Suisse

  • Le voyage a-t-il encore un sens ?

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    IMG_6881.jpegC'est la question à se poser en ce moment, et c'est celle que pose la revue en ligne Helvetia Historica. D'après un sondage cité par la RTS ce jour, 32% des Suisses croient encore qu'ils vont faire des voyages lointains cet été... Il faudrait d'abord attendre que les frontières ouvrent de nouveau, que les transports fonctionnent correctement, et que les avionneurs acceptent les réservations pendant l'été, ce qui ne semble pas être le cas.

    Alors Helvetia Historica propose de se tourner vers... la Suisse et quoi de mieux en effet. Bien sûr il n'y a pas la mer, mais il y a les lacs ; les randonnées en montagne remplacent aisément les marches dans le désert ; et avec le réchauffement climatique, les canicules estivales en Europe n'ont rien à envier aux Tropiques.

    Les musées et les bibliothèques vont ouvrir, donc il y a amplement de quoi se cultiver... et de, pourquoi pas, s'ennuyer un peu.

    Peut-être - sûrement - est-ce aussi une manière de redécouvrir son propre pays et d'en profiter pleinement, à la fois physiquement et intellectuellement. Cela vaut la peine d'y réfléchir.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Helvetia Historica

  • La Bibliothèque nationale suisse a 125 ans !

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    BN.jpgComparée à ses homologues, la Bibliothèque nationale suisse est toute jeune, et qu'est-ce que 125 ans quand le mandat qui lui est fixé l'est pour l'éternité ! Son mandat est légal, elle doit collecter tous les documents (manuscrits, images, photos, affiches, presse suisse...) qui concernent la Suisse. La traduction en slovène ou en hindi d'un romancier suisse arrive systématiquement à la BN à Berne par le réseau diplomatique ou d'autres réseaux (il n'existe pas de dépôt légal national en Suisse, mais des dépôts cantonaux). Plus de 5 millions de documents sont ainsi stockés dans deux magasins ultra-modernes en sous-sol et décrits dans son catalogue en ligne Helveticat. Les projets de numérisation sont nombreux notamment celui de la presse suisse accessible maintenant en ligne.

    Le bâtiment de la BN construit en 1930 est protégé, il s'inspire de l'école du Bauhaus, avec des lignes très épurées. Restaurée et informatisée dans les années 2000, la BN est un bel outil ouvert à tous-tes, avec une clientèle d'étudiants, d'enseignants, d'historiens. La littérature suisse est mise à l'honneur avec les Archives littéraires suisses, et le magnifique fonds des affiches et des peintures au travers du Cabinet des estampes.

    La BN c'est aussi la Phonothèque nationale à Lugano pour la musique et le son, le Centre Dürrenmatt à Neuchâtel.

    Jean-Philippe Accart

    Une vidéo vous permet de visiter la BN

    Ill. : La Poste suisse a émis un timbre pour célébrer les 125 ans de la BN

  • Les déambulations genevoises de Jorge Luis Borges

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    borges.jpgJorge Luis Borges, le plus célèbre écrivain argentin, vécut quelques années à Genève en tant que collégien au Collège Calvin. Ses parents devenus rentiers s'y étaient installés. Il se promena beaucoup dans la vieille ville, et aussi à la Jonction. Devenu non-voyant, il revint régulièrement dans la ville du bout du lac, se rappelant très bien des rues et des passages. Il est décédé à Genève et est enterré au cimetière des Rois, près de Plainpalais. L'émission de la RTS, Couleurs locales, nous le rappelait encore la semaine dernière.

    Malheureusement, il n'y a pas - encore - de "circuit littéraire" pour rappeler ces faits, comme il en existe dans d'autres villes. La ville de Trieste, au nord de l'Italie, a par exemple plusieurs parcours littéraires pour célébrer les nombreux écrivains qui y ont vécu : Italo Svevo, James Joyce, en passant par Umberto Saba ou Rainer Maria Rilke.

    Même si cela ne console pas beaucoup, la capitale argentine Buenos Aires ne célèbre que très peu cet immense écrivain, à peine une ou deux plaques sur certains bâtiments dont l'ancienne bibliothèque nationale dont il fut le directeur, et qui possède encore son bureau et quelques livres annotés de sa main.

    Jean-Philippe Accart

    Photo : la tombe de JL Borges à Genève - crédit : JP Accart

    Voir un autre billet consacré à J.L. Borges sur ce site

     

     

     

    https://jpaccart.blog.tdg.ch/archive/2016/03/20/le-reve-de-jorge-luis-borges-revisite-274915.html

  • Dans le secret des bibliothèques privées

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    bibliothèques_privees.jpgLes bibliothèques publiques, patrimoniales, scientifiques sont bien implantées et nombreuses en Suisse : rien que pour la ville de Genève, on dénombre 9 millions de documents *, ce qui est un chiffre qui dépasse ce que possède bien des villes comparables dans le monde.

    La revue "Domus Antica Helvetica" dans son son bulletin #70, 12/2019 a la bonne idée d'éditer un dossier spécial consacré aux bibliothèques privées et historiques en Suisse et les découvertes sont nombreuses. Quelques exemples après une introduction détaillée de Mme Marie-Christine Streuli :

    - la bibliothèque du Reposoir (Château du Reposoir, commune de Prégny-Chambésy, 1750), soit 2800 ouvrages ;

    - la bibliothèque du château d'Oron (Commune d'Oron-le-Châtel), 18 000 romans publiés à Paris entre 1750 et 1815 ;

    - la bibliothèque du Sprecherhaus (Commune de Maienfeld), 23 000 volumes répartis dans cinq pièces, le plus ancien datant de 1282 ;

    Et d'autres encore, le château de Burgistein(Canton de Berne, famille Von Graffenried) ou le très étonnant "Cabinet de littérature sentimentale" à Soleure.

    Ces bibliothèques privées sont le reflet de l'histoire d'une famille généralement bourgeoise ou aristocrate, d'érudits ou d'une succession de propriétaires qui ont racheté l'entièreté des biens d'une demeure. Certaines collections voient le jour avec Les lumières, les oeuvres de Voltaire ou Rousseau. Elles sont aussi le reflet d'une histoire de la Suisse, au milieu de l'Europe et refuge de bien des collectionneurs.

    Jean-Philippe Accart

    * voir la page Livres et bibliothèques à Genève sur le site de la Ville de Genève

  • Photos : «Nous, saisonniers, saisonnières… Genève 1931-2019»

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    saisonnier.jpgGenève ne serait pas Genève sans ceux qui l'ont construite, aménagée, réparée... dans un passé encore pas si lointain, et notamment ces travailleurs saisonniers provenant de toute l'Europe, représentant au fil des ans plusieurs milliers de personnes. La libre circulation était encore loin, et ces travailleurs avaient besoin d'un permis de travail temporaire. Ils venaient généralement sans leurs familles, ou en les cachant. Beaucoup de femmes étrangères (entre 8 000 à 12 000) ont ainsi travaillé pour les familles aisées de Genève.

    L'espace culturel Le Commun au sein du Musée d’art moderne et contemporain de Genève (MAMCO) nous le rappelle a bon escient au travers de cette exposition sous l'angle de belles photographies en noir et blanc qui parlent d'elles-mêmes. Elles s'étalent sur une longue période, plus de 70 ans, et rendent un bel hommage à ces hommes et ces femmes, que les sociologues nomment comme étant un sous-prolétariat.

    Evidemment, Genève n'est pas une exception, beaucoup d'autres villes et d'autres pays ont fait appel à ce type de main d'oeuvre. Mais peu rendent hommage de cette manière à ces travailleurs et travailleuses, avec humanité.

    Jean-Philippe Accart

    Plus d'informations dans l'article de Daniele Mariani "Le travail précaire au temps des saisonniers" publié sur Swissinfo le 19 novembre 2019

     

     

  • La presse numérisée en Suisse : une opération d'envergure de la Bibliothèque nationale

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    A l'heure où des titres de presse disparaissent ou laissent la place à la presse en ligne, la Bibliothèque nationale suisse a lancé depuis une dizaine d'années une opération d'envergure de numérisation de la presse suisse. Dorénavant, ce sont 115 titres soit plus de 4 millions de pages et 36 millions d'articles de presse qui sont sauvegardés pour - on ose le croire - l'éternité.

    Ce travail a pu être réalisé dans le temps avec plusieurs partenaires, les titres de presse eux-mêmes (tel Le Temps) ou des institutions (La Médiathèque Valais). On peut consulter le site créé à cet effet : www.e-newspaperarchives.ch. Une carte de la Suisse permet de visualiser l'étendue de la collection.

    Lire la suite

  • L'histoire de Genève sous le prisme de ses bibliothèques

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    jvr-ombre-1.jpgPeu de Genevois le savent, mais leur ville est une des plus riches au monde en terme documentaire : les collections de ses bibliothèques, et ce depuis au moins de deux siècles, comptabilisent le plus grand nombre d'ouvrages par habitant, constituant un patrimoine documentaire, littéraire et scientifique inégalé. A l'heure où l'on parle de numérique, ces collections papier existent toujours, et occupent un grand nombre de professionnels : doit-on voir dans cette richesse documentaire une des clés de la réussite de Genève puisqu'elle nourrit les milliers d'étudiants et de professeurs ? Certainement. L'habitant lambda n'est pas exclu puisque le réseau des bibliothèques municipales de Genève est lui aussi très dynamique.

    La maison d'édition genevoise L'Esprit de la lettre publie un ouvrage à quatre mains intitulé "Histoire d’une (r)évolution | L’informatisation des bibliothèques à Genève 1963 – 2018 : là aussi, peu de Genevois le savent, mais l'histoire des bibliothèques suit de près celle de l'informatique. Plus rien - ou très peu - de transactions au sein d'une bibliothèque a à voir avec le papier : tout est informatisé par des systèmes de gestion de bibliothèques performants qui permettent de réaliser une multitude d'opérations.

    Les auteurs de cet ouvrages ont participé activement à l'évolution des bibliothèques genevoises, et il faut leur rendre cet hommage-là : ils ont accompagné toutes les transformations depuis une bonne quarantaine d'années, Alain Jacquesson en tant directeur de la Bibliothèque de Genève et Gabrielle Von Roten de l'Université de Genève.

    Sur le chemin de l'histoire, Genève peut aussi être vue sous le prisme de ses bibliothèques.

    Jean-Philippe Accart

  • Heidi au Japon

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    heidi.jpgHeidi est un des plus célèbres mythes suisses et il s'exporte même au Japon. En soi, cela n'a rien d'étonnant que la petite fille montagnarde créée par Johanna Spyri dans les années 1880 continue à faire rêver des générations d'enfants de par le monde, et même au pays du soleil levant : elle représente la quintessence d'une Suisse idéalisée, un petit pays niché au milieu des montagnes enneigées, d'une nature luxuriante, d'une vie simple et accessible.

    Traduit en 1920 au Japon, le roman Heidi connait un immense succès, amplifié par la suite en 1960 quand il est adapté par le cinéma d'animation japonais qui cherche alors un second souffle. Le succès dépasse même le Japon car il est adapté dans une vingtaine de pays. Le dessin animé pour enfants est alors lancé.

    Aujourd'hui, des milliers de touristes japonais visitent chaque année Maienfeld, le village grison considéré comme la patrie de Heidi.

    Le Musée national suisse à Zürich retrace dans une exposition jusqu'au 13 octobre 2019 l'aventure japonaise de Heidi dont le succès est dû au réalisateur de films d'animation Isao Takahata.

    Jean-Philippe Accart

  • Votre journal a 140 ans !

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    topelement.jpgLe saviez-vous ? La Tribune de Genève fête ses 140 ans cette année : autant dire que par les temps qui courent, c'est un exploit et c'est bien sûr grâce à ses lecteurs et ses journalistes. Souhaitons-lui encore 140 ans d'existence !

    La Bibliothèque de Genève, bibliothèque patrimoniale, a numérisé la TdG de 1879 à 1920, en attendant l'entier de la collection. Une autre bibliothèque, la Bibliothèque nationale suisse, a entrepris un vaste projet de numérisation de la presse suisse, travail titanesque (87 journaux numérisés) que l'on peut retrouver sur le site e-newspaperarchives

    La Tribune de Genève est donc un des plus anciens quotidiens suisses encore publié, et vous retrouverez régulièrement dans ces colonnes les événements qui ont jalonnés l'histoire de Genève, et bien sûr l'histoire mondiale.

    En illustration, la première une du 1er février 1879, un régal !

    Jean-Philippe Accart

     

     

     

  • Une politique culturelle pour Genève

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    BGE.jpgLe conseiller d'Etat Thierry Apothéloz vient de publier un document  qui dévoile ses ambitions pour une véritable politique culturelle à Genève. Aussi étonnant que cela paraisse, un tel document n'existait pas jusque-là... : il est vrai que la culture en ville et dans le canton de Genève apparait disparate et sans grande cohérence, même s'il existe de nombreux événements culturels dignes de ce nom. Or, vu le renom international de la ville, c'est pour le moins surprenant et pas en adéquation avec les richesses (culturelles, littéraires, artistiques, patrimoniales...) de celle-ci.

    Que propose le conseiller d'Etat ? Notamment que la constitution genevoise instaure une nouvelle gouvernance pour la culture entre les communes, les villes et le canton. Parmi les propositions : un rapprochement des Archives de l'Etat avec la Bibliothèque de Genève ce qui renforcerait un pôle patrimonial d'envergure ; la création d'un musée de la bande dessinée ; et enfin, une rétribution équitables des artistes.

    Ce projet est soumis à observations jusqu'au 30 septembre avant d'être présenté au Conseil d'Etat.

    Jean-Philippe Accart

    Illustrations : La Bibliothèque de Genève au Parc des Bastions

     

  • notreHistoire.ch : c'est votre histoire !

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    notrehistoire.jpg

    notreHistoire.ch est une plateforme en ligne collaborative : elle n'existe que parce que tout un chacun peut y participer, y déposer ses photos et vidéos ou des documents familiaux, personnels. Ce sont en quelque sorte des archives vivantes qui se dévoilent sous nos yeux. notreHistoire.ch a été lancé en 2009 par la FONSART (Fondation pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel de la RTS), en partenariat avec la RTS. Ouverte à tous, particuliers, institutions, associations, médias, sa consultation et son utilisation sont gratuites (après inscription pour le dépôt de documents).

    Un nouveau slogan vient d'être lancé « Quand les Romands écrivent leur histoire ! », slogan qui marque la rénovation de la plateforme : l'idée principale est de faire vivre l’histoire de la Suisse romande à travers la propre histoire de ses habitants. Près de 100'000 documents photos, vidéos, audios et écrits sont déjà rassemblés.

    La plateforme propose maintenant des entrées multiples, des galeries thématiques de documents composées par les membres ou dans les documents que chacun publie sur son profil, qu'il soit institutionnel ou privé. Un blog permet de se tenir au courant des nouveautés.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. : 14 juin 1991, la grève des femmes à Neuchâtel 

  • Du voyage en ballon au drone : la Suisse vue du ciel

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    Lagginhorn_Eduard_Spelterini.jpgLa Bibliothèque nationale suisse (BN) à Berne possède des collections variées et sur tous types de supports concernant la Suisse (son mandat étant de collecter tout ce qui concerne la Suisse, même ce qui est publié sur la Suisse à l'étranger) : livres, journaux, revues, sites web, cartes et atlas, écrits académiques et de sociétés, publications officielles et documents musicaux.

    Ce qui nous occupe aujourd'hui sont ses collections photographiques que la BN met en valeur au travers d'expositions. "Vu du ciel" ("Von Oben"), la dernière en date visible jusqu'au 28 juin prochain, permet de mettre en valeur les travaux d'Eduard Spelterini, alias Eduard Schweizer (1852-1931) qui fut un des plus célèbres pionniers de la photographie aérienne au monde. 

    Pour raconter l’histoire de la photographie aérienne en Suisse, l’exposition prend comme point de départ les clichés d’Eduard Spelterini, des images conservées par le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse. Puis viennent les photos faites par avion, par satellite et enfin par des drones. Une exposition virtuelle permet de mieux s'en rendre compte. Des visites sont organisées sur place

    Jean-Philippe Accart

    Illustration : photographie du Lagginhorn par Eduard Spelterini

  • Léonard de Vinci et Genève

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    indexLV.jpgUn mystère sera peut-être dévoilé le vendredi 1er mars prochain à 12h15 à la Bibliothèque de Genève, aux Bastions. Le célèbre manuscrit De Divina Proportione écrit par Luca Piacioli  et conservé par la bibliothèque depuis 1756 comporte-t-il réellement 60 dessins de la main de Leonard de Vinci ?

    De Divina Proportione (La Divine Proportion) est un livre de mathématiques composé aux alentours de 1498 à Milan et publié pour la première fois en 1509 à Venise. Il détaille la proportion mathématique et son application en géométrie, dans les arts et en architecture. C'est dire son importance, et qui en effet mieux que Leonard de Vinci pouvait l'illustrer ?

    A l'occasion de la célébration des 500 ans de la mort du grand homme, le manuscrit partira pour Rome pour être exposé aux Scuderie del Quirinale. Mais auparavant, il sera présenté au public genevois à l'Espace Ami Lullin le samedi 2 mars, une fois le mystère levé la veille au cours d'un débat avec des conservateurs, des historiens et des scientifiques. Une occasion à ne pas manquer.

    Jean-Philippe Accart

    Voir le programme de la manifestation 

     

  • Le Musée Voltaire à Genève vous accueille pour une "Nuit des Délices"

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    la_famille_du_duc_de_penthieevr121415.jpgPour celles et ceux qui ne connaissent pas - encore - ce musée dédié aux Lumières et sis en plein Genève, cette "Nuit des Délices" peut être l'occasion de le découvrir. Elle aura lieu le 5 février prochain à 18.30, et sera l'occasion de recréer l'ambiance d'un salon littéraire tel qu'il pouvait exister au 18è siècle...

    Deux récitants, Rose Marie Fuchs-Nicolas et Louis Martinet, prendront les rôles respectifs de Madame du Deffand et de Voltaire et liront des morceaux choisis de leur correspondance assidue qui dura plus de vingt-cinq ans.

    D'après les organisateurs de cette soirée, ces échanges épistolaires sont à la fois "éblouissants, élégants et facétieux". L'esprit du Siècle des Lumières sera bien présent le 5 février.

    Jean-Philippe Accart

    Entrée libre, mais places limitées. S'inscrire par mail à  communication.bge@ville-ge.ch

    Le Musée Voltaire fait partie de la Bibliothèque de Genève

    Ill. fr.muzeo.com

     

     

     

  • Nicolas Bouvier, l'écrivain photographe et iconographe

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    bouvier-28651324.jpgL'automne genevois nous a régalé d'un choix d'illustrations du fonds iconographique de Nicolas Bouvier, invitant ainsi à une promenade non pas littéraire mais artistique dans les rues de la ville.

    La Bibliothèque de Genève prolonge cette promenade par une exposition des propres photographies de l'auteur prises au cours d'un de ses voyages mythiques en 1953, à travers l'ex Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, le Pakistan, avec son ami, peintre, Thierry Vernet. Le résultat de ce voyage est le non moins mythique ouvrage "L'usage du monde".

    La littérature, la photographie, le dessin ou le cinéma sont des arts à la puissance évocatrice, qui ont le pouvoir de nous transporter dans un ailleurs, ou hors du temps. Les photographies de Nicolas Bouvier ont cette force-là, et on ne saurait trop recommander d'aller les contempler jusqu'au 2 février 2019... et de relire "L'Usage du monde" !

    Jean-Philippe Accart

    Voir aussi le site "Le voyage en images"

    Ill. extraite du site Swissinfo.ch : Nicolas Bouvier et Thierry Vernet

    Interview de Nicolas Bouvier à la RTS à propos de "L'Usage du monde"

  • Une Suisse digitale : autour du SwissDigitalDay

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    digital.pngLe 25 octobre a lieu la 2ème Journée du Digital en Suisse ou SwissDigitalDay. Le succès de la 1ère édition a permis d'en organiser une seconde qui semble prometteuse. Une des particularités de cette journée digitale (ou numérique) est d'avoir lieu dans 12 lieux différents sur tout le territoire suisse, avec plus de 80 événements don vous pouvez consulter le programme ici. Parmi les partenaires de cette manifestation, citons Google, Ringier, les CFF, la RTS et Swisscom.

    L'Association qui gère cet événement que l'on peut qualifier d'hors-normes est digitalswitzerland, fondée en 2015, avec 120 entreprises et organisations diverses.

    Le programme du 25 octobre est très riche, allant d'ateliers, à des conférences, des  lives en gare de Zürich ou de Sion, avec des spécialistes de l'intelligence artificielle, des réseaux sociaux, du monde numérique en général.

    Jean-Philippe Accart

    Les bibliothèques participent également: vous trouverez ici plus d’informations ainsi que les programmes :
    https://www.digitaltag.swiss/fr/
    https://www.dsi.uzh.ch/de/digitaltag.html
    https://www.ethz.ch/de/news-und-veranstaltungen/veranstaltungen/digitaltag.html
    https://www.zb.uzh.ch/Medien/zb_programm_e-day_180920_print.pdf

  • La vie sur abonnement ou comment nous rendre captifs

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    prime.jpgPetit à petit, la vie quotidienne s'organise en fonction de personnes ou de machines qui pensent pour nous : même sans le savoir, nous sommes abonnés au travers de nos emails à un grand nombre de sites qui proposent des marchandises, des mises à jour logicielles obligatoires, des produits et auxquels il est parfois difficile de nous... désabonner. C'était le thème de l'émission Medialog de la RTS du samedi 7 avril : les exemples donnés sont édifiants et nous font mieux comprendre notre dépendance de plus en plus grande à des sociétés telles que Microsoft, Spotify ou Amazon (qui arrive bientôt en Suisse avec son abonnement Prime). L'exemple du streaming (en s'abonnant pour quelques euros par mois à un site fournisseur de musique) est particulièrement révélateur et fait que nous ne possédons pas ce que nous écoutons sur abonnement. La bonne vieille collection de disques ou de CDs n'est-elle qu'un souvenir, même si les disques vinyl reprennent du poil de la bête ?

    Tout se loue actuellement, du bien matériel à la culture (de plus en plus de livres sont accessibles en streaming également). Les abonnements à des sites nous sollicitent constamment et conditionnent une manière de vivre de plus en plus orientée par un nouveau modèle économique qui vise à nous rendre captifs.

    Jean-Philippe Accart

     

  • Le 4è, un nouvel espace numérique à Genève

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    untitled.pngLes bibliothèques municipales de le Ville de Genève viennent d'annoncer l'ouverture de l'Espace Le 4è à la Bibliothèque de la Cité. Une expérience semblable (mais moins développée dans l'offre) avait eu lieu lors de travaux entrepris dans cette même bibliothèque il y a quelques années.
     
    Ce nouvel espace prometteur sera entièrement dédié au numérique et aux nouvelles technologies, mais il se veut également un lieu de réflexion, de découverte et d'apprentissage autour des nouvelles pratiques numériques. Enfin, devrait-on dire...
     
    L'aspect bibliothèque et accès aux ressources n'est pas oublié avec l'offre de milliers de journaux et de magazines en ligne, de jeux vidéo (on pourra les emprunter), l'apprentissage de la vie numérique soit d'un point de vue technique (apprendre à utiliser sa liseuse), soit afin de mieux protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux. On pourra aussi programmer un robot, trouver de l’information fiable sur internet, faire des démarches administratives en ligne, rédiger un article sur Wikipédia ou encore créer une BD numérique.
     
    Evidemment, on ne peut que se féliciter d'une telle réalisation en ville de Genève.  

    Journée portes ouvertes le samedi 10 mars 2018 de 10h00 à 18h00
     
    Jean-Philippe Accart

  • La presse meurt ? Vive la presse ! : le phénomène "Monocle"

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    monocle2.jpgEn ces temps incertains où nombre de journalistes cherchent une voie de reconversion et où la presse traditionnelle se pose de sérieuses questions sur son avenir, il est une aventure insolente dans le paysage des médias : celle du magazine édité en langue anglaise, "Monocle", lancé en 2007. Très bien placé dans les kiosques, dans les aéroports et dans les meilleures bibliothèques, ce magazine est rédigé à Londres, et a son siège... à Zürich. Toutes les tendances, les modes, là où il faut être, ce qu'il faut lire, porter comme vêtements et bientôt où faut-il vivre, c'est cela "Monocle". L'édition quasi mensuelle (10 n° par an) se complète d'un supplément hebdo en hiver sous format tabloïd classique. Il existe aussi des cafés, des boutiques, une radio et bientôt des appartements (à Bangkok) estampillés "Monocle" !

    A l'origine et à la tête de cette revue hors-normes, Tyler Brûlé, qui est un journaliste-entrepreneur canadien : tout ce qu'il touche se transforme en or semble-t-il. Il a dessiné l'identité visuelle de Swiss, créé le magazine Wall Paper vendu 1 million de dollars après seulement 4 numéros. Il tient aussi une chronique hebdomadaire de ses voyages dans le Financial Times....

    Dans sa forme, cette revue est très traditionnelle, proche du traditionnel almanach dans sa présentation tel qu'on le concevait au XIXème siècle. Beaucoup d'illustrations, de photos, des articles longs forment un produit avec du contenu et du sens. Nul doute que ce concept qui se déploie sous plusieurs formes, va encore se développer.

    Jean-Philippe Accart

    Précision : l'auteur ne détient pas d'actions dans "Monocle", il partage simplement son engouement.

    Sur Tyler Brûlé, lire son interview dans Le Temps du 13 novembre 2017

  • La biodiversité en héritage : 2 millions d'illustrations en ligne

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    Biodiversity-1.jpgLe site Open Culture a annoncé le 15 novembre dernier la mise en ligne d'un total de 2 millions d'illustrations en botanique et histoire naturelle en open access. Ce projet, intitulé "The Biodiversity Heritage Library", est né en 2005. Il consiste dans la numérisation des riches collections spécialisées de bibliothèques américaines et européennes dont la liste ne fait que s'accroître. Au niveau suisse, on retrouve des ouvrages célèbres tels la "Faune des vertébrés de la Suisse" (1899) de Victor Fatio ou "Flora der Schweiz" (1840) de Johannes Hegetschweiler. 

    A l'heure où l'on alerte sur la disparition des espèces animales et des dangers que court la nature dans son ensemble, cette initiative nous rappelle l'incroyable diversité de la flore et de la faune sur la planète. The Biodiversity Heritage Library est de loin le projet mondial de numérisation le plus important pour la littérature de la biodiversité.

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site The Biodiversity Heritage Library

  • Selon Google, l'intelligence artificielle ne constitue pas une menace

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    machine_learning.jpgMichel Benard est responsable pour la Suisse des relations de Google avec les universités. Il a donné une conférence le 19 octobre dernier aux étudiants de l'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), inaugurant ainsi les "Google Series" qui promettent d'être passionnantes.

    Le 1er thème abordé portait sur la thématique générale des "Machine Learning" et donc de l'intelligence artificielle, des algorithmes et de leur supposé pouvoir de remplacer l'homme prochainement. En machine learning, l'idée est que l'algorithme puisse construire une "représentation interne" tout seul afin d'effectuer la tâche qui lui est demandée (prédiction, identification). Pour cela, il va d'abord falloir lui entrer un jeu de données d'exemples afin qu'il puisse s'entraîner et s'améliorer, d'où le mot apprentissage (learning). Ce jeu de données s'appelle le training set. Michel Benard a donné l'exemple des systèmes de recommandation, appelés ainsi car ils sont basés sur les achats d'une personne en ligne, par exemple sur Amazon, et le système va lui recommander d'autres achats similaires, effectués par d'autres personnes. 

    Cependant il a apporté un sérieux bémol aux progrès l'intelligence artificielle : malgré toutes les inquiétudes évoquées dans les médias, le machine learning, et de manière plus générale l'intelligence artificielle, ne constituent pas une réelle menace. En l'état actuel, on est vraiment très loin d'avoir atteint un niveau d'intelligence suffisant chez les machines pour avoir de quoi s'inquiéter. Ainsi toutes les prédictions alarmistes sur le remplacement de l'homme par la machine ne semblent pas très sérieuses. Une machine n'a pas de conscience, et ne ressent pas d'émotions, elle est incapable de relier entre elles des informations complexes que le cerveau humain déchiffre rapidement. Et de conclure: "La science fiction reste de la science fiction".

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite de ce site

     

  • Maîtrise de l'information et accès à l'emploi des jeunes diplômés

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    il.jpgFaut-il être expert en recherche d'information, maîtriser l'information sous tous ses aspects pour décrocher un job ? Cela ne semble pas être le cas puisque d'une part ce n'est jamais mentionné dans les offres d'emploi, et d'autre part, décideurs et managers n'y accordent en général que peu d'importance...

    C'est sans compter les efforts déployés par les universités pour faire en sorte que leurs étudiants soient le mieux armés possible pour comprendre l'environnement informationnel, travailler dans de bonnes conditions à leurs thèses et mémoires  et éviter les pièges du plagiat ou de la fraude. Depuis une dizaine d'années, l'Université de Genève et ses bibliothèques déploient de nombreux efforts dans ce sens, avec succès. Des programmes de maîtrise de l'information sont rendus obligatoires dans un certain nombre de cursus, leur permettant d'obtenir des crédits ECTS selon le processus de Bologne. Un tutoriel en ligne "Infotrack" a été créé, avec des vidéos drôles et interactives qui démythifient l'information. 

    Cet aspect de l'employabilité des jeunes diplômés incluant la maîtrise de l'information devrait être mieux pris en compte par les entreprises. Rares sont celles qui ont compris que le management de l'information, la gestion des savoirs (ou knowledge management) ou la formation à l'information (information literacy) sont bénéfiques à la prise de décision et à la bonne marche de l'entreprise. Des études récentes démontrent que les employés perdent en moyenne 8 heures par semaine à trouver l'information qu'ils recherchent...

    Jean-Philippe Accart

    Illustration extraite du site Lynda.com

    Etude sur le temps perdu en entreprise, voir ce lien 

  • L'éducation aux médias passe par la voie numérique

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    educpop-big.jpgLa technologie numérique a ses bons et ses mauvais côtés. Dans le domaine de la presse, les effets peuvent être dévastateurs et entraîner la disparition de journaux et magazines pourtant appréciés du public, mais plus assez rentables aux yeux des groupes qui les détiennent. L'exemple suisse le plus récent est celui du magazine L''Hebdo disparu il y a peu. Les journalistes et les collaborateurs du journal touchés de plein fouet, à l'instar d'autres professions, se (re)convertissent et trouvent d'autres voies. Et celle qui justement les met en danger, la voie numérique, offre des opportunités que certains comme l'organe de presse en ligne payant "Médiapart" ont su saisir avec bonheur et succès.

    Les médiateurs d'information que sont les journalistes ont un rôle majeur à jouer, à l'heure des fausses informations, ou erronées, des théories du complot, de la fraude et plagiat qui se développent à l'envie sur Internet. Avec tous les dangers que l'on sait. Jean-Claude Domenjoz, ancien collaborateur et blogger à L'Hebdo, enseignant et formateur, a continué son chemin sur Internet avec son blog L'Education aux médias et à l'information que l'on ne saurait trop conseiller de suivre. Il est à la fois pédagogique, didactique et en plein dans l'actualité. Le dernier article publié détaille les impacts des algorithmes qui "façonnent notre vision du monde". Et les solutions proposées sont dignes d'intérêt.

    Jean-Philippe Accart

    Ill. extraite du site (suivre ce lien)

     

     

     

  • "Les lectures de Lénine": une exposition à la Bibliothèque nationale suisse

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    lenine.jpgPeu de personnes le savent (à part quelques initiés) ou s'en souviennent, mais  Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, fréquenta la Bibliothèque nationale suisse en 1915 (à l'époque die Landesbibliothek), soit deux ans avant la Révolution bolchevique qui bouleversa et bouleverse encore la carte du monde. Il est, avec son épouse Nadejda Krupskaïa, vraisemblablement habitué de la Suisse, puisqu'ils vécurent plusieurs années à Genève au début du XXè siècle. Un article fort intéressant de la Tribune de Genève relate ce passage de Lénine à Genève.

    Mais que lisait donc le célèbre révolutionnaire dont la dépouille est toujours conservée dans son mausolée du Kremlin ? La Bibliothèque nationale a bien sûr conservé des traces du passage de ce visiteur si célèbre - mais inconnu à l'époque - et notamment les fiches de prêt des livres, soit une soixantaine. Ce sont des livres d'histoire, mais aussi des livres sur l'organisation, la technique ou encore la politique - en allemand, français et italien.

    L'exposition qui se tient en ce moment à Berne jusqu'au 26 août (en prémice des célébrations de la révolution d'octobre 1917), raconte ce parcours livresque en présentant des documents qui n'ont encore jamais été montrés, en provenance des Archives fédérales et des Archives de l'Etat de Berne. A l'époque, Lénine se montra impressionné par le système des bibliothèques en Suisse. Il partit ensuite pour Zürich, puis retourna en Russie et nous connaissons la suite de l'histoire...

    Jean-Philippe Accart

  • WonderAlp, le cabinet de curiosités au 21è siècle

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    dragon.jpgDébut 2016, je relatais le lancement de l'application WonderAlp dans ce blog, sorte de "cabinet de curiosités" nouveau style et tendance geek. Non content de cette expérience originale, l'expérience est étendue à un site web en trois langues (F-D-E), site web qui permet de mieux se rendre compte de ce que peut être un cabinet de curiosités.

    Réalisé à partir de livres de voyages anciens dans les Alpes, WonderAlp montre des images de dragons, fossiles, cristaux, plantes, animaux ou phénomènes naturels, et donne une "vision de la nature à la fois rationnelle et merveilleuse, savante et populaire". Entre les 16è et 17è siècles, la science était émerveillée par la nature. Le site est organisé en trois espaces (Les dragons des Alpes, Fossiles et cristaux, Des plantes aux paysages), et présente de nombreux objets découverts lors des premiers voyages dans les Alpes.

    Partez à la découverte des Alpes sous un angle original et explorez une autre histoire des savoirs sur cette région.

    Jean-Philippe Accart

    Voir sur YouTube les vidéos de lancement :

    - WonderAlp. Une science émerveillée. Les Alpes et la culture de la curiosité https://youtu.be/7XdFgTq55bA 

    - WonderAlp. Wonder and Science. The Alps and the Culture of Curiosity https://youtu.be/5gmj8a08Fjw

    - WonderAlp. Eine staunende Wissenschaft. Die Alpen und die Kultur der Wissbegier https://youtu.be/M4QYUlcGP9c