• Lisez maintenant...!

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    imagepapierebook.jpgEn ces temps incertains, d'enfermement, tout d'un coup une faim de musique, de spectacle, de film s'empare de tout un chacun. Et on peut vraiment l'assouvir sans trop de peine, vu les multiples diffusions télévisuelles ou sur les réseaux sociaux : beaucoup d'artistes y vont de leur chanson en live, voire d'un mini-spectacle en ligne, d'un concert improvisé...

    Mais quid de la lecture ? Les librairies sont fermées, on peut bien sûr commander des livres papier en ligne, de préférence à des libraires indépendants... et en Suisse, à Genève, ils sont nombreux à le proposer (Voir ce site). Mais pour ceux qui n'ont guère l'envie ou les moyens financiers, il existe d'autres possibilités, notamment le prêt numérique de livres (par des bibliothèques) ou le téléchargement gratuit de livres (oui c'est possible !): Bibliomedia a ainsi lancé la plateforme e-bibliomedia et si vous êtes inscrit dans une bibliothèque publique, vous pouvez bénéficier du prêt numérique (le livre est mis à disposition en ligne pendant une certaine période). Autre possibilité, le livre numérique à télécharger gratuitement sur votre ordinateur : le site Outilstice donne la liste complète des sites où c'est rendu possible pendant cette période à la maison. Alors, plus d'excuses pour ne pas lire...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Librinova

    Autre billet sur ce blog avec : Le livre en streaming

  • La Bibliothèque nationale suisse a 125 ans !

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    BN.jpgComparée à ses homologues, la Bibliothèque nationale suisse est toute jeune, et qu'est-ce que 125 ans quand le mandat qui lui est fixé l'est pour l'éternité ! Son mandat est légal, elle doit collecter tous les documents (manuscrits, images, photos, affiches, presse suisse...) qui concernent la Suisse. La traduction en slovène ou en hindi d'un romancier suisse arrive systématiquement à la BN à Berne par le réseau diplomatique ou d'autres réseaux (il n'existe pas de dépôt légal national en Suisse, mais des dépôts cantonaux). Plus de 5 millions de documents sont ainsi stockés dans deux magasins ultra-modernes en sous-sol et décrits dans son catalogue en ligne Helveticat. Les projets de numérisation sont nombreux notamment celui de la presse suisse accessible maintenant en ligne.

    Le bâtiment de la BN construit en 1930 est protégé, il s'inspire de l'école du Bauhaus, avec des lignes très épurées. Restaurée et informatisée dans les années 2000, la BN est un bel outil ouvert à tous-tes, avec une clientèle d'étudiants, d'enseignants, d'historiens. La littérature suisse est mise à l'honneur avec les Archives littéraires suisses, et le magnifique fonds des affiches et des peintures au travers du Cabinet des estampes.

    La BN c'est aussi la Phonothèque nationale à Lugano pour la musique et le son, le Centre Dürrenmatt à Neuchâtel.

    Jean-Philippe Accart

    Une vidéo vous permet de visiter la BN

    Ill. : La Poste suisse a émis un timbre pour célébrer les 125 ans de la BN

  • Une société où l'on s'expose en permanence

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    La-Societe-d-exposition-Desir-et-desobeiance-a-l-ere-numerique.jpgC'est l'objet du dernier ouvrage publié par Bernard E. Harcourt et l'actualité récente en est la preuve flagrante. Tout un chacun livre ses secrets sans vraiment en avoir conscience, grâce aux traces laissées sur nos tablettes, ordinateurs et autres smartphones. Le moteur principal de ce dévoilement intime est, d'après l'auteur, le plaisir. Bernard E. Harcourt est philosophe, de nationalité franco-américaine. Il est professeur de droit et de philosophie politique à Columbia University, à New York, et directeur d’études à l’EHESS, à Paris.

    Pour vivre heureux, vivons... exposés… et cela rend les individus heureux (certains) : le réseau social Instagram en est la preuve flagrante. À l’ère numérique, livrer en pâture les moindres recoins de sa vie privée sur Facebook, Twitter ou Instagram, permet de jouir d'une certaine "aura" numérique. L'auteur détaille pour nous ce lien entre une exposition constante et le plaisir qu'il procure... et c'est passionnant. Sera-t-il possible de s'en défaire ? Rien n'est moins sûr.

    Jean-Philippe Accart

    La Société d’exposition. Désir et désobéissance à l’ère numérique, de Bernard E. Harcourt, traduit de l’anglais (États-Unis) par Sophie Renaut, coll. La Couleur des idées, éd. du Seuil, 336 p.