• "Transcrire" : le numérique au service des journaux de bord et écrits privés

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    amiel.jpgJournaux de bord, écrits intimes, récits personnels reviennent à la mode, ou sont de nouveau au goût du jour grâce à la technologie numérique. C'est le cas pour la plateforme "Transcrire" qui met à l'honneur les journaux de bord des ethnologues français du XIXè et du XXè siècles ayant voyagé en Afrique, en Europe ou au Mexique. Carnets de voyages, cartes, plans, lexiques sont ainsi rendus accessibles. Fabrice Melka, ingénieur au CNRS en France, est à l'origine de ce projet.

    Si ces documents sont rendus accessibles, cela ne veut pas dire qu'ils soient lisibles. L'objectif de la plateforme Transcrire est de travailler en mode collaboratif pour arriver à décrypter ces carnets. Des chercheurs, des spécialistes, des bibliothécaires, mais également des particuliers peuvent contribuer à déchiffrer les quelque 15 000 pages déjà numérisées. 400 personnes ont d'ores et déjà ouvert un compte en vue de collaborer à Transcrire.

    Dans une veine un peu différente, mais qui relève aussi du journal intime, la Bibliothèque de Genève fête celui de l'écrivain genevois Amiel qui a rédigé un journal intime de 17 000 pages. Un podcast à écouter a été réalisé à cette occasion.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration de la Bibliothèque de Genève