Fraude

  • Lutter contre la mésinformation

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    mesinfo.jpgNotre époque voit certaines valeurs (démocratiques, morales, sociales…) battues en brèche, et l'information est un terrain privilégié de mise à bas de ces valeurs par la diffusion d'informations fausses ou erronées, à titre volontaire : les causes, les conséquences sont nombreuses et créent une grande incertitude dans le public, voire une confusion. Certaines professions sont touchées de plein fouet, et les bibliothèques, documentalistes et archivistes essaient de préserver les valeurs qui constituent leurs professions. En tant que professionnels de l'information, ils appliquent quelques grands principes tels la neutralité face à l’information, l’égalité des publics dans l’accès à l’information, la non-discrimination. Concrètement, le principe de neutralité se traduit sur le terrain par l’acquisition d’ouvrages ou de documents qui représentent toutes les tendances politiques du moment : cela permet au public, en période électorale par exemple, de faire son propre choix, de décider par lui-même et d’éviter des erreurs.

    La mésinformation fait partie, à grande échelle, de notre vie quotidienne, notamment par la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux. Il y a cependant des moyens de lutter contre ce phénomène malgré, parfois les censures exercées sur des bibliothèques pour bannir certains ouvrages de leurs collections. Ce fut le cas récemment aux Etats-Unis.

    La presse et les journalistes s’élèvent contre ce mouvement généralisé de mésinformation, et proposent maintenant des outils. DE FACTO est une nouvelle plateforme qui réunit des médias français de référence – l'AFP, 20 Minutes, Libération, Les Surligneurs, Franceinfo – ainsi que des tutoriels, des analyses et des outils pour aider enseignants, chercheurs et grand public à décrypter les fausses informations. Elle est portée par Sciences Po, l’Agence France Presse et le CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information).

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site

     

     

     

     

     

  • La médiation de l'information à l'heure du numérique

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    Image.jpgLes professions de l'information (journalistes, documentalistes, bibliothécaires, éditeurs...) - passeurs et intermédiaires de l'information - sont amenées à se poser de sérieuses questions quant à leur avenir dans une société du tout numérique.  Sont-elles encore utiles à l'heure des réseaux sociaux, des moteurs de recherche et de l'information à portée de clic ? Le constat cependant est clair : la désinformation, le trop plein d'informations, la fraude et le plagiat, les fausses informations sont des phénomènes qui produisent des effets dévastateurs comme le montre l'actualité récente. En réalité, et c'est paradoxal, le besoin de médiation à l'heure du numérique n’a jamais été aussi grand, et c'est dans cette voie que doivent se situer ces différentes professions. Les outils et technologies numériques actuels sont des avancées incontestables, mais demandent une certaine maîtrise pour les utiliser correctement, discerner le vrai du faux, faire face à ce qu'on appelle l'info-obésité.

    Le rôle des professionnels de l'information est donc essentiel, il doit être amplifié et valorisé. C'est la thèse que je développe mon nouvel ouvrage "La médiation à l'heure du numérique" publié aux Editions du Cercle de la Librairie.

    Jean-Philippe Accart 

    Découvrir l'ouvrage sous ce lien

     

     


     

  • Le plagiat universitaire selon Michelle Bergadaà

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    plagiat_size1.jpgDepuis plus de dix ans, Michelle Bergadaà, professeur à l'université de Genève, fait oeuvre d'explication du phénomène du plagiat, qui touche de plein fouet les domaines académiques et universitaires  (et également politiques suite à plusieurs scandales de fraudes dénoncés dans la presse). Lancé en 2004, elle anime le site de recherche collaborative responsable.unige.ch qui compte actuellement plus de 25 000 abonnés.

    La publication de son dernier livre "Le Plagiat académique. Comprendre pour agir" (Ed. L'Harmattan) apparait comme essentielle dans le paysage actuel pertubé de l'information et d'Internet: les étudiants, et peut-être parfois les enseignants - ne sont finalement pas assez armés par rapport aux fausses informations qui circulent sur le Net, à ce qui est repris d'un texte ou non, à ce qu'il faut véritablement citer.

    D'emblée, l'auteur nous avertit et insiste sur la gravité du plagiat qui peut avoir de nombreuses conséquences, notamment sur un plan juridique (chap. 1.), puis détaille l'évolution du comportement plagiaire (il n'est pas rare qu'une thèse de doctorat soit copiée dans son intégralité) (chap. 2). Les profils de plagieurs (manipulateur ; fraudeur ; bricoleur ; tricheur) nous montrent les comportements différents face au plagiat: le besoin de normes, d'éthique, se révèle alors primordial (chap. 3). Et enfin, un chapitre en forme de slogan "Quand parler c'est agir" (chap. 4) qui insiste sur le fait qu'il faut se confronter au plagiat, engager les acteurs académiques et avoir le courage des mots.

    Jean-Philippe Accart