Musée

  • "Modernités suisses" : une exposition au Musée d'Orsay à Paris

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    big.jpgUn saut en TGV à Paris, cela vous tente ? Avec la réouverture des musées, les expositions foisonnent, et celle sur les "Modernités suisses (1890-1914)" promet de belles (re(découvertes). Soutenue par  Swiss Life Asset Managers, l'Ambassade de Suisse et Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture. cette exposition va permettre à un large public de découvrir des artistes ou des oeuvres méconnues hors de Suisse, et ce n'est pas si souvent.

    Comme le souligne Paul Muller, historien de l'art, la scène artistique en Suisse au XIXè est d'une grande vitalité avec notamment Cuno Amiet, Giovanni et Augusto Giacometti, Felix Vallotton, ou encore Ernest Bieler ou Max Buri.

    C'est donc l'occasion de voir 70 chefs-d'oeuvre de cette période provenant essentiellement de collections publiques et privées suisses, certaines n'ayant jamais été montrées. L'exposition dure jusqu'au 29 juillet.

    Jean-Philippe Accart

    Voir la vidéo de présentation 

  • Nom de code : Lontad. La numérisation des Archives de la SDN

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    SDN.jpgLa Société des Nations (SDN) a été créée à Genève en 1919 après la Première Guerre mondiale : c'est la première organisation intergouvernementale pour la paix et la coopération, qui a conduit à une institutionnalisation des relations internationales telles que nous les connaissons. Ses activités sont reprises ensuite en 1946 par l'Organisation des Nations-Unies (ONU). Les archives de la SDN sont déposées à l'ONU qui a commencé en 2018 leur numérisation.

    Quelques chiffres-clés : les archives de la SDN représentent 15 millions de pages, 500 000 unités documentaires et mesurent près de 3 kilomètres linéaires. En 2009, l'importance historique des archives de la Société des Nations est reconnue par l'UNESCO, avec son inscription sur le Registre de la Mémoire du monde. Elles témoignent de la coopération entreprise par les diplomates, les agents et les premiers fonctionnaires internationaux pour garantir la paix et la sécurité.

    Le projet Lontad - nom de code du projet de numérisation - court jusqu'en 2022, ce qui rendra ainsi possible l'accès à ces archives aux chercheurs, historiens et au grand public.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : Archives de la Société des Nations dans la salle de lecture John D. Rockefeller à l'Organisation des Nations Unies de Genève.

  • De 1912 à 1980, l'ETH et la redécouverte de son patrimoine cinématographique

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    Mittelholzer_Porträt.jpgLes films tournés et produits au tout début du cinéma envahissent Internet et les réseaux sociaux, et nous font découvrir, le plus souvent en version colorisée et restaurée, la vie des contemporains de cette époque : les détails ainsi plus apparents mettent en valeur des ambiances, des atmosphères. Il ne manque que le son.

    Hormis les cinémathèques, d'autres institutions possèdent des trésors audiovisuels qu'elles remettent au goût du jour. C'est le cas de l'Ecole polytechnique de Zürich et de son département Image Archive qui proposent depuis peu une série de courts métrages ou de petits films remontant à 1912 jusqu'à 1980 et pouvant être visualisés sur leur site

    On découvre ainsi avec bonheur l'expédition au Groenland de l'explorateur de l'Arctique Alfred de Quervain (1912) ou les éclipses solaires des années 1960 et 1970 avec le chercheur Max Waldmeier. Les films comprennent également d'autres faits marquants de l'histoire de l'ETH Zurich, tels que «Bau- Film über die Erweiterung des Maschinenlaboratoriums» (Film de construction sur l'agrandissement du laboratoire de machines; 1931) et «Der Eidophor: die bildspendende Flüssigkeit» (Le Eidophor: liquide de projection d'images; vers 1944).

    Les films rares de Walter Mittelholzer, issus du domaine privé, sont présentés. Ceux-ci vous emmèneront, par exemple, sur un vol en Afrique du Nord en novembre / décembre 1932, ou sur divers circuits à ski entrepris par le pionnier de l'aviation en Suisse et en Autriche dans les années 1930.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. Musée national suisse. Le pilote et photographe Walter Mittelholzer

  • La bibliothèque itinérante de Napoléon

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    Napo.jpgNapoléon, grand lecteur, aimait partir en campagne ou en déplacement  avec sa bibliothèque personnelle, selon les historiens. Comme il souhaite avoir à sa disposition un choix conséquent d'ouvrages divers, il fait concevoir spécialement pour lui, des bibliothèques itinérantes (voir illustration) pouvant contenir des ouvrages de petits formats, avec un dos relié, en cuir très souple, très manipulables.

    En juillet 1803, il passe ainsi commande à Antoine-Alexandre Barbier, son bibliothécaire particulier :  « C’est l’intention de Sa Majesté de faire imprimer ces œuvres pour son usage spécial et afin d’économiser l’espace, qu’il n’y ait pas de marge ». Ces ouvrages sont contenus dans des caisses recouvertes de cuir et garnies de velours. Une caisse contient alors soixante petits volumes et un catalogue permet de les retrouver.

    Tout jeune, et pas encore empereur, Bonaparte entretient des relations étroites avec plusieurs éditeurs afin d'obtenir des ouvrages. L'éditeur Borde à Genève lui fournit ainsi les écrits de Jean-Jacques Rousseau. Plus tard, pendant la campagne d'Egypte, il emporta avec lui les titres suivants:

    - Le cours d'études par Condillac,
    - Les Œuvres diverses d Arnaud,
    - Les Essais de Bacon,
    - De l'influence des passions par Mme de Staël,
    - Les visions philosophiques par Mercier

    Installé ensuite à Malmaison avec Joséphine de Beauharnais, il crée sa bibliothèque personnelle de 5 à 6 000 ouvrages, qui furent ensuite dispersés. Seuls quelques-uns partirent avec lui lors de son exil à Saint Hélène.

    Jean-Philippe Accart

    Voir aussi cet article : lien

     
  • Annemarie Schwarzenbach : "Départ sans destination"

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    Annemarie-Schwarzenbach_c103c35415.jpgC'est le titre de l'exposition photographique que le Centre Paul Klee à Berne consacre à cette voyageuse impénitente que fut la Zürichoise à partir des années 1930. A la fois voyageuse, écrivaine et journaliste, elle est aussi photographe et témoigne donc de son temps au travers de son Leica.

    Les Archives littéraires suisses conservent 7 000 de ses clichés, dont certains sont en ligne, et c'est un vrai bonheur de naviguer de l'Orient à l'Afrique et aux Amériques avec elle, en compagnie parfois d'une autre voyageuse célèbre, Ella Maillart (elles accomplirent ensemble en 1939 un voyage qui les mena en Iran et en Perse à bord d'une Ford).

    Annemarie Schwarzenbach écrit beaucoup (plus de 300 articles parus dans la presse suisse de l'époque) et accompagne ses textes de ses propres photos, très révélatrices des différents moments des nombreux voyages effectués : scènes de voyages, traversée d'un fleuve, personnages typiques notamment Orientaux, des mosquées ou les célèbres Bouddhas de Bamiyan... Elle préfigure en fait le métier de reporter et son oeuvre reste à (re)découvrir.

    Jean-Philippe Accart

    Image : www.zpk.org

  • L'art se met au virtuel

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    pompei-750.jpgPar ces temps où le voyage est devenu plus compliqué ou difficile à réaliser, il existe des moyens de découvrir des lieux historiques ou des expositions depuis son propre salon ou à distance. La technologie de la réalité virtuelle ou celle de la réalité augmentée sont alors utilisées, ce qui demande d'être équipé d'un casque adéquat. Certains Escape Game proposent aussi des jeux avec la réalité virtuelle.

    Le Grand Palais à Paris a prolongé jusqu'au 2 novembre 2020 son exposition sur Pompéi. La revue Arts in the City décrit l'expérience virtuelle vécue par un de ses journalistes : "Le visiteur se retrouve au cœur d'une somptueuse domus pompéienne pour observer chaque détail, du sol au plafond, en passant par le mobilier, dans une immersion à 360° étonnamment réaliste, accompagné par les commentaires du narrateur".

    De nombreuses autres expériences peuvent être vécues virtuellement, ce que rassemble le site ADN Innovation avec une sélection de 10 grands sites de par le monde que tout un chacun a envie de visiter : le Taj Mahal en Inde, les temples de Bagan en Birmanie, le Museum of Modern Art (MOMA) de New York...

    Enfin, parlons de ces magnifiques expositions proposées par l'Atelier des Lumières à Paris, ou les Bassins de Lumières à Bordeaux qui projettent des oeuvres d'art sur une grande échelle rendant l'expérience saisissante, notamment celle en cours sur Gustav Klimt.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : site Naples-Campanie

  • Le voyage a-t-il encore un sens ?

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    IMG_6881.jpegC'est la question à se poser en ce moment, et c'est celle que pose la revue en ligne Helvetia Historica. D'après un sondage cité par la RTS ce jour, 32% des Suisses croient encore qu'ils vont faire des voyages lointains cet été... Il faudrait d'abord attendre que les frontières ouvrent de nouveau, que les transports fonctionnent correctement, et que les avionneurs acceptent les réservations pendant l'été, ce qui ne semble pas être le cas.

    Alors Helvetia Historica propose de se tourner vers... la Suisse et quoi de mieux en effet. Bien sûr il n'y a pas la mer, mais il y a les lacs ; les randonnées en montagne remplacent aisément les marches dans le désert ; et avec le réchauffement climatique, les canicules estivales en Europe n'ont rien à envier aux Tropiques.

    Les musées et les bibliothèques vont ouvrir, donc il y a amplement de quoi se cultiver... et de, pourquoi pas, s'ennuyer un peu.

    Peut-être - sûrement - est-ce aussi une manière de redécouvrir son propre pays et d'en profiter pleinement, à la fois physiquement et intellectuellement. Cela vaut la peine d'y réfléchir.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Helvetia Historica

  • La Bibliothèque nationale suisse a 125 ans !

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    BN.jpgComparée à ses homologues, la Bibliothèque nationale suisse est toute jeune, et qu'est-ce que 125 ans quand le mandat qui lui est fixé l'est pour l'éternité ! Son mandat est légal, elle doit collecter tous les documents (manuscrits, images, photos, affiches, presse suisse...) qui concernent la Suisse. La traduction en slovène ou en hindi d'un romancier suisse arrive systématiquement à la BN à Berne par le réseau diplomatique ou d'autres réseaux (il n'existe pas de dépôt légal national en Suisse, mais des dépôts cantonaux). Plus de 5 millions de documents sont ainsi stockés dans deux magasins ultra-modernes en sous-sol et décrits dans son catalogue en ligne Helveticat. Les projets de numérisation sont nombreux notamment celui de la presse suisse accessible maintenant en ligne.

    Le bâtiment de la BN construit en 1930 est protégé, il s'inspire de l'école du Bauhaus, avec des lignes très épurées. Restaurée et informatisée dans les années 2000, la BN est un bel outil ouvert à tous-tes, avec une clientèle d'étudiants, d'enseignants, d'historiens. La littérature suisse est mise à l'honneur avec les Archives littéraires suisses, et le magnifique fonds des affiches et des peintures au travers du Cabinet des estampes.

    La BN c'est aussi la Phonothèque nationale à Lugano pour la musique et le son, le Centre Dürrenmatt à Neuchâtel.

    Jean-Philippe Accart

    Une vidéo vous permet de visiter la BN

    Ill. : La Poste suisse a émis un timbre pour célébrer les 125 ans de la BN

  • Photos : «Nous, saisonniers, saisonnières… Genève 1931-2019»

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    saisonnier.jpgGenève ne serait pas Genève sans ceux qui l'ont construite, aménagée, réparée... dans un passé encore pas si lointain, et notamment ces travailleurs saisonniers provenant de toute l'Europe, représentant au fil des ans plusieurs milliers de personnes. La libre circulation était encore loin, et ces travailleurs avaient besoin d'un permis de travail temporaire. Ils venaient généralement sans leurs familles, ou en les cachant. Beaucoup de femmes étrangères (entre 8 000 à 12 000) ont ainsi travaillé pour les familles aisées de Genève.

    L'espace culturel Le Commun au sein du Musée d’art moderne et contemporain de Genève (MAMCO) nous le rappelle a bon escient au travers de cette exposition sous l'angle de belles photographies en noir et blanc qui parlent d'elles-mêmes. Elles s'étalent sur une longue période, plus de 70 ans, et rendent un bel hommage à ces hommes et ces femmes, que les sociologues nomment comme étant un sous-prolétariat.

    Evidemment, Genève n'est pas une exception, beaucoup d'autres villes et d'autres pays ont fait appel à ce type de main d'oeuvre. Mais peu rendent hommage de cette manière à ces travailleurs et travailleuses, avec humanité.

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'informations dans l'article de Daniele Mariani "Le travail précaire au temps des saisonniers" publié sur Swissinfo le 19 novembre 2019

     

     

  • Heidi au Japon

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    heidi.jpgHeidi est un des plus célèbres mythes suisses et il s'exporte même au Japon. En soi, cela n'a rien d'étonnant que la petite fille montagnarde créée par Johanna Spyri dans les années 1880 continue à faire rêver des générations d'enfants de par le monde, et même au pays du soleil levant : elle représente la quintessence d'une Suisse idéalisée, un petit pays niché au milieu des montagnes enneigées, d'une nature luxuriante, d'une vie simple et accessible.

    Traduit en 1920 au Japon, le roman Heidi connait un immense succès, amplifié par la suite en 1960 quand il est adapté par le cinéma d'animation japonais qui cherche alors un second souffle. Le succès dépasse même le Japon car il est adapté dans une vingtaine de pays. Le dessin animé pour enfants est alors lancé.

    Aujourd'hui, des milliers de touristes japonais visitent chaque année Maienfeld, le village grison considéré comme la patrie de Heidi.

    Le Musée national suisse à Zürich retrace dans une exposition jusqu'au 13 octobre 2019 l'aventure japonaise de Heidi dont le succès est dû au réalisateur de films d'animation Isao Takahata.

    Jean-Philippe Accart

  • Du voyage en ballon au drone : la Suisse vue du ciel

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    Lagginhorn_Eduard_Spelterini.jpgLa Bibliothèque nationale suisse (BN) à Berne possède des collections variées et sur tous types de supports concernant la Suisse (son mandat étant de collecter tout ce qui concerne la Suisse, même ce qui est publié sur la Suisse à l'étranger) : livres, journaux, revues, sites web, cartes et atlas, écrits académiques et de sociétés, publications officielles et documents musicaux.

    Ce qui nous occupe aujourd'hui sont ses collections photographiques que la BN met en valeur au travers d'expositions. "Vu du ciel" ("Von Oben"), la dernière en date visible jusqu'au 28 juin prochain, permet de mettre en valeur les travaux d'Eduard Spelterini, alias Eduard Schweizer (1852-1931) qui fut un des plus célèbres pionniers de la photographie aérienne au monde. 

    Pour raconter l’histoire de la photographie aérienne en Suisse, l’exposition prend comme point de départ les clichés d’Eduard Spelterini, des images conservées par le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse. Puis viennent les photos faites par avion, par satellite et enfin par des drones. Une exposition virtuelle permet de mieux s'en rendre compte. Des visites sont organisées sur place

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : photographie du Lagginhorn par Eduard Spelterini

  • Léonard de Vinci et Genève

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    indexLV.jpgUn mystère sera peut-être dévoilé le vendredi 1er mars prochain à 12h15 à la Bibliothèque de Genève, aux Bastions. Le célèbre manuscrit De Divina Proportione écrit par Luca Piacioli  et conservé par la bibliothèque depuis 1756 comporte-t-il réellement 60 dessins de la main de Leonard de Vinci ?

    De Divina Proportione (La Divine Proportion) est un livre de mathématiques composé aux alentours de 1498 à Milan et publié pour la première fois en 1509 à Venise. Il détaille la proportion mathématique et son application en géométrie, dans les arts et en architecture. C'est dire son importance, et qui en effet mieux que Leonard de Vinci pouvait l'illustrer ?

    A l'occasion de la célébration des 500 ans de la mort du grand homme, le manuscrit partira pour Rome pour être exposé aux Scuderie del Quirinale. Mais auparavant, il sera présenté au public genevois à l'Espace Ami Lullin le samedi 2 mars, une fois le mystère levé la veille au cours d'un débat avec des conservateurs, des historiens et des scientifiques. Une occasion à ne pas manquer.

    Jean-Philippe Accart

    Voir le programme de la manifestation 

     

  • Le Musée Voltaire à Genève vous accueille pour une "Nuit des Délices"

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    la_famille_du_duc_de_penthieevr121415.jpgPour celles et ceux qui ne connaissent pas - encore - ce musée dédié aux Lumières et sis en plein Genève, cette "Nuit des Délices" peut être l'occasion de le découvrir. Elle aura lieu le 5 février prochain à 18.30, et sera l'occasion de recréer l'ambiance d'un salon littéraire tel qu'il pouvait exister au 18è siècle...

    Deux récitants, Rose Marie Fuchs-Nicolas et Louis Martinet, prendront les rôles respectifs de Madame du Deffand et de Voltaire et liront des morceaux choisis de leur correspondance assidue qui dura plus de vingt-cinq ans.

    D'après les organisateurs de cette soirée, ces échanges épistolaires sont à la fois "éblouissants, élégants et facétieux". L'esprit du Siècle des Lumières sera bien présent le 5 février.

    Jean-Philippe Accart

    Entrée libre, mais places limitées. S'inscrire par mail à  communication.bge@ville-ge.ch

    Le Musée Voltaire fait partie de la Bibliothèque de Genève

    Ill. fr.muzeo.com

     

     

     

  • Louer une oeuvre d'art : l'art à la maison

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    frap2.jpgSi les initiatives proposées par les musées sont nombreuses pour faciliter l'accès aux oeuvres artistiques à tout public - et pour cela le numérique présente beaucoup d'avantages : expositions virtuelles ; animations virtuelles à partir d'un tableau... dont il est fait mention régulièrement dans ce blog - une nouvelle possibilité offerte maintenant est d'inviter l'art à domicile, dans son salon, sa salle à manger, son salon. 

    La Médiathèque Valais a ainsi ouvert en janvier dernier une artothèque aux Arsenaux à Sion. Le principe est que tout un chacun peut choisir l'oeuvre d'un artiste, sur place ou sur internet, et l'exposer à son domicile pour une durée - prolongeable - de trois mois. C'est la première fois que ce concept apparaît dans une bibliothèque de Suisse romande. On y trouve des gravures, lithographies, sérigraphies, photographies, dessins, aquarelles et des collages, tous réalisés par des artistes professionnels. 

    A l'Ecole des Beaux-Arts de Nantes, en France, ce sont 400 oeuvres contemporaines qui sont mises à disposition et sont empruntables pour la somme de 6o euros en moyenne. Ce service est ouvert à tous les habitants, mais également aux entreprises. 

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site www.artdelivery.fr 

     

    Lien permanent Catégories : Exposition, Musée, Vie privée 0 commentaire
  • Le Musée du Prado à Madrid explose sur Instagram. Voici pourquoi

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    « Les explications en direct sur Instagram du Musée du Prado me rendent vivant». «Je suis étonné que le Prado soit en direct dans Instagram et explique des tableaux". Ce qui précède sont de véritables commentaires d'utilisateurs d'Instagram, surpris qu'une institution artistique comme le Musée du Prado ait décidé de faire chaque jour des vidéos en direct (les fameuses "stories") à propos d'un des tableaux de sa collection.

    C'est en fait le cas depuis août 2017. Les premières vidéos ont montré une promenade à travers les salles vides, offrant aux utilisateurs « la possibilité de voir les salles d'une manière détendue et intime» selon les mots de Javier Sainz de Los Terreos, directeur de la communication numérique du Musée. " Les retransmissions ont été effectuées en silence." précise-t-il.

    Les spectateurs ont demandé ensuite plus d'interactivité et qu' "il était nécessaire de raconter une histoire". Alors, le Musée a décidé de «commenter certains détails des œuvres ou des aspects qui passent habituellement inaperçus dans les visites, tous d'un point de vue informel, et de plus tous les jours». C'est ainsi que le format actuel est né. Le choix d'Instagram a été fait pour toucher une audience plus jeune et d'en faire un moment spécial car la vidéo n'est disponible que pour vingt-quatre heures. "C'est devenu un moment spécial ".

    Jean-Philippe Accart

    Voir : https://www.instagram.com/museoprado/