Projet collaboratif

  • "Cadavres exquis" à Carouge

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    Les bibliothèques de Carouge proposent à leurs lecteurs de participer à un jeu littéraire en ligne, sous la forme de cadavres exquis (terminer une phrase commencée par un autre). Cela peut donner des résultats inattendus... 

    Ce jeu a été inventé en 1925 par le mouvement surréaliste, il peut se jouer seul ou à plusieurs (entre amis, en famille). Il peut animer une soirée et même être le sujet d'une pièce de théâtre comme "La Carpe et le Lapin", un cadavre exquis de Catherine Frot et Vincent Dedienne jouée en 2019.

    Sur leur site, les bibliothèques de Carouge expliquent à l'aide d'images comment cela peut être réalisé à plusieurs en venant à la bibliothèque, en choisissant chacun un ouvrage, les titres finissant par constituer une phrase. Mais d'autres manières de jouer sont également proposées...

    Jean-Philippe Accart

  • Voyager grâce à la littérature

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    logobabelio.pngLe site Babelio a eu l'idée originale de créer une carte interactive de la littérature mondiale : il suffit de cliquer sur un pays pour accéder aux livres référencés sur le site. Pour la littérature suisse, 1328 ouvrages sont recensés : l'ouvrage de Martin Suter "Le cuisinier" fait l'objet d'un résumé et de 69 critiques. 

    Le site Babelio est un site collaboratif, c'est-à-dire que tout un chacun peut y apporter sa contribution, notamment par une critique. C'est aussi un excellent moyen de se faire une idée sur un ouvrage que l'on souhaite consulter, acheter ou lire. 

    Des centaines de milliers d'ouvrages sont donc signalés, pour le plus grand bonheur des amoureux de la littérature... et des voyages.

    Jean-Philippe Accart

  • Voyager grâce à la littérature

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    logobabelio.pngLe site Babelio a eu l'idée originale de créer une carte interactive de la littérature mondiale : il suffit de cliquer sur un pays pour accéder aux livres référencés sur le site. Pour la littérature suisse, 1328 ouvrages sont recensés : l'ouvrage de Martin Suter "Le cuisinier" fait l'objet d'un résumé et de 69 critiques. 

    Le site Babelio est un site collaboratif, c'est-à-dire que tout un chacun peut y apporter sa contribution, notamment par une critique. C'est aussi un excellent moyen de se faire une idée sur un ouvrage que l'on souhaite consulter, acheter ou lire. 

    Des centaines de milliers d'ouvrages sont donc signalés, pour le plus grand bonheur des amoureux de la littérature... et des voyages.

    Jean-Philippe Accart

  • Les 20 ans de Wikipedia

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    Cette semaine voit l'anniversaire de la création de l'encyclopédie libre en ligne il y a 20 ans, Wikipedia. Très décriée à ses débuts comme peu crédible, elle est maintenant utilisée par toutes et tous, de 7 à 77 ans, voire plus. Elle a même détrôné les grandes encyclopédies universelles telle l'Universalis (qui existe toujours cependant sous format numérique, mais a abandonné sa forme papier).

    Il est vrai que le format numérique est particulièrement adapté à ce type d'outil bibliographique, notamment pour la mise à jour des informations, plus souple et moins coûteuse que le recours à des éditions papier successives. Même si les encyclopédies reliées, avec de nombreux volumes ont fait les beaux jours de certaines bibliothèques (personnelles ou publiques), Wikipedia y a mis fin.

    Le modèle économique de Wikipedia est fondé sur l'écriture d'articles par des bénévoles, articles qui sont ensuite revus, corrigés ou amendés par une communauté *.  Les articles de l'encyclopédie peuvent être copiés librement, tout en citant bien sûr la source. A l'heure actuelle, Wikipedia en français, c'est plus de deux millions d'articles et plus de 20 000 contributeurs. L'article sur Genève est particulièrement complet et sa dernière mise à jour date du 18 janvier 2021.

    Jean-Philippe Accart

    Pour aller plus loin, voir l'ouvrage de Guy Delsaut, aux Editions Klog, et celui de Rémy Mathis aux éditions First consacrés à Wikipedia

    * Certaines bibliothèques organisent périodiquement des ateliers d'écriture Wikipedia, telle la Bibliothèque de Genève

  • Le nouvel horizon des bibliothèques suisses

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    slspreal.pngLe 7 décembre prochain, la presque totalité des grandes bibliothèques scientifiques suisses (Universités, Grandes et Hautes écoles) vont utiliser un nouveau système de gestion intégré (SIGB) qui, pour le public, s'appellera "Swisscovery" (un outil de découverte adapté à la Suisse). A Genève, sont concernés principalement la Bibliothèque de Genève, l'Université de Genève et les Hautes écoles (HEPIA; HEAD; HETS; HEG...). Ce système va remplacer les systèmes existants Rero et Nebis.

    Swiss Library Service Platform (SLSP) est la plateforme qui va gérer ce système et les nouveaux services qui sont intégrés, notamment le prêt entre bibliothèques. Ainsi, depuis presque deux années, 475 bibliothèques scientifiques et 2500 bibliothécaires travaillent d'arrache-pied pour la réussite du projet SLSP. La société SLSP AG dont le siège est à Zürich réunit tous les partenaires concernés qui en sont actionnaires. La Confédération helvétique finance également ce projet d'envergure.

    C'est un changement de paradigme avec l'arrivée de cette nouvelle plateforme nationale de services. Pour celles et ceux qui voudront emprunter des documents ou les faire venir chez eux ou dans leur bibliothèque, il faudra se réinscrire (le mieux est de consulter la page web de sa bibliothèque). Des millions de documents seront ainsi accessibles et consultables pour la partie ressources électroniques (en étant affilié à une université).

    C'est donc un nouvel horizon qui s'annonce pour les bibliothèques suisses.

    Jean-Philippe Accart

  • Le voyage autrement : lire les villes

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    Best+Books+Set+in+Malta+Cover.png"Reading the City" (Lire la ville) est un joli projet en ligne pour les amoureux des villes, de l'urbanisme et des voyages. La devise du site est : "Travel by book. Find a new perspective. Discover book recommendations to guide your next trip."

    Laissons la créatrice du projet, Julia Feld, s'expliquer : "Je suis celle qui lit tous les commentaires, les recommandations de livres reçues et qui façonne Reading the City. Ce projet a d'abord commencé comme un cours où Gabriel Feld, mon père, accompagnait les étudiants à travers différentes villes du monde, de Buenos Aires à New York. J'ai écouté beaucoup de ses cours, donc peut-être sans surprise, lorsque j'ai étudié à l'Université de Columbia, ma curiosité pour l'environnement urbain a continué.

    Là où mon père se concentre sur l'environnement bâti et l'architecture du paysage urbain, je plonge dans les éléments plus sociologiques et psychologiques de la vie urbaine. Reading the City est un projet qui vise à nous permettre de voir les nombreuses fibres qui composent les villes - d'un point de vue architectural, aux récits de personnages et de personnes à travers des recommandations de livres, à des visites à pied autoguidées pour approfondir le contexte de l'urbain expérience. Ce projet est actuellement dans une phase très initiale."

    Allez découvrir Reading the City et pourquoi pas participez à ce projet collaboratif. Il est présent aussi sur Facebook, Instagram et Pinterest.

    Jean-Philippe Accart

  • Jeunes auteurs romands, à vos plumes !

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    sdl.jpgLa Fondation pour l’Ecrit du Salon du Livre de Genève propose un programme en vue d'encourager les jeunes auteurs romands et leur apporter un soutien dans l'écriture. Il s'agit du programme "De l'écriture à la promotion", comportant une formation pratique - gratuite - avec des ateliers au nombre de 5, des rencontres, la présence à différents salons du livre (Sion, Genève). 

    Dans ces ateliers, sont traités la communication orale et numérique, les techniques de narration (non fictionnelle), l'écrit en rapport avec d'autres formes artistiques.

    Assurer la relève de la littérature suisse romande apparait comme un enjeu important à l'heure actuelle, et cette initiative est à relever. 

    Certaines conditions doivent être remplies pour bénéficier de ce programme. Le dossier de candidature est à envoyer avant le 16 février 2020.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : Logo Salon du Livre de Genève (Facebook)

  • La presse numérisée en Suisse : une opération d'envergure de la Bibliothèque nationale

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    A l'heure où des titres de presse disparaissent ou laissent la place à la presse en ligne, la Bibliothèque nationale suisse a lancé depuis une dizaine d'années une opération d'envergure de numérisation de la presse suisse. Dorénavant, ce sont 115 titres soit plus de 4 millions de pages et 36 millions d'articles de presse qui sont sauvegardés pour - on ose le croire - l'éternité.

    Ce travail a pu être réalisé dans le temps avec plusieurs partenaires, les titres de presse eux-mêmes (tel Le Temps) ou des institutions (La Médiathèque Valais). On peut consulter le site créé à cet effet : www.e-newspaperarchives.ch. Une carte de la Suisse permet de visualiser l'étendue de la collection.

    Lire la suite

  • Etes-vous "Brut" ?

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    brut.pngLa question est peut-être brut...ale, mais si vous avez plus de 35 ans, n'êtes pas sur les réseaux sociaux, vous avez peu de chance d'en avoir entendu parler. Il s'agit en réalité d'un nouveau support d'information - un nouveau média - créé par des journalistes télé (parmi lesquels d'anciens de Canal+) qui est 100% vidéo et 100% réseaux sociaux (donc pas de papier, pas d'édition numérique). Concrètement cela donne quoi ? L'information - quelle qu'elle soit - est traitée dans une vidéo très courte de quelques minutes et traite indifféremment de politique, d'une catastrophe, d'une guerre ou de la vie d'une star de l'écran.

    La rédaction de Brut est entre Paris et New York, il y a maintenant un Brut America, un Brut India, un Brut UK, un Brut Mexico. Au quotidien, une vingtaine de vidéos sont réalisées et diffusées sur Facebook, Youtube, Instagram, Twitter, Snapchat... Brut se rémunère en produisant des films publicitaires.

    L'époque de l'instantanéité, du tout tout de suite, du format court est donc à son apogée : on peut le regretter et préférer la lenteur, la lecture d'un journal papier ou l'écoute du Journal télévisé de Darius Rochebin... On peut aussi poser la question de la prise de recul par rapport à un événement filmé en direct, et du métier de journaliste lui-même. Il n'en reste pas moins que Brut existe bel et bien, et rencontre un certain succès.

    Jean-Philippe Accart

  • notreHistoire.ch : c'est votre histoire !

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    notrehistoire.jpg

    notreHistoire.ch est une plateforme en ligne collaborative : elle n'existe que parce que tout un chacun peut y participer, y déposer ses photos et vidéos ou des documents familiaux, personnels. Ce sont en quelque sorte des archives vivantes qui se dévoilent sous nos yeux. notreHistoire.ch a été lancé en 2009 par la FONSART (Fondation pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel de la RTS), en partenariat avec la RTS. Ouverte à tous, particuliers, institutions, associations, médias, sa consultation et son utilisation sont gratuites (après inscription pour le dépôt de documents).

    Un nouveau slogan vient d'être lancé « Quand les Romands écrivent leur histoire ! », slogan qui marque la rénovation de la plateforme : l'idée principale est de faire vivre l’histoire de la Suisse romande à travers la propre histoire de ses habitants. Près de 100'000 documents photos, vidéos, audios et écrits sont déjà rassemblés.

    La plateforme propose maintenant des entrées multiples, des galeries thématiques de documents composées par les membres ou dans les documents que chacun publie sur son profil, qu'il soit institutionnel ou privé. Un blog permet de se tenir au courant des nouveautés.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. : 14 juin 1991, la grève des femmes à Neuchâtel 

  • Une Suisse digitale : autour du SwissDigitalDay

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    digital.pngLe 25 octobre a lieu la 2ème Journée du Digital en Suisse ou SwissDigitalDay. Le succès de la 1ère édition a permis d'en organiser une seconde qui semble prometteuse. Une des particularités de cette journée digitale (ou numérique) est d'avoir lieu dans 12 lieux différents sur tout le territoire suisse, avec plus de 80 événements don vous pouvez consulter le programme ici. Parmi les partenaires de cette manifestation, citons Google, Ringier, les CFF, la RTS et Swisscom.

    L'Association qui gère cet événement que l'on peut qualifier d'hors-normes est digitalswitzerland, fondée en 2015, avec 120 entreprises et organisations diverses.

    Le programme du 25 octobre est très riche, allant d'ateliers, à des conférences, des  lives en gare de Zürich ou de Sion, avec des spécialistes de l'intelligence artificielle, des réseaux sociaux, du monde numérique en général.

    Jean-Philippe Accart

    Les bibliothèques participent également: vous trouverez ici plus d’informations ainsi que les programmes :
    https://www.digitaltag.swiss/fr/
    https://www.dsi.uzh.ch/de/digitaltag.html
    https://www.ethz.ch/de/news-und-veranstaltungen/veranstaltungen/digitaltag.html
    https://www.zb.uzh.ch/Medien/zb_programm_e-day_180920_print.pdf

  • Le livre à tous les coins de rue

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    Berlin.jpgLe livre papier résiste plutôt bien à la déferlante numérique, les dernières enquêtes en Europe et aux Etats-Unis montrent qu'il y a encore une place pour la lecture-loisirs, ou la lecture pendant les vacances et les voyages... 80 % des Français vont emporter un livre en vacances. De même dans les universités, les étudiants préfèrent encore étudier leurs livres de cours sur support imprimé. Le livre électronique (ou e-book) trouve une place pour la consultation rapide d'information, une vérification, un contrôle. Il s'agit plus là de "feuilletage".

    Si jusqu'à présent, la vue de livres exposés chez les bouquinistes et leurs étals sur les trottoirs n'avait rien d'étonnant (cependant, il y a de moins en moins de bouquinistes sur les quais de la Seine à Paris), ce qui l'est plus est la place prise par le livre dans l'espace public : de nombreuses initiatives dans les villes font qu'il investit qui un ancien abri de bus, qui une cabine téléphonique désaffectée, qui une piscine en été ou même à la plage ou au parc public. Le livre est ainsi mis à la disposition de tout un chacun, il circule, s'échange. Il devient un bien commun.

    Le phénomène s'amplifie car il existe des secteurs livres (ou parfois des bibliothèques) sur les lieux même où se trouvent des voyageurs : dans les aéroports (celui de Schilphol d'Amsterdam), les gares ou les métros des grandes villes : c'est le cas à Montréal où la station Berri-Uquam est directement relié à la Grande Bibliothèque. Ou à Berlin, qui met en place des distributeurs de livres et de friandises...

    Le livre s'expose aussi dans d'autres lieux publics : la boutique Sonia Rykiel à Paris sur le boulevard Saint-Germain est conçue avec des parois surchargés de livres ; des restaurants utilisent ce même type de décor. Certains hôtels ne sont pas en reste où les chambres sont de vraies bibliothèques (à Tokyo notamment). 

    Ainsi le livre est devenu un objet d'exposition, disponible et élément du décor urbain. Il est présent à tous les coins de rue.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : distributeur de livres à la station Alexanderplatz dans le métro de Berlin

  • La biodiversité en héritage : 2 millions d'illustrations en ligne

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    Biodiversity-1.jpgLe site Open Culture a annoncé le 15 novembre dernier la mise en ligne d'un total de 2 millions d'illustrations en botanique et histoire naturelle en open access. Ce projet, intitulé "The Biodiversity Heritage Library", est né en 2005. Il consiste dans la numérisation des riches collections spécialisées de bibliothèques américaines et européennes dont la liste ne fait que s'accroître. Au niveau suisse, on retrouve des ouvrages célèbres tels la "Faune des vertébrés de la Suisse" (1899) de Victor Fatio ou "Flora der Schweiz" (1840) de Johannes Hegetschweiler. 

    A l'heure où l'on alerte sur la disparition des espèces animales et des dangers que court la nature dans son ensemble, cette initiative nous rappelle l'incroyable diversité de la flore et de la faune sur la planète. The Biodiversity Heritage Library est de loin le projet mondial de numérisation le plus important pour la littérature de la biodiversité.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site The Biodiversity Heritage Library

  • La réalité virtuelle : une nouvelle dimension

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    definition-realite-virtuelle-630x330.jpgLa réalité virtuelle - cette technologie qui permet à l'homme de se dépasser ou tout du moins de découvrir des réalités qui ne sont pas la sienne au quotidien - est utilisée dans un certain nombre de domaines. L'aviation pour simuler des vols est un exemple connu et déjà ancien. D'autres applications voient le jour, notamment dans le domaine du jeu vidéo, mais également du jeu dit "Escape Game" : pour les néophytes, les Escape Games (phénomène qui connait un incroyable développement) est une manière de jouer en groupe et de trouver la solution pour sortir d'une pièce fermée. Des indices sont à découvrir et cela demande une certaine ingéniosité digne des énigmes policières. Un des rares Escape Game en Suisse utilisant la réalité virtuelle vient d'ouvrir à Etoy, un futur centre de loisirs. Mais pour les intéressés, je leur laisse découvrir le site par eux-mêmes.

    Une autre application digne d'intérêt de la réalité virtuelle est celle des expositions virtuelles. La presse francophone s'est fait l'écho durant l'été d'une initiative originale fruit de la collaboration de l'écrivain argentin, Alberto Manguel, et du metteur québecois Robert Lepage, et intitulée "La bibliothèque, la nuit". A partir du livre portant le même titre de l'argentin, R. Lepage parvient à faire visiter une dizaine de bibliothèques consécutives, et de pouvoir ainsi voir, feuilleter et lire des ouvrages inaccessibles. 

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : http://www.realitevirtuelle.com 

  • Magnus, ou l'art à portée de votre smartphone

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    resch.jpgMagnus Resch a compris l'intérêt du public pour l'art en créant une application, Magnus, qui offre beaucoup de possibilités à portée de tout un chacun. Allemand, âgé de 32 ans, ayant fréquenté des universités prestigieuses (Harvard, the London School of Economics, St Gall...), il est également auteur et créateur de start-ups. Son intérêt pour l'art se manifestait déjà à 20 ans quand il co-dirigeait une galerie d'art pour financer ses études.

    Son application Magnus - disponible depuis un an sur Google Play et Apple Store - est originale et devrait remporter un grand succès. Elle permet de connaitre les détails d'une oeuvre picturale dans un musée. Il faut pour cela la photographier et en quelques minutes, Magnus vous indique le nom du peintre, son histoire et des exemples de tableaux similaires.

    Magnus dispose de 10 millions de données fournies par des galeries et des salles de ventes, les usagers peuvent aussi fournir des informations.

    Qui a dit que l'art n'était pas à portée de mains ? Il est en tous cas à portée de smartphone...

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du Monde sur ce sujet

     

     

  • Le règne des plateformes en ligne

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    plateforme.jpgIl semble que nous soyons voués à ne pouvoir évoluer - sur Internet - que dans un monde de plateformes numériques auxquelles il faut s'abonner pour bénéficier d'un certain nombre de services. C'est vrai au quotidien dans les banques, les assurances, au sein de l'entreprise où l'on travaille (avec l'Intranet), mais aussi sur le plan culturel, oisirs, social, de la formation, de l'éducation...

    L'avantage très net de ces plateformes en ligne est d'offrir un point d'accès unique à un certain nombre d'informations qui sont regroupées et présentées de manière attractive. Les bibliothèques proposent des portails documentaires depuis de nombreuses années (le portail Europeana auquel collabore la Bibliothèque nationale suisse allie des ressources de musées, d'archives soit plusieurs millions de documents).

    Les nouvelles plateformes qui se mettent en place sont maintenant sociales et collaboratives, elles allient les réseaux (professionnels, sociaux, amicaux, d'écrivains, pour enfants, adolescents...) et proposent du texte, des messages courts ou longs, mais aussi du son, de la vidéo... La communication instantanée avec Snapchat ou Instagram semble avoir le vent en poupe.

    Un panorama complet des plateformes numériques est proposé dans un dossier en ligne sur mon site http://www.jpaccart.ch

    Jean-Philippe Accart

    Source illustration : Thot cursus

  • Comment travaillerons-nous demain ?

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    travail.jpgC'est une vraie question et de nombreux articles et ouvrages récents sont consacrés à ce thème. Il s'agit donc d'une tendance forte qui trouve ses racines dans les transformations actuelles du monde du travail que nous connaissons et qui vont s'amplifier. Le numérique est bien entendu aux origines de ce questionnement, mais pas seulement.

    De nouvelles manières de travailler se mettent en place, que ce soit dans ou hors de l'entreprise. De plus en plus, il est possible de travailler à distance grâce aux moyens de connexion facilités et Internet, on parle alors de télétravail. Les plateformes numériques qui offrent des services en ligne permettent de gérer des projets à distance, de se connecter en même temps avec les autres membres du groupe, de se parler, d'annoter des documents, de les partager. Les réseaux sociaux et les réseaux sociaux d'entreprise (RSE), les Intranets sont des facilitateurs de contacts intra-entreprises. 

    Les espaces de travail sont également modifiés afin de permettre une plus grande flexibilité entre les travailleurs. Les bureaux traditionnels se transforment en espaces modulables à l'infini, pour une, voire deux personnes, ou un groupe. On parle alors de lieux hybrides qui permettent le co-working ou le flex-office, un seul espace étant modulable pour de multiples usages : un des plus grands espaces de co-working d'Europe s'est ouvert à Paris rue Lafayette dans le 10e arrondissement. 12.000 mètres carré où près de 2.400 entrepreneurs vont pouvoir travailler ensemble.

     

    Jean-Philippe Accart

    Voir l'article du journal Les Echos du 28 mars 2017 par Pierre-André Svetchine "Disruption et flexibilité dans les espaces de travail"

     


  • Webstory.ch : lire, écrire et publier des textes en ligne

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    logo.pngNous avons tous une ou des histoire(s) à raconter: celle inspirée par nos parents, nos grands-parents, ou nos enfants ; nos voyages sont aussi une belle source d'inspiration (on ne compte plus le nombre de blogs éphémères) ; certains écrivent leur quotidien au fil d'un journal en ligne... Bref, en parallèle à la photographie personnelle qui s'expose de plus en plus sur les comptes Instagram, l'écriture en ligne (ou l'écriture sur le web), a peut-être de beaux jours devant elle.

    C'est certainement ce qui a motivé Helena Zanelli, fondatrice du site webstory.ch, initiative prometteuse et originale. Il s'agit d'une plateforme d'écriture, qui permet à la fois d'écrire et de publier, mais aussi de lire de nouveaux textes, sur son mobile par exemple. Avec Internet, les textes courts sont privilégiés et s'adaptent complètement à ce média. Webstory.ch permet d'être webreader, webwriter, ou les deux à la fois. Plusieurs possibilités d'abonnements sont proposées et vont être développées. 

    Non contente d'offrir cette plateforme, la créatrice lance depuis 2012 un concours annuel d'écriture avec des thématiques différentes (en 2016, le polar) sous la houlette d'un jury. Le concours 2017 devrait être annoncé prochainement.

    Jean-Philippe Accart

  • Comment travaillez-vous avec le numérique ?

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    entrepreneur.jpgDans son Bloc-Notes, Bertrand Duperrin a écrit son dernier billet sur le "Digital Worlplace: à la fois plus fragmenté et plus intégré" dont je vous livre quelques réflexions : il ne croit plus à un environnement unique type Intranet qui rationnalise et unifie les accès pour l'ensemble des collaborateurs d'une même société et qui produit l'effet inverse que celui souhaité, car devenant une véritable "usine à gaz". Les réseaux sociaux d'entreprise n'ont plus la cote, à ses yeux, car ils sont souvent beaucoup moins simples à utiliser que Facebook et Twitter...

    Pour Bertrand Duperrin, mieux vaut adopter des solutions informatiques simples qui s'emboîtent les unes dans les autres comme des briques, il promeut la fragmentation alors que les grands systèmes informatiques type Microsoft sont pour des solutions uniques clés en mains.

    Pour l'auteur également, le collaborateur doit retrouver au travail ce qu'il connait et ce qu'il utilise déjà dans sa vie privée, des outils simples d'accès et d'utilisation. L'outil Flow qui réunit un certain nombre d'applications semble être une des solutions.

    Jean-Philippe Accart

  • Google, les musées et la réalité augmentée

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    gac.jpgAprès avoir investi le champ des bibliothèques avec la numérisation de millions d'ouvrages imprimés, Google a entrepris un nouveau chantier, celui des musées et de leurs collections, avec Google Arts & Culture. Plus de 1200 musées et centres d'archives dans le monde collaborent maintenant avec l'Institut culturel de Google (dont nous avons déjà parlé lors de son lancement dans ce post) afin de mettre les trésors du monde en ligne. Une année après son lancement, l'Institut propose maintenant plus de 200 expositions en ligne, allant des "Châteaux de la Loire" aux "Merveilles du Pakistan" en passant par "Shakespeare" ou "La Démocratie américaine".

    Pour les musées et leur public, l'avantage est immense : pouvoir proposer au plus grand nombre possible des expositions ou des collections parfois difficilement visibles, celles-ci voyant leurs effets décuplées avec la technique de la réalité augmentée en 3 dimensions. Un dinosaure se métamorphose en animal qui peut se déplacer grâce à cette technique.

    D'aucuns voient cependant cette emprise de Google sur la culture comme "une volonté totalisante": c'est le cas du philosophe Eric Sadin. Celui-ci rappelle, à juste titre, qu'une exposition ne peut être mieux vue que dans le cadre où elle est réalisée.

    Jean-Philippe Accart

    Lire l'article paru dans Le Monde du 14 novembre 2016 "Google étend son emprise à la culture"

     

  • Pitch my job ou la recherche d'emploi directement avec l'entreprise

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    pitch.pngIl existe de nombreuses inititatives pour faciliter la recherche d'emploi. La voie traditionnelle n'est pas à négliger, les agences et offices pour l'emploi non plus, mais Internet et les réseaux sociaux apportent des éléments facilitateurs non négligeables. Le réseau professionnel LinkedIn est souvent cité en exemple, les recruteurs ayant recours à lui pour consulter des CV en ligne, vérifier et croiser des informations sur des candidats.

    La tendance actuelle est d'éviter les intermédiaires, et de mettre en contact directement candidats et entreprises. Le site pitch my job relève de cette catégorie et mérite d'être signalé: créé en 2013, il a le soutien de l’incubateur d'entreprises AMBITION dans les locaux des MBA ESG à Paris. Il propose aux candidats de mettre en avant leur personnalité et leur motivation. Ceux-ci peuvent utiliser des vidéos ou leurs profils sur les réseaux sociaux, et les entreprises peuvent les contacter directement.

    Nul doute que ce type d'inititiave va se développer dans le futur.

    Jean-Philippe Accart

     

  • Consulter la plus grande bibliothèque de sons naturels au monde

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    bird.jpgPlus de 800 000 photographies animales, plus de 150 000 sons provenant de 9 000 espèces d'oiseaux sauvages (mais aussi d'insectes et d'animaux) enregistrés et numérisés... telle est l'impressionnante collection proposée par la bibliothèque d'ornithologie Macaulay de Cornell University aux Etats-Unis. C'est la plus importante au monde dans ce domaine spécifique et qui intéresse les scientifiques, les ornithologues, les musées, les cinéastes, mais aussi les particuliers férus de nature.

    Il est même possible de contribuer à cette fantastique aventure en chargeant ses propres photos d'oiseaux ou des enregistrements sonores qui seront ainsi disponibles pour des millions d'autres personnes intéressées.

    Cette collection a commencé en 1929 et s'accroît de jour en jour: elle est cependant une des rares aussi vaste et aussi représentative des espèces animales vivant sur Terre.

    Jean-Philippe Accart

    Pour plus d'informations, suivre ce lien

  • Twitter en classe ?

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    rts.jpgL'émission "On en parle" de la Radio suisse romande diffusée le lundi 14 mars a fait le choix de parler des "Réseaux sociaux et les portables comme moyens éducatifs". Twitter en classe ?  direz-vous... L'écoute de ce reportage montre bien l'utilité et l'utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques et éducatives. Twitter ou WhatsApp par exemple permettent de créer des communautés en ligne qui correspondent entre elles, soit une seule classe, soit plusieurs. Et ce sur plusieurs continents : les échanges se font entre des écoles suisses, africaines, québecoises... Tout cela est bien sûr très encadré par les enseignants, avec l'accord parental. En classe d'anglais, les enfants enregistrent leur texte sur ces réseaux, ce qui équivaut à des mini-tests... La technologie est mise à contribution sous toutes les formes actuelles, ordinateurs, tablettes, mais surtout téléphones portables. Twitter, l'avenir de l'éducation ?

    Jean-Philippe Accart

     

  • Wikipedia et la fiabilité des informations

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    _Couv_Wikipedia_m.jpgL'encyclopédie en ligne, libre, collaborative et contributiveWikipedia a détrôné en moins de 15 ans des encyclopédies reconnues et qui paraissaient intemporelles. Produit emblématique du Web social, son anniversaire a été fêté récemment par la plupart des médias.

    Guy Delsaut publie à cette occasion aux Editions KLOG un livre instructif sur le fonctionnement de Wikipedia, depuis "l'intérieur". Il faut signaler que l'auteur et l'éditeur ne sont pas associés à la Wikimedia Foundation. G. Delsaut est bibliothécaire-documentaliste, il est président de l'Association belge de documentation (ABD)... et contributeur de Wikipedia depuis 2005: il connait donc bien son affaire. La plus grande partie de cet ouvrage bien documenté et éclairant (soit 171 pages) est consacrée - après une explication de ce qu'est une encyclopédie et de comment Wikipedia est organisée -  à un sujet que les professionnels de l'information-documentation et bibliothèques connaissent et pour lesquels il est une préoccupation constante : la fiabilité de l'information. 

    G. Delsaut ne fait donc pas le panégyrique de Wikipedia, mais la prend comme objet d'étude et d'observation au travers du prisme des erreurs ou fautes commises. Parmi les défauts signalés, la simplification, le manque de neutralité, le dénigrement, le manque d'informations, les désaccords possibles (entre contributeurs ou en entre spécialistes), les articles mal écrits... L'auteur nous donne - sur 70 pages - des clés pour repérer ces défauts et vérifier les informations. Le dernier chapitre conclut sur l'avenir de Wikipedia et de... sa fiabilité.

    Jean-Philippe Accart

    en savoir plus sur le livre et feuilleter les premières pages

  • Les 15 ans de Wikipedia

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    wikipedia.jpgVendredi 15 janvier dernier, Wikipedia fêtait ses 15 ans d'existence. C'est un événement en soi dans la mesure où elle a réussi à détrôner des encyclopédies reconnues depuis le XIXème siècle et qui sont en perte de vitesse. Quel parent n'y a pas recours pour préparer l'exposé du lendemain de sa progéniture ? Qui ne l'a pas consultée pour vérifier une date, un fait, un nom ?

    Longtemps décriée comme peu fiable, elle est maintenant reconnue. Selon la fondation Wikimedia qui gère l'encyclopédie, celle-ci  dénombre "500 millions de visiteurs uniques par mois pour 18 millions de pages vues, et compte aujourd'hui plus de 36 millions d'articles en 280 langues"... difficile de faire mieux.

    Le volet suisse est représenté par Wikimedia.ch qui propose des ateliers d'écriture pour contribuer de manière efficace à l'encyclopédie collaborative. Ces ateliers, organisés à la Bibliothèque de Genève, à la Bibliothèque nationale suisse ou aux Archives fédérales à Berne ont été très suivis.

    Jean-Philippe Accart

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