseurs, et à l'aune des grandes découvertes scientifiques et de l'industrialisation en cours, certains ont réussi à prévoir ce qu'ils pensaient être le monde futur : parmi ceux-ci, le Français Jean-Marc Côté dessinent en 1899 une série de 11 cartes postales qui imaginent le monde de l'an 2000.

    Même si certaines de ces illustrations prêtent à sourire, elles n'en sont pas moins intéressantes. Il dessine un monde où nous prenons donc le sous marin-bus tracté par une baleine, où les parties de croquet se jouent sous l’eau, où les poules font du toboggan et où la pêche à la mouette en scaphandre est LE sport tendance à la mode. Et où l'enseignement à l'école passe par un casque sur la tête... 

    Voir les illustrations de Jean-Marc Côté

    Jean-Philippe Accart

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  • Les portraits au quotidien de Stefan Meyer

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    meyerphoto.jpgStefan Meyer est photographe - et semble-t-il un bon photographe - dont le souci est de faire partager une rencontre, un moment entre des personnes qui ne se connaissent pas forcément. L'idée a germé dans son esprit en rentrant d'un voyage: contrairement à d'autres pays ou d'autres cultures, les Occidentaux, et les Suisses en particulier, ne se parlent plus dans la rue, les transports publics ou autres lieux. La technologie, faite pour partager, crée plus d'individualisme que jamais.

    "A Portait of a Day" est le projet en cours de Stefan Meyer : non content de prendre une photo par jour, il nous livre dans son blog un moment d'échange avec la personne portraitisée. La rencontre du 28 septembre, Stefan Meyer, la décrit avec des mots simples et forts. "La vie n'est pas toujours simple" et la femme qu'il interview, Gardana, le dit avec ses mots à elle. Toute une vie derrière un portrait, une photographie, une vie que l'on devine ou perçoit.

    Une belle leçon d'humanité.

    Jean-Philippe Accart

    Voir le site de Stefan Meyer

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  • Trip.me ou comment personnaliser au mieux votre voyage

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    tripme.pngCe blog fait souvent référence à la notion de voyage en y associant les technologies. Ce billet ne dément pas cette ligne générale et vous propose aujourd'hui une idée originale lancée en 2013 par Andre Kiwitz depuis Berlin: la plateforme Trip.me.

    Trip.me a pour originalité de permettre de sélectionner, personnaliser et réserver des voyages directement avec les agences locales du monde entier. L'idée principale de ce projet est donc de soutenir des partenaires locaux ou de développer de nouvelles technologies innovatrices de voyage.

    Trip.me met les personnes en contact direct avec un réseau de plus de 150 agents de voyage locaux partout dans le monde entier. Ceux-ci sont connus comme des experts de la destination choisie.

    Sur le site trip.me, on peut parcourir des centaines d'itinéraires, tous personnalisables jusque dans les moindres détails. Ou simplement entrer en contact direct avec un expert local dans le pays de votre choix et préparer avec lui votre voyage ensemble de A à Z.

     

  • Le "Tombouctou Manuscripts Project" ou le sauvetage d'un patrimoine fascinant

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    tombouctou.jpgTombouctou a fasciné et fascine des générations entières de curieux, de lecteurs ou de passionnés d'Afrique. L'histoire des manuscrits de Tombouctou, sauvés du pillage et de la destruction par la population malienne, est exemplaire. La technologie numérique et des projets d'envergure envers cet héritage culturel inappréciable viennent à son secours depuis déjà une dizaine d'année, dont notamment le "Tombouctou Manuscripts Project" bénéficiant du support de Gerda Henkel Stiftung et de l'Université de Cape Town: traduction et numérisation de textes juridiques anciens ont été ou sont en cours de réalisation ; équipes de recherche constituées ; publications et conférences. Ce projet a révélé l'existence d'autres manuscrits dans des parties de l'Afrique telles que la Somalie ou Madagascar ou encore le Mozambique.

    La bibliothèque de l'Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) à Genève accueille en ce moment une exposition photographique, organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie, et qui présente des manuscrits issus de l’exceptionnel patrimoine culturel présent au Mali, notamment à Tombouctou. Des panneaux explicatifs et un film accompagnent les photographies de ces manuscrits, patrimoine de l'humanité.

     

  • L'avenir est-il prévisible dans les données du passé ?

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    _futuristic_city.jpgMême si vous n'êtes pas fan d'Isaac Asimov ou de science-fiction, vous aimez peut-être certaines séries télé telle "Person of Interest" dans laquelle des actes criminels sont prédictibles grâce à une machine omnisciente qui rassemble toutes sortes d'éléments sur la vie d'une personne. Une société américaine vient de mettre au point PredPol qui permet  de prévoir le risque qu’une infraction puisse être commise dans une zone géographique donnée. Tout cela vous fait penser à quelque chose ? Les révélations d'Edouard Snowden sur la surveillance intensive opérée par la CIA à l'échelle mondiale est un cas de figure récent révélateur des obsessions de notre société hyper connectée.

    Cette question de la prédiction d'événements à venir est cruciale pour les gouvernements et les citoyens, ne serait-ce que pour empêcher des attaques terroristes. L'accès aux archives et aux données du passé s'avère primordial, et les algorithmes de recherche actuels sur Internet sont de plus en plus perfectionnés. Il ne faut cependant pas oublier que la majeure partie de la documentation papier et imprimée est loin d'être numérisée dans son entier, rendant ainsi les analyses très partielles. De plus, celles-ci ne peuvent être faites sans les avis croisés d'historiens, d'archivistes, d'informaticiens et de mathématiciens.

    Plus d'informations sur le blog Inriality duquel ce billet est inspiré.

    Illustrations par Tiphs de Devian Art "Cités du futur"

  • Comment j'ai quitté mon travail pour voyager

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    travel.jpgQui n'en rêve pas ? Certains font ce choix, et même parfois en famille : prendre une année sabbatique, louer un bateau et partir... C'est un rêve en effet, et tout le monde ne peut se le permettre. Mais Michael Hodson, un juriste américain de Lafayetteville en Arkansas, décida en 2008 de tenter l'expérience d'un tour du monde. Un blog fait part de toutes ses aventures  et sa lecture s'avère passionnnante. 

    Michael décide en effet de partir sans rien réserver à l'avance, ni transports, ni hôtels et de ne pas prendre l'avion... Restent cependant tous les autres moyens de voyager. Je vous laisse découvrir son périple, de l'Argentine à la Chine, de la Nouvelle-Zélande au Panama, ce qui lui prit 16 mois et non 12 comme prévu à l'origine. 

    Rentré au Etats-Unis, quelque mois après il repart et ne peut plus se passer maintenant de voyager en tenant son blog.

    Tenté par l'aventure ?

  • Etes-vous un voyageur... numérique ?

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    vogagenumérique.jpgC'est le thème d'un article original ("The Pros and the Cons of Being a Digital Nomad") et publié récemment sur le blog "Hunter Digital". Marie Hunter nous explique les avantages et les inconvénients d'être un voyageur à l'ère du numérique : la préparation d'un voyage se fait maintenant de plus en plus en ligne ne serait-ce que pour les réservations d'avions, de trains, d'hôtels, de restaurants ou même pour obtenir un guide...Les agences de voyage semblent appartenir au passé, même si l'on peut regretter la disparition d'une qualité de service, la proximité et le dialogue. Cependant, le fait de pouvoir obtenir des avis d'autres voyageurs grâce à des systèmes de recommandation permet de se faire une idée relativement précise des lieux où l'on souhaite se rendre. Les forums de voyageurs, les communautés en ligne sont pléthores et donnent des évaluations et conseils réguliers de ces lieux. Une fois sur place, il est également possible de contacter des communautés locales, ou même de loger gratuitement chez l'habitant (ce que l'on appelle "le couchsurfing" de plus en plus populaire). Bref, les possibilités semblent infinies et le blog de Marie Hunter n'est pas avare d'idées en la matière.

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    illustration Hunter Digital

  • Voyager autrement avec la plateforme collaborative Bookbedder

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    bookbedder-logo.pngDifficile de lutter contre les mastodontes de la réservation d'hôtels en ligne tels Booking.com ou Hotels.com. Des agences de voyages de renom telle Kuoni abandonnent d'ailleurs une partie de leurs offres de services à cause de cette concurrence.

    Une start up suisse installée à l'Ecole hôtelière de Lausanne lance Bookbedder, plateforme collaborative originale pour réserver des nuits d'hôtels : sa spécificité me direz-vous ? Bookbedder est la seule plateforme qui a un programme de fidélisation basée sur vos réservations et celles de vos amis. Le plus d'amis vous invitez, plus vite vous gagnez des nuits gratuites. Bookbedder est collaborative et compte donc sur sa communauté de membres pour passer le mot. 300'000 hôtels sont référencés dans Bookbedder et proposent des prix intéressants. La version du site est actuellement une version beta, et vous pouvez obtenir une invitation en cliquant sur "Register" en complétant votre profil ! 

    Retrouvez-moi au quotidien sur Twitter: @jpaccart