Le plagiat universitaire selon Michelle Bergadaà (25/10/2015)

plagiat_size1.jpgDepuis plus de dix ans, Michelle Bergadaà, professeur à l'université de Genève, fait oeuvre d'explication du phénomène du plagiat, qui touche de plein fouet les domaines académiques et universitaires  (et également politiques suite à plusieurs scandales de fraudes dénoncés dans la presse). Lancé en 2004, elle anime le site de recherche collaborative responsable.unige.ch qui compte actuellement plus de 25 000 abonnés.

La publication de son dernier livre "Le Plagiat académique. Comprendre pour agir" (Ed. L'Harmattan) apparait comme essentielle dans le paysage actuel pertubé de l'information et d'Internet: les étudiants, et peut-être parfois les enseignants - ne sont finalement pas assez armés par rapport aux fausses informations qui circulent sur le Net, à ce qui est repris d'un texte ou non, à ce qu'il faut véritablement citer.

D'emblée, l'auteur nous avertit et insiste sur la gravité du plagiat qui peut avoir de nombreuses conséquences, notamment sur un plan juridique (chap. 1.), puis détaille l'évolution du comportement plagiaire (il n'est pas rare qu'une thèse de doctorat soit copiée dans son intégralité) (chap. 2). Les profils de plagieurs (manipulateur ; fraudeur ; bricoleur ; tricheur) nous montrent les comportements différents face au plagiat: le besoin de normes, d'éthique, se révèle alors primordial (chap. 3). Et enfin, un chapitre en forme de slogan "Quand parler c'est agir" (chap. 4) qui insiste sur le fait qu'il faut se confronter au plagiat, engager les acteurs académiques et avoir le courage des mots.

Jean-Philippe Accart

19:14 | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook