• Le nouvel horizon des bibliothèques suisses

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    slspreal.pngLe 7 décembre prochain, la presque totalité des grandes bibliothèques scientifiques suisses (Universités, Grandes et Hautes écoles) vont utiliser un nouveau système de gestion intégré (SIGB) qui, pour le public, s'appellera "Swisscovery" (un outil de découverte adapté à la Suisse). A Genève, sont concernés principalement la Bibliothèque de Genève, l'Université de Genève et les Hautes écoles (HEPIA; HEAD; HETS; HEG...). Ce système va remplacer les systèmes existants Rero et Nebis.

    Swiss Library Service Platform (SLSP) est la plateforme qui va gérer ce système et les nouveaux services qui sont intégrés, notamment le prêt entre bibliothèques. Ainsi, depuis presque deux années, 475 bibliothèques scientifiques et 2500 bibliothécaires travaillent d'arrache-pied pour la réussite du projet SLSP. La société SLSP AG dont le siège est à Zürich réunit tous les partenaires concernés qui en sont actionnaires. La Confédération helvétique finance également ce projet d'envergure.

    C'est un changement de paradigme avec l'arrivée de cette nouvelle plateforme nationale de services. Pour celles et ceux qui voudront emprunter des documents ou les faire venir chez eux ou dans leur bibliothèque, il faudra se réinscrire (le mieux est de consulter la page web de sa bibliothèque). Des millions de documents seront ainsi accessibles et consultables pour la partie ressources électroniques (en étant affilié à une université).

    C'est donc un nouvel horizon qui s'annonce pour les bibliothèques suisses.

    Jean-Philippe Accart

  • La bibliothèque itinérante de Napoléon

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    Napo.jpgNapoléon, grand lecteur, aimait partir en campagne ou en déplacement  avec sa bibliothèque personnelle, selon les historiens. Comme il souhaite avoir à sa disposition un choix conséquent d'ouvrages divers, il fait concevoir spécialement pour lui, des bibliothèques itinérantes (voir illustration) pouvant contenir des ouvrages de petits formats, avec un dos relié, en cuir très souple, très manipulables.

    En juillet 1803, il passe ainsi commande à Antoine-Alexandre Barbier, son bibliothécaire particulier :  « C’est l’intention de Sa Majesté de faire imprimer ces œuvres pour son usage spécial et afin d’économiser l’espace, qu’il n’y ait pas de marge ». Ces ouvrages sont contenus dans des caisses recouvertes de cuir et garnies de velours. Une caisse contient alors soixante petits volumes et un catalogue permet de les retrouver.

    Tout jeune, et pas encore empereur, Bonaparte entretient des relations étroites avec plusieurs éditeurs afin d'obtenir des ouvrages. L'éditeur Borde à Genève lui fournit ainsi les écrits de Jean-Jacques Rousseau. Plus tard, pendant la campagne d'Egypte, il emporta avec lui les titres suivants:

    - Le cours d'études par Condillac,
    - Les Œuvres diverses d Arnaud,
    - Les Essais de Bacon,
    - De l'influence des passions par Mme de Staël,
    - Les visions philosophiques par Mercier

    Installé ensuite à Malmaison avec Joséphine de Beauharnais, il crée sa bibliothèque personnelle de 5 à 6 000 ouvrages, qui furent ensuite dispersés. Seuls quelques-uns partirent avec lui lors de son exil à Saint Hélène.

    Jean-Philippe Accart

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